Sélection des classes d’actif

Comme vous le savez déjà, la politique d’investissement d’Indexa peut être résumé ainsi : « répliquer le monde avec les frais les plus faibles possibles ». Avec les articles à venir de notre formation financière, nous souhaitons vous expliquer de façon plus terre à terre ce principe.

La recherche économique et financière a montré que la meilleure manière de maximiser la rentabilité sur le long terme consistait à combiner des classes d’actif (ex. la bourse européenne) au lieu de sélectionner des valeurs spécifiques (ex. des actions de AB Inbev). A ce sujet, vous pouvez consulter les articles académiques suivants : Markowitz, 1952 ; Sharpe, 1964 ; Brinson, Hood y Beebower, 1986 ; Brinson, Singer y Beebower, 1991 ; Ibbotson y Kaplan, 2000.

C’est pourquoi, au lieu de dédier du temps à construire un portefeuille basé sur des actions et des obligations concrètes, la première étape pour répliquer le monde est de sélectionner une série de classes d’actif diversifiées et relativement peu corrélées. Pour ce faire, il faut considérer le couple rentabilité-risque historique des principales classes d’actif disponibles sur le marché. Nous évaluons également chaque classe d’actif sur sa corrélation avec les autres classes d’actif (diversification), sur sa protection contre l’inflation, sur la minimisation des coûts des fonds indexés et sur la minimisation des coûts de change. Les classes d’actif sont classées en 2 grandes familles : les actions (revenu variable) et les obligations (revenu fixe).

  • Les actions, malgré leur volatilité relativement importante, offrent aux investisseurs une exposition à la croissance économique et de meilleures attentes quant à la rentabilité à long terme.
  • Les obligations offrent des revenus plus sûrs, une rentabilité moindre que les actions mais aussi moins de risque et une corrélation relativement faible avec les actions.

Ci-dessous, une liste des classes d’actif utilisées par Indexa et les bénéfices qu’elles apportent au portefeuille.

Classes d’actif Avantages
Actions globales Croissance à long terme, protection contre l’inflation
Actions Etats-Unis Croissance à long terme, protection contre l’inflation
Actions Europe Croissance à long terme, protection contre l’inflation
Actions économies émergentes Croissance à long terme, protection contre l’inflation
Actions Japon Croissance à long terme, protection contre l’inflation
Actions Pacifique sauf Japon Croissance à long terme, protection contre l’inflation
Actions globales de petite capitalisation Croissance à long terme, protection contre l’inflation
Obligations globales à long terme Rendement du capital, faible volatilité, diversification
Obligations Entreprises Européennes Rendement du capital, faible volatilité, diversification
Obligations Etats Européens Rendement du capital, faible volatilité, diversification
Obligations pays émergents couvertes en Euro Rendement du capital, exposition aux États émergents sans risque de devise, et diversification
Obligations européennes liées à l’inflation Rendement du capital, faible volatilité, diversification, protection contre l’inflation
Obligations États-Unis couvertes en euros Rendement du capital, faible volatilité, diversification
Obligations d’Entreprises États-Unis couvertes en euros Rendement du capital, faible volatilité, diversification

Nous détaillons ensuite la définition de ces classes d’actif et leurs principales caractéristiques.

Fonds indexés d’actions et d’obligations

Nos portefeuilles comprennent des fonds indexés qui sont composés d’une vaste sélection d’actions de divers continents. Votre argent est littéralement investi dans des milliers de sociétés. La proportion exacte d’actions dans chaque zone géographique dépend de votre niveau de risque.

De plus, nos portefeuilles comprennent divers fonds indexés d’obligations (dettes) qui s’équilibrent entre dettes de gouvernements et dettes d’entreprises, entre dettes à long terme et dettes à court terme, entre dettes émetteurs de différentes régions et obligations liées à l’inflation. Votre argent sera investi littéralement dans des centaines d’obligations de centaines d’émetteurs différents suivant des indices qui nous permettent d’offrir une très grande diversification. La proportion exacte de dettes dans chaque catégorie dépend de votre niveau de risque et de la taille du portefeuille.

  1. Actions globales : participation dans le capital de sociétés mondiales. Investissement dans des économies développées (principalement aux États-Unis, en Europe et au Japon).
  2. Actions Europe : participation dans le capital de sociétés basées en Europe. Bien que l’économie européenne risque d’être confrontée à une situation très difficile dans les années à venir, l’Europe représente toujours une part très importante de l’économie mondiale et dispose d’entreprises de premier plan au niveau mondial. D’autre part, il s’agit d’une référence sur le marché actions pour les investisseurs en euros.
  3. Actions États-Unis : participation dans le capital de sociétés basées aux États-Unis. Les États-unis représentent la plus grande économie et la plus grande bourse du monde. Bien que son économie ait été durement touchée par la crise financière de 2008-2009 et que sa future croissance sera probablement inférieure à celle passée, l’économie américaine reste l’une des plus résistantes, novatrices et actives du monde.
  4. Actions Japon : participation dans le capital de sociétés basées au Japon. Le Japon souffre depuis plusieurs décennies d’une croissance et d’une inflation faibles mais la banque centrale japonaise a adopté une politique monétaire très expansive qui devrait stimuler la croissance et l’inflation à moyen terme. Le Japon représente une économie importante au niveau mondial, avec environ 10% de la capitalisation globale, et il possède des sociétés exportatrices de référence.
  5. Actions Pays Émergents : participation dans des sociétés basées dans des pays comme le Brésil, la Chine, l’Inde, l’Afrique du Sud ou Taïwan. Comparés aux économies de pays plus développés, ces pays ont une démographie plus jeune, une classe moyenne croissante et une croissance économique plus rapide. Ils représentent déjà la moitié du PIB mondial, et cette proportion devrait continuer à progresser à mesure que leur croissance se poursuit. Les actions des entreprises de ces pays sont plus volatiles, mais nous prévoyons qu’elles auront une rentabilité moyenne, à long terme, supérieure aux actions d’entreprises américaines ou européennes.
  6. Actions du Pacifique sauf Japon : participation dans des sociétés basées dans le Pacifique à l’exclusion du Japon, en particulier des sociétés de Singapour, de Hong Kong, d’Australie et de Nouvelle-Zélande, qui se distinguent par la vigueur de leur secteur des matières premières, tandis que Hong Kong et Singapour ont connu une forte croissance économique au cours des dernières années.
  7. Actions globales de petite capitalisation : représentent une participation dans la propriété des entreprises de petite et moyenne capitalisation (moins de 55 milliards de dollars) dans des pays développés (principalement États-Unis, Europe et Japon). Les entreprises de petite capitalisation apportent une diversification, à travers leur exposition à des secteurs particuliers, volatiles, et de rentabilité plus élevée, associé à une liquidité moindre et des perspectives de croissance plus importantes à long terme.
  8. Obligations globales à long terme : obligations à long terme émises par des gouvernements et des sociétés de pays développés. Il s’agit principalement d’un investissement dans des obligations dont la notation de crédit est élevée, bien qu’une petite part soit investie dans des obligations avec un haut rendement.
  9. Obligations d’entreprises européennes :  il s’agit de la dette émise par les entreprises européennes ou étrangères (émise en euros), avec des notations de crédit « investment grade » (élevés) pour financer leurs activités. Ces obligations offrent une rentabilité supérieure à celle des obligations d’État en raison d’un risque de crédit plus élevé et d’une liquidité plus faible. Contrairement aux gouvernements de la zone euro, la grande majorité des entreprises européennes a connu un processus de désendettement et a renforcé son bilan ces dernières années.
  10. Obligations Pays Émergents couvertes en euros : Les obligations de pays émergents sont la dette émise par des gouvernements et des organisations quasi gouvernementales des pays émergents, tels le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud et Taïwan en devises étrangères comme l’euro ou le dollar américain. Elles offrent des rendements supérieurs à ceux des obligations de marchés développés. Actuellement, les pays émergents, avec une démographie plus jeune, une croissance économique plus forte, un bilan sain et un ratio dette publique/PIB inférieur, sont moins exposés au risque de défaut de paiement que certains pays de la zone euro.
  11. Obligations d’États européens : dettes émises par les gouvernements de la zone euro (Italie, France, Allemagne, Espagne, Hollande et Belgique principalement) pour financer les budgets des États. Jusqu’à la crise de la zone euro, ce type d’actifs apportait des revenus stables, une faible volatilité historique et une faible corrélation avec les actions. Depuis la crise de la zone euro, les actifs de certains pays comme l’Italie ou l’Espagne sont devenus des actifs comportant un risque de crédit, de sorte que la volatilité et la corrélation ont augmenté, bien que les interventions de la Banque Centrale Européenne aient considérablement réduit ces risques. À l’heure actuelle, ces obligations offrent une rentabilité historiquement faible et il est estimé qu’elles produisent des rendements réels à peine positifs en raison de la politique des faibles taux d’intérêts de la Banque Centrale Européenne.
  12. Obligations européennes indexées sur l’inflation : obligations indexées sur l’inflation européenne (hors tabac) émises par les gouvernements de la zone euro (Allemagne, Italie, France et Espagne). Contrairement aux obligations nominales, le principal et les coupons de ces obligations sont ajustés périodiquement en fonction de l’indice des prix à la consommation (IPC). Bien que les obligations indexées sur l’inflation aient actuellement des rentabilités historiquement faibles, leur spécificité, leur indexation sur l’inflation et leur faible volatilité historique en font une classe d’actif pouvant procurer aux investisseurs des revenus et des garanties en cas d’inflation dont ils pourraient avoir besoin.
  13. Obligations d’États-Unis couvertes en euros : représentent la dette émise par les États-Unis pour financer les budgets de l’État, couverte en euros. Cette classe d’actif d’obligations étatsuniennes diversifie les obligations d’États européens et expose le portefeuille à l’inflation et à la croissance économique étatsunienne.
  14. Obligations d’Entreprises États-Unis couvertes en euros : il s’agit de la dette émise par les entreprises étatsuniennes avec des notations de crédit « investment grade » (élevés) pour financer leurs activités couvertes en euros. Ces obligations offrent une rentabilité plus élevée que celles d’États car elles supportent un risque de crédit plus important et une rentabilité moindre, tout en diversifiant l’exposition aux obligations d’entreprises européennes.

Les classes d’actif qui composent nos portefeuilles peuvent changer au fil du temps, selon l’évolution de l’économie à long terme et l’évolution des fonds indexés disponibles sur le marché. Aujourd’hui, il y a certaines classes d’actif qui ne peuvent pas être investies à travers des fonds indexés mais des fonds indexés apparaîtront sans nul doute pour couvrir ses besoins. Pour plus d’information, vous pouvez consulter l’historique des changements de nos portefeuilles.

Si vous n’êtes pas encore client d’Indexa, découvrez quel portefeuille de fonds indexés mondialement diversifié nous vous recommandons en effectuant notre bref test de profil investisseur (2 min).

Si vous êtes déjà client : vous pouvez accéder à votre composition de portefeuille depuis votre espace personnel sur la page « Résumé » de chacun de vos comptes.

Les benchmarks de nos portefeuilles

Le mois passé nous avons changé de benchmark (ou indices de référence). Nous nous comparons à présent avec les fonds d’investissement européens, au lieu de nous comparer avec les fonds d’investissement espagnols comme nous le faisions. Dans cet article nous allons vous présenter les benchmarks, leur utilité, comment nous les sélectionnons et quels sont ceux que nous allons utiliser à présent.

Selon Investopedia :

« Un benchmark ou indice de référence est un standard contre lequel la rentabilité d’une action, d’un fonds d’investissement ou d’un gestionnaire d’investissements peut se mesurer. En général, des indices représentant des actions et des obligations sont utilisés. »

Ainsi, un benchmark sert de comparaison et de mise en contexte de la rentabilité obtenue par un investissement. De cette manière, il est possible de vérifier si le pourcentage de rentabilité obtenu par un fonds d’investissement, ou par un portefeuille de fonds est bon, s’il est meilleur que son benchmark ou non, s’il est pire que son benchmark.

Par exemple, un gestionnaire actif qui investit dans des actions des États-Unis peut être comparé à la rentabilité de l’indice S&P 500 (les 500 plus grandes entreprises cotées des États-Unis), ou à la moyenne des rentabilités des fonds d’investissement dans des actions états-uniennes.

À l’heure de choisir un benchmark, plusieurs critères doivent être pris en compte :

  1. Le risque du portefeuille et celui du benchmark doivent être similaires.
  2. Les actifs dans lesquels investit le benchmark doivent être représentatifs de la politique d’investissement du portefeuille.
  3. Le benchmark doit être public, réplicable et on doit pouvoir y investir.
  4. Un détail très important : souvent, les benchmarks utilisés par les gestionnaires actifs ne tiennent pas compte de la rentabilité des dividendes et comparent ainsi leur rentabilité avec dividendes à un benchmark qui ne les inclut pas. C’est une erreur. Pour comparer des pommes avec des pommes, nous devons tenir comptes des indices qui incluent les dividendes (ou indices total return).

L’article du CFA Institute “GUIDANCE STATEMENT ON BENCHMARKS” détaille les caractéristiques minimales que doit satisfaire un bon benchmark.

Benchmarks chez Indexa

Chez Indexa, nous utilisions jusqu’à présent des benchmarks reprenant la rentabilité obtenue en moyenne par les fonds d’investissement espagnols (le pays où nous avons démarré notre activité en 2015). Mais, à partir d’aujourd’hui, nous nous comparons aux fonds européens, plus représentatifs pour l’investisseur belge, ou européen en général. Nous obtenons les données de Morningstar, le fournisseur d’information sur les fonds d’investissements leader en Europe, pour différentes catégories de fonds avec lesquelles nous pouvons comparer nos portefeuilles, et nous les incluons sur notre page de statistiques, sur l’espace personnel de chaque client et dans le rapport mensuel que nous envoyons à chaque client.

De cette manière, l’évolution des portefeuilles d’Indexa est comparée à la rentabilité obtenue en moyenne par les fonds européens comparables.

Comparer la rentabilité des portefeuilles d’Indexa à un ensemble d’indices ne serait pas plus informatif car le résultat nous le connaîtrions à l’avance : le portefeuille d’Indexa offrirait la rentabilité des indices moins les coûts. La comparaison à la rentabilité des fonds d’investissement au lieu des indices nous semble plus instructive puisqu’elle nous compare avec la rentabilité moyenne que les investisseurs obtiennent de leur investissement en fonds d’investissement.

Nous réalisons l’assignation d’une catégorie spécifique à un portefeuille en nous basant sur la part d’actions contenue dans le portefeuille en question. En suivant la catégorisation de Morningstar, si le pourcentage d’actions est compris entre 70 et 90%, nous utilisons la catégorie Morningstar Allocation Agressive Internationale EUR, si le pourcentage d’actions est compris entre 50 et 70%, nous utilisons la catégorie Morningstar Allocation Modérée Internationale EUR, si le pourcentage d’actions est compris entre 20 et 50%, nous utilisons la catégorie Morningstar Allocation Prudente Internationale EUR, si le pourcentage d’actions est inférieur à 20%, nous utilisons la catégorie Morningstar Obligations Internationales Couvertes EUR.

Par niveau de risque, nous utilisons actuellement les benchmarks suivants :

Portefeuilles Part d’actions Catégorie Définition de la catégorie
1 et 2 13% à 18% Morningstar Obligations Internationales Couvertes EUR Rentabilité moyenne des fonds d’investissement européens qui investissent en obligations internationales ou cash. Il s’agit du benchmark qui représente le mieux la rentabilité moyenne des fonds d’investissement pour un profil de risque très prudent en Europe avec plus de 80% investis en obligations.
3 à 5 28% à 45% Morningstar Allocation Prudente Internationale EUR Rentabilité moyenne des fonds d’investissement européens avec 20 à 50% de leur investissement en actions internationales et le reste en obligations internationales ou cash. Il s’agit du benchmark qui représente le mieux la rentabilité moyenne des fonds d’investissement pour un profil de risque prudent en Europe.
6 à 8 51% à 66% Morningstar Allocation Modérée Internationale EUR Rentabilité moyenne des fonds d’investissement européens avec 50 à 70% de leur investissement en actions internationales et le reste en obligations internationales ou cash. Il s’agit du benchmark qui représente le mieux la rentabilité moyenne des fonds d’investissement pour un profil de risque modéré en Europe.
9 et 10 74% à 78% Morningstar Allocation Agressive Internationale EUR Rentabilité moyenne des fonds d’investissement européens avec 70 à 90% de leur investissement en actions internationales et le reste en obligations internationales ou cash. Il s’agit du benchmark qui représente le mieux la rentabilité moyenne des fonds d’investissement pour un profil de risque élevé en Europe.

Vous pouvez consulter l’évolution de nos portefeuilles et de leur benchmark sur notre page statistiques ou avec les rapports mensuels de votre portefeuille. Sur le graphique suivant nous montrons la comparaison du portefeuille de fonds nº6 entre 10 et 100 mille euros depuis 2016 et le benchmark de Morningstar Allocation Modérée Internationale EUR :

Comme nous pouvons l’observer dans les colonnes « Total » et « benchmark » du tableau au cours de nos 6 années d’existence, la rentabilité des portefeuilles d’Indexa a été supérieure à la moyenne des fonds d’investissement européens de risque similaire. Sur une courte période, il est toujours possible que la rentabilité de nos portefeuilles se situent en dessous de leur benchmark, mais à long terme nous espérons apporter une rentabilité nettement supérieure, principalement grâce à nos moindres frais et à la réduction des biais émotionnels de l’investisseur.

Impact du changement de benchmarks

Ce changement de benchmark obéit à un objectif de meilleure représentativité des benchmarks pour nos clients belges et européens et n’a pas d’impact significatif favorable ou défavorable pour Indexa. La rentabilité moyenne obtenue par les fonds espagnols comparables (benchmarks antérieurs) et les fonds européens comparables (nouveaux benchmarks) est en effet assez comparable dans l’ensemble, inférieure pour les portefeuilles 1 à 3 et 6 à 9, et supérieure pour les portefeuilles 4, 5 et 10 (voir graphe ci-dessous). En moyenne les fonds européens, avec lesquels nous nous comparons à présent, ont obtenu une meilleure rentabilité que les fonds espagnols et ce changement de benchmarks ne favorise pas Indexa.

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Suis-je en train d’épargner suffisamment pour ma retraite ?

Au fur et à mesure que les années passent, vous vous demanderez probablement si vous épargnez suffisamment pour votre retraite. Pour le savoir, d’une part, vous devrez connaître la valeur future de vos investissements actuels et de ceux que vous prévoyez de faire à l’avenir, d’autre part, vous devrez estimer ce dont vous aurez besoin à la retraite.

Pour les clients d’Indexa, nous avons un module de planification financière indexée que vous pouvez utiliser pour répondre aux questions suivantes :

Avec quel patrimoine pourrai-je prendre ma retraite si je continue à épargner et à investir avec mon profil d’investisseur actuel ?

Quel revenu mensuel pourrais-je avoir après ma retraite ?

Avec quelle probabilité ?

Suis-je sur la bonne ou la mauvaise voie pour atteindre mon objectif de rente à la retraite ?

Combien dois-je épargner et investir chaque mois pour atteindre mon objectif de revenu après la retraite ?

Comme vous pouvez le constater, l’une des principales variables permettant de déterminer si vous épargnez suffisamment est l’estimation du revenu mensuel dont vous aurez besoin après la retraite. Dans cet article, nous allons vous donner quelques indications pour connaître le montant du revenu dont vous aurez besoin et pour savoir si vous êtes sur la bonne voie ou non.

Estimer ce dont vous aurez besoin à la retraite

Les principales étapes de l’estimation du montant mensuel dont vous aurez besoin pour couvrir votre retraite sont les suivantes :

  1. Considérer votre style de vie souhaité et déterminer quelles seront vos dépenses mensuelles, y compris les frais de logement.
  2. Tenir compte de l’impact de l’inflation et des revenus attendus de votre pension.
  3. Faire la différence des revenus prévus et des dépenses et multiplier ce montant par le nombre estimé de mois de retraite.

Vos dépenses à la retraite

L’estimation de vos dépenses de retraite peut être très compliquée, c’est pourquoi nous avons élaboré un tableau des dépenses moyennes par ménage.

Dépenses mensuelles moyennes par ménage Montant (€ / mois)
De 16 à 25 ans  2.445
De 25 à 34 ans  3.720
De 35 à 54 ans  4.354
De 55 à 64 ans  3.932
65 ans et plus  2.564

Source : estimation Indexa sur base de données Insee 2006, Institut National de la Statistique et des Études Économiques en France.

Trois conclusions principales peuvent être tirées de ce tableau :

  1. Votre niveau de dépenses varie dans le temps.
  2. Le pic des dépenses se situe entre 35 et 54 ans, principalement en raison des dépenses du ménage et du logement.
  3. Les dépenses après 65 ans diminueront en moyenne de 35 % par rapport aux dépenses moyennes des 55-64 ans, de 41 % en moyenne par rapport aux dépenses des 35-54 ans et de 31% par rapport à celles des 25-34 ans.

Par ailleurs, il semble raisonnable de supposer que plus le niveau de dépenses pendant la vie active est élevé, plus le niveau de dépenses une foi à la retraite est élevé.

Dès lors, une bonne estimation de vos coûts futurs consiste à examiner vos coûts actuels et à les réduire de 35% si vous avez entre 55 et 64 ans, de 41% si vous avez entre 35 et 54 ans ou de 31 % si vous avez entre 25 et 34 ans.

Sécurité sociale

Il y a actuellement beaucoup d’incertitude sur le futur montant des pensions. En 2021, la pension mensuelle maximale (12 versements) est de 3 158 euros et la minimale de 764 euros.

Outre le fait qu’il s’agit d’un calcul qui prend en compte de nombreuses variables inconnues aujourd’hui, comme les futurs salaires et l’âge futur de la retraite, la méthode de calcul elle-même est susceptible de changer au fil du temps en raison du déséquilibre actuel entre les cotisations et les prestations.

Les avis sont nombreux sur l’avenir de la sécurité sociale, mais nous pensons qu’elle restera longtemps une part importante du revenu de retraite pour la plupart des retraités. Vous pouvez obtenir une estimation (approximative) de la pension que vous recevrez dans un simulateur online (comme par exemple celui proposé par BNP PARIBAS).

Calculer le revenu total et soustraire les dépenses estimées

Pour calculer le revenu total dont vous disposerez à la retraite, il est nécessaire d’ajouter au revenu de la sécurité sociale tous les autres revenus que vous pensez percevoir. Pour connaître les besoins de revenu estimés à la retraite, il faut soustraire le revenu total des dépenses estimées. Si le résultat est négatif, il faudra financer par l’épargne la dépense mensuelle multipliée par 12 mois et par 20 ans (durée de vie moyenne après la retraite).

Si vous disposez déjà d’un portefeuille d’investissement, vous pouvez en désinvestir progressivement une partie pour compléter votre retraite. Dans le module de planification financière indexée auquel vous pouvez accéder dans votre espace personnel \ Choisissez un de vos comptes \ Plan \ Planification financière indexée, vous retrouverez en détail l’estimation que nous faisons chex Indexa. Nous calculons trois scénarios différents. Si, dans le scénario négatif, le patrimoine que nous estimons que vous aurez avant la retraite vous permet de financer 20 ans du revenu dont vous pensez avoir besoin, nous pensons que vous êtes sur la bonne voie. Si ce n’est pas le cas, nous vous indiquons le montant que vous devez verser.

Conclusion

Savoir si vous épargnez suffisamment pour votre retraite est un calcul relativement complexe, plein d’hypothèses et d’incertitudes. Cependant, il vaut la peine de faire au moins une estimation approximative pour voir si, selon un ensemble d’hypothèses raisonnables, vous êtes sur la bonne voie ou non.

Si vous n’êtes pas encore client d’Indexa Capital, découvrez quel portefeuille de fonds indexés mondialement diversifié nous vous recommandons en effectuant notre bref test de profil investisseur (2 min).

Si vous êtes déjà client : Si vous êtes déjà client, vous pouvez accéder à votre planification financière indexée depuis votre espace personnel sur la page « Plan » de chacun de vos comptes.

Les apports nets de nos clients ne suivent plus le marché

Par le passé, nous avons suivi et analysé l’écart comportemental de nos clients, autrement dit, la propension des investisseurs à rechercher le meilleur moment pour investir, même s’ils sont susceptibles de se tromper et investir à rebours. Dans l’article « Écart comportemental : mieux vaut ne pas choisir quand investir », nous avons passé en revue plusieurs études qui ont montré qu’en moyenne, les investisseurs perdent 1,5 % de rendement par an en essayant de choisir quand investir ou désinvestir.

En juin 2018, nous avons effectué une première analyse pour savoir si nos clients, dans leur ensemble, investissent indépendamment de la performance du marché, ou s’ils investissent après des hausses de marché dans nos portefeuilles et désinvestissent après des baisses. Pour répondre à cette question, nous avons analysé les performances mensuelles de deux variables :

  1. Les apports nets des clients : nous utilisons comme meilleure approximation la différence entre la croissance mensuelle des apports et les retraits, mesurée en pourcentage du total des encours sous gestion du mois précédent. Par exemple, en juin 2018, les clients ont apporté 6,1 millions d’euros et retiré 0,6 million d’euros sur les 95,2 millions d’euros gérés par Indexa à la fin du mois précédent, ce qui équivaut à des apports nets de 5,8 % des actifs.
  2. Performance du portefeuille : nous utilisons la rentabilité des 12 derniers mois du portefeuille 6/10 pour les montants compris entre 10.000 et 100.000 euros, ce qui correspond au portefeuille moyen de nos clients.

En conséquence, les apports de nos clients ont augmenté lorsque les portefeuilles se portaient bien (et inversement les apports ont baissé dans un contexte plus difficile), ce qui n’était pas optimal car cela signifiait que nos clients achetaient davantage lorsque les prix avaient augmenté. En particulier, nous avons observé un coefficient de corrélation de Pearson R2 de régression de 61% (un R2 de 100% signifie une corrélation parfaite entre les augmentations de portefeuille et les entrées nettes et 0% signifie une décorrélation parfaite).

Dès lors, nous avons continué à insister sur le message selon lequel il vaut mieux ne pas choisir le moment où l’on investit et qu’il vaut mieux investir chaque mois de manière régulière. Afin de réduire cette dépendance, nous avons lancé des initiatives telles que « le contrat avec vous-même ».

Depuis la mise en avant de cette information, nous observons toujours une certaine corrélation, mais celle-ci tend à diminuer. En juillet 2019, le R2 est tombé à 45 % et en mars 2020, à 30 %.

Nous avons à nouveau mis à jour ces données en octobre 2021 et le résultat est épatant : le R2 est tombé à seulement 6%, ce qui implique que nos clients placent de l’argent et en retirent indépendamment de l’évolution du marché. Cette décorrélation peut être observée avec le graphique ci-dessous, car les points ne montrent aucune une relation linéaire claire :

Nous montrons avec le graphique ci-dessous, l’évolution dans le temps de la corrélation entre les apports nets et la rentabilité passée, qui montre une nette tendance à la baisse:

Analyse de robustesse

Nous avons effectué une analyse de robustesse de ce modèle en modifiant la variable à expliquer (apports nets) et la variable explicative (rentabilité passée). En particulier, nous avons envisagé la possibilité que les investisseurs prennent un certain temps pour réagir à une mauvaise performance de marché. Nous avons donc analysé les apports après trois mois plutôt qu’un seul. Nous avons également examiné ce qui se passe si, au lieu de regarder les rentabilités de l’année dernière, nous regardons celles du dernier trimestre, car les investisseurs peuvent réagir davantage aux événements récents. Dans les deux cas, le R2 actuel est encore très faible (8% et 2% respectivement).

Les apports récurrents expliquent l’absence de relation

L’absence de relation entre les apports nets et les rentabilités passées s’explique principalement par les apports réguliers effectués par la majorité de nos clients (77% de nos clients), qui par définition ne dépendent pas de l’évolution du marché.

Nombre de comptes Pourcentage de comptes avec apports périodiques (1)
Portefeuilles de fonds 35.936 77%
Données en date du 04/10/2021

(1) Portefeuilles de fonds ayant fait l’objet d’un ou plusieurs apports au cours des 4 derniers mois.

Nous avons effectué la même analyse en août 2019 et, depuis, le pourcentage de clients versant des apports réguliers a légèrement augmenté, passant de 74 % à 77 %. Ainsi, non seulement le chiffre est bon, mais il s’améliore.

Analyse des retraits

Après avoir constaté que les apports nets ne dépendent pas du marché, nous avons aussi voulu analyser ce qui en était des retraits. Nous avons observé qu’ils dépendent de l’évolution du marché, mais dans une moindre mesure que les apports réguliers de 2018. En particulier, nous avons analysé les points suivants :

  1. Les retraits des clients : nous avons utilisé comme meilleure approximation la croissance mensuelle des retraits, mesurée en pourcentage du total des encours sous gestion du mois précédent. Par exemple, en juin 2018, les clients ont retiré 0,6 million d’euros sur les 95,2 millions d’euros sous gestion d’Indexa à la fin du mois précédent, ce qui équivaut à des apports réguliers de 0,6 % des encours.
  2. Performance du portefeuille : nous avons utilisé la rentabilité des 3 derniers mois du portefeuille 6/10 pour les montants compris entre 10.000 et 100.000 euros, ce qui correspond au portefeuille moyen de nos clients.

Nous avons constaté que les retraits diminuent lorsque la rentabilité augmente (et inversement les retraits augmentent lorsque la rentabilité diminue), avec un R2 de 22 % :

En tant que conseiller, nous devons essayer d’atténuer, autant que possible, ce comportement, car il pénalise la rentabilité des portefeuilles à long terme. Les retraits ont été les plus important (4,6 %) en mars 2020, en pleine crise du COVID, tandis que le rendement du portefeuille 6/10 au cours des 12 mois suivants a été le plus élevé de l’histoire d’Indexa (+24 %).

Conclusion et félicitations

Avec cette nouvelle étape, Indexa complète son expertise en proposant à ses clients des portefeuilles peu coûteux, mondialement diversifiés avec un profil de risque adapté et une exposition réduite aux biais comportementaux. La vocation d’Indexa était donc la suivante :

  1. Indexation : augmenter la rentabilité pour un risque donné en réduisant les coûts et en augmentant la diversification des portefeuilles de fonds indexés.
  2. Profilage du risque : à travers un profilage automatisé, attribuer le profil de risque approprié aux clients.
  3. Ecart comportemental : encourager les apports réguliers et souligner que l’avenir des marchés ne peut être prédit pour éviter les biais.

6 ans après notre création, nos clients ont des portefeuilles qui maximisent leurs rentabilités pour un risque donné, celui qu’ils sont capables et qu’ils souhaitent prendre. Nos clients ne suivent pas le marché avec leurs apports. Il ne reste plus qu’à éviter l’augmentation des retraits lorsque les rentabilités du portefeuille diminuent.

Il est possible que l’évolution à la baisse du coefficient de corrélation de Pearson R2 s’explique par une première estimation trop élevée en raison de la petite taille de l’échantillon, ou qu’elle était vraiment élevée et qu’elle a diminué. Dans les deux cas, nous tenons à vous féliciter.

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Écart comportemental : mieux vaut ne pas choisir quand investir ou désinvestir

Dans cet article, nous allons analyser une idée que nous comprenons tous intuitivement : les investisseurs particuliers ont tendance à investir davantage après des hausses du marché et à vendre après des baisses donc à acheter au prix fort et à vendre au prix bas ; la panique et l’avarice font partie de la condition humaine. Les études académiques procèdent à l’analyse suivante : au lieu d’examiner la rentabilité publiée des fonds (qui ignorent les entrées et les sorties de capital), elles calculent la rentabilité réelle obtenue par les investisseurs, en utilisant les données sur les entrées et sorties de fonds. La différence entre les deux rentabilités est appelée « behaviour gap » (écart comportemental).

En d’autres termes, un fonds peut avoir enregistré une rentabilité de 10% une année, puis de -11% l’année suivante, de sorte que la rentabilité totale du fonds sur deux ans est de 0%. Cependant, la plupart des investisseurs entrent une fois qu’ils ont vu une rentabilité positive : dans ce cas, l’investisseur pourrait être entré dans la deuxième année et avoir obtenu une rentabilité de -10%.

Les données montrent (voir ci-dessous pour une analyse détaillée) qu’au minimum, les investisseurs perdent environ entre 1% et 1,5% par an en suivant les performances passées. Cette différence de rentabilité dépend de la période, de la géographie et de la classe d’actif étudiée, mais elle se situe dans un intervalle entre 1% et 6% de rentabilité perdue et est systématiquement positive; jamais a été gagné de la rentabilité.

Il s’agit d’un résultat particulièrement important. De nombreux investisseurs attendent ce qu’ils pensent être un meilleur moment pour investir. Il est cependant prouvé qu’en attendant le meilleur moment, ils perdront en moyenne 1,5 points de pourcentage de rentabilité pour leur portefeuille. En termes purement statistiques, il vaut mieux soit découpler le moment de l’investissement de l’évolution des marchés (avec des apports automatiques mensuels par exemple), soit profiter des baisses (sachant que celles-ci peuvent devenir plus importantes) pour investir.

Chez Indexa, nous vous recommandons d’essayer d’apporter un montant mensuel fixe à votre portefeuille, ou d’apporter ce que vous avez à investir en une seule fois mais sans tenir compte de la situation actuelle du marché.

Si vous êtes déjà client : nous vous recommandons de programmer un virement périodique sur votre compte Indexa depuis votre propre banque.

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Études sur les écarts de comportement

En utilisant des données américaines agrégées, [Nesbitt , 1995] a constaté que les décisions d’investissement des investisseurs dans des fonds américains, entre 1984 et 1994, les ont généralement conduits à réaliser un gain inférieur de 1,08% à celui d’une simple stratégie d’achat et de conservation. À cet égard, [Frazzini et Lamont ,2008] présentent des données pour la période 1980-2003 suggérant que les investisseurs dans des fonds communs ont tendance à investir au mauvais moment, en achetant trop tard lors d’une reprise et en vendant juste avant que le marché n’atteigne un plancher, à un coût estimé à 1,02% par an.

Dans une étude plus récente, [Bullard, Friesen et Sapp, 2009], en analysant les données de fonds américains commercialisés par un réseau entre 1991 et 2004, ont constaté que la rentabilité finale pour l’investisseur est en moyenne inférieur de 1,62%, en raison du mauvais timing de leurs décisions. Dans un article antérieur, [Friesen et Sapp, 2007] examinent la capacité des investisseurs dans des fonds communs de placement à prévoir la performance du marché entre 1991 et 2004 et constatent qu’en moyenne, les décisions d’entrer ou de sortir du fonds réduisent les rentabilités de 1,56% par an.  De même, [Sinha et Jog, 2005] analysent les données des fonds communs de placement canadiens sur la période 1988-2002, et concluent que la rentabilité obtenue par les investisseurs est inférieure de 2,14% à celle qu’aurait obtenu un investisseur ayant acheté le fonds et conservé.

[Barber et Odean, 2000] analysent les données relatives aux investisseurs particuliers américains qui ont investi dans des actions ordinaires entre 1991 et 1996 et constatent qu’au cours de cette période, ils ont obtenu une rentabilité annuelle de 11,4%, alors que le marché a enregistré une rentabilité de 17,9%, soit plus de 6 points de pourcentage de différence, provenant principalement de transactions excessives. En utilisant les données au niveau de l’indice du NYSE/AMEX américain, [Dichev, 2007] constate que les décisions de market timing (essayer de choisir le bon moment pour investir ou désinvestir) pourrait avoir coûté aux investisseurs américains environ 1,3% de rentabilité par an sur la période de 1926 à 2002.

[Dichev et Yue, 2010] montrent, en utilisant des données sur les fonds spéculatifs entre 1980 et 2008, que les investisseurs dans ces fonds gagnent en moyenne 3,2% de moins par an parce qu’ils achètent lorsque les fonds ont augmenté et vendent lorsque les fonds ont baissé.

[Clare et Motson, 2010], qui analysent des données du marché britannique, constatent que les investisseurs perdent en moyenne 1,17% par an sur leurs décisions d’investissement.

Références/Sources

Barber, Brad M., Odean, Terrance, 2000. Trading Is Hazardous to Your Wealth (working paper).

Bullard, Marcel, Friesen, Geoff y Sapp, Travis, 2009. Investor Timing and Fund Distribution Channels (working paper).

Clare, Andrew y Motson, Nick, 2010. Do UK retail investors buy at the top and sell at the bottom? (working paper).

Dichev, Ilia D., 2007. What are Stock Investors Actual Historical Returns? Evidence from Dollar-weighted Returns, American Economic Review 97, (1) March: 386-401.

Dichev, D. y G. Yu, 2010. Higher risk, lower returns: What hedge fund investors really earn, Goizueta Business School at Emory University, Working Paper.

Frazzini, Andrea, y Lamont Owen A. , 2008. Dumb Money: Mutual Fund Flows and the Cross-section of Stock Returns, Journal of Financial Economics (88): 299-322.

Friesen, Geoffrey C., y Travis R. A. Sapp, 2007. Mutual Fund Flows and Investor Returns: An Empirical Examination of Fund Investor Timing Ability, Journal of Banking & Finance 31, (9): 2796-816.

Nesbitt, S. , 1995. Buy high, sell low: Timing errors in mutual fund allocations. Journal of Portfolio Management 22 pp. 57–60.

Sinha, Rajeeva y Jog, Vijay, 2005. Fund Flows and Performance Edmond and Louis Odette School of Business. University of Windsor. Working Paper.

Comment définissons-nous le profil de nos clients ?

Définir le profil d’un client a traditionnellement été plus un art qu’une science et un art complexe. Très souvent le client ne sait pas quel niveau de risque il veut assumer et quand il croit le savoir, il ne sait pas réellement comment réagir quand il voit son portefeuille grimper ou baisser. D’autre part, le banquier qui évalue le profil du client peut ne pas être dans un bon jour ou être particulièrement pessimiste ou optimiste et biaiser les réponses et les indications données par le client.

Chez Indexa, nous avons voulu résoudre ce problème de la subjectivité de l’évaluateur avec une approche quantitative et scientifique : nous avons créé un processus reproductible, évaluable et révisable. Cela ne signifie pas qu’il s’agit de la seule manière de définir le profil investisseur du client, mais nous pensons qu’il présente de nombreux avantages, en particulier celui d’être totalement objectif quant à l’évaluateur (une fois le processus défini) et de pouvoir être évalué et amélioré.

Nous avons défini une série de questions avec leurs réponses possibles et, sur la base de ces dernières, nous utilisons un algorithme, qui est public, pour obtenir le profil. Avec ce processus, deux clients qui répondent de la même manière à un test, obtiendront le même profil investisseur. Cela ne sera pas toujours le cas avec une méthode traditionnelle de questions et réponses qualitatives.

La première chose dont nous avons besoin pour évaluer le profil de risque d’un client est de connaître sa capacité à assumer les risques (quel niveau de risque peut-il assumer) et sa tolérance à les assumer (quel niveau de risque veut-il assumer).

La capacité à assumer les risques

La capacité à assumer les risques dépend des variables objectives suivantes :

  • Le patrimoine actuel du client (plus le patrimoine est important, plus la capacité à assumer les risques est grande)
  • Les revenus (pour les plus jeunes, plus les revenus sont importants, plus la capacité est grande : pour ceux proches de l’âge de la pension, plus le revenu est grand, plus la capacité est réduite, car nous visons le maintien de leur pouvoir d’achat une fois pensionnés)
  • La stabilité de ces revenus (plus la stabilité est importante, plus la capacité est grande)
  • Le pourcentage de revenus consacré aux dépenses (plus les dépenses sont importantes, moins la capacité est grande)
  • L’âge du client (plus la retraite est loin, plus la capacité est grande)
  • L’horizon d’investissement (plus l’horizon temporel est long, plus la capacité est grande)

Avec ces données, nous évaluons la capacité du client à pouvoir supporter ses dépenses à la retraite. Si le client a un patrimoine, des revenus et des dépenses qui lui permettent de supporter plus de 20 ans de coûts fixes, sa capacité à assumer les risques est considérée comme élevée. La valorisation est comprise entre 1 (faible capacité) et 10 (haute capacité).

L’âge est le paramètre le plus important de l’évaluation de la capacité à prendre des risques. Un investisseur jeune qui ne va pas avoir besoin de liquidité, aura toujours le temps de récupérer d’éventuelles pertes sur son portefeuille d’investissement ou dues à une situation de chômage.

La tolérance, ou volonté d’assumer les risques

La tolérance à prendre des risques s’évalue en fonction d’un ensemble de questions, nécessairement subjectives, à travers lesquelles s’établit l’attitude de l’investisseur face à différentes situations. Ainsi, l’expérience passée du client avec des investissements à risque est également évaluée. Si à partir des réponses, nous détectons un manque de cohérence, la valorisation globale de la tolérance aux risques diminue sensiblement. La valorisation est également comprise entre 1 (faible tolérance) et 10 (haute tolérance).

Calcul du profil investisseur

Une fois la tolérance à prendre des risques et la capacité à les assumer connues, nous calculons le profil total. Quatre situations sont possibles : faible ou haute tolérance avec faible ou haute capacité. Si la tolérance et la capacité vont dans le même sens, il n’y a pas de problème, mais s’il y a dissonance alors il faut définir une procédure.

Profil investisseur
selon la capacité / la tolérance
Faible tolérance Haute tolérance
Faible capacité Profil conservateur ?
Haute capacité ? Profil risqué

Avec les méthodes de profilage traditionnelles, le jugement du banquier entrait ici en compte avec le risque qu’il engendrait. Chez Indexa, à avoir une donnée numérique tant pour la capacité que pour la tolérance, nous pouvons prendre une décision cohérente. Ainsi, le profil investisseur du client est calculé comme une moyenne pondérée donnant toujours plus d’importance à la caractéristique (capacité ou tolérance) ayant obtenu le moins de points (80% à celle ayant le moins de points et 20% à celle en ayant le plus). En cas de dissonance, cette règle tend à attribuer un profil plus conservateur.

Par exemple, une capacité de 8 et une tolérance de 4 donneraient un profil de 5 (0,2 * 8 + 0,8 * 4 = 4,8, arrondi à 5).

Si vous souhaitez découvrir le détail de l’algorithme de profilage utilisé par Indexa, vous pouvez le consulter sur notre page modèle.

Connaissez-vous votre profil investisseur ?

Vous pouvez le calculer en seulement 2 minutes en répondant à notre bref test de profil.

Le profil actuel de nos clients

La distribution actuelle de nos 44.000 clients entre les 10 profils investisseur est la suivante :

Quant à la rentabilité et à la volatilité espérées de chaque profil, vous pouvez les trouver après le test de profil, ou également sur notre page modèle de gestion, dans la partie « Répartition optimale de chaque classe d’actif ».

Vous pouvez également consulter la rentabilité, la volatilité et le ratio de Sharpe (rentabilité / volatilité) des dix profils de risque sur la page de la rentabilité de nos portefeuilles.

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Le risque de liquidité

Nous continuons notre série d’article sur les différents risques. Après un premier article sur le risque de crédit, nous allons maintenant présenter le risque de liquidité des marchés financiers.

Le risque de liquidité est, selon Investopedia : « le risque dérivé d’un investissement ne pouvant pas être acheté ou vendu avec la rapidité suffisante pour éviter ou minimiser une perte ». Autrement dit, il s’agit du risque de ne pas trouver un acheteur au moment où nous souhaitons vendre notre actif pour obtenir de la liquidité, indépendamment du prix. Il s’agit d’un risque très important puisque sans acheteur nous ne pouvons pas liquider nos investissements, ce qui réduit notre pouvoir d’achat.

Chaque actif a un risque de liquidité différent qui dépend de la taille de l’investissement et du nombre d’investisseurs qui y participent. Plus la taille de l’investissement ou le nombre d’investisseurs est grand, plus l’investissement sera liquide. Si je suis le seul à posséder un actif, une maison par exemple, et je souhaite le vendre, il sera nécessairement plus difficile à vendre que des actions pour lesquelles il y a des milliers, voire des millions, de vendeurs et d’acheteurs impliqués.

Nous pouvons ordonner les principales classes d’actif en fonction de leur liquidité (ordre approximatif), du plus liquide au moins liquide :

  1. Actions de grandes entreprises cotées
  2. Obligations d’États
  3. Obligations d’entreprises de bonne qualité crédit (investment grade)
  4. Actions de petites entreprises cotées
  5. Obligations d’entreprises de faible qualité crédit (high yield)
  6. Immobilier
  7. Capital risque
  8. Émetteurs privés de dette

Si nous investissions dans un fonds d’investissement, pour connaître la liquidité de celui-ci, il faudrait analyser dans quoi investit ce fonds. Si le fonds investissait dans des actions de grandes entreprises cotées, il pourrait faire face à des remboursements beaucoup plus importants que s’il investissait dans de petites entreprises cotées. Par exemple, un fonds indexé sur l’indice S&P 500 ou MSCI Europe (tel qu’utilisé chez Indexa) a un risque de liquidité nettement moindre qu’un fonds d’investissements en valeur (value) qui investit dans des petites entreprises cotées.

En général, les fonds maintiennent un petit pourcentage du fonds en espèces pour pouvoir faire face aux remboursements quotidiens habituels. Si des remboursements supérieurs à cette réserve sont reçus, le fonds doit vendre sur le marché une part de ses investissements (actions ou obligations) pour pouvoir obtenir de la liquidité et donner l’argent aux participants qui souhaitent rembourser leurs parts d’un fonds. Si l’actif est peu liquide, il se peut que la valeur liquidative du fonds soit affectée ou qu’il soit impossible de faire face immédiatement aux remboursements demandés par les participants. Dans ce cas, les participants qui souhaitent rembourser leurs parts doivent attendre plusieurs jours pour recevoir l’argent.

Pour éviter cet impact négatif pour les participants qui ne vendent pas, certains fonds d’investissement appliquent un prix oscillant (dont nous parlerons dans un article postérieur), qui bénéficient à tous les participants actuels du fonds. De cette manière, les coûts de transaction pour non-liquidité sont assumés par les nouveaux participants.

Lors de la construction d’un portefeuille d’investissement, il faut faire très attention au risque de liquidité. Chez Indexa, les portefeuilles de fonds de nos clients, qui sont remboursables à n’importe quel moment, sont investis dans des classes d’actif avec une liquidité élevée : des actions d’entreprises cotées, des obligations d’État et des obligations d’entreprises de bonne qualité de crédit. Ainsi, le participant serait à peine affecté s’il décidait de rembourser sa participation. D’autre part, nous sélectionnons des fonds d’investissement de grande taille pour que les choix d’un participant n’affectent pas le fonds. Le fonds le plus petit, avec lequel nous travaillons actuellement, a un patrimoine de plus d’un milliard d’euros (voir le détail de nos portefeuilles).

Le cas spécifique des ETFs

Ces derniers temps, nous entendons parfois parler d’un potentiel problème de non-liquidité des ETF’s (Exchange Traded Fund, ou fonds d’investissement cotisé) qui sont négociés sur le marché et du risque de déviation entre la valeur de l’ETF et celle des actifs sous-jacents dans lesquels investit l’ETF.

Dans le cas d’un ETF avec un grand volume de négociation, ce potentiel problème pourrait difficilement devenir significatif. Par exemple, l’ETF « SPDR S&P 500 ETF » traitent quelques 60.000 millions de dollars quotidiennement. Avec ce volume traité, n’importe quelle opération qui dévierait un peu de la valeur des sous-jacents serait rapidement corrigée.

Dans le cas où un ETF n’aurait pas tant de volume de négociation, mais investirait dans des actifs liquides, cela serait un problème très bref puisque si une différence de valeur entre cet ETF et ses actifs sous-jacents était suffisante pour couvrir les coûts de transaction et générer un bénéfice, les arbitres entreraient pour négocier le sous-jacent contre l’ETF et feraient disparaître cette différence. Nous pouvons par exemple voir ci-dessous le graphique du « flash-crash » d’un ETF qui investit dans des actions du S&P 500 équipondéré, qui a beaucoup moins de liquidité que le S&P 500 pondéré par capitalisation boursière :

Ce « flash-crash » s’est corrigé dans l’heure suivant l’ouverture. Néanmoins, si un ETF investit dans des actifs beaucoup moins liquides alors il peut donner une plus grande différence mais le prix est susceptible de finir par refléter la valeur des sous-jacents.

Chez Indexa, ces courtes variations du prix de certains ETF’s ne nous affectent pas car nous investissons dans des fonds indexés non cotés (pas dans des ETF’s).

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Le risque de crédit

Quand vous investissez, le plus important est de connaître parfaitement les risques encourus. Savoir à quels risques vous êtes exposé permet de minimiser les risques auxquels vous ne souhaitez pas l’être et diversifier correctement les risques acceptés.

Photo : Brian A. Jackson

En fait, un bon investisseur peut espérer au mieux savoir s’exposer et estimer correctement les risques qu’il choisit comme source de rentabilité à long terme (sans risque, il n’y a pas de rentabilité). Une fois sélectionnées les sources de risque, la rentabilité viendra avec le temps, avec les soubresauts habituels à court terme. Si nous assumons un risque sans le savoir, par méconnaissance ou omission, nous pourrions ne pas parvenir à nos prévisions de rentabilité à long terme. Ou dans le pire des cas, nous pourrions même perdre la totalité de notre investissement à cause d’un événement que nous n’aurions pas anticipé.

Chez Indexa, nous accordons une grande importance à l’assignation des risques et dans une série d’articles, nous allons décrire les différents types de risques. Notre objectif est de divulguer l’information et pouvoir vous éviter les mauvaises surprises. Les principaux risques sont : le risque de marché, le risque de crédit et le risque de liquidité.

Dans cet article, nous allons parler du risque de crédit et l’importance de diversifier ce risque. La Wikipedia en donne la définition suivante :

« Le risque de crédit est le risque qu’un emprunteur ne rembourse pas tout ou une partie de son crédit aux échéances prévues par le contrat signé entre lui et le préteur. »

Parce qu’il s’agit du risque qu’un emprunteur ne rembourse pas son crédit, nous devons y porter toute notre attention. En effet, au moment de ne pas payer, généralement seule une toute petite partie est récupérée par le prêteur.
Si nous prêtions tout notre argent à une seule et même institution qui ne nous le rendrait pas, nous aurions alors tout perdu.

En réalité, aucun être sensé ne prêterait tout son argent à une seule personne ou entité, mais le problème survient quand nous ne sommes pas conscients que nous sommes en train de prêter notre argent. Il existe de nombreux exemples d’investisseurs qui ne connaissaient pas cette situation et ont eu une mauvaise surprise. Nous allons dresser une liste de quelques cas dans lesquels un risque de crédit élevé est pris généralement inconsciemment.

Déposer de l’argent sur un compte courant dans une banque

En déposant notre argent sur un compte courant dans un établissement bancaire, en réalité ce que nous sommes en train de faire est prêter de l’argent à la banque avec la condition de pouvoir demander à le retirer quand nous le souhaitons. C’est la raison pour laquelle dans certains cas la banque nous rémunère ce risque avec un intérêt. Si la banque faisait faillite, nous nous retrouverions avec la surprise d’être devenu un des créanciers de la banque et nous devrions attendre que la banque soit liquidée pour pouvoir savoir combien nous pouvons récupérer (au-delà de la somme couverte par le fonds de garantie).

C’est pourquoi, quand des rumeurs commencent à se propager à propos d’une banque qui aurait des problèmes, les clients font la queue devant les succursales pour être les premiers à retirer leur argent. Étant donné que ce comportement fragilisait beaucoup les établissements financiers et les rendaient sujets à des rumeurs, des organismes officiels ont été créés pour prêter aux banques en cas de panique injustifiée (les banques centrales), et pour « garantir » certains montants en dessous desquels un client récupère son argent (fonds de garantie). En Belgique, le montant couvert par le Fonds de Garantie des Dépôts est de 100.000€ par compte espèce et par titulaire.

Par conséquent, si vous disposez d’une quantité supérieure à 100.000€ en dépôt, il est préférable de chercher des établissements financiers solvables et dans le cas d’importantes quantités de déposer l’argent dans différents établissements. Chez Indexa, le compte espèces utilisé pour regrouper les investissements des clients est maintenu auprès de BinckBank du groupe Saxo Bank qui est une des entités avec un ratio de solvabilité des plus élevés en Europe. Toutefois, nous restons conscients du risque de crédit associé et nous ne laissons pas plus de 1% des actifs du client sur ce compte espèces (sauf pour les comptes plus petits pour lesquels le pourcentage d’espèces peut être temporairement plus important).

Obligations structurées

A la différence des dépôts, ce genre d’investissements est très habituel dans les portefeuilles de clients de banque privée. Les banquiers privés commercialisent généralement ces obligations à leurs clients en se concentrant uniquement sur les caractéristiques de l’obligation, en survolant qui en est l’émetteur et le risque de crédit associé.

Par exemple, si nous pensons à une obligation garantie qui dans 5 ans reversera le montant investi et en plus nous donnera la rentabilité du Bel20 (si elle est positive), cela semble a priori un bon investissement : si la bourse grimpe, nous gagnons et si la bourse ne grimpe pas, nous récupérons notre argent.

Le problème est : qui « garantit » ces versements ? Car il y a des bons garants et des mauvais, ou pire encore, il y a des mauvais garants qui semblent en être de très bons. À ce sujet, nous avons l’exemple de Lehman Brothers. Beaucoup de clients de banque privée ont perdu beaucoup d’argent parce qu’ils avaient investi dans des obligations garanties par Lehman Brothers, très souvent sans même savoir qu’elles étaient garanties par cet établissement. En 2008, au moment de la faillite de Lehman, ces investisseurs sont devenus, comme dans le cas des comptes courants, des créanciers de la banque. Le processus judiciaire pour récupérer leur argent continue encore plus de dix ans après.

Perdre de l’argent fait partie du monde de l’investissement, mais il faut éviter les pertes définitives et irrécupérables. Dans le cas de Lehman Brothers (ou des établissements financiers islandais), le véritable problème a été que, dans certains cas, la totalité des économies d’un client ont été investies dans ces obligations et par conséquent la perte a été totale et définitive.

En règle générale, il faut toujours demander qui est le garant d’une transaction garantie et voir si vous êtes à l’aise avec le risque de crédit associé. Notre recommandation est d’éviter les obligations structurées, puisqu’en fait il s’agit d’investissements avec une plus grande marge pour les établissements financiers qui les vendent et elles tendent à concentrer plus de risques comme le risque de crédit. Un portefeuille diversifié et à faible coût n’a pas besoin de ce genre de produits.

Produits d’épargne et d’assurance

À contracter un produit d’épargne avec une entreprise d’assurance, il faut être conscient que dans la réalité nous sommes en train de prêter tout notre argent à l’assureur et nous signons un contrat à travers lequel il nous promet certaines rentabilités en échange. Par exemple, dans le cas d’une assurance vie de la branche 23, un investisseur donne à l’assureur un montant que celui-ci s’engage à un investir dans un portefeuille de fonds d’investissement pour ensuite, quand le client demande à récupérer son argent, lui rendre le résultat de l’investissement dans ces fonds.

C’est-à-dire qu’en plus des risques de marché qui sont pris et qui dépendent de chaque produit en particulier, le client assume un risque de crédit très important avec l’assureur. En cas de faillite de la société d’assurance, les clients des produits d’épargne deviendront des créanciers de l’assurance dans la procédure judiciaire qui suivra. Dans ce cas, l’investissement des clients n’est pas séparé du bilan de l’assurance et ils entrent dans la procédure d’insolvabilité.

Comme pour les comptes courants, les organismes publics ont établi des mécanismes pour tenter de palier à ce risque très important (qui touche donc la totalité de l’investissement), comme par exemple l’établissement de fonds de réserve. Cependant, indépendamment du risque perçu ou de ceux atténuants, il faut toujours tenter de minimiser les risques que nous ne souhaitons pas prendre ou du moins les diversifier au maximum. C’est important parce qu’avec le temps, des événements que nous n’attendions pas peuvent se produire et à long terme la situation des établissements peut changer brusquement. Par exemple, en moins de deux ans (2006-2008), AIG est passé du statut d’assureur extrêmement solvable, le plus grand du monde, à celui de société en faillite, sauvée par les États-Unis.

C’est pourquoi, si vous souhaitez éviter un risque de crédit trop important, il peut être préférable d’investir dans les fonds d’investissement eux-mêmes. Les fonds d’investissement ont uniquement leurs propres participations et ont leurs propres bilans et par conséquent ils ne sont pas exposés au risque de faillite du gérant du fonds (les fonds sont hors du bilan de leur gestionnaire). Du point de vue du risque de crédit, il est préférable de construire des portefeuilles de fonds d’investissement ou de fonds de pension puisque dans les deux cas le patrimoine appartient aux participants et non à l’établissement qui les gère.

Conclusion

Il y a de nombreux autres exemples d’investisseurs n’ayant pas conscience du risque de crédit : obligation perpétuelles, obligations subordonnées, … Dans chacun des cas, nous nous retrouvons à avoir prêté une quantité importante de notre patrimoine à une seule entité, qui au moment du prêt, nous semblait très solvable mais qui avec le temps a empiré.

Le remède à ce risque est double :

  1. Éviter le risque de crédit qui n’apporte pas de valeur comme dans le cas des obligations structurées.
  2. Diversifier, diversifier et diversifier. L’unique façon d’obtenir une rentabilité est d’assumer des risques, et le risque de crédit est un des plus important, mais il ne faut jamais mettre tous ses œufs dans le même panier ! Dans nos portefeuilles de fonds d’investissement, il y a toujours une certaine exposition au risque de crédit à travers des fonds d’obligations d’États et d’obligations d’entreprises, mais cette exposition est très diversifiée puisque nous prêtons littéralement à des milliers de créanciers, et par conséquent, la probabilité que tous fassent faillite en même temps est quasiment nulle. En échange, nous obtiendrons une rentabilité ajustée à ce risque à long terme.

Finalement, et comme recommandation, avant de contracter n’importe quel produit, demandez à la personne qui vous le présente : que se passerait-il pour mon investissement si votre entreprise faisait faillite ? Si la réponse est que vous perdriez tout votre argent, nous vous recommandons de n’investir qu’une petite partie de vos économies dans ce produit financier.

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L’effet de l’inflation sur nos portefeuilles indexés

Par les temps qui courent, nous pouvons entendre parler régulièrement d’une possible augmentation de l’inflation. Plusieurs clients nous ont demandé quel effet pourrait avoir « la plus que prévisible inflation » (paroles d´un client) sur les portefeuilles et quelles mesures nous mettons en place chez Indexa à ce sujet. Dans la constitution des portefeuilles actuels, nous prenons déjà en compte l’effet de l’inflation et nous allons donc dans cet article vous expliquer comment celle-ci l’est.

Inflation et prévisions d’inflation

Avant toute chose, il est nécessaire de faire la distinction entre inflation et prévisions d’inflation. L’inflation est une donnée observable, publiée par les services de statistiques de chaque pays, tandis que les prévisions d´inflation ne sont que les prévisions espérées par les investisseurs pour le futur. Ces prévisions ne sont pas observables, il faut les estimer de manière indirecte. Ce sont ces dernières qui affectent les prix des actifs et ces prévisions varient bien plus que les données réelles de l’inflation.

À mesure que nous surmontons la pandémie de la Covid-19, les prévisions d’inflation augmentent de par la reprise économique et les mesures de relance monétaire, lesquelles devraient générer de l’inflation à l’avenir. Par exemple, les perspectives d’inflation européenne pour les swaps d’inflation à 5 ans sont maintenant de 1,6% au lieu de 1,3% au début de l’année. Les swaps d’inflation sont des produits dérivés négociés par les grands investisseurs institutionnels.

Cette prévision à la hausse implique que l’effet de cette future inflation est probablement déjà pris en compte, ou du moins partiellement, dans le prix actuel des actions et des obligations. Dès lors, la prévision d’une possible augmentation de l’inflation pourrait n’avoir aucun impact futur puisqu’elle pourrait déjà être reflétée dans les prix actuels. En revanche, si les prévisions d’inflation dépassent les attentes actuelles, alors il y aura un effet.

Il est important de comprendre que les prévisions sont une éventualité et peuvent donc augmenter ou baisser. Personne ne sait ce que seront les prévisions dans le futur, si elles augmenteront ou baisseront. Il y a de nombreuses raison de penser que l’inflation va fortement augmenter à l’avenir (reprise économique et relance monétaire), mais aussi de penser le contraire (digitalisation, services déflationnistes tels que nos services par exemple, dont le prix ne fait que baisser chaque année). La meilleure estimation que nous pouvons faire à propos de l’inflation future est celle qui se base sur la prévision actuelle de l’inflation.

L’effet des prévisions d’inflation sur les différentes classes d´actifs.

Les prévisions d’inflation affectent différemment chaque actif : actions, obligations nominales et obligations liées à l’inflation. Les actifs qui protègent de l’inflation sont appelés « actifs réels » et ceux ne protégeant pas « actifs nominaux ».

Les cours des actions ont tendance à intégrer les hausses modérées à élevées de l’inflation. En effet, le prix de l’action d’une entreprise est corrélé avec la valeur des ventes et avec le prix des biens et services vendus par les entreprises, lesquels augmentent également avec l’inflation. À titre d’exemple, depuis le début 2021 jusqu’au 3 juin, malgré l’augmentation des prévisions d’inflation de 1,3% à 1,6%, les actions européennes ont grimpé de 14,8%. En cas d’hyperinflation (inflation très élevée), les actions sont affectées négativement par la crise économique, laquelle déclenche généralement un épisode d´hyperinflation. Cependant, il est très rare d’observer une hyperinflation dans des économies diversifiées, développées et de grandes tailles comme la zone Euro ou les États-Unis.

Les obligations nominales sont affectées négativement par la hausse des anticipations d’inflation. En effet, en général, lorsque les prévisions d’inflation augmentent, le marché s’attend à un relèvement des taux d’intérêts à venir par la banque centrale concernée, ce qui augmente à long terme le taux d’intérêt des obligations. Par ailleurs, une augmentation des taux d´intérêts entraîne une chute du prix des obligations actuelles, car leur taux d’intérêt est inférieur à celui des nouvelles obligations qui seront émises. Par exemple, en 2021, le fonds d’obligations gouvernementales européennes Vanguard Euro Government Bond Index Fund EUR Acc, que nous incluons dans certains de nos portefeuilles, est en baisse de -3,3%.

Les obligations liées à l’inflation sont partiellement affectées par les prévisions d’inflation. Le point positif : comme le nominal de l’obligation augmente avec l’inflation, cette partie protège. Le point négatif : comme il s’agit d´une obligation, le paragraphe précèdent, sur la hausse des taux d’intérêts à long terme et la baisse du prix des obligations, s’applique. En 2021, jusqu’aujourd’hui, l’effet combiné est positif avec une hausse de +1,3% pour le fonds Vanguard Eurozone Inflation-Linked Bond Index Fund EUR Acc qui est inclus dans tous nos portefeuilles de plus de 10 mille euros.

L’effet des prévisions d’inflation sur un portefeuille diversifié

Comme nous l’avons observé, les classes d’actif se comportent différemment face aux prévisions d’inflation. Les portefeuilles d’Indexa sont construits à partir de différentes classes d’actif dans le but de diversifier les sources de rendement et de risques, parmi lesquels l’inflation.

La seule manière d’éliminer le risque d’inflation (à la hausse comme à la baisse) est d’avoir un portefeuille composé à 100% d’actifs réels, ce qui, dans notre cas reviendrait à avoir un portefeuille d’actions. Un portefeuille avec 100% d’actions signifie que l’on prend beaucoup de risques et que l’on ne bénéficie pas de la diversification offerte par les obligations. Les autres alternatives pour réduire le risque d’inflation, comme les obligations à court terme ou les liquidités, comportent leurs problèmes. Les obligations à court terme ont un rendement attendu moins important que les obligations à long terme, quant aux liquidités, elles apportent un risque de crédit très concentré.

Notre recommandation compte tenu de la situation actuelle

Une fois encore, notre recommandation est de ne pas réagir aux mouvements du marché (dans ce cas, à l’augmentation des prévisions d’inflations) ni aux bruits des médias, et de maintenir les portefeuilles actuels conçus et optimisés pour le long terme.

Si vous n’êtes pas encore indexé avec nous, n’hésitez pas à effectuer notre test de profil investisseur (2 minutes) pour découvrir quel portefeuille de fonds nous pouvons vous proposer.

Le risqué de marché

Avec ce nouvel article de notre formation financière, nous allons analyser pourquoi un actif a un risque de marché et nous allons quantifier ce risque entre différents types d’actifs.

Le risque de marché est selon la Wikipédia : « le risque de perte qui peut résulter des fluctuations des prix des instruments financiers qui composent un portefeuille ». Ou autrement dit, il est le risque d’acheter un actif et de le vendre ensuite avec une perte. Il s’agit du risque le plus important auquel doit faire face un investisseur.

Chaque actif a un risque de marché différent. Le premier problème auquel nous sommes confrontés avec ce risque est de le quantifier. Comme nous le commentions dans l’article Risque, volatilité et ratio de Sharpe, une manière de mesurer le risque d’un actif est d’utiliser sa volatilité. La volatilité est une mesure de dispersion des rentabilités d’un actif par rapport à sa rentabilité moyenne. Normalement, elle est exprimée en pourcentage et annuellement. Par exemple, la volatilité de la bourse des États Unis est généralement autour de +20%. Cela signifie qu’habituellement, l’amplitude de variation annuelle de la bourse américaine est de +/- 20%.

Pourquoi un actif est-il volatil ?

Plus il est difficile d’estimer les revenus que produira un actif, plus la volatilité de celui-ci sera élevée. Ainsi, si nous sommes certains qu’une obligation allemande versera 100€ dans un an, le prix aujourd’hui de cet investissement variera peu. En revanche, parce qu’il sera difficile d’estimer les dividendes qui seront distribués par une entreprise, un investissement dans ces actions sera plus volatil.

Les actifs moins volatils pourront être achetés avec une rentabilité espérée moindre. Ainsi, si vous êtes certain qu’un actif va verser 100€ dans un an, vous pouvez être tenté de l’acheter pour 99€. Mais si vous doutez alors vous voudrez sans doute le payer moins cher. Par conséquent, la rentabilité et le risque vont de pair. Plus de risque requiert une plus haute rentabilité espérée.

Ci-dessous, nous allons voir une liste de classes d’actif avec leur volatilité typique et les raisons de celle-ci.

Classes d’actif Raisons de la volatilité Volatilité typique
Obligations à court terme sans risque de crédit Les taux d’intérêts à court terme sont fixés par la Banque Centrale. Les investisseurs peuvent ne pas être d’accord sur les variations des futurs taux en fonction des prévisions d’inflation, de croissance économique, … 1%
Obligations à court terme avec un risque de crédit La probabilité que l’émetteur de ce genre d’obligations paie peut varier dans le temps. La probabilité qu’une entreprise ne paie pas, dépend de la situation économique générale, de l’évolution du secteur, d’événements de l’entreprise et des variations de l’effet de levier, entre autres.
Les investisseurs peuvent ne pas être d’accord à propos de ces facteurs, mais ceux-ci en principe évolueront peu à court terme.
3%
Obligations à long terme sans risque de crédit Les taux d’intérêts à long terme sont fixés par le marché sur la base des prévisions des taux à court terme fixés par la Banque Centrale pendant toute la période visée. Les investisseurs sont plus en désaccords sur quel pourra être le taux à court terme dans 5 ans et sur les prévisions d’inflation, de croissance à long terme. 5%
Obligations à long terme avec un risque de crédit Les probabilités qu’un émetteur d’une obligation paie peuvent varier avec le temps et, à long terme, de nombreux changements peuvent se produire. 10%
Devises Le taux de change entre deux devises est marqué par les changements de cycle économique, les changements de rémunération des devises (politique monétaire traditionnelle), la politique monétaire non conventionnelle (ex. Quantitative Easing), les catastrophes naturelles et les flux monétaires. Les investisseurs pourront avoir des opinions très différentes sur l’évolution de ces facteurs. 8%
Actions individuelles avec des bénéfices prévisibles Le prix d’une action variera en fonction des prévisions des bénéfices, de la solvabilité de l’entreprise, de la qualité de l’équipe de gestion, ainsi que de la situation macroéconomique globale. Si l’entreprise présente régulièrement des bénéfices, les investisseurs pourront être plus facilement d’accord entre eux sur leurs perspectives d’évolution, mais une action comprendra toujours plus de risque qu’une obligation qui offre un paiement fixe. 15-25%
Actions individuelles avec des bénéfices peu prévisibles Similaire au cas précédent, mais puisqu’il s’agit d’une entreprise avec des bénéfices peu prévisibles, les investisseurs changeront d’avis plus fréquemment et le prix sera alors plus volatil. 25-40%
Indices d’actions Un indice action a toujours moins de risque qu’un investissement sur une action individuelle car il élimine le risque dépendant d’une entreprise en particulier (équipe de gestion, par exemple) et il reste alors seulement le risque non diversifiable (situation macroéconomique). Par conséquent, les investisseurs ont moins de sujets de désaccord et la volatilité est moindre. 15-20%
Or L’or, à ne pas avoir de source de revenus, est virtuellement impossible à valoriser. Les investisseurs pourront changer rapidement d’avis sur son prix puisqu’il n’y a pas de paiements pour fixer sa valeur. 30-40%

Conclusion

En conclusion, nous pouvons affirmer que, plus les paiements d’un actif sont prévisibles, moins il est volatil et moins sa rentabilité espérée est élevée. Chez Indexa, nous utilisons la volatilité de chaque actif pour estimer le risque espéré de chaque profil (en incluant la corrélation entre classes d’actifs, que nous étudierons dans un autre article).

Portefeuilles d’Indexa

Ci-dessous, vous pouvez consulter la volatilité et la rentabilité espérée des différents profils investisseurs que nous gérons en ce moment, exemple avec les données de mai 2021 pour nos portefeuilles de fonds d’investissement de 10 à 100 mille euros :

Portefeuille nº 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Rentabilité espérée (%) 0,1 0,4 0,9 1,5 1,8 2,1 2,5 2,8 3,3 3,5
Volatilité espérée (%) 4,4 4,8 5,6 6,7 7,5 8,2 9,4 10,2 11,4 11,9
Ratio de Sharpe espéré 0,02 0,08 0,16 0,22 0,24 0,26 0,27 0,27 0,29 0,29

Pour nos autres portefeuilles de fonds (de moins de 10 mille ou de plus de 100 mille euros), vous pouvez consulter le détail de nos portefeuilles.

Vous souhaitez connaître votre profil investisseur ? Vous pouvez effectuer notre test de profil investisseur (2 minutes) et découvrir quel portefeuille nous vous recommandons.