Investir au meilleur ou au pire moment n’est pas si important

De nombreux investisseurs cherchent le meilleur moment pour investir ou désinvestir. Dans un article précédent, nous avons montré qu’il est préférable de ne pas choisir quand investir ou désinvestir car, en adoptant cette approche, les investisseurs perdent en moyenne entre 1 et 1,5 point de pourcentage de rentabilité annuelle pour leur portefeuille.

D’autre part, il est courant que les investisseurs attendent le meilleur moment pour investir car il est habituel que les marchés boursiers proche de leur niveau record, et investir quand le marché est à son niveau le plus haut, cela peut donner le vertige à certains.

Dans cet article, nous voulons montrer à l’aide de données que, tant que vous conservez votre investissement sur le long terme, le moment où vous effectuez vos investissements est très peu important. Pour le démontrer, nous nous sommes inspirés de l’article « Bob the timer« , qui nous a été recommandé par notre associé et conseiller Luis Viceira. (vice-doyen de la Havard Business School).

Nous avons réalisé l’exercice suivant

  • Supposons que vous investissiez 10 mille dollars.
  • Vous les placez dans le premier fonds indexé à l’indice S&P 500 qui ait été créé, d’août 1976 à décembre 2018 (la date à laquelle nous avons réalisé cet exercice). Le nom du fonds est Vanguard 500 Index Fund (ISIN : US9229081081). La raison pour laquelle nous incluons ce fonds est qu’il s’agit d’un actif pouvant être investi alors que l’indice lui-même ne l’est pas.
  • Nous supposons qu’il y ait deux investisseurs : l’un avec une chance infaillible et l’autre avec aucune chance :
    1. Celui qui a une chance infaillible investit chaque année au point le plus bas. La probabilité que cela arrive est de 1/200 chaque année, sur 42 ans, soit (1/200)^42, moins de une chance sur 10 exp95..
    2. Celui qui n’a pas de chance investit chaque année au point le plus élevé. La probabilité que cela arrive est la même, une chance sur 10 exp95 (pratiquement 0).
  • Aucun des deux investisseurs ne vend et chaque année ils investissent 10 mille dollars en plus.
  • En 42 ans, ils ont chacun investi un total de 420 mille dollars.

A priori, on pourrait penser que le gestionnaire hyper-chanceux devrait obtenir une rentabilité beaucoup plus élevée que le gestionnaire malchanceux. En réalité, ce n’est pas le cas :

Investissement ($)

Portefeuille au 31/12/2018

Rentabilité pondérée par la valeur

Investisseur chanceux

420.000

3.206.042

7,9 %

Investisseur malchanceux

420.000

2.553.628

7,1 %

Alors que l’investisseur chanceux, qui a toujours investi au plus bas de l’année, se retrouve avec une rentabilité annuelle de 7,9 %, le malchanceux, qui a toujours investi avec le S&P500 au plus haut de l’année, obtient 7,1 %. La différence de rentabilité n’est pas très importante.

Ce qui est pertinent dans cet exemple, c’est qu’aucun des deux investisseurs ne vend. Si le malchanceux, en plus de choisir le pire moment pour investir, décidait aussi de vendre lorsque son portefeuille avait baissé de 5% ou lorsque son portefeuille retrouvait la valeur de l’investissement, alors la différence serait très importante.

Conclusion

Tant que vous conservez votre investissement, le moment où vous l’effectuez n’a que peu d’importance à long terme, et il n’est donc pas utile de consacrer du temps à essayer de choisir le meilleur moment. L’important est d’investir et de ne pas vendre après les chutes de marchés.

Portefeuilles de fonds pour enfants et éducation financière

Nous publions une actualisation du profil de nos clients mineurs et quelques nouvelles conclusions qui, nous l’espérons, aideront les parents à décider d’ouvrir ou non un compte d’investissement pour leurs enfants.

Depuis 2016 en Espagne et depuis 2021 en Belgique, nous proposons aux mères et aux pères, ou aux représentants légaux des mineurs, d’ouvrir un portefeuille de fonds pour leurs enfants. Au cours de cette période, nous avons ouvert plus de 2 900 comptes d’enfants, dont 195 ont atteint l’âge de la majorité.

Comptes ouverts dès les premières années tant pour les garçons que pour les filles

Au total du 10/03/2016 au 10/09/2022 (6 ans et demi), nous avons ouvert 2 904 comptes pour mineurs dont 2 718 sont encore actifs.

50,4 % des titulaires de comptes pour mineurs sont des filles et 49,6 % des garçons, ce qui nous permet de penser qu’à long terme, le nombre de clients d’Indexa aura tendance à s’équilibrer entre hommes et femmes.

L’âge moyen du mineur à la date de création du compte est de 8 ans, bien que l’âge le plus fréquent soit de 3 ans (7,0%), suivi de 1 an (6,5%) et de 9 ans (6,4%). La répartition des ouvertures est assez homogène à tous les âges, avec une légère baisse dans les dernières années avant d’avoir atteint l’âge de 18 ans.

L’année « -1 » dans le graphique ci-dessus correspond à quatre comptes pour lesquels le représentant légal de l’enfant a entamé le processus d’ouverture de compte avant la naissance de l’enfant.

Un risque légèrement supérieur à la moyenne

Sur les 1 966 parents qui ont ouvert un compte pour un mineur, 77% sont des hommes (en ligne avec le pourcentage de clients masculins chez Indexa dans cette période), 23% sont des femmes.

Le profil investisseur du compte de mineurs dépend du profil investisseur des parents, afin de garantir que le risque est conforme à ce que les parents peuvent supporter, mais en tenant compte de l’âge du mineur, de sorte que les comptes de mineurs ont tendance à avoir un profil investisseur plus élevé que les comptes des autres clients d’Indexa. Actuellement, le profil investisseur des mineurs est en moyenne de 8,8 sur 10, soit un peu plus que le profil moyen des clients adultes d’Indexa (7,8 sur 10).

Un investissement initial de 3000 € et annuel moyen de 500 €

L’investissement initial moyen est de 3 410 euros. Celui-ci a évolué d’un investissement initial moyen de 1 830 € en 2016 (lorsque l’investissement minimum était de 1 000 €) à 3 780 € en 2022 (avec un investissement minimum de 3 000 € à partir de mi-2020) :

Si l’investissement moyen a fortement augmenté en 2019, c’est parce que de très gros portefeuilles ont été ouverts, ce qui a fait grimper la moyenne cette année. Il est ensuite resté élevé en 2020 et 2021 car en juin 2020, nous avons dû augmenter l’investissement minimum dans nos portefeuilles de fonds de 1 000 à 3 000 €, principalement pour pouvoir couvrir nos coûts fixes associés à la régulation.

L’investissement moyen après l’investissement initial au cours de cette période a été de 586 €, et a évolué comme suit :

Avec un investissement médian de 3 000 € au départ, et 500 € de nouveaux apports par an, à partir de l’âge de 8 ans (âge moyen de l’enfant au moment de l’ouverture du compte), avec une rentabilité espérée de +3,0 % par an (équivalente à la rentabilité espérée du portefeuille 9/10, la moyenne des clients enfants), l’apport total au moment où l’enfant atteint 18 ans sera d’environ 8 000 € et la valeur du compte sera d’environ 9 850 €, avec un gain cumulé de 1 850 € (voir graphique ci-dessous).

Notez que depuis 2016, la rentabilité moyenne des comptes de mineurs (6,9 % de rentabilité nette annuelle moyenne du portefeuille n° 9 de moins de 10 k€) est bien supérieure au pronostic de rentabilité actuel de ce portefeuille (3,0 %), mais que les rentabilités passées ne sont pas un indicateur fiable des rentabilités futures.

Notre recommandation : ouvrir un compte au nom de l’enfant

L’équipe d’Indexa estime que l’ouverture d’un compte pour un mineur est une étape importante pour contribuer à son éducation financière.

S’ils nous communiquent leur adresse électronique, les mineurs ne pourront pas faire d’opérations sur leur compte, mais ils auront accès à la consultation de leur compte en ligne et recevront les mêmes informations qu’un titulaire de compte adulte : messages d’éducation financière, rapports mensuels et autres notifications. Ainsi, ils pourront, s’ils le souhaitent, s’informer et se former au sujet de leur investissement avec Indexa.

Ils pourront également voir comment leur investissement croît la plupart des années, mais pas toutes, ils apprendront le pouvoir de l’intérêt composé à long terme, et ils apprendront à surmonter les pertes en période de chutes des marchés. Ce sont des connaissances qui sont susceptibles de les aider à gagner plus d’argent avec leurs économies pour toute leur vie.

Nous recommandons donc à nos clients ayant des enfants d’ouvrir pour eux un portefeuille de fonds indexés dès que possible, ou dès qu’ils disposent de 3 000 € à investir à long terme au nom de chacun de leurs enfants, puis d’effectuer des apports réguliers.

Ouvrir un compte au nom de l’enfant ou au nom des parents ?

De nombreux parents se demandent s’il faut ouvrir le compte au nom de leur enfant ou garder l’argent sur le compte des parents.

Si l’argent appartient à l’enfant, notre recommandation est que le compte soit au nom de l’enfant. Cela correspond mieux à la réalité (l’argent est sur un compte à son nom), il a un plus grand impact éducatif potentiel car il démontre la confiance que les parents ont dans leur enfant, puisqu’une fois que l’enfant aura atteint l’âge de 18 ans, il pourra disposer librement de cet argent.

Toutefois, si les parents souhaitent épargner pour l’éducation de leur enfant, il est préférable dans ce cas de conserver l’argent sur un compte au nom des parents, afin qu’ils puissent décider de son utilisation une fois que l’enfant sera majeur.

Il faut également garder à l’esprit que l’argent apporté sur le compte de l’enfant devient la propriété de ce dernier à toutes fins utiles (les parents ne devraient pas le retirer si ce n’est pas pour l’enfant).

Que se passe-t-il lorsqu’ils atteignent la majorité ?

Quand le mineur atteint la majorité, il reçoit le plein accès pour opérer sur son portefeuille et pourra choisir s’il souhaite maintenir le représentant légal comme mandataire (qui pourra opérer sur le portefeuille mais ne sera pas propriétaire des fonds), lui donner un accès en lecture seule, ou supprimer complètement son accès au portefeuille.

Il faut garder à l’esprit qu’une fois sa majorité atteinte, le mineur pourra disposer librement de son argent.

C’est pourquoi certains parents préfèrent ne pas ouvrir de compte au nom de leurs enfants, car ils craignent que ceux-ci, une fois majeurs, ne retirent et ne dilapident cet argent. Afin de les aider à se décider, nous avons analysé les retraits des 195 comptes pour enfants ouverts chez Indexa dont les titulaires ont atteint l’âge de 18 ans.

Sur ces 195 comptes, 184 (94,4%) n’ont rien retiré dans les 12 mois suivant leur 18e anniversaire, 4 ont effectué un retrait partiel (2,1%) et 7 ont demandé un retrait total et la fermeture du compte (3,6%). Au total, sur les 1,8 million d’euros (M€) gérés sur les comptes de mineurs ayant atteint l’âge de la majorité, 152 mille euros (8,2%) ont été retirés dans les 12 mois suivant la prise de contrôle de leur compte. Le taux de retrait moyen chez Indexa est d’environ 10% par an pour les adultes. On peut donc dire que, bien que l’échantillon soit faible, le taux de retrait des mineurs qui atteignent la majorité semble proche de la moyenne.

Fiscalité des comptes pour mineur

Comme pour les portefeuilles de fonds de personnes majeures, les investissements des mineurs dans des fonds ne sont pas imposables tant que l’argent n’est pas retiré du portefeuille. Dans le cas de retraits, la banque dépositaire retiendra 30% sur les éventuelles plus-values réalisées avec des fonds obligataires au nom de la taxe Reynders et les représentants légaux devront déclarer les revenus du capital du mineur dans leur déclaration sur le revenu, sauf si le mineur effectue sa propre déclaration de revenus. Pour plus d’information : Impôts : fiscalité des portefeuilles de fonds.

Comment ouvrir un portefeuille pour mineur avec Indexa ?

Rien de plus simple. Dans le cas où vous êtes déjà client d’Indexa, vous pouvez accéder à votre espace personnel et lui ouvrir un portefeuille avec le lien « Nouveau portefeuille de fonds : pour un mineur ».
Dans le cas où le représentant légal de l’enfant n’est pas encore client, il peut répondre au bref test de profil investisseur et s’enregistrer avec ses propres données personnelles (sa pièce d’identité, son adresse e-mail, son numéro de téléphone) pour ensuite ouvrir le portefeuille au nom du mineur d’âge.

Lors de la réalisation du test de profil investisseur, le représentant légal du mineur répond aux questions avec ses propres données, comme si le portefeuille était pour lui (ex. son patrimoine, ses revenus, ses préférences d’investissements), sauf l’âge du client auquel il faut indiquer l’âge de l’enfant.

Une fois finalisé le test, le représentant légal pourra télécharger le document d’identité du mineur (pièce d’identité ou kids-ID si le mineur a moins de 12 ans), signer le contrat et commencer à investir.

Dans le cas où le mineur disposerait déjà d’une adresse e-mail et d’un numéro de téléphone, le représentant légal pourra également lui donner un accès en lecture seule à son propre portefeuille, s’il le souhaite. Avec cet accès l’enfant titulaire du compte pourra consulter son compte mais ne pourra pas opérer sur le compte jusqu’à ses 18 ans.

Une invitation sera activée automatiquement pour le compte de votre enfant et vous vous bénéficierez d’une réduction de frais de gestion d’Indexa durant un an (10 000 € sans frais de gestion d’Indexa, tant pour vous que pour votre enfant).

Si vous avez des questions, veuillez consulter notre question fréquente « Puis-je ouvrir un compte pour un mineur ? » ou contactez-nous.

L’analyse technique est, à toutes fins utiles, une fumisterie

L’analyse technique des marchés financiers, selon la Wikipédia, « consiste en l’étude des graphiques de cours de la bourse et de différents indicateurs déduits des cours (sous-jacent) dans le but de prévoir l’évolution des marchés ».

Nous sommes conscients que le titre est catégorique, mais c’est la réalité, comme nous le verrons par la suite. Pour certaines raisons, quand nous cherchons sur Google le terme « analyse technique » les résultats qui apparaissent sont assez aseptiques à propos de cette « technique ». Nous espérons que cet article apparaîtra dans les premiers résultats de recherche afin que les futures personnes intéressées par cette information puissent obtenir un autre point de vue.

Analyse fondamentale et analyse technique

Les expressions « analyse fondamentale » et « analyse technique » se sont généralisées et parfois sont assimilées par erreur.
D’une part, l’analyse fondamentale observe les données fondamentales d’une entreprise (ventes, bénéfices, bilans, etc.) pour estimer sa valeur actuelle, et si le prix est différent, identifier les opportunités d’achat ou de vente. Nous ne pensons pas que l’analyse fondamentale serve à prédire le futur (car dans le futur, beaucoup de choses peuvent se produire et faire que la valeur analysée aujourd’hui ne soit pas pertinente), mais néanmoins elle peut nous donner une idée de ce que devrait valoir aujourd’hui un investissement.

Quand un entrepreneur veut vendre son entreprise et parle avec une banque d’investissement pour définir la stratégie de vente, ils réalisent généralement des analyses fondamentales. Par contre, nous n’avons jamais vu une banque d’investissement recommander de vendre ou de ne pas vendre sur base du graphique de l’évolution des prix historiques des parts de l’entreprise. Que le prix d’une action soit en hausse ne signifie pas que l’action continuera de monter…

D’autre part, selon l’analyse technique, si le prix d’un actif est en train de monter, il continuera de monter et s’il est en train de baisser, il continuera de baisser. Comme disent les analystes techniques, « la tendance est votre amie » (« The trend is your friend »). Notre sensation est que l’analyse technique s’est généralisée par l’importance que lui ont donné les maisons de courtage. Celles-ci se bénéficient du nombre d’opérations que réalisent les clients par leur intermédiaire. L’analyse technique a l’avantage d’être facilement compréhensible et peut donner tous les signaux d’achat ou de vente que vous souhaitez. Si vous êtes courtier en bourse, c’est une bonne excuse pour appeler vos clients et leurs recommander d’acheter une action qui est « en tendance haussière selon l’indicateur xyz ». Si nous prenons un peu de recul, pensez-vous vraiment qu’il est possible que quelqu’un qui regarde un graphique, comme s’il s’agissait de lire les lignes de la main, puisse prédire l’évolution des prix ?

J’ai personnellement une anecdote représentative dans ce sens. Un jour, je me suis assis avec des vendeurs de logiciels d’investissement qui généraient des signaux d’achat et de vente. Nous leur avons dit que chez Indexa, nous étions des investisseurs sur le long terme et que nous ne croyons pas que l’analyse technique génère une rentabilité corrigée par le risque supérieure à long terme, ils nous ont dit que l’idée de leurs signaux n’était pas cela : elle était de permettre aux clients qui font du trading de retarder leur « ruine ». Ils nous ont expliqué plus encore, car nous n’arrivions pas à comprendre. Les portails d’achat-vente de CFDs (Contracts For Difference, ou Contrats de Différence) avaient un gros problème puisque leurs clients se ruinaient beaucoup trop vite, et parce-que la plateforme facturait par opération, ruiner les clients n’étaient pas une bonne affaire. Les algorithmes établissaient donc un stop-loss (une perte maximale) et un stop-gain (un gain maximum) pour augmenter le nombre d’opérations par client avant que celui-ci ne perde tout. Cela nous semblait le comble du cynisme, mais enfin, nous avions compris l’application pratique de l’analyse technique.

L’efficience fragile des marchés et les anomalies

Cela fait déjà un temps que plusieurs études académiques ont démontré que l’analyse technique ne valait rien. En 1965, Eugene Fama a été le premier à montrer, avec des techniques statistiques, que les prix des actions du Dow Jones fluctuent aléatoirement et par conséquent qu’il est impossible de prédire l’évolution future en se basant sur n’importe quelle analyse d’une série de prix. L’article s’appelle « The Behavior of stock Market Prices » et même s’il a déjà plus de 50 ans, nous vous en recommandons la lecture.

Cette ligne de recherche a jusqu’à son propre nom : l’efficience des marchés (« Efficient market hypothesis ») et s’étudie dans toutes les licences et les masters de finances. Il y a trois niveaux d’efficience : faible, semi-forte et forte. Plus le niveau d’efficience d’un marché est élevé, plus il est difficile d’obtenir des rentabilités supérieures à celle du marché.

Si un marché boursier est d’efficience faible (la forme la moins restrictive), cela signifie que le prix actuel des actions reflète toute l’information associée à cette action dans le passé. Cette information inclut les prix passés et le volume des échanges. Par conséquent, sur un marché de faible efficience, personne ne peut battre le marché en analysant les prix passés et il en résulte l’impossibilité de générer des rentabilités supérieures à celle du marché en se basant sur l’analyse technique. Le nom d’efficience faible a été donné car les prix sont l’information la plus publique et la plus facilement accessible qui existe sur une action.

Néanmoins, la communauté scientifique a consacré beaucoup de temps, et de ressources, à chercher des erreurs ou des exceptions dans cette théorie avec l’objectif de réaliser des publications influentes. Les rares exceptions qui ont été documentées, n’étaient soit pas rentables après l’intégration des comptes de transactions, soit, elles étaient des effets qui disparaissaient rapidement. Ces exceptions à la théorie s’appellent des « anomalies ».

La discussion a été longue. Comme nous le commentions précédemment, Eugene Fama a confirmé en 1965 le caractère aléatoire des prix en émettant le concept d’efficience des marchés. En 1973, la discussion est sortie de l’université quand Burton Malkiel a publié son best-seller « Une marche au hasard à travers la Bourse », livre que nous recommandons à toutes personnes pensant à investir. Dans les années 80, le règne de la théorie de l’efficience des marchés a été total, jusqu’à ce que dans les années 90 commencent à apparaître des articles questionnant l’efficience des marchés et parlant d’anomalies comme : l’effet de janvier, l’effet du jour de la semaine, l’effet de la fin de semaine, l’effet du changement de mois, l’effet vacances, l’effet de fin de journée, le momentum, ou la surréaction.

Toutes ces anomalies cessent d’être pertinentes après la prise en compte des coûts de transactions ou cessent d’être véridiques après être rendues publiques, et par conséquent, cessent d’être exploitables pour les investisseurs. Comme le conclut Malkiel dans son article de 2003 « The Efficient Market Hypothesis and its Critics », « nos marchés d’actions sont beaucoup plus efficients et beaucoup moins prévisibles que ne veulent nous le faire croire les récents articles académiques ». Nous recommandons la lecture de cet article de Malkiel qui repasse les plus grandes anomalies et leur impact.

Il est certain que tous les marchés ne sont pas également efficients. Certains facteurs affectent l’efficience des marchés, comme par exemple, le temps d’ajustement des prix à l’information et les coûts d’accès à l’information et de transaction. Si accéder à l’information d’un marché vous coute 3% de la valeur des actions, alors il pourra y avoir des opportunités de cet ordre de grandeur. Il en va de même si acheter des actions a un coût entre les prix d’offre et de demande de 1% (bid et ask). Mais, un marché où l’information est facilement accessible et où trader est pratiquement gratuit, sera surement très efficient.

Les prix Nobel, l’efficience du marché et le momentum

En 2013, le fervent défenseur de l’efficience des marché, Eugene Fama et un des plus grands critiques de ce modèle, Robert Shiller, ont reçu le prix Nobel (tout comme Lars Hansen pour d’autres contributions). Il est surprenant que le comité des Prix Nobel ait décidé de récompenser les promoteurs de théories totalement opposées. La raison est la suivante : il ne fait aucun doute que la théorie de l’efficience des marchés est la théorie de base avec laquelle nous devons aborder n’importe quelle analyse financière. Cela étant, par défaut nous ne devons pas espérer l’existence d’options qui permettraient d’obtenir des rentabilités pondérées par le risque supérieures à la moyenne. Cependant, cette approximation est parfois remise en question temporairement par des données sur certains aspects (anomalies), dont la discussion mérite également la reconnaissance. Par exemple, un des articles les plus connus de Robert Shiller : « les prix des actifs changent-ils trop pour être justifiés par les changements de dividendes ultérieures ? » (« Do Stock Prices Move Too Much to Be Justified by Subsequent Changes in Dividends? »), questionnait le fait qu’un investisseur réellement rationnel puisse tant changer d’opinion sur le futur des dividendes (qui est ce qui fixe le prix des actions), quand on découvre plus tard que les dividendes ne varient réellement pas tant. Evidemment, les défenseurs de l’efficience des marchés ont trouvé une réponse raisonnable à cette question : non seulement les prévisions de dividendes futures changent, mais également taux d’actualisation des dividendes attendus. Cet exemple illustre l’enrichissante discussion qu’a récompensé le comité Nobel en 2013 en primant à la fois Fama et Shiller.

Pour en revenir aux anomalies, il y en a une qui a obtenu dernièrement un important soutien, même de l’académie, et que nous voudrions discuter plus en détail. Il s’agit de l’existence du momentum dans l’évolution du prix des actions. Le momentum signifie que les actions qui ont grimpé tendent à continuer de grimper, tandis que celles qui ont chuté tendent à continuer de chuter. De cette manière, une stratégie d’investissement pourrait être construite en achetant les actions qui ont grimpé au cours des 12 derniers mois et en adoptant une position de vente sur celles qui ont baissé au cours des 12 derniers mois, qui obtiendrait des rentabilités corrigées par le risque supérieures et de plus, diversifiés sur le marché. Vous trouverez une discussion très intéressante à ce sujet dans « Fama on Momentum », écrit par Cliff Asness, cofondateur de l’entreprise de gestion AQR.

Dans cet article, s’opposent les visions de Fama, fervent défenseur de la futilité de l’anomalie du momentum, et de Cliff Asness, propriétaire d’une entreprise qui, entre autres, gère des investissements sur la base de l’existence de cette anomalie. Fama indique que sur certains marchés, comme le Japon, il n’existe pas cette anomalie ce qui invaliderait son universalité et la réduirait à une coïncidence des données, tandis que Asness boucle la boucle en indiquant que si le facteur « value » est ajouté (les entreprises value génèrent plus de rentabilité à long terme, mais parce qu’elles sont des entreprises avec plus de risque), alors apparaîtrait également l’anomalie au Japon. Notre conclusion sur ce débat est qu’il est légitime et publié dans des revues dont la valeur est reconnue comme « The Journal of Finance », mais que dans tous les cas l’universalité de l’effet est douteuse.

En définitive, nous espérons que cet article vous aura convaincu de la faible valeur, en général, de l’analyse technique, chose académiquement validée depuis quelques temps déjà face aux diverses anomalies qui sont apparues. En conclusion, s’il existait vraiment un analyste technique qui bat systématiquement le marché, vous pouvez être certains que jamais personne ne vous l’offrirait, pour éviter que se généralise l’anomalie qu’il a trouvé et encore moins ne se dédierait à écrire des articles sur le sujet.

Les crises économiques n’impliquent pas des chutes du marché boursier

Avec l’annonce récente d’une récession technique aux États-Unis, soit deux trimestres consécutifs de baisse du Produit Intérieur Brut (PIB), certains de nos clients nous demandent si c’est le bon moment pour investir ou si, au contraire, il est préférable qu’ils attendent que la crise se calme pour poursuivre leur investissement.

Pour mieux répondre à cette question, nous avons étudié le comportement historique du marché avant et après ce type d’annonce de récession.

En conclusion générale de l’analyse, nous observons que le marché a normalement déjà chuté durant les deux premiers trimestres avec un PIB négatif, avant que la récession ne soit confirmée, et qu’en moyenne, le marché tend à remonter l’année qui suit l’identification d’une récession. Cela peut s’expliquer par le fait que c’est l’anticipation d’une récession avant qu’elle ne soit confirmée qui affecte le marché plus que la confirmation réelle d’une récession. Le marché est plus rapide à ajuster les prix des actifs financiers lorsqu’il voit des signes d’une éventuelle récession et se prépare avant de connaître les données avec certitude.

Cette conclusion renforce l’importance d’investir à long terme, avec des apports périodiques, quelle que soit la situation du marché, car personne ne peut prédire les mouvements futurs du marché.

Pour cette analyse, nous allons utiliser deux exemples. D’une part, nous allons analyser le cas des États-Unis, pays pour lequel nous avons le plus de données historiques. Nous utiliserons les données du PIB publiées par FRED (Federal Reserve Economic Data, Bank of St. Louis) depuis juin 1947 et nous observerons la performance de l’indice de référence S&P 500 jusqu’en juin 2022 en fonction des variations du PIB du pays.

D’autre part, nous avons également effectué l’analyse pour l’Union européenne, qui, en raison de sa proximité, est la région qui nous intéresse le plus. Pour ce faire, nous utilisons les données de PIB publiées par Bloomberg depuis juin 1995 et allons regarder la performance de l’indice STOXX Europe 600 (qui inclut les entreprises britanniques) en fonction de l’évolution du PIB de la région.

Rappelons que par récession, nous entendons une période composée de deux trimestres ou plus au cours de laquelle on observe une baisse du PIB. Par conséquent, la récession n’est pas annoncée jusqu’à ce qu’au moins six mois ne se soient écoulés depuis le début de la récession. De plus, les données prennent généralement environ un mois pour être publiées, nous pouvons donc techniquement être en récession jusqu’à sept mois avant de pouvoir le confirmer.

Comportement du marché américain

Aux États-Unis, onze récessions ont été enregistrées depuis juin 1947 (à l’exclusion de celle en cours), dont à huit reprises la récession a été de deux trimestres de variation négative du PIB, à deux reprises de trois trimestres négatifs et à une seule occasion de quatre trimestres en négatif (crise financière de 2008). On peut ainsi dire qu’une récession normale aux États-Unis ne dure techniquement que deux trimestres (73 % des cas).

Évolution de l'indice S&P 500 et récessions aux États-Unis

Dans le graphique ci-dessus, nous pouvons voir l’évolution de l’indice de référence S&P 500 depuis 1946 et les périodes de récession technique aux États-Unis. De l’analyse de ces données, nous pouvons obtenir le tableau suivant et tirer les conclusions suivantes :

Rentabilité moyenne du S&P 500 (%) Trimestrielle Semestrielle Annuelle
Toute la période, depuis juin 1947 2,1 4,4 9,2
Rentabilité moyenne du S&P 500 (%) 3 mois 6 mois 12 mois
Avant l’annonce d’une récession -5,2 -6,8 -3,7
Après le début d’une récession 0,6 -1,9 10,2
Après l’annonce d’une récession 2,9 11,8 22,4

Nous observons que la rentabilité moyenne avant le début d’une récession est négative et bien inférieure à la moyenne (le marché prend en compte les anticipations de récession), et qu’elle est supérieure à la moyenne après l’annonce d’une récession (lorsque la récession se confirme, elle a déjà été intégrée dans les prix du marché).

Les rentabilités ont été en moyenne de -3,7 % au cours des 12 mois précédant le début de la récession, 12,9 points de pourcentage (p.p.) en dessous de la moyenne du S&P 500 depuis 1946, qui fut de 9,2 % par an.

Au contraire, la rentabilité s’est établie en moyenne à 22,4% pendant 12 mois après l’annonce d’une récession, 13,2 p.p. au-dessus de la moyenne du S&P 500 depuis 1946 (9,2 % par an).

Ces données confirment qu’en moyenne, le marché a déjà chuté avant l’annonce d’une récession. Et, une fois les données publiées et les soupçons confirmés, la rentabilité du marché est en moyenne positive et même supérieure à la rentabilité d’une période normale.

Comportement du marché européen

Nous avons également des données sur le PIB pour l’Union européenne depuis 1995, date à laquelle les données ont commencé à être calculées. Depuis 1995, dans l’Union européenne, il y a eu trois périodes de récession technique : en 2008 (quatre trimestres consécutifs), en 2012 (six trimestres) et en 2020 (deux trimestres).

Évolution de l'indice STOXX Europe 600 et récessions dans l'Union européenne

Dans le graphique, nous pouvons observer l’évolution de l’indice de référence STOXX Europe 600 depuis 1994 et les périodes de récession technique dans la région de l’Union européenne. Bien que le temps d’étude soit plus court que dans la région des États-Unis et qu’il n’y ait que trois moments de crise dans cette période, les conclusions suivantes peuvent être tirées :

Rentabilité moyenne du STOXX Europe 600 (%) Trimestrielle Semestrielle Annuelle
Toute la période, depuis juin 1947 1,5 3,2 6,9
Rentabilité moyenne du STOXX Europe 600 (%) 3 mois 6 mois 12 mois
Avant l’annonce d’une récession -9,1 -9,7 -2,7
Après le début d’une récession -2,8 -4,4 -9,2
Après l’annonce d’une récession -9,0 -6,1 10,6

Dans cette analyse, nous voyons également que la rentabilité moyenne est négative et bien inférieure à la moyenne avant le début de la récession. Mais dans le cas européen, elle n’est positive et supérieure à la moyenne que 12 mois après l’annonce de la récession.

Les rendements ont été en moyenne de -2,7 % au cours des 12 mois précédant le début de la récession, 9,6 points de pourcentage (p.p.) en dessous de la moyenne du STOXX 600 depuis 1994, qui était de 6,9 ​​% sur un an.

Au contraire, la rentabilité s’établit en moyenne à 10,6% depuis 12 mois après l’annonce d’une récession, 3,8 p.p. au-dessus de la moyenne du STOXX 600 depuis 1994 (6,9 % par an).

Dans cette analyse, il convient de noter que la rentabilité 12 mois après le début de la récession est également négative, -9,2 %, 16,1 p.p. inférieure à la rentabilité moyenne du STOXX 600 depuis 1994 (6,9 % par an).

Si nous comparons l’Europe aux États-Unis, nous pouvons conclure qu’en période de récession, l’Europe a eu tendance à subir des baisses de marché plus prononcées que les États-Unis et que les reprises du marché n’ont pas été aussi rapides ni aussi prononcées.

Une fois de plus, nous constatons les avantages d’un portefeuille diversifié à l’échelle mondiale. Les portefeuilles de nos clients ne sont pas seulement investis dans des fonds indiciels européens, mais forment un portefeuille investi à l’échelle mondiale dans différentes régions dont les marchés font face aux turbulences économiques de différentes manières.

Conclusions et recommandations

On ne sait pas ce qui va se passer sur le marché, et encore moins à court terme. Les données montrent que les marchés ont tendance à chuter avant que les récessions techniques ne soient confirmées. Connaître la situation macroéconomique ne nous aidera donc pas à anticiper les krachs boursiers.

Les données montrent que prévoir les crises économiques avant qu’elles ne surviennent permettrait d’anticiper les krachs boursiers. Mais encore une fois, prévoir les crises économiques mieux que le marché est une tâche très complexe. Ce que nous savons, c’est qu’en essayant de le deviner les investisseurs réduisent leur rentabilité annualisée d’en moyenne 1 à 1,5 point de pourcentage par an.

Nous ne savons pas non plus si cette étude est pertinente pour l’avenir, car nous ne savons pas si le marché se comportera à l’avenir de la même manière que par le passé.

Pour autant, notre conseil en investissement est :

  • Ne pas retirer après des baisses : si nous retirons l’investissement en période de baisse des marchés, de peur de perdre de l’argent, la perte est consolidée et nous ne pourrons pas profiter des éventuelles hausses de marché qui surviennent généralement après les baisses.
  • Faire des apports périodiques : de cette façon, nous oublions le bruit et les nouvelles du marché, et nous programmons un apport récurrent. Ainsi, d’une part, nous ne nous sentons pas mal lorsque le marché ne tourne pas en notre faveur et, d’autre part, cela nous permet d’investir dans des moments de marché bas à de meilleurs prix.
  • Ne pas changer de profil de risque : il est important de ne pas réduire le profil dans ces moments d’incertitude, car à long terme cela nous fera gagner moins d’argent que si nous maintenons notre profil d’investissement, qui a été estimé sur la base des pertes maximales que nous sommes prêts à endurer.

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Obligations et indexation

Au cours des quatre premiers mois de l’année 2022, les actions ont chuté, mais les obligations aussi. Les chutes de marché ont d’ailleurs été quelque peu supérieures pour les obligations. C’est pourquoi tous les profils de risque, plus ou moins élevés, enregistrent des pertes en ce début d’année.

Dans ce contexte, certains clients se posent des questions et dans cet article nous avons voulu y répondre.

“Ces chutes sont-elles normales pour les profils conservateurs ?”

“Si les taux d’intérêt vont augmenter, pourquoi investissez-vous dans des obligations ?”

“Pourquoi ne cherchez-vous pas une meilleure alternative aux obligations, comme les fonds monétaires ?”

« Ces chutes sont-elles normales pour les profils conservateurs ? »

Celles-ci sont normales et correspondent aux pronostics de rentabilité et volatilité, même si elles sont relativement élevées et se produisent actuellement de façon progressive.

Rentabilité du portefeuille 1 sur 10 de taille 10 à 100 k €, du 31/12/2015 au 31/03/2022

En ce qui concerne notre profil 1 de portefeuilles de 10 mille à 100 mille euros, le pronostic de volatilité est de 4,1%. Nous nous attendons donc à ce qu’une fois tous les 40 ans, la perte soit supérieure à -7,3%. Au cours des 12 mois allant du 30/04/2021 au 30/04/2022, la chute a été de -5,0%, ce qui est dans l’intervalle de rentabilité attendue.

La perte cumulée maximale de ce profil (maximum drawdown) s’est produite pendant le COVID entre le 20/02/2020 et le 23/03/2020 et s’est élevée à -9,4%. Ainsi, au cours des 6 années d’existence d’Indexa, nous avons déjà vu des pertes plus élevées pour ce profil, même s’il est bon de rappeler que nous pourrions voir des pertes plus élevées à l’avenir.

Point positif, en 2019, la rentabilité du profil 1 a été de +8,9% et la rentabilité annuelle du 31/12/2015 au 31/03/2022 a été de +2,4% annuel, bien supérieure à la rentabilité des fonds obligataires mixtes internationaux comparables, qui a été de près de 0,3 % (Morningstar Obligations Internationales Couvertes EUR).

Si les taux d’intérêt vont augmenter, pourquoi investissez-vous dans des obligations ?

La hausse des taux d’intérêt obligataires à court terme ne signifie pas que le prix des obligations à long terme va baisser.

On s’attend actuellement à ce que la Banque centrale européenne, sous la pression d’une inflation élevée, augmente les taux à court terme. Comme tout le monde le sait déjà, cela se reflète déjà dans le prix actuel des obligations, qui ont chuté pour s’adapter à cette nouvelle réalité depuis le début de l’année.

Pour que les obligations continuent à baisser, il faut que les pronostics de hausses de taux soient encore plus élevées que les pronostics actuels (que les pronostics de hausses soient plus rapides ou plus forts que ce qui est pronostiqué actuellement). Et cela, personne ne peut le savoir.

Certains pensent qu’ils peuvent mieux anticiper l’évolution future des obligations que celle des actions parce que, à tort, ils croient que savoir ce que vont faire les taux à court terme est ce qui est le plus important. Comme les banquiers centraux vous disent ce que les taux à court terme vont faire, il y a généralement une bonne visibilité sur l’évolution future de ces derniers.

Comme nous l’avons déjà dit à maintes reprises, il est impossible de connaître l’évolution future des marchés, car toute information pertinente sera rapidement intégrée par tous les participants.

Si ce n’était pas le cas, il y aurait de nombreux gestionnaires d’actifs avec des rentabilité supérieures à celles des fonds indexés obligataires, et nous savons que ce n’est pas le cas. Les fonds actifs ont habituellement la flexibilité d’avoir une pondération plus ou moins grande dans les obligations à long et à court terme. Ces dernières années, ils se sont systématiquement trompés en prévoyant une hausse des taux qui n’a commencé à se produire que récemment. Là encore, personne ne peut prédire avec certitude l’évolution future des taux d’intérêt à long terme.

Enfin, il convient de rappeler que la principale raison d’inclure des obligations dans les portefeuilles est qu’un client au profil conservateur ne doit pas être à 100% en actions. En mars dernier, nous avons expliqué les raisons pour lesquelles nous pensons que les obligations sont la meilleure option. Il est important de se rappeler que dans d’autres situations, les obligations se sont effectivement décorrélées des actions : le Brexit en 2017 ou la crise du COVID en 2020.

“Pourquoi ne cherchez-vous pas une meilleure alternative aux obligations, comme les fonds monétaires ?”

La réponse à cette question dépend de si vous envisagez d’investir dans des fonds monétaires pour la situation actuelle ou de manière permanente.

Si vous cherchez à investir dans des fonds monétaires de manière tactique, vous tentez de faire du market timing avec la durée des obligations (acheter des obligations à court terme maintenant pour acheter des obligations à long terme plus tard). En règle générale, vous perdrez de l’argent au cours de ce processus, tout comme avec le market timing sur les actions. Cette position est d’autant plus renforcée par le fait que ceux qui cherchent des alternatives aux obligations maintenant, le font après les chutes, tout comme lorsque le marché boursier chute, certains clients veulent moins d’actions. Dans le même ordre d’idées, il convient de rappeler que lorsque les obligations baissent, le pronostic de rentabilité augmente, ce qui signifie qu’en cas de vouloir réagir en conséquence, il faudrait investir davantage dans les obligations après une baisse, et non moins.

Si vous cherchez à investir stratégiquement dans des portefeuilles conservateurs en obligations à court terme (fonds monétaires) pour réduire le risque (et donc le pronostic de rentabilité), cette proposition est tout à fait raisonnable. Le niveau minimum de risque et de rentabilité a été défini par Indexa sur la base de ce que nous considérons comme un pronostic de rentabilité minimale pour nos clients (0,6 % pour le profil 1 en 2022), mais c’est un choix certains pourraient avoir une autre opinion. En tous cas, si nous voulions réduire le risque du profil plus conservateur (et sa rentabilité espérée), la première étape serait de réduire le poids des actions, car le risque espéré (volatilité) du fonds d’actions est de 14,3 %, alors que le risque du fonds d’obligations est de 3,4 %.

Enfin, il convient de rappeler que les fonds obligataires investissent également en partie dans des obligations à court terme (dans la proportion qui correspond à la taille de l’émission).

Conclusion

Après les chutes d’une classe d’actifs, on se demande souvent s’il faut la conserver dans le portefeuille ou attendre un meilleur moment pour y investir. Qu’il s’agisse d’une action ou d’une obligation.

Dans ces cas, il convient de se rappeler que le marché est une structure extrêmement efficace pour intégrer de nouvelles informations. Tout pari que nous prenons sur le marché est un biais que nous donnons au portefeuille et qui peut fonctionner bien ou mal, mais en moyenne a tendance à mal fonctionner, car notre tendance est de suivre les rentabilités passées dans nos décisions, tant pour les actions que pour les obligations, ce qui nous conduit à acheter haut et à vendre bas.

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Allocation optimale des classes d’actif

La répartition des classes d’actif est l’art de combiner les actifs pour obtenir une rentabilité maximale pour un niveau de risque donné. Avec des actifs plus diversifiés pour chaque niveau de risque, nous sommes en mesure d’élaborer un portefeuille dont la rentabilité espérée est plus élevée, quel que soit le niveau de risque choisi.

Une fois les classes d’actif identifiées, nous devons déterminer les pondérations de chaque classe pour chaque profil investisseur. Le processus est divisé en deux étapes :

  1. Définir le poids total des actions et des obligations pour chaque profil. Pour cette étape, il existe deux options différentes : il est possible de définir un poids cible pour chaque profil (par exemple, 10% d’actions pour le profil 1, 20% pour le profil 2, etc.) ou bien d’utiliser le modèle de Markowitz. Chez Indexa Capital, la procédure que nous utilisons est celle décrite par Markowitz [Markowitz, 1952] et par Black-Litterman (pdf). Nous définissons le niveau de risque minimum (volatilité) souhaité pour le portefeuille le plus conservateur et le niveau de risque maximum souhaité pour le portefeuille le plus agressif et le nombre de profils souhaité, et nous laissons l’algorithme d’optimisation définir les pondérations des actions pour chaque profil. Pour ce faire, il est nécessaire d’estimer la rentabilité et le risque de chaque classe d’actif (voir ci-dessous). L’avantage d’utiliser le modèle de Markowitz est de garantir que la différence de risque entre les profils 1 et 2 soit la même qu’entre les profils 2 et 3 (alors que la première option ne le garantit pas), mais l’inconvénient est de rendre le processus plus complexe à réaliser et à expliquer.
  1. Répartir le poids des actions et des obligations entre les différentes classes d’actif correspondantes. Pour cette étape, la meilleure option est de donner à chaque classe d’actifs le poids qui lui correspond en fonction de sa capitalisation totale. Par exemple, si les actions des Etats-Unis représentent 55 % de la capitalisation mondiale, leur pondération devrait être proche de 55 %. Cela ne doit pas être une correspondance exacte, car la fiscalité rend certaines régions relativement moins attractives pour certains investisseurs. Par exemple, en tant qu’investisseur de fonds européens, 30 % des dividendes des actions américaines sont perdus à cause de la double imposition de ces dividendes pour les investisseurs qui ne résident pas aux États-Unis. Il est donc nécessaire dans ce cas-ci de réduire quelque peu le poids optimal définit par marché.

Dans le cas des obligations, la procédure est similaire bien qu’il y ait plus d’options sur la façon de définir l’importance d’une classe d’actif, comme par exemple le montant émis des obligations ou leur valeur de marché actuelle.

Dans le cas où il est nécessaire d’utiliser le modèle de Markowitz, les éléments requis pour trouver le poids de chaque classe d’actif pour un niveau de risque donné sont les suivants :

  • Le profil d’investisseur du client
  • Le pronostic de rentabilité à long terme de chaque classe d’actif
  • La matrice de variance-covariance des classes d’actif (risque)

Ces données sont obtenues d’une part, en observant le passé et, d’autre part, en incluant les pronostics concernant l’avenir et en analysant les pondérations du marché. Elles sont supervisées par le

Le modèle de Markowitz établit une relation entre le pronostic de rentabilité que nous espérons obtenir avec chaque classe d’actif et le risque que l’inclusion de cette classe d’actif apporte au portefeuille. De cette façon, nous pouvons obtenir le portefeuille qui, pour un niveau de risque prédéfini, peut nous offrir la meilleure rentabilité espérée. D’autre part, à partir de l’ensemble des pondérations des actifs dans l’économie, en faisant le calcul inverse, avec le modèle de Black-Litterman nous pouvons obtenir des prévisions de rentabilité pour les différentes classes d’actif que nous utilisons pour le pronostic de rentabilité.

Pronostic de rentabilité et de risque à long terme pour chaque classe d’actif

Pronostic de rentabilité

La première étape de la répartition des actifs consiste à pronostiquer une rentabilité annuelle moyenne à long terme pour chaque classe d’actif. Ce pronostic est basé sur les estimations disponibles des principales sociétés de gestion et d’analyse, sur la rentabilité historique de chaque classe d’actif et sur les perspectives macroéconomiques à long terme. Ces pronostics de rentabilité ont un horizon d’investissement de plus de 10 ans et les aspects suivants sont pris en compte :

  • Pour les classes d’actif obligataires, c’est principalement le taux d’intérêt à long terme qui est pris en compte. Par exemple, si les obligations du gouvernement allemand offrent actuellement un taux d’intérêt de 1%, la rentabilité attendue de cet actif sera de 1%.
  • Dans le cas des actions, différents modèles tels que la méthode Gordon-Shapiro peuvent être utilisés. Une bonne option (celle utilisée par Indexa) consiste également à des pronostics de rentabilité à long terme des grandes sociétés de gestion telles que Vanguard, JP Morgan, Franklin Templeton et State Street Global TripAdvisor (SSGA).

Pronostic de risque

Le risque d’une classe d’actif est estimé sur la base de sa volatilité historique. Ensuite, le risque de cette même classe d’actif au sein d’un portefeuille est estimé sur la base de sa volatilité historique et de sa corrélation avec chacune des autres classes d’actif. Les estimations de volatilités et corrélations sont généralement réalisées sur la base des volatilités et corrélations historiques.

Les pronostics de rentabilité et de volatilité que nous avons attribués aux différentes classes d’actif à l’heure actuelle peuvent être consultés sur la page de notre modèle de gestion.

Comme vous pouvez le voir dans le lien, l’augmentation du poids des actions dans les portefeuilles entre les différents niveaux de risque n’est pas constante. Nous avons donc utilisé la méthode de Markowitz. La pondération de chacune des différentes régions d’actions est similaire à leur pondération dans la capitalisation mondiale, mais nous avons appliqué une limite de 35% du portefeuille pour les actions américaines, pour tenir compte de la perte d’une partie du dividende en tant qu’investisseur européen et pour assurer une certaine diversification géographique des portefeuilles.

Cette allocation d’actif se traduit dans nos portefeuilles par une grande diversification avec plus de  5 000 positions (2 000 actions d’entreprises et 3 000 obligations comprenant également une certaine exposition aux obligations d’États européens, aux obligations liées à l’inflation et à la dette de grandes entreprises européennes) dans plus de 100 pays.

Si vous avez déjà un portefeuille ouvert avec nous, vous pouvez consulter les nouveaux pronostics de votre portefeuille depuis votre espace personnel \ Plan.

Si vous n’êtes pas encore indexé avec nous : n’hésitez pas à réaliser notre bref test de profil investisseur (2 minutes) pour découvrir quel portefeuille nous pouvons vous offrir, ses pronostics de rentabilité, ses coûts, … sans engagement et sans devoir nous transmettre de données personnelles.

Pourquoi incluons-nous des obligations dans les portefeuilles ?

Bien qu’il s’agisse d’une question récurrente depuis le lancement d’Indexa en décembre 2015, nous recevons récemment davantage de consultations sur les raisons pour lesquelles nous détenons et maintenons des fonds obligataires dans nos portefeuilles. Dans cet article, nous allons expliquer pourquoi nous incorporons des obligations dans les portefeuilles.

Les raisons sont les suivantes :

  1. Il est nécessaire de rechercher un actif qui réduise le risque d’un portefeuille d’actions: la grande majorité des investisseurs n’a pas le profil de risque pour supporter un investissement à 100% en actions. Il est donc nécessaire d’ajouter au portefeuille une classe d’actifs qui diversifie le risque des actions.
  2. Elles constituent une classe d’actifs : les obligations constituent une classe d’actifs car, dans des conditions normales, elles génèrent un rendement du capital, offrent une diversification à un portefeuille d’actions et constituent un marché très profond.
  3. Il n’y a pas de meilleure alternative : bien que plusieurs segments des obligations aient une rentabilité espérée négative en ce moment (par exemple, les obligations d’État européennes), il n’y a pas de meilleure alternative pour réduire le risque d’un portefeuille d’actions.

Chacune de ces raisons est détaillée ci-dessous.

Il est nécessaire de rechercher un actif qui réduise le risque d’un portefeuille d’actions

La principale raison pour laquelle nous n’avons pas de portefeuilles investis à 100% en actions est la diversification. En général, les années boursières négatives tendent à l’être pour presque toutes les zones géographiques et les actifs à risque, et les baisses peuvent être de l’ordre de 40 % en un an. Très peu d’investisseurs sont capables de conserver un investissement de la totalité de leur patrimoine avec un tel niveau de volatilité. Si l’investissement est liquide (comme les portefeuilles de fonds), les investisseurs peuvent succomber à la peur, et vendre au pire moment, générant un écart comportemental qui réduit la rentabilité pour les investisseurs d’environ 1,5 point de pourcentage par an en moyenne.

Pendant ces périodes de chute des marchés boursiers, on assiste généralement à un phénomène de flight to quality ou de fuite vers la qualité. Dans ces scénarios, les investisseurs se ruent sur les actifs sûrs tels que les obligations d’État, ce qui entraîne une forte appréciation de ces dernières. Le graphique ci-dessous illustre cette corrélation négative entre les actions et les obligations, en montrant les données mensuelles entre l’année 2000 et 2021 de la rentabilité sur les 12 derniers mois d’un indice d’actions globales en euros (indice MSCI World) par rapport à la rentabilité sur les 12 derniers mois d’un indice d’obligations globales couvertes en euros (indice LEGATREH).

Comme on peut le constater, il existe une légère corrélation négative entre le comportement des actions et des obligations. Cela implique que lorsque les actions montent, les obligations ont tendance à baisser et vice versa.

Chez Indexa, nous cherchons à maximiser la rentabilité pondérée par le risque et à réduire le biais comportemental de nos clients. Le meilleur moyen d’y parvenir est de créer des portefeuilles équilibrés par classe d’actifs. Nous incluons donc un minimum d’obligations dans nos portefeuilles de fonds, entre 21% d’obligations pour le portefeuille 10/10 et 86% d’obligations pour le portefeuille 1/10.

Pourquoi ce pourcentage de 21% d’obligations dans le portefeuille 10 ?

Pour déterminer le pourcentage maximal et minimal d’obligations dans les portefeuilles de nos fonds, lorsque nous avons défini nos premiers portefeuilles en 2015, nous avons commencé par déterminer un niveau maximal et minimal de risque (volatilité). Nous avons décidé de travailler avec 10 profils de risque, allant d’une volatilité d’environ 4% pour le profil 1, le plus conservateur, à 13% pour le profil 10, le plus agressif.

Cette volatilité maximale de 13% équivaut à une perte annuelle de plus de 26% avec une probabilité de 95%, ce qui nous semble être un risque suffisant pour les clients les plus risqués de nos portefeuilles de fonds.

Pour atteindre cette volatilité maximale de 13%, avec les volatilités historiques de 2000 à 2015, le pourcentage d’obligations requis était de 21%. Nos portefeuilles comprennent donc un minimum de 21% d’obligations pour maintenir la perte annuelle en dessous de 26% avec une probabilité de 95%.

Les obligations sont une classe d’actifs

La définition d’une classe d’actifs est sujette à débat, mais fondamentalement, une classe d’actifs doit remplir trois conditions:

  • Diversification: la classe d’actif doit offrir une diversification dans le portefeuille, son évolution de prix doit être relativement peu corrélée avec le reste du portefeuille.
  • Retour: elle doit constituer une source de génération de rentabilité crédible.
  • Profondeur: elle doit être suffisamment importante pour constituer une part significative du portefeuille.

Dans le cas des obligations, deux sur trois (diversification et profondeur) sont conjoncturellement respectées pour certains segments tels que les obligations d’État européens, mais habituellement les trois sont respectées :

  • Diversification : offre une diversification à un portefeuille d’actions, par exemple.
  • Rentabilité : offre une rentabilité à long terme dérivée de la génération de liquidités de la part des entreprises ou des gouvernements sous la forme de coupons et de remboursements du principal.
  • Profondeur : les marchés obligataires européens se négocient en milliers de milliards d’euros.

Si l’une des trois caractéristiques n’est pas remplie, il est raisonnable de chercher une alternative, mais il n’en existe pas de meilleure.

Il n’y a pas de meilleure alternative

Cinq alternatives liquides pourraient être envisagées : garder l’argent dans une banque, garder l’argent en billets, inclure des obligations à court terme, ou acheter des matières premières ou des cryptomonnaies. Toutes ces options présentent davantage de problèmes :

  • Argent dans une banque : l’option consistant à laisser de l’argent en banque suppose, premièrement, un certain risque de crédit (bien qu’en dessous de 100 000 euros, il soit couvert par le fonds de garantie des dépôts), deuxièmement, l’argent en tant que tel n’a pas l’effet diversificateur lors de chutes boursières, que peuvent avoir les obligations à long terme (qui tendent à se revaloriser en cas de chute boursière), , et troisièmement, il est de plus en plus courant que les banques facturent les sommes laissées sur un compte courant (généralement 0,5 % par an).
  • Argent en billets : cette alternative assure une rentabilité espérée de 0% avec des billets de banque en euros, mais a des coûts de stockage et de sécurité, présente toujours un risque de vol. Nous ne la considérons donc pas comme une classe d’actifs car elle n’apporte pas une source de revenu. De plus les devises n’agissent pas comme diversificateur lors des chutes boursières.
  • Obligations à court terme : les obligations à court terme offrent une rentabilité espérée encore plus faible et diversifient également moins bien le portefeuille d’actions (elles s’apprécient généralement moins lorsque les actions baissent).
  • Matières premières : par exemple, l’or. Les matières premières ne sont pas une solution face au manque de rentabilité car elles ne génèrent pas de revenus, et ont également tendance à présenter une volatilité plus élevée que les actions.
  • Cryptomonnaies : nous les excluons pour les mêmes raisons que l’argent en banque ou en billets.

Dans certaines périodes, comme en 2021, les obligations à long terme afficheront des pertes, mais n’oubliez pas que cela se produit généralement en même temps que la hausse des actions. C’est précisément ce que l’on attend d’un actif diversifiant : il améliore le couple rendement / risque du portefeuille

Conclusion

Nous pensons qu’il n’y a pas de meilleure alternative que les obligations pour les investisseurs qui ont besoin de réduire le risque d’un portefeuille d’actions. Pour le moment, la rentabilité espérée de certains segments obligataires est négative, mais à un moment donné, cette situation reviendra à la normale.

Sélection des classes d’actif

Comme vous le savez déjà, la politique d’investissement d’Indexa peut être résumé ainsi : « répliquer le monde avec les frais les plus faibles possibles ». Avec les articles à venir de notre formation financière, nous souhaitons vous expliquer de façon plus terre à terre ce principe.

La recherche économique et financière a montré que la meilleure manière de maximiser la rentabilité sur le long terme consistait à combiner des classes d’actif (ex. la bourse européenne) au lieu de sélectionner des valeurs spécifiques (ex. des actions de AB Inbev). A ce sujet, vous pouvez consulter les articles académiques suivants : Markowitz, 1952 ; Sharpe, 1964 ; Brinson, Hood y Beebower, 1986 ; Brinson, Singer y Beebower, 1991 ; Ibbotson y Kaplan, 2000.

C’est pourquoi, au lieu de dédier du temps à construire un portefeuille basé sur des actions et des obligations concrètes, la première étape pour répliquer le monde est de sélectionner une série de classes d’actif diversifiées et relativement peu corrélées. Pour ce faire, il faut considérer le couple rentabilité-risque historique des principales classes d’actif disponibles sur le marché. Nous évaluons également chaque classe d’actif sur sa corrélation avec les autres classes d’actif (diversification), sur sa protection contre l’inflation, sur la minimisation des coûts des fonds indexés et sur la minimisation des coûts de change. Les classes d’actif sont classées en 2 grandes familles : les actions (revenu variable) et les obligations (revenu fixe).

  • Les actions, malgré leur volatilité relativement importante, offrent aux investisseurs une exposition à la croissance économique et de meilleures attentes quant à la rentabilité à long terme.
  • Les obligations offrent des revenus plus sûrs, une rentabilité moindre que les actions mais aussi moins de risque et une corrélation relativement faible avec les actions.

Ci-dessous, une liste des classes d’actif utilisées par Indexa et les bénéfices qu’elles apportent au portefeuille.

Classes d’actif Avantages
Actions globales Croissance à long terme, protection contre l’inflation
Actions Etats-Unis Croissance à long terme, protection contre l’inflation
Actions Europe Croissance à long terme, protection contre l’inflation
Actions économies émergentes Croissance à long terme, protection contre l’inflation
Actions Japon Croissance à long terme, protection contre l’inflation
Actions Pacifique sauf Japon Croissance à long terme, protection contre l’inflation
Actions globales de petite capitalisation Croissance à long terme, protection contre l’inflation
Obligations globales à long terme Rendement du capital, faible volatilité, diversification
Obligations Entreprises Européennes Rendement du capital, faible volatilité, diversification
Obligations Etats Européens Rendement du capital, faible volatilité, diversification
Obligations pays émergents couvertes en Euro Rendement du capital, exposition aux États émergents sans risque de devise, et diversification
Obligations européennes liées à l’inflation Rendement du capital, faible volatilité, diversification, protection contre l’inflation
Obligations États-Unis couvertes en euros Rendement du capital, faible volatilité, diversification
Obligations d’Entreprises États-Unis couvertes en euros Rendement du capital, faible volatilité, diversification

Nous détaillons ensuite la définition de ces classes d’actif et leurs principales caractéristiques.

Fonds indexés d’actions et d’obligations

Nos portefeuilles comprennent des fonds indexés qui sont composés d’une vaste sélection d’actions de divers continents. Votre argent est littéralement investi dans des milliers de sociétés. La proportion exacte d’actions dans chaque zone géographique dépend de votre niveau de risque.

De plus, nos portefeuilles comprennent divers fonds indexés d’obligations (dettes) qui s’équilibrent entre dettes de gouvernements et dettes d’entreprises, entre dettes à long terme et dettes à court terme, entre dettes émetteurs de différentes régions et obligations liées à l’inflation. Votre argent sera investi littéralement dans des centaines d’obligations de centaines d’émetteurs différents suivant des indices qui nous permettent d’offrir une très grande diversification. La proportion exacte de dettes dans chaque catégorie dépend de votre niveau de risque et de la taille du portefeuille.

  1. Actions globales : participation dans le capital de sociétés mondiales. Investissement dans des économies développées (principalement aux États-Unis, en Europe et au Japon).
  2. Actions Europe : participation dans le capital de sociétés basées en Europe. Bien que l’économie européenne risque d’être confrontée à une situation très difficile dans les années à venir, l’Europe représente toujours une part très importante de l’économie mondiale et dispose d’entreprises de premier plan au niveau mondial. D’autre part, il s’agit d’une référence sur le marché actions pour les investisseurs en euros.
  3. Actions États-Unis : participation dans le capital de sociétés basées aux États-Unis. Les États-unis représentent la plus grande économie et la plus grande bourse du monde. Bien que son économie ait été durement touchée par la crise financière de 2008-2009 et que sa future croissance sera probablement inférieure à celle passée, l’économie américaine reste l’une des plus résistantes, novatrices et actives du monde.
  4. Actions Japon : participation dans le capital de sociétés basées au Japon. Le Japon souffre depuis plusieurs décennies d’une croissance et d’une inflation faibles mais la banque centrale japonaise a adopté une politique monétaire très expansive qui devrait stimuler la croissance et l’inflation à moyen terme. Le Japon représente une économie importante au niveau mondial, avec environ 10% de la capitalisation globale, et il possède des sociétés exportatrices de référence.
  5. Actions Pays Émergents : participation dans des sociétés basées dans des pays comme le Brésil, la Chine, l’Inde, l’Afrique du Sud ou Taïwan. Comparés aux économies de pays plus développés, ces pays ont une démographie plus jeune, une classe moyenne croissante et une croissance économique plus rapide. Ils représentent déjà la moitié du PIB mondial, et cette proportion devrait continuer à progresser à mesure que leur croissance se poursuit. Les actions des entreprises de ces pays sont plus volatiles, mais nous prévoyons qu’elles auront une rentabilité moyenne, à long terme, supérieure aux actions d’entreprises américaines ou européennes.
  6. Actions du Pacifique sauf Japon : participation dans des sociétés basées dans le Pacifique à l’exclusion du Japon, en particulier des sociétés de Singapour, de Hong Kong, d’Australie et de Nouvelle-Zélande, qui se distinguent par la vigueur de leur secteur des matières premières, tandis que Hong Kong et Singapour ont connu une forte croissance économique au cours des dernières années.
  7. Actions globales de petite capitalisation : représentent une participation dans la propriété des entreprises de petite et moyenne capitalisation (moins de 55 milliards de dollars) dans des pays développés (principalement États-Unis, Europe et Japon). Les entreprises de petite capitalisation apportent une diversification, à travers leur exposition à des secteurs particuliers, volatiles, et de rentabilité plus élevée, associé à une liquidité moindre et des perspectives de croissance plus importantes à long terme.
  8. Obligations globales à long terme : obligations à long terme émises par des gouvernements et des sociétés de pays développés. Il s’agit principalement d’un investissement dans des obligations dont la notation de crédit est élevée, bien qu’une petite part soit investie dans des obligations avec un haut rendement.
  9. Obligations d’entreprises européennes :  il s’agit de la dette émise par les entreprises européennes ou étrangères (émise en euros), avec des notations de crédit « investment grade » (élevés) pour financer leurs activités. Ces obligations offrent une rentabilité supérieure à celle des obligations d’État en raison d’un risque de crédit plus élevé et d’une liquidité plus faible. Contrairement aux gouvernements de la zone euro, la grande majorité des entreprises européennes a connu un processus de désendettement et a renforcé son bilan ces dernières années.
  10. Obligations Pays Émergents couvertes en euros : Les obligations de pays émergents sont la dette émise par des gouvernements et des organisations quasi gouvernementales des pays émergents, tels le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud et Taïwan en devises étrangères comme l’euro ou le dollar américain. Elles offrent des rendements supérieurs à ceux des obligations de marchés développés. Actuellement, les pays émergents, avec une démographie plus jeune, une croissance économique plus forte, un bilan sain et un ratio dette publique/PIB inférieur, sont moins exposés au risque de défaut de paiement que certains pays de la zone euro.
  11. Obligations d’États européens : dettes émises par les gouvernements de la zone euro (Italie, France, Allemagne, Espagne, Hollande et Belgique principalement) pour financer les budgets des États. Jusqu’à la crise de la zone euro, ce type d’actifs apportait des revenus stables, une faible volatilité historique et une faible corrélation avec les actions. Depuis la crise de la zone euro, les actifs de certains pays comme l’Italie ou l’Espagne sont devenus des actifs comportant un risque de crédit, de sorte que la volatilité et la corrélation ont augmenté, bien que les interventions de la Banque Centrale Européenne aient considérablement réduit ces risques. À l’heure actuelle, ces obligations offrent une rentabilité historiquement faible et il est estimé qu’elles produisent des rendements réels à peine positifs en raison de la politique des faibles taux d’intérêts de la Banque Centrale Européenne.
  12. Obligations européennes indexées sur l’inflation : obligations indexées sur l’inflation européenne (hors tabac) émises par les gouvernements de la zone euro (Allemagne, Italie, France et Espagne). Contrairement aux obligations nominales, le principal et les coupons de ces obligations sont ajustés périodiquement en fonction de l’indice des prix à la consommation (IPC). Bien que les obligations indexées sur l’inflation aient actuellement des rentabilités historiquement faibles, leur spécificité, leur indexation sur l’inflation et leur faible volatilité historique en font une classe d’actif pouvant procurer aux investisseurs des revenus et des garanties en cas d’inflation dont ils pourraient avoir besoin.
  13. Obligations d’États-Unis couvertes en euros : représentent la dette émise par les États-Unis pour financer les budgets de l’État, couverte en euros. Cette classe d’actif d’obligations étatsuniennes diversifie les obligations d’États européens et expose le portefeuille à l’inflation et à la croissance économique étatsunienne.
  14. Obligations d’Entreprises États-Unis couvertes en euros : il s’agit de la dette émise par les entreprises étatsuniennes avec des notations de crédit « investment grade » (élevés) pour financer leurs activités couvertes en euros. Ces obligations offrent une rentabilité plus élevée que celles d’États car elles supportent un risque de crédit plus important et une rentabilité moindre, tout en diversifiant l’exposition aux obligations d’entreprises européennes.

Les classes d’actif qui composent nos portefeuilles peuvent changer au fil du temps, selon l’évolution de l’économie à long terme et l’évolution des fonds indexés disponibles sur le marché. Aujourd’hui, il y a certaines classes d’actif qui ne peuvent pas être investies à travers des fonds indexés mais des fonds indexés apparaîtront sans nul doute pour couvrir ses besoins. Pour plus d’information, vous pouvez consulter l’historique des changements de nos portefeuilles.

Si vous n’êtes pas encore client d’Indexa, découvrez quel portefeuille de fonds indexés mondialement diversifié nous vous recommandons en effectuant notre bref test de profil investisseur (2 min).

Si vous êtes déjà client : vous pouvez accéder à votre composition de portefeuille depuis votre espace personnel sur la page « Résumé » de chacun de vos comptes.

Les benchmarks de nos portefeuilles

Le mois passé nous avons changé de benchmark (ou indices de référence). Nous nous comparons à présent avec les fonds d’investissement européens, au lieu de nous comparer avec les fonds d’investissement espagnols comme nous le faisions. Dans cet article nous allons vous présenter les benchmarks, leur utilité, comment nous les sélectionnons et quels sont ceux que nous allons utiliser à présent.

Selon Investopedia :

« Un benchmark ou indice de référence est un standard contre lequel la rentabilité d’une action, d’un fonds d’investissement ou d’un gestionnaire d’investissements peut se mesurer. En général, des indices représentant des actions et des obligations sont utilisés. »

Ainsi, un benchmark sert de comparaison et de mise en contexte de la rentabilité obtenue par un investissement. De cette manière, il est possible de vérifier si le pourcentage de rentabilité obtenu par un fonds d’investissement, ou par un portefeuille de fonds est bon, s’il est meilleur que son benchmark ou non, s’il est pire que son benchmark.

Par exemple, un gestionnaire actif qui investit dans des actions des États-Unis peut être comparé à la rentabilité de l’indice S&P 500 (les 500 plus grandes entreprises cotées des États-Unis), ou à la moyenne des rentabilités des fonds d’investissement dans des actions états-uniennes.

À l’heure de choisir un benchmark, plusieurs critères doivent être pris en compte :

  1. Le risque du portefeuille et celui du benchmark doivent être similaires.
  2. Les actifs dans lesquels investit le benchmark doivent être représentatifs de la politique d’investissement du portefeuille.
  3. Le benchmark doit être public, réplicable et on doit pouvoir y investir.
  4. Un détail très important : souvent, les benchmarks utilisés par les gestionnaires actifs ne tiennent pas compte de la rentabilité des dividendes et comparent ainsi leur rentabilité avec dividendes à un benchmark qui ne les inclut pas. C’est une erreur. Pour comparer des pommes avec des pommes, nous devons tenir comptes des indices qui incluent les dividendes (ou indices total return).

L’article du CFA Institute “GUIDANCE STATEMENT ON BENCHMARKS” détaille les caractéristiques minimales que doit satisfaire un bon benchmark.

Benchmarks chez Indexa

Chez Indexa, nous utilisions jusqu’à présent des benchmarks reprenant la rentabilité obtenue en moyenne par les fonds d’investissement espagnols (le pays où nous avons démarré notre activité en 2015). Mais, à partir d’aujourd’hui, nous nous comparons aux fonds européens, plus représentatifs pour l’investisseur belge, ou européen en général. Nous obtenons les données de Morningstar, le fournisseur d’information sur les fonds d’investissements leader en Europe, pour différentes catégories de fonds avec lesquelles nous pouvons comparer nos portefeuilles, et nous les incluons sur notre page de statistiques, sur l’espace personnel de chaque client et dans le rapport mensuel que nous envoyons à chaque client.

De cette manière, l’évolution des portefeuilles d’Indexa est comparée à la rentabilité obtenue en moyenne par les fonds européens comparables.

Comparer la rentabilité des portefeuilles d’Indexa à un ensemble d’indices ne serait pas plus informatif car le résultat nous le connaîtrions à l’avance : le portefeuille d’Indexa offrirait la rentabilité des indices moins les coûts. La comparaison à la rentabilité des fonds d’investissement au lieu des indices nous semble plus instructive puisqu’elle nous compare avec la rentabilité moyenne que les investisseurs obtiennent de leur investissement en fonds d’investissement.

Nous réalisons l’assignation d’une catégorie spécifique à un portefeuille en nous basant sur la part d’actions contenue dans le portefeuille en question. En suivant la catégorisation de Morningstar, si le pourcentage d’actions est compris entre 70 et 90%, nous utilisons la catégorie Morningstar Allocation Agressive Internationale EUR, si le pourcentage d’actions est compris entre 50 et 70%, nous utilisons la catégorie Morningstar Allocation Modérée Internationale EUR, si le pourcentage d’actions est compris entre 20 et 50%, nous utilisons la catégorie Morningstar Allocation Prudente Internationale EUR, si le pourcentage d’actions est inférieur à 20%, nous utilisons la catégorie Morningstar Obligations Internationales Couvertes EUR.

Par niveau de risque, nous utilisons actuellement les benchmarks suivants :

Portefeuilles Part d’actions Catégorie Définition de la catégorie
1 et 2 13% à 18% Morningstar Obligations Internationales Couvertes EUR Rentabilité moyenne des fonds d’investissement européens qui investissent en obligations internationales ou cash. Il s’agit du benchmark qui représente le mieux la rentabilité moyenne des fonds d’investissement pour un profil de risque très prudent en Europe avec plus de 80% investis en obligations.
3 à 5 28% à 45% Morningstar Allocation Prudente Internationale EUR Rentabilité moyenne des fonds d’investissement européens avec 20 à 50% de leur investissement en actions internationales et le reste en obligations internationales ou cash. Il s’agit du benchmark qui représente le mieux la rentabilité moyenne des fonds d’investissement pour un profil de risque prudent en Europe.
6 à 8 51% à 66% Morningstar Allocation Modérée Internationale EUR Rentabilité moyenne des fonds d’investissement européens avec 50 à 70% de leur investissement en actions internationales et le reste en obligations internationales ou cash. Il s’agit du benchmark qui représente le mieux la rentabilité moyenne des fonds d’investissement pour un profil de risque modéré en Europe.
9 et 10 74% à 78% Morningstar Allocation Agressive Internationale EUR Rentabilité moyenne des fonds d’investissement européens avec 70 à 90% de leur investissement en actions internationales et le reste en obligations internationales ou cash. Il s’agit du benchmark qui représente le mieux la rentabilité moyenne des fonds d’investissement pour un profil de risque élevé en Europe.

Vous pouvez consulter l’évolution de nos portefeuilles et de leur benchmark sur notre page statistiques ou avec les rapports mensuels de votre portefeuille. Sur le graphique suivant nous montrons la comparaison du portefeuille de fonds nº6 entre 10 et 100 mille euros depuis 2016 et le benchmark de Morningstar Allocation Modérée Internationale EUR :

Comme nous pouvons l’observer dans les colonnes « Total » et « benchmark » du tableau au cours de nos 6 années d’existence, la rentabilité des portefeuilles d’Indexa a été supérieure à la moyenne des fonds d’investissement européens de risque similaire. Sur une courte période, il est toujours possible que la rentabilité de nos portefeuilles se situent en dessous de leur benchmark, mais à long terme nous espérons apporter une rentabilité nettement supérieure, principalement grâce à nos moindres frais et à la réduction des biais émotionnels de l’investisseur.

Impact du changement de benchmarks

Ce changement de benchmark obéit à un objectif de meilleure représentativité des benchmarks pour nos clients belges et européens et n’a pas d’impact significatif favorable ou défavorable pour Indexa. La rentabilité moyenne obtenue par les fonds espagnols comparables (benchmarks antérieurs) et les fonds européens comparables (nouveaux benchmarks) est en effet assez comparable dans l’ensemble, inférieure pour les portefeuilles 1 à 3 et 6 à 9, et supérieure pour les portefeuilles 4, 5 et 10 (voir graphe ci-dessous). En moyenne les fonds européens, avec lesquels nous nous comparons à présent, ont obtenu une meilleure rentabilité que les fonds espagnols et ce changement de benchmarks ne favorise pas Indexa.

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Suis-je en train d’épargner suffisamment pour ma retraite ?

Au fur et à mesure que les années passent, vous vous demanderez probablement si vous épargnez suffisamment pour votre retraite. Pour le savoir, d’une part, vous devrez connaître la valeur future de vos investissements actuels et de ceux que vous prévoyez de faire à l’avenir, d’autre part, vous devrez estimer ce dont vous aurez besoin à la retraite.

Pour les clients d’Indexa, nous avons un module de planification financière indexée que vous pouvez utiliser pour répondre aux questions suivantes :

Avec quel patrimoine pourrai-je prendre ma retraite si je continue à épargner et à investir avec mon profil d’investisseur actuel ?

Quel revenu mensuel pourrais-je avoir après ma retraite ?

Avec quelle probabilité ?

Suis-je sur la bonne ou la mauvaise voie pour atteindre mon objectif de rente à la retraite ?

Combien dois-je épargner et investir chaque mois pour atteindre mon objectif de revenu après la retraite ?

Comme vous pouvez le constater, l’une des principales variables permettant de déterminer si vous épargnez suffisamment est l’estimation du revenu mensuel dont vous aurez besoin après la retraite. Dans cet article, nous allons vous donner quelques indications pour connaître le montant du revenu dont vous aurez besoin et pour savoir si vous êtes sur la bonne voie ou non.

Estimer ce dont vous aurez besoin à la retraite

Les principales étapes de l’estimation du montant mensuel dont vous aurez besoin pour couvrir votre retraite sont les suivantes :

  1. Considérer votre style de vie souhaité et déterminer quelles seront vos dépenses mensuelles, y compris les frais de logement.
  2. Tenir compte de l’impact de l’inflation et des revenus attendus de votre pension.
  3. Faire la différence des revenus prévus et des dépenses et multiplier ce montant par le nombre estimé de mois de retraite.

Vos dépenses à la retraite

L’estimation de vos dépenses de retraite peut être très compliquée, c’est pourquoi nous avons élaboré un tableau des dépenses moyennes par ménage.

Dépenses mensuelles moyennes par ménage Montant (€ / mois)
De 16 à 25 ans  2.445
De 25 à 34 ans  3.720
De 35 à 54 ans  4.354
De 55 à 64 ans  3.932
65 ans et plus  2.564

Source : estimation Indexa sur base de données Insee 2006, Institut National de la Statistique et des Études Économiques en France.

Trois conclusions principales peuvent être tirées de ce tableau :

  1. Votre niveau de dépenses varie dans le temps.
  2. Le pic des dépenses se situe entre 35 et 54 ans, principalement en raison des dépenses du ménage et du logement.
  3. Les dépenses après 65 ans diminueront en moyenne de 35 % par rapport aux dépenses moyennes des 55-64 ans, de 41 % en moyenne par rapport aux dépenses des 35-54 ans et de 31% par rapport à celles des 25-34 ans.

Par ailleurs, il semble raisonnable de supposer que plus le niveau de dépenses pendant la vie active est élevé, plus le niveau de dépenses une foi à la retraite est élevé.

Dès lors, une bonne estimation de vos coûts futurs consiste à examiner vos coûts actuels et à les réduire de 35% si vous avez entre 55 et 64 ans, de 41% si vous avez entre 35 et 54 ans ou de 31 % si vous avez entre 25 et 34 ans.

Sécurité sociale

Il y a actuellement beaucoup d’incertitude sur le futur montant des pensions. En 2021, la pension mensuelle maximale (12 versements) est de 3 158 euros et la minimale de 764 euros.

Outre le fait qu’il s’agit d’un calcul qui prend en compte de nombreuses variables inconnues aujourd’hui, comme les futurs salaires et l’âge futur de la retraite, la méthode de calcul elle-même est susceptible de changer au fil du temps en raison du déséquilibre actuel entre les cotisations et les prestations.

Les avis sont nombreux sur l’avenir de la sécurité sociale, mais nous pensons qu’elle restera longtemps une part importante du revenu de retraite pour la plupart des retraités. Vous pouvez obtenir une estimation (approximative) de la pension que vous recevrez dans un simulateur online (comme par exemple celui proposé par BNP PARIBAS).

Calculer le revenu total et soustraire les dépenses estimées

Pour calculer le revenu total dont vous disposerez à la retraite, il est nécessaire d’ajouter au revenu de la sécurité sociale tous les autres revenus que vous pensez percevoir. Pour connaître les besoins de revenu estimés à la retraite, il faut soustraire le revenu total des dépenses estimées. Si le résultat est négatif, il faudra financer par l’épargne la dépense mensuelle multipliée par 12 mois et par 20 ans (durée de vie moyenne après la retraite).

Si vous disposez déjà d’un portefeuille d’investissement, vous pouvez en désinvestir progressivement une partie pour compléter votre retraite. Dans le module de planification financière indexée auquel vous pouvez accéder dans votre espace personnel \ Choisissez un de vos comptes \ Plan \ Planification financière indexée, vous retrouverez en détail l’estimation que nous faisons chex Indexa. Nous calculons trois scénarios différents. Si, dans le scénario négatif, le patrimoine que nous estimons que vous aurez avant la retraite vous permet de financer 20 ans du revenu dont vous pensez avoir besoin, nous pensons que vous êtes sur la bonne voie. Si ce n’est pas le cas, nous vous indiquons le montant que vous devez verser.

Conclusion

Savoir si vous épargnez suffisamment pour votre retraite est un calcul relativement complexe, plein d’hypothèses et d’incertitudes. Cependant, il vaut la peine de faire au moins une estimation approximative pour voir si, selon un ensemble d’hypothèses raisonnables, vous êtes sur la bonne voie ou non.

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