Investir au meilleur ou au pire moment n’est pas si important

De nombreux investisseurs cherchent le meilleur moment pour investir ou désinvestir. Dans un article précédent, nous avons montré qu’il est préférable de ne pas choisir quand investir ou désinvestir car, en adoptant cette approche, les investisseurs perdent en moyenne entre 1 et 1,5 point de pourcentage de rentabilité annuelle pour leur portefeuille.

D’autre part, il est courant que les investisseurs attendent le meilleur moment pour investir car il est habituel que les marchés boursiers proche de leur niveau record, et investir quand le marché est à son niveau le plus haut, cela peut donner le vertige à certains.

Dans cet article, nous voulons montrer à l’aide de données que, tant que vous conservez votre investissement sur le long terme, le moment où vous effectuez vos investissements est très peu important. Pour le démontrer, nous nous sommes inspirés de l’article « Bob the timer« , qui nous a été recommandé par notre associé et conseiller Luis Viceira. (vice-doyen de la Havard Business School).

Nous avons réalisé l’exercice suivant

  • Supposons que vous investissiez 10 mille dollars.
  • Vous les placez dans le premier fonds indexé à l’indice S&P 500 qui ait été créé, d’août 1976 à décembre 2018 (la date à laquelle nous avons réalisé cet exercice). Le nom du fonds est Vanguard 500 Index Fund (ISIN : US9229081081). La raison pour laquelle nous incluons ce fonds est qu’il s’agit d’un actif pouvant être investi alors que l’indice lui-même ne l’est pas.
  • Nous supposons qu’il y ait deux investisseurs : l’un avec une chance infaillible et l’autre avec aucune chance :
    1. Celui qui a une chance infaillible investit chaque année au point le plus bas. La probabilité que cela arrive est de 1/200 chaque année, sur 42 ans, soit (1/200)^42, moins de une chance sur 10 exp95..
    2. Celui qui n’a pas de chance investit chaque année au point le plus élevé. La probabilité que cela arrive est la même, une chance sur 10 exp95 (pratiquement 0).
  • Aucun des deux investisseurs ne vend et chaque année ils investissent 10 mille dollars en plus.
  • En 42 ans, ils ont chacun investi un total de 420 mille dollars.

A priori, on pourrait penser que le gestionnaire hyper-chanceux devrait obtenir une rentabilité beaucoup plus élevée que le gestionnaire malchanceux. En réalité, ce n’est pas le cas :

Investissement ($)

Portefeuille au 31/12/2018

Rentabilité pondérée par la valeur

Investisseur chanceux

420.000

3.206.042

7,9 %

Investisseur malchanceux

420.000

2.553.628

7,1 %

Alors que l’investisseur chanceux, qui a toujours investi au plus bas de l’année, se retrouve avec une rentabilité annuelle de 7,9 %, le malchanceux, qui a toujours investi avec le S&P500 au plus haut de l’année, obtient 7,1 %. La différence de rentabilité n’est pas très importante.

Ce qui est pertinent dans cet exemple, c’est qu’aucun des deux investisseurs ne vend. Si le malchanceux, en plus de choisir le pire moment pour investir, décidait aussi de vendre lorsque son portefeuille avait baissé de 5% ou lorsque son portefeuille retrouvait la valeur de l’investissement, alors la différence serait très importante.

Conclusion

Tant que vous conservez votre investissement, le moment où vous l’effectuez n’a que peu d’importance à long terme, et il n’est donc pas utile de consacrer du temps à essayer de choisir le meilleur moment. L’important est d’investir et de ne pas vendre après les chutes de marchés.

Premier bilan de nos portefeuilles d’Investissement Socialement Responsable (ISR)

Fin avril, il y a un peu plus de 5 mois, nous avons annoncé le lancement de notre nouveau service de gestion de portefeuilles de fonds d’Investissement Socialement Responsable (ISR). Un portefeuille ISR est principalement composé de fonds qui limitent leurs investissements aux secteurs et aux entreprises qui intègrent des critères d’investissement socialement responsable.

De manière générale, ces fonds excluent les industries controversées en termes de durabilité, de gouvernance et de responsabilité sociale (par exemple, le tabac, les armes, les énergies non renouvelables ou la pornographie). Ils excluent également les entreprises dont le comportement ou les produits compromettent l’environnement et la santé des personnes (par exemple, violations des droits de l’homme, exclusion de collectifs de personnes, atteintes à la santé publique, etc.).

Profil du client ISR

Dans ce nouvel article, nous nous intéressons au client d’Indexa qui choisit le portefeuille ISR. Depuis avril 2022, 15% des clients qui ont ouvert un nouveau compte ont choisi un portefeuille avec des critères d’investissement socialement responsable. En incluant les clients existants qui ont choisi de passer à un portefeuille ISR, cela représente maintenant plus de 1600 clients, soit 3,1% de notre clientèle totale.

Par sexe, les femmes choisissent plus souvent d’investir avec des critères ISR que les hommes : 38 % des comptes ISR sont détenus par des femmes contre 31 % des comptes non ISR.

Par profil de risque, les comptes ISR ont en moyenne un niveau de risque plus bas que les portefeuilles de fonds indexés sur la capitalisation (non ISR) : les portefeuilles ISR ont un profil de risque moyen de 7/10 contre 8/10 pour les portefeuilles de fonds indexés sur la capitalisation.

En ce qui concerne l’âge, les clients qui choisissent des portefeuilles ISR sont en moyenne similaires à ceux qui choisissent des portefeuilles par capitalisation, avec un âge moyen de 40 ans.

Comparaison des portefeuilles

Il y a quelques mois, nous avons publié un article sur le blog dans lequel nous montrions comment notre portefeuille de profil 6/10 avait évolué au cours des 4 dernières années. Dans ce nouvel article, nous allons comparer ce portefeuille, qui ne tient compte que de la capitalisation boursière des entreprises pour leur attribuer un poids dans le fonds, avec le nouveau portefeuille ISR qui tient également compte des critères d’investissement socialement responsable.

Notre objectif est de montrer les principales différences en termes de répartition géographique et sectorielle, par émetteur et d’identifier les principales entreprises exclues du portefeuille ISR.

Dans le graphique ci-dessous, nous montrons la composition par classe d’actif pour chaque profil de risque dans les portefeuilles ISR. Nous utilisons 4 classes d’actif différentes : actions mondiales ISR, actions pays émergents ISR, obligations d’entreprises mondiales ISR et obligations d’États mondiales.

Ci-dessous, nous allons détailler les différentes positions d’un portefeuille par capitalisation de risque 6/10 pour des comptes entre 10 et 100 mille € et les comparer avec le portefeuille ISR avec le même risque.

Principales zones géographiques

Classe d’actif ISR Capitalisation
Total actions 52% 52%
Actions globales ISR 46% 0%
Actions pays émergents ISR 6% 0%
Actions Europe 0% 12%
Actions États-Unis 0% 25%
Actions pays émergents 0% 6%
Actions Japon 0% 4%
Actions globales de petite capitalisation 0% 5%
Total obligations 48% 48%
Obligations d’entreprises globales ISR couvertes en Euros 17% 0%
Obligations d’États globales couvertes en Euros 31% 0%
Obligations d’entreprises européennes 0% 9%
Obligations d’États européens 0% 13%
Obligations européennes indexées sur l’inflation 0% 5%
Obligations d’États-Unis couvertes en euros 0% 8%
Obligations d’Entreprises États-Unis couvertes en euros 0% 13%

Comme nous pouvons le voir dans le tableau ci-dessus, il n’y a pas de différence en termes de répartition entre les actions et les obligations, dans les deux cas la répartition est de 52% d’actions et 48% d’obligations. Nous avons pris cette décision parce que le risque auquel nous pensons que nos clients au profil 6/10 devraient être exposés est le même, quelle que soit leur décision personnelle de choisir un portefeuille par capitalisation ou ISR.

En ce qui concerne les actions, nous constatons que, dans le portefeuille ISR, les États-Unis sont surpondérés de 2,5 points de pourcentage (p.p.) et que l’Europe est sous-pondérée de 5,1 p.p. En outre, nous constatons que le portefeuille ISR est un peu plus diversifié sur le plan géographique en incluant 1,5 p.p. de plus dans d’autres pays émergents (à l’exclusion de la Chine) tels que l’Inde et en incluant 2,4 p.p. de plus dans d’autres pays développés tels que le Canada et l’Australie.

Du côté des obligations, nous constatons également une plus grande diversification géographique dans le portefeuille ISR, pour la même raison. Les deux nouvelles régions du portefeuille ISR, les obligations d’entreprises de pays développés avec une pondération de 1,9 %, et les obligations de pays développés, principalement des pays comme le Japon et le Canada avec une pondération de 8,6 %, sont incluses au détriment des obligations européennes.

Dans l’ensemble, le portefeuille ISR est plus diversifié sur le plan géographique en incluant à la fois des actions et des obligations dans un plus grand nombre de pays que le portefeuille par capitalisation, surpondéré dans la région des États-Unis et sous-pondéré à la fois dans les obligations et les actions dans la région européenne.

La raison pour laquelle le portefeuille ISR est légèrement plus diversifié géographiquement est que les fonds ISR choisis sont mondiaux, alors que les fonds choisis pour le portefeuille par capitalisation sont des fonds régionaux qui sont également conçus pour une meilleure optimisation fiscale pour nos clients.

Actuellement, l’offre de fonds ISR n’est pas suffisante pour pouvoir proposer à nos clients des portefeuilles ISR qui soient également optimisés sur le plan fiscal.

Toutefois, cette plus grande diversification se fait au prix de coûts plus élevés (coût moyen des fonds de 0,20% dans les portefeuilles ISR contre 0,14% dans les portefeuilles cap) et d’une moins bonne optimisation fiscale (surreprésentation des États-Unis, dont ).

Principaux Secteurs

En comparant les secteurs, pour le portefeuille ISR, nous pouvons constater que les premières positions sont occupées par le gouvernement des Etats-Unis avec 15,3%, suivis par les sociétés financières et d’assurance avec 15,2%, les sociétés industrielles avec 12,9% du portefeuille et enfin les sociétés de technologie de l’information avec 12,7%.

Le graphique ci-dessous montre comment le portefeuille ISR se compare au portefeuille par capitalisation en utilisant la classification GICS (Global Industry Standard Classification, ou classification industrielle globale standard) :

La plus grande différence que nous voyons dans le graphique est celle des obligations d’États européens, qui sont le plus grand représentant dans le portefeuille par capitalisation et maintenant le cinquième plus grand représentant dans le portefeuille ISR.

Outre l’ajout de 7,2 % d’obligations de pays développés (principalement le Japon et le Canada), que nous avons mentionné dans la section précédente, les autres différences majeures concernent le secteur financier et le secteur des technologies de l’information, deux secteurs surpondérés dans le portefeuille ISR avec des différences de 3,8 et 2,7 p.p. respectivement.

Enfin, un secteur peu représenté dans le portefeuille ISR est celui de l’énergie, qui représente toutefois 2,8% du portefeuille par capitalisation.

Dans l’ensemble, le portefeuille ISR est moins diversifié sur le plan sectoriel, car il exclut entièrement certains secteurs, comme l’énergie, et d’autres industries qui ne répondent pas aux critères ISR, et il est surpondéré dans les secteurs financier et technologique.

Les entreprises les plus pertinentes par secteur dans le portefeuille ISR sont présentées ci-dessous :

Secteur Poids Principaux exemples
Gouvernement des États-Unis 15,3% Gouvernement des États-Unis
Sociétés financières et d’assurance 15,2% J.P. Morgan, Bank of America, Royal Bank of Canada, Toronto-Dominion Bank
Industrie 12,9% Union Pacific Railroad, United Parcel Service, Caterpillar, John Deere
Technologie de l’information 12,7% Apple, Microsoft Corporation, Taiwan Semiconductor Manufacturing, Nvidia
Gouvernements Europe 8,8% Royaume-Uni, Française, Italienne, Allemande
Gouvernements Pays Développés 7,2% Japon, Canada, Australie
Pharma 7,2% UnitedHealth Group, Pfizer, Eli Lilly and Company, AbbVie
Consommation discrétionnaire 6,5% Amazon.com, Tesla, The Home Depot, Toyota Motor Corporation
Services de communication 4,7% Alphabet (Google), Meta (Facebook), Tencent, Verizon Communications
Consommation de base 3,3% Procter & Gamble, Nestlé, Coca-Cola, PepsiCo
Matériaux 2,4% Linde plc, Sherwin-Williams, Shin-Etsu Chemical Co., Nutrien
Immobilier 2,3% American Tower Corporation, Prologis, Crown Castle, Equinix
Services publics 1,5% American Water, Atmos Energy Corporation, ENN Energy Holdings Limited, Power Grid Corporation of India
Énergie 0,0%

Principaux émetteurs

Par la suite, nous allons analyser les principaux émetteurs de ce portefeuille ISR. L’émetteur est l’entité qui émet des actions ou des obligations. Les 30 principaux émetteurs sont :

Ces 30 émetteurs représentent 42,9% du portefeuille. Ce portefeuille ISR comprend 7 483 entreprises (actions) et 1 273 émetteurs d’obligations. Pour ce qui est du portefeuille par capitalisation, on compte 7 165 entreprises et 2 923 émetteurs d’obligations. Les portefeuilles sont donc très diversifiés dans les deux cas.

Dans les dix premières positions, nous trouvons principalement des obligations d’État mondiales et trois sociétés technologiques. La première position, avec un poids nettement supérieur aux autres, est celle des obligations des États-Unis, qui représentent 15,3 % du portefeuille. Viennent ensuite les obligations du gouvernement japonais, les obligations du gouvernement britannique, les obligations du gouvernement français, les obligations du gouvernement italien, les obligations du gouvernement allemand et les obligations du gouvernement espagnol. Ces sept émetteurs gouvernementaux mondiaux représentent ensemble 28,8 % du portefeuille. Le pourcentage total d’obligations d’État dans ce portefeuille est de 31,0 %.

Parmi les dix premières places, on trouve également trois entreprises technologiques, Apple, Microsoft et Alphabet (Google). Ces entreprises technologiques représentent 5,6 % du portefeuille. Elles sont suivies par Amazon.com, qui représente 1,1% du portefeuille.

Ensuite, avec des plus petits pourcentages, inférieurs à 1 % par entreprise, on trouve des sociétés telles que Tesla, du secteur automobile, ainsi que des sociétés technologiques telles que Taiwan Semiconductor, Nvidia, Visa et Mastercard, des sociétés pharmaceutiques telles que UnitedHealth, Pfizer, Eli Lilly et Abbvie, des sociétés de services de communication telles que Meta Platform (Facebook) et Tencent, des sociétés financières telles que J.P. Morgan Chase et des sociétés de consommation telles que Procter & Gamble, Nestlé et Home Depot.

Principales exclusions par fonds

L’une des questions les plus fréquemment posées par nos clients est de savoir quelles entreprises sont exclues des portefeuilles ISR. Dans cette section, nous examinerons les principales exclusions et les raisons de l’exclusion par fonds.

Fonds d’actions globales ISR

Pour créer ce fonds, un total de 853 sociétés sont exclues de l’indice « parent » FTSE Developed All Cap Index en EUR, ce qui représente 18% du fonds. L’indice « parent » est l’indice initial à partir duquel les critères d’exclusion de l’ISR sont appliqués.

Les principales entreprises exclues du fonds par motif d’exclusion sont les suivantes :

Motif d’exclusion Entreprise Poids dans l’indice parent
Alcool LVMH 0,27%
Diageo plc 0,16%
Altria Group 0,15%
Anheuser-Busch InBev 0,08%
Pernod Ricard 0,06%
Violation des principes de l’ONU Johnson & Johnson 0,66%
Chevron Corporation 0,31%
Walmart 0,30%
Novartis 0,29%
Wells Fargo & Company 0,24%
Énergies non renouvelables Berkshire Hathaway 0,79%
ExxonMobil Corporation 0,37%
Chevron Corporation 0,31%
TotalEnergies 0,17%
Tabac Philip Morris International 0,22%
Altria Group 0,15%
British American Tobacco 0,14%
Japan Tobacco International 0,03%
Imperial Brands 0,03%
Énergie nucléaire Berkshire Hathaway 0,79%
Honeywell International 0,25%
NextEra Energy 0,24%
Siemens AG 0,20%
Pornographie MGM Resorts International 0,03%
Square Enix Holdings 0,01%
Bollore SE 0,01%
Toei Animation 0,00%
Atresmedia Corporación de Medios de Comunicación 0,00%
Jeu Deutsche Telekom AG 0,10%
Brookfield Asset Management 0,09%
Simon Property Group 0,06%
Woolworths 0,06%
Marriott International 0,06%
Armes militaires Honeywell International 0,25%
The Boeing Company 0,21%
Raytheon Technologies Corporation 0,17%
Lockheed Martin Corporation 0,15%
Airbus SE 0,10%
Armes nucléaires Honeywell International 0,25%
The Boeing Company 0,21%
Raytheon Technologies Corporation 0,17%
Lockheed Martin Corporation 0,15%
Airbus SE 0,10%
Armes civiles Compagnie Financière Richemont 0,08%
Olin Corporation 0,01%
Sturm, Ruger & Company 0,00%
Poongsan Corporation 0,00%
Fonds d’actions émergentes ISR

Pour créer ce fonds, un total de 742 sociétés sont retirées de l’indice « parent » FTSE Emerging All Cap Index en EUR, ce qui représente 15% du fonds.

Les principales entreprises exclues du fonds par motif d’exclusion sont les suivantes :

Motif d’exclusion Entreprise Poids dans l’indice parent
Alcool Kweichow Moutai 0,35%
China Resources Enterprise 0,16%
Ambev 0,15%
Wuliangye Yibin 0,14%
Tsingtao Brewery 0,06%
Énergies non renouvelables Reliance Industries Limited 1,05%
Vale S.A. 0,77%
PJSC Gazprom 0,38%
PJSC Lukoil Oil Company 0,35%
Saudi Arabian Oil Company 0,31%
Tabac ITC Limited 0,11%
Smoore International Holdings 0,07%
Reinet Investments 0,04%
PT Gudang Garam Tbk 0,02%
PT Hanjaya Mandala Sampoerna Tbk 0,01%
Énergie nucléaire Tata Consultancy Services 0,56%
Sibanye-Stillwater 0,17%
Larsen & Toubro (L&T) 0,14%
AngloGold Ashanti Limited 0,12%
Tech Mahindra 0,10%
Jeu Fubon Financial Holding 0,19%
CTBC Financial Holding Co. 0,18%
SM Investments Corporation 0,12%
SM Prime Holdings 0,08%
Grupo Televisa SAB 0,05%
Armes militaires Larsen & Toubro (L&T) 0,14%
Mahindra & Mahindra Limited 0,11%
Tata Motors Limited 0,09%
Adani Enterprises 0,05%
Tata Power Company Limited 0,03%
Armes nucléaires Larsen & Toubro (L&T) 0,14%
Tata Power Company Limited 0,03%
Bharat Forge Limited 0,02%
Aselsan Sanayi ve Ticaret AS 0,01%
China State Shipbuilding Corporation 0,01%
Violation Vale S.A. 0,77%
des principes Tata Consultancy Services 0,56%
de l’ONU Saudi Basic Industries Corporation 0,36%
Saudi Arabian Oil Company 0,31%
Petrobras (Petróleo Brasileiro S.A.) 0,24%
Fonds d’obligations globales de sociétés ISR

Un total de 755 émetteurs représentant 37% du fonds sont retirés de l’indice « parent ».

Les principales entreprises exclues du fonds par motif d’exclusion sont les suivantes :

Motif d’exclusion Entreprise Poids dans l’indice parent
Énergies non renouvelables (pétrole) Suncor Energy 0,11%
Canadian Natural Resources Limited 0,09%
Cenovus Energy 0,09%
Énergies non renouvelables (charbon) Duke Energy Corporation 0,38%
Berkshire Hathaway Energy 0,31%

Nous choisissons les Classes d’actif et les indices, et non les émetteurs ou les secteurs

Il est important de rappeler que dans le processus de construction de nos portefeuilles chez Indexa, , nous choisissons les classes d’actif, les indices et les fonds, mais nous ne choisissons pas les émetteurs ou les secteurs dans lesquels nous investissons, ni les entreprises qui sont exclues des fonds. .

Notre construction de portefeuille choisit des classes d’actif, comme les actions américaines par exemple. Pour chaque classe d’actif, nous choisissons un indice, le plus représentatif, par exemple l’indice S&P 500 pour les actions américaines, et un fonds, celui qui correspond le mieux à cet indice en termes de coût, de liquidité et de tracking error. Dans nos portefeuilles, nous avons choisi le fonds Vanguard US 500 Stk Idx Eur pour représenter la classe « actions américaines ».

Les actions et obligations dans lesquels nos clients sont investis sont donc ceux qu’indique l’indice de référence. Cet indice est défini par des sociétés de construction d’indices, comme Standard and Poors dans le cas de l’indice S&P 500. Et, en général, elles sélectionnent les sociétés ayant la plus grande capitalisation boursière et la plus grande liquidité ou les obligations ayant le plus grand volume émis et la plus grande liquidité. Dans le cas des fonds ISR, elles appliquent également des critères d’exclusion.

Quant au poids de chaque émetteur dans chaque indices, il est défini de la même manière, par la capitalisation boursière de chaque société dans leur indice, et par le montant émis de chaque obligation au sein de l’indice. Ainsi, les grandes entreprises et les grands émetteurs auront plus de poids dans les indices.

Conclusions

En conclusion, les portefeuilles ISR sont ceux qui introduisent un biais vers les entreprises qui intègrent des critères d’investissement socialement responsable. Chez Indexa, ces portefeuilles ISR ont la même répartition entre actions et obligations que les portefeuilles par capitalisation.

En termes de répartition géographique, nous constatons qu’ils sont plus diversifiés au niveau mondial en incluant à la fois des actions et des obligations dans un plus grand nombre de pays que le portefeuille de capitalisation, avec une surpondération aux États-Unis et une sous-pondération, tant en obligations qu’en actions, en Europe.

En revanche, le portefeuille ISR est moins diversifié sur le plan sectoriel, car il exclut certains secteurs et présente une surpondération des secteurs financiers et technologiques.

Dans les portefeuilles ISR, nous trouvons des fonds ISR qui excluent, en moyenne, 23% des entreprises pour des raisons qui vont à l’encontre des critères d’investissement socialement responsable. Quelques exemples de ces exclusions sont Berkshire Hathaway, Johnson & Johnson, Chevron Corporation ou Walmart.

Portefeuilles de fonds : comment choisir le biais ISR

Si vous avez déjà votre portefeuille de fonds avec Indexa : vous pouvez choisir un biais ISR à partir depuis votre espace personnel \ en sélectionnant votre compte de fonds \ Configuration du portefeuille \ Profil investisseur \ Modifier mes réponses. À la fin du test de profil, vous pourrez indiquer votre préférence ISR.

Si vous n’avez pas encore votre portefeuille de fonds chez nous, vous pouvez effectuer notre bref test de profil d’investisseur (2 minutes) et choisir le portefeuille avec biais ISR ou non dans le parcours de souscription.

Nouveau compte courant pour nos clients de BinckBank – Saxo Bank

Suite à l’acquisition de BinckBank par Saxo Bank en 2019, les deux entités ont développé une nouvelle plateforme de services comme banque dépositaire appelée Saxo Bank Saxoportfolio et ont décidé de migrer tous les comptes de BinckBank vers cette nouvelle plateforme Saxo Bank. Pour les clients d’Indexa avec Binckbank comme banque dépositaire, cette migration se réalisera le 31 octobre 2022.

Photo du siège de Saxo Bank à Hellerup, Copenhague, Danemark

Un nouveau compte courant pour chaque client à partir du 31/10/2022

La principale amélioration qu’apporte cette migration est que désormais, chaque client de compte-titre auprès de BinckBank aura désormais un compte courant à son nom chez Saxo Bank associé à son compte-titre. Au lieu de devoir virer l’argent sur un compte omnibus au nom de BinckBank en indiquant votre numéro de compte-titre, comme jusqu’ici, vous pourrez désormais virer l’argent sur votre propre compte, sans devoir faire attention à la communication du virement. C’est plus simple et c’est plus sûr, et ce nouveau compte n’implique pas de frais supplémentaires.

L’IBAN de votre nouveau compte courant sera disponible à partir du 31/10/2022 sur votre espace personnel \ « Effectuer un apport »:

  • Jusqu’au 27/10/2022 : rien ne change. Vous pouvez réaliser des virements vers le compte de BinckBank en communicant votre numéro de compte titre.
  • Du 27 au 31/10/2022 : nous vous recommandons de ne pas réaliser de nouveaux virements vers le compte de BinckBank (ils pourraient être refusés).
  • À partir du 01/11/2022 : vous pouvez réaliser vos nouveaux apports par virement vers votre nouveau compte courant auprès de Saxo Bank.

Que faire si vous avez des versements périodiques ?

Au cas où vous auriez des versements périodiques en faveur de votre compte BinckBank, assurez-vous de remplacer le compte bénéficiaire par votre nouveau compte IBAN chez Saxo Bank. De cette manière, les montants seront immédiatement transférés sur le bon compte. Vous pourrez facilement trouver votre nouveau numéro de compte IBAN à partir du 31/10/2022 dans votre espace personnel \ « Effectuer un apport ».

Vous restez sous contrat chez BinckBank

Tous vos comptes restent des comptes belges, sous contrat chez BinckBank N.V. (agissant sous sa succursale belge) comme c’est le cas aujourd’hui. Les avoirs conservés chez BinckBank sont protégés par Le Système de Garantie des Dépôts légal néerlandais, sous la surveillance de De Nederlandsche Bank (DNB). Saxo Bank est le nom commercial de BinckBank N.V.

Indexa continuera de gérer votre compte-titre et votre portefeuille de fonds comme jusqu’ici.

Conditions générales

Dans le cadre de la migration, les conditions générales sont mises à jour et modifiées en fonction des conditions générales de Saxo Bank. Vous pouvez consultez la documentation correspondante.

Suite à la migration, les tarifs de BinckBank et Saxo Bank ne changeront pas pour les clients d’Indexa.

À propos de Saxo Bank

Saxo Bank est une banque danoise spécialisée en trading et investissements. Avec plus de 30 ans d’expérience, Saxo a actuellement plus de 85 milliards d’euros d’actifs de clients sous sa garde, de plus de 850 mille clients. Saxo est fournisseur de plus de 200 banques et brokers et plus de 400 intermédiaires financiers. Saxo Group a un ratio de capital de 29,1%, un des plus élevé parmi les banques européennes.

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question.

Portefeuilles de fonds pour enfants et éducation financière

Nous publions une actualisation du profil de nos clients mineurs et quelques nouvelles conclusions qui, nous l’espérons, aideront les parents à décider d’ouvrir ou non un compte d’investissement pour leurs enfants.

Depuis 2016 en Espagne et depuis 2021 en Belgique, nous proposons aux mères et aux pères, ou aux représentants légaux des mineurs, d’ouvrir un portefeuille de fonds pour leurs enfants. Au cours de cette période, nous avons ouvert plus de 2 900 comptes d’enfants, dont 195 ont atteint l’âge de la majorité.

Comptes ouverts dès les premières années tant pour les garçons que pour les filles

Au total du 10/03/2016 au 10/09/2022 (6 ans et demi), nous avons ouvert 2 904 comptes pour mineurs dont 2 718 sont encore actifs.

50,4 % des titulaires de comptes pour mineurs sont des filles et 49,6 % des garçons, ce qui nous permet de penser qu’à long terme, le nombre de clients d’Indexa aura tendance à s’équilibrer entre hommes et femmes.

L’âge moyen du mineur à la date de création du compte est de 8 ans, bien que l’âge le plus fréquent soit de 3 ans (7,0%), suivi de 1 an (6,5%) et de 9 ans (6,4%). La répartition des ouvertures est assez homogène à tous les âges, avec une légère baisse dans les dernières années avant d’avoir atteint l’âge de 18 ans.

L’année « -1 » dans le graphique ci-dessus correspond à quatre comptes pour lesquels le représentant légal de l’enfant a entamé le processus d’ouverture de compte avant la naissance de l’enfant.

Un risque légèrement supérieur à la moyenne

Sur les 1 966 parents qui ont ouvert un compte pour un mineur, 77% sont des hommes (en ligne avec le pourcentage de clients masculins chez Indexa dans cette période), 23% sont des femmes.

Le profil investisseur du compte de mineurs dépend du profil investisseur des parents, afin de garantir que le risque est conforme à ce que les parents peuvent supporter, mais en tenant compte de l’âge du mineur, de sorte que les comptes de mineurs ont tendance à avoir un profil investisseur plus élevé que les comptes des autres clients d’Indexa. Actuellement, le profil investisseur des mineurs est en moyenne de 8,8 sur 10, soit un peu plus que le profil moyen des clients adultes d’Indexa (7,8 sur 10).

Un investissement initial de 3000 € et annuel moyen de 500 €

L’investissement initial moyen est de 3 410 euros. Celui-ci a évolué d’un investissement initial moyen de 1 830 € en 2016 (lorsque l’investissement minimum était de 1 000 €) à 3 780 € en 2022 (avec un investissement minimum de 3 000 € à partir de mi-2020) :

Si l’investissement moyen a fortement augmenté en 2019, c’est parce que de très gros portefeuilles ont été ouverts, ce qui a fait grimper la moyenne cette année. Il est ensuite resté élevé en 2020 et 2021 car en juin 2020, nous avons dû augmenter l’investissement minimum dans nos portefeuilles de fonds de 1 000 à 3 000 €, principalement pour pouvoir couvrir nos coûts fixes associés à la régulation.

L’investissement moyen après l’investissement initial au cours de cette période a été de 586 €, et a évolué comme suit :

Avec un investissement médian de 3 000 € au départ, et 500 € de nouveaux apports par an, à partir de l’âge de 8 ans (âge moyen de l’enfant au moment de l’ouverture du compte), avec une rentabilité espérée de +3,0 % par an (équivalente à la rentabilité espérée du portefeuille 9/10, la moyenne des clients enfants), l’apport total au moment où l’enfant atteint 18 ans sera d’environ 8 000 € et la valeur du compte sera d’environ 9 850 €, avec un gain cumulé de 1 850 € (voir graphique ci-dessous).

Notez que depuis 2016, la rentabilité moyenne des comptes de mineurs (6,9 % de rentabilité nette annuelle moyenne du portefeuille n° 9 de moins de 10 k€) est bien supérieure au pronostic de rentabilité actuel de ce portefeuille (3,0 %), mais que les rentabilités passées ne sont pas un indicateur fiable des rentabilités futures.

Notre recommandation : ouvrir un compte au nom de l’enfant

L’équipe d’Indexa estime que l’ouverture d’un compte pour un mineur est une étape importante pour contribuer à son éducation financière.

S’ils nous communiquent leur adresse électronique, les mineurs ne pourront pas faire d’opérations sur leur compte, mais ils auront accès à la consultation de leur compte en ligne et recevront les mêmes informations qu’un titulaire de compte adulte : messages d’éducation financière, rapports mensuels et autres notifications. Ainsi, ils pourront, s’ils le souhaitent, s’informer et se former au sujet de leur investissement avec Indexa.

Ils pourront également voir comment leur investissement croît la plupart des années, mais pas toutes, ils apprendront le pouvoir de l’intérêt composé à long terme, et ils apprendront à surmonter les pertes en période de chutes des marchés. Ce sont des connaissances qui sont susceptibles de les aider à gagner plus d’argent avec leurs économies pour toute leur vie.

Nous recommandons donc à nos clients ayant des enfants d’ouvrir pour eux un portefeuille de fonds indexés dès que possible, ou dès qu’ils disposent de 3 000 € à investir à long terme au nom de chacun de leurs enfants, puis d’effectuer des apports réguliers.

Ouvrir un compte au nom de l’enfant ou au nom des parents ?

De nombreux parents se demandent s’il faut ouvrir le compte au nom de leur enfant ou garder l’argent sur le compte des parents.

Si l’argent appartient à l’enfant, notre recommandation est que le compte soit au nom de l’enfant. Cela correspond mieux à la réalité (l’argent est sur un compte à son nom), il a un plus grand impact éducatif potentiel car il démontre la confiance que les parents ont dans leur enfant, puisqu’une fois que l’enfant aura atteint l’âge de 18 ans, il pourra disposer librement de cet argent.

Toutefois, si les parents souhaitent épargner pour l’éducation de leur enfant, il est préférable dans ce cas de conserver l’argent sur un compte au nom des parents, afin qu’ils puissent décider de son utilisation une fois que l’enfant sera majeur.

Il faut également garder à l’esprit que l’argent apporté sur le compte de l’enfant devient la propriété de ce dernier à toutes fins utiles (les parents ne devraient pas le retirer si ce n’est pas pour l’enfant).

Que se passe-t-il lorsqu’ils atteignent la majorité ?

Quand le mineur atteint la majorité, il reçoit le plein accès pour opérer sur son portefeuille et pourra choisir s’il souhaite maintenir le représentant légal comme mandataire (qui pourra opérer sur le portefeuille mais ne sera pas propriétaire des fonds), lui donner un accès en lecture seule, ou supprimer complètement son accès au portefeuille.

Il faut garder à l’esprit qu’une fois sa majorité atteinte, le mineur pourra disposer librement de son argent.

C’est pourquoi certains parents préfèrent ne pas ouvrir de compte au nom de leurs enfants, car ils craignent que ceux-ci, une fois majeurs, ne retirent et ne dilapident cet argent. Afin de les aider à se décider, nous avons analysé les retraits des 195 comptes pour enfants ouverts chez Indexa dont les titulaires ont atteint l’âge de 18 ans.

Sur ces 195 comptes, 184 (94,4%) n’ont rien retiré dans les 12 mois suivant leur 18e anniversaire, 4 ont effectué un retrait partiel (2,1%) et 7 ont demandé un retrait total et la fermeture du compte (3,6%). Au total, sur les 1,8 million d’euros (M€) gérés sur les comptes de mineurs ayant atteint l’âge de la majorité, 152 mille euros (8,2%) ont été retirés dans les 12 mois suivant la prise de contrôle de leur compte. Le taux de retrait moyen chez Indexa est d’environ 10% par an pour les adultes. On peut donc dire que, bien que l’échantillon soit faible, le taux de retrait des mineurs qui atteignent la majorité semble proche de la moyenne.

Fiscalité des comptes pour mineur

Comme pour les portefeuilles de fonds de personnes majeures, les investissements des mineurs dans des fonds ne sont pas imposables tant que l’argent n’est pas retiré du portefeuille. Dans le cas de retraits, la banque dépositaire retiendra 30% sur les éventuelles plus-values réalisées avec des fonds obligataires au nom de la taxe Reynders et les représentants légaux devront déclarer les revenus du capital du mineur dans leur déclaration sur le revenu, sauf si le mineur effectue sa propre déclaration de revenus. Pour plus d’information : Impôts : fiscalité des portefeuilles de fonds.

Comment ouvrir un portefeuille pour mineur avec Indexa ?

Rien de plus simple. Dans le cas où vous êtes déjà client d’Indexa, vous pouvez accéder à votre espace personnel et lui ouvrir un portefeuille avec le lien « Nouveau portefeuille de fonds : pour un mineur ».
Dans le cas où le représentant légal de l’enfant n’est pas encore client, il peut répondre au bref test de profil investisseur et s’enregistrer avec ses propres données personnelles (sa pièce d’identité, son adresse e-mail, son numéro de téléphone) pour ensuite ouvrir le portefeuille au nom du mineur d’âge.

Lors de la réalisation du test de profil investisseur, le représentant légal du mineur répond aux questions avec ses propres données, comme si le portefeuille était pour lui (ex. son patrimoine, ses revenus, ses préférences d’investissements), sauf l’âge du client auquel il faut indiquer l’âge de l’enfant.

Une fois finalisé le test, le représentant légal pourra télécharger le document d’identité du mineur (pièce d’identité ou kids-ID si le mineur a moins de 12 ans), signer le contrat et commencer à investir.

Dans le cas où le mineur disposerait déjà d’une adresse e-mail et d’un numéro de téléphone, le représentant légal pourra également lui donner un accès en lecture seule à son propre portefeuille, s’il le souhaite. Avec cet accès l’enfant titulaire du compte pourra consulter son compte mais ne pourra pas opérer sur le compte jusqu’à ses 18 ans.

Une invitation sera activée automatiquement pour le compte de votre enfant et vous vous bénéficierez d’une réduction de frais de gestion d’Indexa durant un an (10 000 € sans frais de gestion d’Indexa, tant pour vous que pour votre enfant).

Si vous avez des questions, veuillez consulter notre question fréquente « Puis-je ouvrir un compte pour un mineur ? » ou contactez-nous.

L’analyse technique est, à toutes fins utiles, une fumisterie

L’analyse technique des marchés financiers, selon la Wikipédia, « consiste en l’étude des graphiques de cours de la bourse et de différents indicateurs déduits des cours (sous-jacent) dans le but de prévoir l’évolution des marchés ».

Nous sommes conscients que le titre est catégorique, mais c’est la réalité, comme nous le verrons par la suite. Pour certaines raisons, quand nous cherchons sur Google le terme « analyse technique » les résultats qui apparaissent sont assez aseptiques à propos de cette « technique ». Nous espérons que cet article apparaîtra dans les premiers résultats de recherche afin que les futures personnes intéressées par cette information puissent obtenir un autre point de vue.

Analyse fondamentale et analyse technique

Les expressions « analyse fondamentale » et « analyse technique » se sont généralisées et parfois sont assimilées par erreur.
D’une part, l’analyse fondamentale observe les données fondamentales d’une entreprise (ventes, bénéfices, bilans, etc.) pour estimer sa valeur actuelle, et si le prix est différent, identifier les opportunités d’achat ou de vente. Nous ne pensons pas que l’analyse fondamentale serve à prédire le futur (car dans le futur, beaucoup de choses peuvent se produire et faire que la valeur analysée aujourd’hui ne soit pas pertinente), mais néanmoins elle peut nous donner une idée de ce que devrait valoir aujourd’hui un investissement.

Quand un entrepreneur veut vendre son entreprise et parle avec une banque d’investissement pour définir la stratégie de vente, ils réalisent généralement des analyses fondamentales. Par contre, nous n’avons jamais vu une banque d’investissement recommander de vendre ou de ne pas vendre sur base du graphique de l’évolution des prix historiques des parts de l’entreprise. Que le prix d’une action soit en hausse ne signifie pas que l’action continuera de monter…

D’autre part, selon l’analyse technique, si le prix d’un actif est en train de monter, il continuera de monter et s’il est en train de baisser, il continuera de baisser. Comme disent les analystes techniques, « la tendance est votre amie » (« The trend is your friend »). Notre sensation est que l’analyse technique s’est généralisée par l’importance que lui ont donné les maisons de courtage. Celles-ci se bénéficient du nombre d’opérations que réalisent les clients par leur intermédiaire. L’analyse technique a l’avantage d’être facilement compréhensible et peut donner tous les signaux d’achat ou de vente que vous souhaitez. Si vous êtes courtier en bourse, c’est une bonne excuse pour appeler vos clients et leurs recommander d’acheter une action qui est « en tendance haussière selon l’indicateur xyz ». Si nous prenons un peu de recul, pensez-vous vraiment qu’il est possible que quelqu’un qui regarde un graphique, comme s’il s’agissait de lire les lignes de la main, puisse prédire l’évolution des prix ?

J’ai personnellement une anecdote représentative dans ce sens. Un jour, je me suis assis avec des vendeurs de logiciels d’investissement qui généraient des signaux d’achat et de vente. Nous leur avons dit que chez Indexa, nous étions des investisseurs sur le long terme et que nous ne croyons pas que l’analyse technique génère une rentabilité corrigée par le risque supérieure à long terme, ils nous ont dit que l’idée de leurs signaux n’était pas cela : elle était de permettre aux clients qui font du trading de retarder leur « ruine ». Ils nous ont expliqué plus encore, car nous n’arrivions pas à comprendre. Les portails d’achat-vente de CFDs (Contracts For Difference, ou Contrats de Différence) avaient un gros problème puisque leurs clients se ruinaient beaucoup trop vite, et parce-que la plateforme facturait par opération, ruiner les clients n’étaient pas une bonne affaire. Les algorithmes établissaient donc un stop-loss (une perte maximale) et un stop-gain (un gain maximum) pour augmenter le nombre d’opérations par client avant que celui-ci ne perde tout. Cela nous semblait le comble du cynisme, mais enfin, nous avions compris l’application pratique de l’analyse technique.

L’efficience fragile des marchés et les anomalies

Cela fait déjà un temps que plusieurs études académiques ont démontré que l’analyse technique ne valait rien. En 1965, Eugene Fama a été le premier à montrer, avec des techniques statistiques, que les prix des actions du Dow Jones fluctuent aléatoirement et par conséquent qu’il est impossible de prédire l’évolution future en se basant sur n’importe quelle analyse d’une série de prix. L’article s’appelle « The Behavior of stock Market Prices » et même s’il a déjà plus de 50 ans, nous vous en recommandons la lecture.

Cette ligne de recherche a jusqu’à son propre nom : l’efficience des marchés (« Efficient market hypothesis ») et s’étudie dans toutes les licences et les masters de finances. Il y a trois niveaux d’efficience : faible, semi-forte et forte. Plus le niveau d’efficience d’un marché est élevé, plus il est difficile d’obtenir des rentabilités supérieures à celle du marché.

Si un marché boursier est d’efficience faible (la forme la moins restrictive), cela signifie que le prix actuel des actions reflète toute l’information associée à cette action dans le passé. Cette information inclut les prix passés et le volume des échanges. Par conséquent, sur un marché de faible efficience, personne ne peut battre le marché en analysant les prix passés et il en résulte l’impossibilité de générer des rentabilités supérieures à celle du marché en se basant sur l’analyse technique. Le nom d’efficience faible a été donné car les prix sont l’information la plus publique et la plus facilement accessible qui existe sur une action.

Néanmoins, la communauté scientifique a consacré beaucoup de temps, et de ressources, à chercher des erreurs ou des exceptions dans cette théorie avec l’objectif de réaliser des publications influentes. Les rares exceptions qui ont été documentées, n’étaient soit pas rentables après l’intégration des comptes de transactions, soit, elles étaient des effets qui disparaissaient rapidement. Ces exceptions à la théorie s’appellent des « anomalies ».

La discussion a été longue. Comme nous le commentions précédemment, Eugene Fama a confirmé en 1965 le caractère aléatoire des prix en émettant le concept d’efficience des marchés. En 1973, la discussion est sortie de l’université quand Burton Malkiel a publié son best-seller « Une marche au hasard à travers la Bourse », livre que nous recommandons à toutes personnes pensant à investir. Dans les années 80, le règne de la théorie de l’efficience des marchés a été total, jusqu’à ce que dans les années 90 commencent à apparaître des articles questionnant l’efficience des marchés et parlant d’anomalies comme : l’effet de janvier, l’effet du jour de la semaine, l’effet de la fin de semaine, l’effet du changement de mois, l’effet vacances, l’effet de fin de journée, le momentum, ou la surréaction.

Toutes ces anomalies cessent d’être pertinentes après la prise en compte des coûts de transactions ou cessent d’être véridiques après être rendues publiques, et par conséquent, cessent d’être exploitables pour les investisseurs. Comme le conclut Malkiel dans son article de 2003 « The Efficient Market Hypothesis and its Critics », « nos marchés d’actions sont beaucoup plus efficients et beaucoup moins prévisibles que ne veulent nous le faire croire les récents articles académiques ». Nous recommandons la lecture de cet article de Malkiel qui repasse les plus grandes anomalies et leur impact.

Il est certain que tous les marchés ne sont pas également efficients. Certains facteurs affectent l’efficience des marchés, comme par exemple, le temps d’ajustement des prix à l’information et les coûts d’accès à l’information et de transaction. Si accéder à l’information d’un marché vous coute 3% de la valeur des actions, alors il pourra y avoir des opportunités de cet ordre de grandeur. Il en va de même si acheter des actions a un coût entre les prix d’offre et de demande de 1% (bid et ask). Mais, un marché où l’information est facilement accessible et où trader est pratiquement gratuit, sera surement très efficient.

Les prix Nobel, l’efficience du marché et le momentum

En 2013, le fervent défenseur de l’efficience des marché, Eugene Fama et un des plus grands critiques de ce modèle, Robert Shiller, ont reçu le prix Nobel (tout comme Lars Hansen pour d’autres contributions). Il est surprenant que le comité des Prix Nobel ait décidé de récompenser les promoteurs de théories totalement opposées. La raison est la suivante : il ne fait aucun doute que la théorie de l’efficience des marchés est la théorie de base avec laquelle nous devons aborder n’importe quelle analyse financière. Cela étant, par défaut nous ne devons pas espérer l’existence d’options qui permettraient d’obtenir des rentabilités pondérées par le risque supérieures à la moyenne. Cependant, cette approximation est parfois remise en question temporairement par des données sur certains aspects (anomalies), dont la discussion mérite également la reconnaissance. Par exemple, un des articles les plus connus de Robert Shiller : « les prix des actifs changent-ils trop pour être justifiés par les changements de dividendes ultérieures ? » (« Do Stock Prices Move Too Much to Be Justified by Subsequent Changes in Dividends? »), questionnait le fait qu’un investisseur réellement rationnel puisse tant changer d’opinion sur le futur des dividendes (qui est ce qui fixe le prix des actions), quand on découvre plus tard que les dividendes ne varient réellement pas tant. Evidemment, les défenseurs de l’efficience des marchés ont trouvé une réponse raisonnable à cette question : non seulement les prévisions de dividendes futures changent, mais également taux d’actualisation des dividendes attendus. Cet exemple illustre l’enrichissante discussion qu’a récompensé le comité Nobel en 2013 en primant à la fois Fama et Shiller.

Pour en revenir aux anomalies, il y en a une qui a obtenu dernièrement un important soutien, même de l’académie, et que nous voudrions discuter plus en détail. Il s’agit de l’existence du momentum dans l’évolution du prix des actions. Le momentum signifie que les actions qui ont grimpé tendent à continuer de grimper, tandis que celles qui ont chuté tendent à continuer de chuter. De cette manière, une stratégie d’investissement pourrait être construite en achetant les actions qui ont grimpé au cours des 12 derniers mois et en adoptant une position de vente sur celles qui ont baissé au cours des 12 derniers mois, qui obtiendrait des rentabilités corrigées par le risque supérieures et de plus, diversifiés sur le marché. Vous trouverez une discussion très intéressante à ce sujet dans « Fama on Momentum », écrit par Cliff Asness, cofondateur de l’entreprise de gestion AQR.

Dans cet article, s’opposent les visions de Fama, fervent défenseur de la futilité de l’anomalie du momentum, et de Cliff Asness, propriétaire d’une entreprise qui, entre autres, gère des investissements sur la base de l’existence de cette anomalie. Fama indique que sur certains marchés, comme le Japon, il n’existe pas cette anomalie ce qui invaliderait son universalité et la réduirait à une coïncidence des données, tandis que Asness boucle la boucle en indiquant que si le facteur « value » est ajouté (les entreprises value génèrent plus de rentabilité à long terme, mais parce qu’elles sont des entreprises avec plus de risque), alors apparaîtrait également l’anomalie au Japon. Notre conclusion sur ce débat est qu’il est légitime et publié dans des revues dont la valeur est reconnue comme « The Journal of Finance », mais que dans tous les cas l’universalité de l’effet est douteuse.

En définitive, nous espérons que cet article vous aura convaincu de la faible valeur, en général, de l’analyse technique, chose académiquement validée depuis quelques temps déjà face aux diverses anomalies qui sont apparues. En conclusion, s’il existait vraiment un analyste technique qui bat systématiquement le marché, vous pouvez être certains que jamais personne ne vous l’offrirait, pour éviter que se généralise l’anomalie qu’il a trouvé et encore moins ne se dédierait à écrire des articles sur le sujet.

Comparaison des gestionnaires automatisés européens 2022

Comme nous le faisons depuis 2021 dans nos comparaisons des gestionnaires automatisés européens, nous avons profité de l’été pour mettre à jour notre comparaison des gestionnaires d’actifs automatisés indépendants européens. Comme les années précédentes, nous nous concentrons sur les acteurs indépendants, qui n’appartiennent pas à un groupe bancaire ou d’assurance, pour lesquels nous comparons le volume des actifs sous gestion, le financement reçus à ce jour, l’efficacité du capital et le coût total du service pour le client.

Les entreprises incluses cette année :

  • Nous conservons Moneyfarm, leader en Italie et également actif au Royaume-Uni et en Allemagne, Lysa, leader en Suède et également actif au Danemark et en Finlande, Yomoni, leader en France, et Indexa, leader en Espagne et également actif en Belgique.
  • Nous conservons Scalable Capital, le leader en Allemagne, même s’il ne publie plus son volume sous gestion (le volume qu’il publie inclut le volume commercialisé par son courtier de bourse, qui est négocié mais non géré).
  • Nous supprimons Nutmeg, qui a cessé d’être indépendant depuis son acquisition par JP Morgan en juin 2021.

Si l’on regarde l’évolution des actifs sous gestion sur les dernières années, les plus fortes croissances sont celles de Lysa (+127% en 2021, source Morningstar), Yomoni (+115% en 2021, source Yomoni), Indexa (+105% en 2021) et Scalable (+100% sur les 12 derniers mois, source Scalable).

Le graphique suivant montre l’évolution des actifs sous gestion, ou AUM (Assets Under Management), au cours des dernières années, selon les données communiquées par les entreprises dans les médias ou sur leur page Web :

  • 10 milliards € Scalable (16/08/2022, qui comprend également le volume négocié par le courtier), depuis 2015.
  • 2,964 milliards € Moneyfarm (25/08/2022), depuis 2011
  • 1,736 milliards € Lysa (31/08/2022), depuis 2017
  • 1,454 milliards € Indexa (31/08/2022), depuis 2015
  • 0,687 milliards € Yomoni (31/12/2021), depuis 2016

En ce qui concerne le financement, les gestionnaires qui ont demandé le plus de capital pour leur développement jusqu’à aujourd’hui sont Scalable (266 M€), Moneyfarm (166 M€), Yomoni (17 M€), Lysa (43 M€, source : Lysa) et Indexa (3 M€, source : Indexa).

Le graphique suivant illustre les actifs totaux gérés (en bleu) et le financement total reçu jusqu’à aujourd’hui (en orange) :

Correction 10/04/2022 : une version antérieure des graphiques indiquait que Lysa était active dans « (SE, DK, NO, DE) ». Nous l’avons corrigé par « (SE, DK, FI, DE) » (Lysa est active en Finlande et non en Norvège).

Comme nous pouvons l’observer, il existe une différence significative entre le financement reçu par les différents gestionnaires, de 3,3 millions d’euros pour Indexa à 266 millions d’euros pour Scalable ou 166 millions d’euros pour Moneyfarm. Pour comparer ces montants, nous regardons l’efficience dans la consommation du capital en effectuant le rapport entre encours sous gestion et financement reçu :

En efficience du capital, Indexa Capital est, de loin, le leader européen : 441 M€ gérés par M€ investi, suivi de Yomoni et Lysa (40), Scalable (38) et Moneyfarm (18). Pour nous, il est important d’être efficient dans la consommation du capital car c’est ce qui nous permet d’offrir des coûts plus faibles à nos clients, de manière durable.

Dans le cas d’Indexa Capital, être le plus efficace dans la consommation du capital nous a permis d’être le premier gestionnaire automatisé indépendant à être rentable depuis fin 2019, ce qui nous permet de continuer à diminuer nos frais de gestion de façon viable à long terme.

Dans le graphique suivant, nous pouvons observer l’évolution du chiffre d’affaires des entreprises comparées (lignes continues) et les pertes de chaque entreprise (lignes intermittentes), en millions d’euros. Comme nous pouvons le constater, seul Indexa enregistre des bénéfices. Scalable, Moneyfarm et Lysa ont tous perdu beaucoup en 2020, entre un euro de perte pour chaque euro facturé (Scalable) et trois euros de perte pour chaque euro facturé (Lysa). Yomoni n’est pas présent dans le tableau car nous n’avons pas pu retrouver ses comptes depuis 2018. Si ces derniers venaient à être publiés, nous mettrions l’image à jour. Quant aux données de 2021, pour l’instant, seuls ceux d’Indexa sont publiées.

Voilà le cercle vertueux de notre succès : moindres frais, meilleure rentabilité pour nos clients, plus le volume croît, plus nous pouvons continuer à diminuer nos frais, plus nous continuons à offrir une meilleure rentabilité à nos clients, et ainsi de suite …

En suivant cette stratégie de croissance, en apportant chaque fois un peu plus de valeur à nos clients, nous espérons devenir, dans les prochaines années, le gestionnaire automatisé indépendant le plus grand d’Europe et entrer dans le top 3 mondial. Merci de nous accompagner sur ce chemin !

Si vous n’êtes pas encore client d’Indexa Capital, découvrez quel portefeuille de fonds indexés mondialement diversifié nous vous recommandons en effectuant notre bref test de profil investisseur (2 min).

Si vous êtes déjà client, n’hésitez pas à inviter vos amis pour bénéficier d’une réduction des frais de gestion d’Indexa, tant pour vous que pour eux.

Les crises économiques n’impliquent pas des chutes du marché boursier

Avec l’annonce récente d’une récession technique aux États-Unis, soit deux trimestres consécutifs de baisse du Produit Intérieur Brut (PIB), certains de nos clients nous demandent si c’est le bon moment pour investir ou si, au contraire, il est préférable qu’ils attendent que la crise se calme pour poursuivre leur investissement.

Pour mieux répondre à cette question, nous avons étudié le comportement historique du marché avant et après ce type d’annonce de récession.

En conclusion générale de l’analyse, nous observons que le marché a normalement déjà chuté durant les deux premiers trimestres avec un PIB négatif, avant que la récession ne soit confirmée, et qu’en moyenne, le marché tend à remonter l’année qui suit l’identification d’une récession. Cela peut s’expliquer par le fait que c’est l’anticipation d’une récession avant qu’elle ne soit confirmée qui affecte le marché plus que la confirmation réelle d’une récession. Le marché est plus rapide à ajuster les prix des actifs financiers lorsqu’il voit des signes d’une éventuelle récession et se prépare avant de connaître les données avec certitude.

Cette conclusion renforce l’importance d’investir à long terme, avec des apports périodiques, quelle que soit la situation du marché, car personne ne peut prédire les mouvements futurs du marché.

Pour cette analyse, nous allons utiliser deux exemples. D’une part, nous allons analyser le cas des États-Unis, pays pour lequel nous avons le plus de données historiques. Nous utiliserons les données du PIB publiées par FRED (Federal Reserve Economic Data, Bank of St. Louis) depuis juin 1947 et nous observerons la performance de l’indice de référence S&P 500 jusqu’en juin 2022 en fonction des variations du PIB du pays.

D’autre part, nous avons également effectué l’analyse pour l’Union européenne, qui, en raison de sa proximité, est la région qui nous intéresse le plus. Pour ce faire, nous utilisons les données de PIB publiées par Bloomberg depuis juin 1995 et allons regarder la performance de l’indice STOXX Europe 600 (qui inclut les entreprises britanniques) en fonction de l’évolution du PIB de la région.

Rappelons que par récession, nous entendons une période composée de deux trimestres ou plus au cours de laquelle on observe une baisse du PIB. Par conséquent, la récession n’est pas annoncée jusqu’à ce qu’au moins six mois ne se soient écoulés depuis le début de la récession. De plus, les données prennent généralement environ un mois pour être publiées, nous pouvons donc techniquement être en récession jusqu’à sept mois avant de pouvoir le confirmer.

Comportement du marché américain

Aux États-Unis, onze récessions ont été enregistrées depuis juin 1947 (à l’exclusion de celle en cours), dont à huit reprises la récession a été de deux trimestres de variation négative du PIB, à deux reprises de trois trimestres négatifs et à une seule occasion de quatre trimestres en négatif (crise financière de 2008). On peut ainsi dire qu’une récession normale aux États-Unis ne dure techniquement que deux trimestres (73 % des cas).

Évolution de l'indice S&P 500 et récessions aux États-Unis

Dans le graphique ci-dessus, nous pouvons voir l’évolution de l’indice de référence S&P 500 depuis 1946 et les périodes de récession technique aux États-Unis. De l’analyse de ces données, nous pouvons obtenir le tableau suivant et tirer les conclusions suivantes :

Rentabilité moyenne du S&P 500 (%) Trimestrielle Semestrielle Annuelle
Toute la période, depuis juin 1947 2,1 4,4 9,2
Rentabilité moyenne du S&P 500 (%) 3 mois 6 mois 12 mois
Avant l’annonce d’une récession -5,2 -6,8 -3,7
Après le début d’une récession 0,6 -1,9 10,2
Après l’annonce d’une récession 2,9 11,8 22,4

Nous observons que la rentabilité moyenne avant le début d’une récession est négative et bien inférieure à la moyenne (le marché prend en compte les anticipations de récession), et qu’elle est supérieure à la moyenne après l’annonce d’une récession (lorsque la récession se confirme, elle a déjà été intégrée dans les prix du marché).

Les rentabilités ont été en moyenne de -3,7 % au cours des 12 mois précédant le début de la récession, 12,9 points de pourcentage (p.p.) en dessous de la moyenne du S&P 500 depuis 1946, qui fut de 9,2 % par an.

Au contraire, la rentabilité s’est établie en moyenne à 22,4% pendant 12 mois après l’annonce d’une récession, 13,2 p.p. au-dessus de la moyenne du S&P 500 depuis 1946 (9,2 % par an).

Ces données confirment qu’en moyenne, le marché a déjà chuté avant l’annonce d’une récession. Et, une fois les données publiées et les soupçons confirmés, la rentabilité du marché est en moyenne positive et même supérieure à la rentabilité d’une période normale.

Comportement du marché européen

Nous avons également des données sur le PIB pour l’Union européenne depuis 1995, date à laquelle les données ont commencé à être calculées. Depuis 1995, dans l’Union européenne, il y a eu trois périodes de récession technique : en 2008 (quatre trimestres consécutifs), en 2012 (six trimestres) et en 2020 (deux trimestres).

Évolution de l'indice STOXX Europe 600 et récessions dans l'Union européenne

Dans le graphique, nous pouvons observer l’évolution de l’indice de référence STOXX Europe 600 depuis 1994 et les périodes de récession technique dans la région de l’Union européenne. Bien que le temps d’étude soit plus court que dans la région des États-Unis et qu’il n’y ait que trois moments de crise dans cette période, les conclusions suivantes peuvent être tirées :

Rentabilité moyenne du STOXX Europe 600 (%) Trimestrielle Semestrielle Annuelle
Toute la période, depuis juin 1947 1,5 3,2 6,9
Rentabilité moyenne du STOXX Europe 600 (%) 3 mois 6 mois 12 mois
Avant l’annonce d’une récession -9,1 -9,7 -2,7
Après le début d’une récession -2,8 -4,4 -9,2
Après l’annonce d’une récession -9,0 -6,1 10,6

Dans cette analyse, nous voyons également que la rentabilité moyenne est négative et bien inférieure à la moyenne avant le début de la récession. Mais dans le cas européen, elle n’est positive et supérieure à la moyenne que 12 mois après l’annonce de la récession.

Les rendements ont été en moyenne de -2,7 % au cours des 12 mois précédant le début de la récession, 9,6 points de pourcentage (p.p.) en dessous de la moyenne du STOXX 600 depuis 1994, qui était de 6,9 ​​% sur un an.

Au contraire, la rentabilité s’établit en moyenne à 10,6% depuis 12 mois après l’annonce d’une récession, 3,8 p.p. au-dessus de la moyenne du STOXX 600 depuis 1994 (6,9 % par an).

Dans cette analyse, il convient de noter que la rentabilité 12 mois après le début de la récession est également négative, -9,2 %, 16,1 p.p. inférieure à la rentabilité moyenne du STOXX 600 depuis 1994 (6,9 % par an).

Si nous comparons l’Europe aux États-Unis, nous pouvons conclure qu’en période de récession, l’Europe a eu tendance à subir des baisses de marché plus prononcées que les États-Unis et que les reprises du marché n’ont pas été aussi rapides ni aussi prononcées.

Une fois de plus, nous constatons les avantages d’un portefeuille diversifié à l’échelle mondiale. Les portefeuilles de nos clients ne sont pas seulement investis dans des fonds indiciels européens, mais forment un portefeuille investi à l’échelle mondiale dans différentes régions dont les marchés font face aux turbulences économiques de différentes manières.

Conclusions et recommandations

On ne sait pas ce qui va se passer sur le marché, et encore moins à court terme. Les données montrent que les marchés ont tendance à chuter avant que les récessions techniques ne soient confirmées. Connaître la situation macroéconomique ne nous aidera donc pas à anticiper les krachs boursiers.

Les données montrent que prévoir les crises économiques avant qu’elles ne surviennent permettrait d’anticiper les krachs boursiers. Mais encore une fois, prévoir les crises économiques mieux que le marché est une tâche très complexe. Ce que nous savons, c’est qu’en essayant de le deviner les investisseurs réduisent leur rentabilité annualisée d’en moyenne 1 à 1,5 point de pourcentage par an.

Nous ne savons pas non plus si cette étude est pertinente pour l’avenir, car nous ne savons pas si le marché se comportera à l’avenir de la même manière que par le passé.

Pour autant, notre conseil en investissement est :

  • Ne pas retirer après des baisses : si nous retirons l’investissement en période de baisse des marchés, de peur de perdre de l’argent, la perte est consolidée et nous ne pourrons pas profiter des éventuelles hausses de marché qui surviennent généralement après les baisses.
  • Faire des apports périodiques : de cette façon, nous oublions le bruit et les nouvelles du marché, et nous programmons un apport récurrent. Ainsi, d’une part, nous ne nous sentons pas mal lorsque le marché ne tourne pas en notre faveur et, d’autre part, cela nous permet d’investir dans des moments de marché bas à de meilleurs prix.
  • Ne pas changer de profil de risque : il est important de ne pas réduire le profil dans ces moments d’incertitude, car à long terme cela nous fera gagner moins d’argent que si nous maintenons notre profil d’investissement, qui a été estimé sur la base des pertes maximales que nous sommes prêts à endurer.

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Le 1er semestre de 2022 a été négatif, bien qu’une rentabilité positive soit la norme

Dans le dernier rapport de rentabilité de janvier 2022, nous avons fait le point sur les rentabilités très positives de 2021 et des six premières années de l’histoire d’Indexa. Comme nous nous efforçons toujours de le faire lorsque les rentabilités sont positives, nous avons alors averti :

  1. L’avenir pourrait ne pas être aussi bon
  2. À un moment donné dans le futur, la rentabilité des portefeuilles sera bien pire, c’est sûr.
  3. Les rentabilités passées ne doivent pas être extrapolées, car les rentabilités passées ne sont pas une garantie des rentabilités futures.
  4. L’important est d’avoir le profil de risque adéquat pour être en mesure de supporter les pertes lorsqu’elles surviennent.

Ce moment peu réjouissant dans le futur est arrivé rapidement. On ne savait pas quand, mais on savait que ça allait arriver à un moment donné.

Cette première moitié de 2022 a connu des rentabilités négatives, causées par des baisses simultanées des fonds d’actions et d’obligations. Par conséquent, les baisses sont similaires dans tous les portefeuilles, quel que soit leur niveau de risque. Il s’agit d’un cas relativement rare et nous tenons donc à rappeler qu’il est normal (au sens de le plus fréquent) que les rentabilités soient positives.

A continuation, nous nous rappellerons également que le plus important pour la rentabilité à long terme est d’avoir le profil de risque adéquat pour pouvoir résister aux chutes du marché et ne pas retirer notre investissement prématurément.

Mais auparavant, nous voulons replacer les chutes observées actuellement dans leur contexte pour montrer qu’elles se situent pour la plupart dans la normalité, malgré le sentiment d’exception que certains investisseurs peuvent percevoir.

Ces chutes se situent dans la normalité

Cette crise boursière n’est qu’une crise de plus. Comme les précédentes, elle sera derrière nous tôt ou tard, bien que personne ne sache quand.

Chaque année, nous mettons à jour nos pronostics de rentabilité et de risque attendus à long terme pour les portefeuilles. Les pronostics de rentabilité que nous avons publiés en janvier 2022 comprenaient le graphique suivant pour les portefeuilles entre 10 mille et 100 mille euros :

De ce fait, nous considérons que ces rendements, bien que négatifs, se situent dans un scénario normal.

Rentabilité et retraits

En octobre 2021, nous avons publié que les apports nets des clients d’Indexa ne suivent plus le marché. Ce fut une excellente nouvelle, bien que nous ayons noté que les retraits avaient augmenté lors de fortes baisses de marché (notamment lors de la crise de la COVID-19 en mars 2020). Avec les ralentissements de 2022, nous avons observé que les retraits ont à nouveau augmenté, mais dans une moindre mesure qu’en 2020, comme nous le verrons plus loin. Nous avons encore du travail à faire pour tenter d’atténuer ce comportement, car il pénalise la rentabilité des portefeuilles à long terme.

Le mois ayant enregistré les sorties les plus importantes depuis le lancement d’Indexa, en pourcentage des actifs, reste le mois de mars 2020 (4,6 % de retrait sur le volume total), en plein milieu de la crise de la COVID-19, tandis que la rentabilité du portefeuille 6/10 sur les 12 mois suivants a été la plus élevée de l’histoire d’Indexa (+24%).

Depuis le début de l’année 2022, le mois qui a enregistré le plus de retraits sur les actifs est mars 2022 (2,1 % de retraits), bien en dessous des retraits de mars 2020 (4,6 %), mais au-dessus de ce qui est habituellement un mois typique pour les retraits (0,8 % environ). C’est pourquoi nous tenons de nouveau à rappeler aux clients qui sont d’avis que  « les choses vont empirer» et « qu’il est trop risqué de détenir des investissements maintenant », que la réalité est que personne ne sait si le marché va monter ou baisser. Ce que nous savons, c’est qu’essayer de prédire ce qui va se passer et essayer d’agir en conséquence, ce que l’on appelle souvent le market timing, conduit à un biais comportemental, qui prive en moyenne les investisseurs de 1 % à 1,5 % de rentabilité annualisée.

D’après notre expérience, si vous avez le profil de risque adéquat, vous pouvez éviter de vendre aux mauvais moments et cela améliorera votre performance à long terme. En outre, les cotisations régulières vous permettent d’effectuer des investissements programmés à partir de votre banque, réduisant ainsi le stress de décider si c’est le meilleur ou le pire moment pour le faire.

Nous disposons d’une liste des plus fortes chutes de marché historiques où vous pouvez passer en revue les crises passées pour vous faire une idée de l’ampleur des chutes qui pourraient surgir à l’avenir.

Amélioration des pronostics de rentabilité

L’une des conséquences des chutes de marché, notamment dans le cas des chutes du prix des obligations, est l’amélioration de la rentabilité espérée au cours des prochaines années. Ces dernières années, dans notre actualisation annuelle des pronostics de rentabilité par classe d’actif que nous publions en début d’année, nous avons toujours souligné qu’après des hausses, les pronostics baissaient. Avec les baisses de ces derniers mois, c’est le contraire qui se produit : les pronostics de rentabilité sont désormais susceptibles d’être plus élevés. Bien que nous ne sachions pas ce que l’avenir nous réserve, il est fort probable que les pronostics de rentabilité de l’année prochaine soient plus élevés que ceux de l’année précédente.

Rentabilité du semestre

Au premier semestre 2022, la rentabilité du portefeuille le plus conservateur a été de -11,6% et le plus agressif de -12,5%, ce qui en fait le pire semestre en termes de rentabilité depuis que nous avons lancé notre service en 2015. Cela contraste avec 2021, où nous avons connu la deuxième meilleure année en termes de rentabilité de nos portefeuilles.

Jusqu’à présent, cette année, nous avons enregistré une performance légèrement inférieure à celle des fonds de référence européens. Plus précisément, de 1,4 et 1,5 point de pourcentage (p.p.) de plus que leur benchmark (indice de référence) pour les portefeuilles n° 10 et 9 (où nous gérons le plus d’actifs) à 2,3 p.p. de moins que le benchmark pour les portefeuilles n° 4 et 5. Il s’agit du premier semestre depuis 2015 où nos portefeuilles ont en moyenne sous-performé leur benchmark. Nous savions que cela arriverait un jour ou l’autre, même si c’est une situation peu habituelle. Sur de courtes périodes, les économies de frais sont moins pertinentes. Sur le long terme, tous nos portefeuilles restent bien au-dessus de leur indice de référence, comme nous le verrons plus loin.

Cette sous-performance par rapport aux benchmarks, notamment dans les profils conservateurs, est principalement due au fait que les fonds obligataires de nos portefeuilles ont une duration moyenne de 7 ans, alors que les fonds de banques ont tendance à avoir des durations plus courtes. D’autres années, comme en 2018, cette duration plus élevée nous a permis d’obtenir une rentabilité nettement plus élevée que la moyenne des fonds comparables.

Il convient de rappeler que la duration de nos fonds obligataires est de 7 ans car la duration moyenne du marché obligataire mondial est de 7 ans. Notre objectif est de reproduire, dans la mesure du possible, la richesse mondiale en obligations et en actions. Nous pensons également que les obligations à long terme constituent la meilleure alternative pour diversifier le risque d’un investissement en actions.

Afin de bien évaluer les rentabilités, il est toujours conseillé d’analyser la période la plus longue possible. Au cours de nos 6 années et demie d’activité, nous avons observé que la différence de rentabilité de nos portefeuilles avec l’indice de référence reste positive dans tous les cas, malgré les baisses de 2022, obtenant entre 1,9 p.p. et 4,5 p.p. de plus en rentabilité annualisée.

Nous allons maintenant examiner de plus près les rentabilité du premier semestre 2022 et des six dernières années et demie pour nos différents portefeuilles de fonds d’investissement :

Portefeuilles de fonds d’investissement (Belgique)

Au cours du premier semestre 2022, la rentabilité de nos portefeuilles de 10 à 100 mille euros s’est située entre -11,6% et -12,5% :

  • 11,6% pour le portefeuille le moins risqué (profil 1/10)
  • 12,5% pour le portefeuille le plus risqué (profil 10/10)

Benchmark : les indices de références de nos portefeuilles sont Morningstar Obligations Internationales Couvertes EUR (pour nos portefeuilles 1 et 2), Morningstar Allocation Prudente Internationale EUR (pour nos portefeuilles 3 à 5), Morningstar Allocation Modérée Internationale EUR (pour les portefeuilles 6 à 8) et Morningstar Allocation Agressive Internationale EUR (pour les portefeuilles 9 et 10). Morningstar est le fournisseur d’information sur les fonds d’investissement leader en Europe. Il s’agit des benchmarks qui représentent le mieux la rentabilité moyenne des fonds d’investissement en Europe.

L’année 2022 a été négative tant pour les actions que pour les obligations. Les actions ont enregistré des rentabilités allant de -15,8% (actions globales à petite capitalisation) à -3,1% (actions du Pacifique sauf Japon). Du côté des obligations, les rentabilités ont varié de -20,7% (obligations des pays émergents) à -6,9% (obligations européennes liées à l’inflation).

Noms Classe d’actif Rentabilité S1-2022 (%)
Fonds d’actions  
Vanguard Global Stk Idx Eur -Acc Actions globales -13,5%
Vanguard European Stk Idx Eur – Acc Actions Europe -13,7%
Vanguard US 500 Stk Idx Eur – Acc Actions Etats-Unis -13,2%
Vanguard Japan Stk Idx Eur – Acc Actions Japon -13,3%
Vanguard Emrg Mk Stk Idx Eur – Acc Actions économies émergentes -10,4%
Vanguard Pacific Ex-Japan Stk Idx Eur – Acc Actions Pacifique sauf Japon -3,1%
Vanguard Global Small Cap Idx Eur – Acc Actions globales à petite capitalisation -15,8%
Fonds d’obligations  
Vanguard Global Bnd Idx Eur – Acc Obligations globales à long terme -11,1%
Vanguard Euro Inv Gr Bnd Idx Eur – Acc Obligations Entreprises Européennes -12,1%
iShares EM Gov Bnd Idx -I2 Eur Hdg Obligations pays émergents couvertes en Euro -20,7%
Vanguard Eur Gv Bnd Idx – Acc Obligations Etats Européens -12,2%
Vanguard Euroz Inf Lk Bnd Idx Eur – Acc Obligations européennes liées à l’inflation -6,9%
Vanguard U.S. Gv Bnd Idx Eur Hdg – Acc Obligations États-Unis couvertes en euros -9,8%
iShares US Corporate Bnd Idx Eur Hdg – Acc Obligations d’Entreprises États-Unis couvertes en euros -14,2%

Quant au benchmark, il a enregistré, au cours des 6 premiers mois de 2022, une rentabilité comprise entre -9,6% et -13,9% :

  • -10,1% pour le benchmark des portefeuilles 1 à 2
  • -9,6% pour le benchmark des portefeuilles 3 à 5
  • -12,0% pour le benchmark des portefeuilles 6 à 8
  • -13,9% pour le benchmark des portefeuilles 9 à 10

En moyenne, au cours des 6 premiers mois de 2022, la rentabilité de nos portefeuilles a été inférieure de 0,8 p.p. à celle des benchmarks.

Rentabilités cumulées

Comme nous l’avons souligné au début de l’article, bien que les rentabilités du premier semestre 2022 soient négatives, si nous évaluons les rentabilités depuis que nous avons lancé Indexa fin 2015, nous pouvons constater qu’en moyenne, les portefeuilles Indexa ont obtenu une rentabilité annuelle supérieure de 3,2 p.p. aux fonds européens comparables.

Cela signifie qu’après six ans et demi, et à la suite à d’une forte baisse des marchés, les portefeuilles Indexa ont obtenu une rentabilité de 3,2 p.p. de plus chaque année (supérieure aux 2,7 p.p. de rentabilité supplémentaire que nous attendions lors du lancement d’Indexa Belgique), ce qui équivaut à une rentabilité cumulée moyenne de 31,6 % pour les portefeuilles Indexa contre 7,2 % pour les indices de référence. Fait remarquable, après 6 ans et demi d’investissement, les investisseurs des fonds d’investissement européens comparables les plus conservateurs étudiés par Morningstar (le fournisseur d’information sur les fonds leader en Europe) ont affiché des rentabilités négatives. C’est un phénomène très courant chez les clients qui viennent à Indexa en provenance d’autres entités : les années sont passées mais la rentabilité n’a pas accompagné. Une fois encore, l’importance de payer moins de frais et de se diversifier est soulignée.

Vous trouverez ci-dessous une comparaison de la rentabilité corrigée par le risque des portefeuilles à l’aide du ratio de Sharpe (rentabilité / risque) :

On constate qu’en six ans et demi d’activité, Indexa a obtenu un ratio de Sharpe compris entre 0,30 et 0,57 (proche du 0,46 espéré à long terme pour des investissements diversifiés en actions et obligations), alors que les benchmarks ont actuellement un ratio de Sharpe très faible (entre -0,22 et +0,33). Cela signifie que les investisseurs, avec Indexa, obtiennent dans leurs portefeuilles la rentabilité du risque offerte par le marché, tandis que les investisseurs dans les fonds communs de placement européens subissent le même risque, mais la rentabilité se perd en frais.

Portefeuilles de plus de 100 mille euros et de moins de 10 mille euros

Nous gérons de manière très similaire les trois tailles de portefeuilles que nous utilisons chez Indexa : les portefeuilles inférieurs à 10 mille euros, les portefeuilles entre 10 mille et 100 milles euros et les portefeuilles supérieurs à 100 mille euros. La principale différence est, dans les portefeuilles de plus de 10 ou 100 mille euros, l’ajout d’autres classes d’actifs afin d’accroître encore plus la diversification.

Ci-dessous, vous pouvez voir les différentes rentabilités annuelles des différents portefeuilles en fonction du profil au cours des cinq années et demie où ils ont été en activité (du 31/12/2016 au 30/06/2022) :

Les différences entre les portefeuilles de plus de moins de 10 mille euros, de plus de 10 mille euros et de plus de 100 mille euros ne sont pas très appréciables : entre -0,3 point de pourcentage (p.p.) et 0,0 p.p. par an pour les portefeuilles de plus de 100 mille euros et entre -0,5 p.p. et +0,7 p.p. pour les portefeuilles de moins de 10 mille euros, en comparaison avec les portefeuilles de 10 à 100 mille euros.

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Analyse de la composition de nos portefeuilles 2022

Dans ce nouvel article, nous allons analyser et souligner les principales différences entre nos portefeuilles d’il y a quatre ans et ceux d’aujourd’hui.

Chez Indexa, nous construisons des portefeuilles en utilisant des fonds indexés mondialement diversifiés. Les portefeuilles actuels sont composés de 2 à 12 fonds d’investissement qui cherchent chacun à répliquer le comportement d’une classe d’actif, par exemple, les actions européennes ou les obligations des États-Unis.

Cette façon de voir les portefeuilles nous permet d’avoir une vue d’ensemble de l’investissement que nous faisons, bien qu’elle ne permette pas de savoir exactement dans quelles entreprises nous investissons ou à quels gouvernements nous ou entreprises nous prêtons de l’argent. Nous allons maintenant examiner les différentes expositions d’un portefeuille type et les comparer au portefeuille type que nous avions il y a 4 ans.

Pour illustrer notre propos, nous choisissons un portefeuille 6/10 pour les comptes entre 10 et 100 mille euros. Ce portefeuille investit dans les classes d’actifs suivantes :

Classe d’actif 04/2018 05/2022 Différence
Total actions 52% 52% 0%
Actions Europe 13% 12% -1%
Actions États-Unis 26% 25% -1%
Actions pays émergents 8% 6% -2%
Actions Japon 5% 4% -1%
Actions globales à petite capitalisation 0% 5% 5%
Total obligations 48% 48% 0%
Obligations d’entreprises européennes 9% 9% 0%
Obligations d’États européens 16% 13% -3%
Obligations européennes liées à l’inflation 23% 5% -18%
Obligations d’entreprises États-Unis couvertes en EUR 0% 8% 8%
Obligations d’États-Unis couvertes en EUR 0% 13% 13%

Comme on peut le voir dans le tableau ci-dessus, il existe des différences significatives dans la pondération des différentes classes d’actif. Néanmoins, la distribution entre actions et obligations a été maintenue à 52 % et 48 % respectivement, ce qui maintient ce portefeuille à un risque moyen.

En termes de poids par actif, on note que dans les actions, la classe « Actions globales à faible capitalisation » a été ajoutée, en échange d’une diminution du poids de toutes les autres classes d’actions. Nous l’avons fait parce que nos portefeuilles n’étaient exposés qu’aux sociétés à grande et moyenne capitalisation, mais pas aux sociétés à petite capitalisation.

En ce qui concerne le poids part actif des obligations, deux nouvelles catégories d’obligations des États-Unis ont été ajoutées, l’une pour les entreprises et l’autre pour le gouvernement des États-Unis. En contrepartie, la pondération des fonds d’obligations d’État européennes et d’obligations liées à l’inflation a été réduite. Ces deux classes ont été ajoutées pour inclure une diversification entre les obligations européennes et étatsuniennes et ainsi diversifier le risque de crédit.

Vous pouvez en savoir plus à ce sujet dans notre article  » Incorporation d’obligations des États-Unis et d’actions d’entreprises à petite capitalisation« .

Émetteurs principaux

À continuation, nous allons analyser les principaux émetteurs de ce portefeuille. Un émetteur est l’entité qui émet des actions ou des obligations auxquelles les investisseurs peuvent souscrire. Il s’agit principalement de gouvernements, d’entreprises et d’entités supranationales (telles que l’Union européenne). Les 30 premiers émetteurs sont :

Ces 30 émetteurs représentent 41,9 % du portefeuille. Ce portefeuille compte 7.165 sociétés (actions) et 2.923 émetteurs d’obligations. Il s’agit donc d’un portefeuille très diversifié.

Dans les premières positions, on trouve les obligations d’État. Le premier, dont le poids est nettement supérieur aux autres, est celui des obligations d’État états-uniennes, qui représentent 13,2 % du portefeuille. Viennent ensuite les pays européens tels que la France, l’Italie, l’Allemagne et l’Espagne, qui représentent 15,4 %. Les émissions des gouvernements belge et néerlandais occupent des positions plus modestes, avec un poids combiné de 1,4 %. L’ensemble des entités supranationales que nous avons actuellement en Europe, la Banque Européenne d’Investissement, les obligations de l’Union Européenne et le Fonds Européen de Stabilité Financière, représentent également un poids important dans le portefeuille, soit 0,9 %. Les obligations d’État européennes dans leur ensemble représentent 21,8 % du portefeuille total. Le pourcentage total d’obligations d’État dans ce portefeuille est de 36,8 %.

En termes d’entreprises, les premières places sont occupées par Apple, Microsoft, Alphabet (Google) et Amazon. Les entreprises technologiques représentent 5 % du portefeuille. Par la suite, et avec de petites représentations de moins de 0,5 % par entreprise, nous trouvons des entreprises telles que Tesla, de l’industrie automobile, des entreprises financières telles que JPMorgan Chase, Berkshire Hathaway et Bank of America, les compagnies pétrolières Exxon Mobil et Shell, ainsi que des entreprises du secteur technologique telles que Taiwan Semiconductor, Nvidia, Meta Platform (Facebook) et ASML (circuits intégrés), et des entreprises pharmaceutiques telles que UnitedHealth, Johnson & Johnson, Roche et AstraZeneca.

Les seules entreprises européennes figurant dans cette liste des principaux émetteurs représentent un total de 1,8% : deux entreprises suisses, Nestlé et Roche, avec un poids total de 0,8%, l’entreprise britannique Shell, et l’entreprise néerlandaise ASML, premier producteur mondial de circuits intégrés avec un poids de 0,3 % chacune.

La seule société asiatique de cette liste est Taiwan Semiconductor, un fondeur de semi-conducteurs, qui représente 0,4 % du portefeuille.

Le graphique ci-dessous montre, par émetteur, les principales différences entre le portefeuille actuel et celui que nous avions il y a 4 ans :

Dans ce graphique, nous voyons que la principale différence est la diminution drastique du poids des obligations européennes, qui diminuent de 18,5 points de pourcentage, et l’augmentation significative de 13,2 points de pourcentage des obligations d’État des États-Unis. Cela a permis de diversifier considérablement le risque de crédit du portefeuille.

Les sociétés asiatiques telles que Tencent, Alibaba et Samsung Electronics et les sociétés financières telles que Wells Fargo et HSBC ne figurent plus parmi les principaux émetteurs du portefeuille. Et de nouveaux émetteurs tels que Tesla, Nvidia et ASML apparaissent. Il convient également de mentionner la montée en puissance des sociétés pharmaceutiques au cours de cette période, puisqu’elles apparaissent dans la liste des principaux émetteurs tels que UnitedHealth, Roche et AstraZeneca, qui n’apparaissaient pas auparavant, et qui, avec Johnson & Johnson, représentent désormais 1,2 % du portefeuille. Ce changement est dû au fait que la capitalisation des entreprises entrant dans la liste a augmenté de manière substantielle au cours de cette période et, surtout, a augmenté plus que celles qui en sortent.

Compte tenu de ce qui précède et en rappelant qu’il y a quatre ans, les 30 premiers émetteurs du portefeuille représentaient 46,7 %, nous pouvons conclure que le nouveau portefeuille est plus diversifié qu’il y a quatre ans par émetteur, par zone géographique et par classe d’actif.

Secteurs principaux

Si nous effectuons l’analyse globale par secteur pour le portefeuille actuel, nous pouvons constater que les principales positions sont occupées par les gouvernements européens (y compris les entités supranationales ou les émetteurs soutenus par des gouvernements) avec 21,8 %, le gouvernement des États-Unis avec 15,0 %, les sociétés industrielles représentant 11,7 % du portefeuille et enfin les sociétés financières et les compagnies d’assurance représentant 11,5 %.

Le graphique ci-dessous montre une comparaison du portefeuille actuel avec le portefeuille d’il y a 4 ans en utilisant la sectorisation GICS (Global Industry Classification Standard) :

La plus grande différence est à nouveau l’ajout de la classe d’actif des gouvernements des États-Unis, puisqu’il y a 4 ans, nous n’avions pas cette classe d’actif, ce qui a significativement affecté la diminution du poids des gouvernements européens.

L’autre différence majeure réside dans le poids du secteur industriel, qui passe de 5,6% à 11,7% dans le portefeuille actuel. La raison principale en est que dans le fonds d’obligations d’entreprises états-uniennes récemment ajouté, 41,9 % des obligations sont de sociétés industrielles.

Les autres secteurs plus fortement représentés dans le portefeuille actuel qu’il y a 4 ans sont les services de communication, en raison de l’essor des services Internet, et les compagnies d’électricité, avec une différence de 1,8 % et 0,5 % respectivement. Comme on pouvait s’y attendre, les sociétés pharmaceutiques représentent 0,6 point de pourcentage de plus dans le portefeuille actuel qu’il y a 4 ans.

Ci-dessous figurent les entreprises les plus pertinentes par secteur dans le portefeuille actuel :

Secteur Poids Principaux exemples
Gouvernements Europe 21,8% France, Italie, Allemagne, Espagne
Gouvernements États-Unis 15,0% Gouvernements États-Unis
Industriels 11,7% Siemens, Airbus, General electric, Caterpillar
Sociétés financières et d’assurance 11,5% Berkshire Hathaway, JPMorgan Chase, Bank of America
Technologie de la información 10,0% Apple, Microsoft, Nvidia, ASML
Pharmaceutique 6,5% Jhonson & jhonson, UnitedHealth, Roche, AstraZeneca
Consommation discrétionnaire 6,0% Amazon, Tesla, Toyota, Home depot, Louis Vuitton
Consommation de base 4,0% Nestlé, Procter & Gamble, Coca-cola, Pepsi, Unilever
Services de communication 3,8% Alphabet (Google), Meta platform (Facebook), Verizon, Tencet
Matériaux 2,8% Linde, Air liquide, Rio Tinto, Shin-etsu chemical
Énergie 2,8% ExxonMobil, Shell, Chevron, Totalenergies
Électricité et gaz 2,5% Naxtera Energy, Iberdrola, Enel, National Grid
Immobilier 1,6% American Tower, Prologis, Crown Castle, Equinix

Nous choisissons les classes d’actifs et les indices, et non les émetteurs ou les secteurs.

Le processus de construction des portefeuilles chez Indexa ne sélectionne pas les émetteurs ou les secteurs dans lesquels investir. Notre construction de portefeuille choisit des classes d’actifs, comme les actions des États Unis par exemple. Pour chaque classe d’actif, nous choisissons un indice, le plus représentatif, par exemple l’indice S&P 500 pour les actions états-uniennes, et un fonds, celui qui correspond le mieux à cet indice en termes de coût, de liquidité et de tracking error. Dans nos portefeuilles, nous avons choisi le fonds Vanguard US 500 Stk Idx Eur – Ins pour représenter la catégorie des actions de sociétés cotées aux Etats-Unis.

Les actions et obligations dans lesquelles nos clients sont investis sont donc celles indexées par l’indice de référence. Cet indice est défini par des sociétés de construction d’indices, comme Standard and Poors dans le cas de l’indice S&P 500. Et, en général, elles sélectionnent les sociétés ayant la plus grande capitalisation boursière et la plus grande liquidité ou les obligations ayant le plus grand volume émis et la plus grande liquidité.

Quant au poids de chaque émetteur dans leurs indices, il est défini de la même manière, par la capitalisation boursière de chaque société dans leur indice, et par le montant émis de chaque obligation au sein de l’indice. Ainsi, les grandes entreprises et les grands émetteurs auront plus de poids dans les indices.

Portefeuilles de moins de 10 mille euros

Dans les portefeuilles de moins de 10 mille euros, l’exposition aux actions utilise un fonds d’actions mondiales de pays développés, Vanguard Global Skt Idx Eur – Ins, de sorte qu’il y a également une exposition à des zones géographiques telles que le Pacifique ex – Japon ou le Canada.  Par exemple, des investissements sont également réalisés dans des sociétés telles que Royal Bank of Canada, Enbridge, South32 ou Commonwealth Bank of Australia.

L’exposition aux obligations est également mise en œuvre par le biais d’un fonds obligataire mondial, Vanguard Global Bnd Idx Eur – Ins, de sorte que ces portefeuilles seront exposés à d’autres gouvernements développés, tels que le Japon, le Canada ou d’autres pays du Pacifique.

Ce portefeuille compte 1559 sociétés (actions) et 2861 émetteurs d’obligations.

Portefeuilles de plus de 100 mille euros

Les portefeuilles de plus de 100 mille euros sont investis dans les mêmes actifs que les portefeuilles de 10 à 100 mille euros, ainsi que dans des actions du Pacifique ex-Japon, et dans des obligations de pays émergents en devise locale. Par conséquent, ils sont également exposés aux émissions gouvernementales de pays tels que le Mexique, la Chine ou le Brésil. Ce portefeuille comprend 7287 entreprises (actions) et 3005 émetteurs d’obligations.

Si vous n’êtes pas encore client d’Indexa Capital, découvrez quel portefeuille de fonds indexés mondialement diversifié nous vous recommandons en effectuant notre bref test de profil investisseur (2 min), afin de voir quel portefeuille nous pouvons vous proposer, ses pronostics de rentabilité, ses coûts. Sans engagement et sans devoir nous transmettre de données personnelles.

L’importance de l’allocation stratégique d’actifs

Le modèle de gestion que nous proposons chez Indexa Capital vise à apporter une gestion académique reconnue, indexée et économique à tout investisseur, quel que soit son patrimoine. Dans ce post, nous verrons comment l’allocation stratégique apporte de la valeur à long terme et comment, en moyenne, l’allocation tactique réduit la rentabilité.

Dans la littérature financière, on peut trouver une manière de catégoriser le processus d’investissement d’un portefeuille qui sera très utile pour expliquer le modèle de gestion d’Indexa Capital. Il s’agit d’un processus d’investissement à trois niveaux : l’allocation stratégique d’actifs, l’allocation tactique d’actifs et la sélection de valeurs.

En résumé, le processus à trois niveaux est le suivant :

  1. Allocation stratégique d’actifs (qui fait partie du modèle Indexa) :
    Tout d’abord, nous estimons le profil investisseur du client et, sur la base de ce profil, l’allocation stratégique d’actifs est établie. Par exemple, 60% d’actions et 40% d’obligations.
  2. Allocation tactique d’actifs (exclue du modèle Indexa) :
    En fonction de la situation du marché, le gestionnaire peut adapter ces pourcentages dans une fourchette fixe. Par exemple, augmenter temporairement les actions à 70% au lieu de 60%. C’est l’allocation tactique d’actifs.
  3. Sélection de valeurs (exclue du modèle Indexa) :
    Le gestionnaire sélectionne certaines valeurs (actions ou obligations) en particulier pour réaliser l’investissement : par exemple les actions Google, les actions Apple, les prêts au gouvernement allemand, … Cela correspond à la sélection de valeurs.

Importance de l’allocation stratégique d’actifs

La gestion d’Indexa Capital est fermement ancrée dans l’évidence que ce qui est le plus important pour la rentabilité à long terme d’un portefeuille est, d’une part, l’exposition aux marchés (être investi) et, d’autre part, le profil de risque attribué au client, c’est-à-dire l’allocation stratégique d’actifs.

Comme le montre le graphique ci-dessous, les études (voir détails à la fin de l’article) montrent qu’environ 90% de la variabilité de la rentabilité d’un portefeuille dans le temps est expliquée par l’allocation stratégique et la variabilité des indices de référence et que seulement 10% est expliquée par les deux autres facteurs (allocation tactique et sélection de valeurs).

Il est donc beaucoup plus important de comprendre le profil de risque de l’investisseur, qui déterminera l’allocation stratégique d’actifs (90 % de la variabilité de la rentabilité), que de déplacer les pondérations ou de sélectionner les actifs (seulement 10 % de la variabilité de la rentabilité).

Risques de l’allocation tactique d’actifs

Les deux dernières étapes du processus de gestion, à savoir l’allocation tactique d’actifs et la sélection d’actifs, également connues sous le nom de gestion active, apportent, selon nous, une valeur très limitée et, généralement, nettement inférieures aux coûts (de transaction et de gestion) de cette gestion active. Dans un précédent article, nous avons analysé cette hypothèse en montrant comment les investisseurs de fonds de gestion active obtiennent en moyenne une rentabilité bien inférieure à celle de leur indice.

Études sur l’importance de l’allocation stratégique d’actifs

L’importance de l’allocation stratégique d’actifs peut être analysée sous trois angles distincts : la variabilité de la rentabilité d’un portefeuille dans le temps, la variabilité de la rentabilité de fonds d’investissement sur la même période et la rentabilité absolue du portefeuille.

En examinant les ouvrages consacrés à l’importance de l’allocation stratégique d’actifs, on constate que les portefeuilles diversifiés ont tendance à évoluer en corrélation avec les indices des marchés financiers. Dans ce sens, [Brinson, Hood et Beebower, 1986], en utilisant des données de 1974 à 1983, montrent que les facteurs déterminants pour expliquer la variabilité de la rentabilité d’un portefeuille dans le temps sont à 93,6% l’allocation stratégique, 1,7% l’allocation tactique et 4,2% la sélection de valeurs. Des années plus tard, [Brinson, Singer et Beebower, 1991] ont à nouveau mené la même étude avec des données actualisées de 1978 à 1987 et ont obtenu des résultats très similaires : l’allocation stratégique d’actifs représente 91,5% des facteurs déterminants de la performance du portefeuille. [Ibbotson et Kaplan, 2000] ont mené une étude similaire dans laquelle ils ont démontré que 81,4% de la variabilité dans le temps d’un fonds d’investissement s’explique par la politique d’investissement du fonds. De même, [Davis, Kinniry et Sheay, 2007], en utilisant les données des fonds nord-américains sur la période 1966-2006, fournissent des preuves que 89,3% de la volatilité des fonds dans le temps est due à la volatilité de l’indice de référence.

Récemment, [Xiong, Ibbotson, Idzorek et Chen, 2010], ont nuancé les études antérieures, en montrant qu’environ 75 % de la variation des rendements des séries temporelles d’un fonds typique est en fait expliquée par le mouvement général du marché (et non par l’allocation stratégique), la partie restante étant répartie plus ou moins également entre l’allocation d’actifs et la gestion active. Ainsi, les premières études ont attribué à l’allocation d’actifs ce qui est en réalité dû à l’exposition au marché elle-même. De notre opinion, tout semble démontrer qu’environ 90 % de la variabilité dans le temps de la rentabilité d’un portefeuille est déterminée par l’exposition au marché et la sélection du profil de risque.

La branche de la littérature qui analyse la variabilité de la rentabilité des fonds d’investissement sur une même période calcule jusqu’à quel point la politique d’investissement du fonds (allocation stratégique) explique les rendements entre les fonds. Ces études établissent que les pourcentages sont beaucoup plus faibles, par exemple [Jahnke, 1997] estime que 40% s’expliquent par l’allocation stratégique. De même, Ibbotson et Kaplan (2000) ont relevé, en utilisant les données d’un large univers de fonds mixtes sur une période de 10 ans, qu’environ 40 % de la variation des rendements sur la même période s’explique par la politique d’investissement. Dans une étude similaire, [Vardharaj et Fabozzi, 2007] ont constaté qu’environ 33 % à 75 % de la variation du rendement du fonds est attribuable à des différences dans l’allocation stratégique. Par conséquent, la réalisation de cette analyse, qui élimine le comportement du marché, montre également que l’allocation stratégique d’actifs est très pertinente.

Enfin, comme le montrent [Ibbotson et Kaplan, 2000], la réponse à la question « quel pourcentage en moyenne de ma rentabilité provient de mon allocation stratégique d’actifs ? » est très simple : 100 %. En définitive, la politique d’allocation d’actifs nous donne le rendement passif du marché et l’allocation tactique d’actifs et la sélection d’actifs, l’excédent de rentabilité (ou alpha). Les marchés financiers étant un jeu à somme nulle, c’est-à-dire que ce que certains gestionnaires gagnent plus, d’autres le perdent, avant frais, la rentabilité globale doit être celle du marché. Par conséquent, en moyenne, la politique d’allocation d’actifs passive devrait déterminer 100 % des rendements avant frais.

Références :

Brinson, Gary P., L. Randolph Hood, y Gilbert L. Beebower, 1986. Determinants of Portfolio Performance. Financial Analysts Journal 42(4): 39–48.

Brinson, Gary P., Brian D. Singer, y Gilbert L. Beebower, 1991. “Determinants of Portfolio Performance II: An Update.” Financial Analyst Journal, vol. 47, no. 3 (May/June): 40-48.

Davis, Joseph H., Francis M. Kinniry Jr., y Glenn Sheay, 2007. The Asset Allocation Debate: Provocative Questions, Enduring Realities. Valley Forge, Pa.: The Vanguard Group. Originally published as Tokat, Y., Wicas, N, and Kinniry, F., 2006: The Asset Allocation Debate: A Review and Reconciliation. Journal of Financial Planning , 19(10): 52-63. This paper is a revised and updated version.

Ibbotson , Roger G. y Kaplan, Paul D., 2000. Does Asset Allocation Policy Explain 40, 90, or 100 Percent of Performance?, Financial Analysts Journal, Vol. 56, No. 1 (Jan. – Feb., 2000), pp. 26-33.

Jahnke, William W., 1997. The Asset Allocation Hoax. Journal of Financial Planning 10(1): 109-13.

Vardharaj, Raman, and Frank J.Fabozzi. 2007. “Sector, Style,Region: Explaining Stock Allocation Performance.”Financial Analysts Journal, vol. 63, no. 3 (May/June): 59–70.

Xiong, James, Roger G. Ibbotson, Thomas Idzorek, y Peng Chen. 2010. “The Equal Importance of Asset Allocation and Active Management.”Financial Analysts Journal , vol. 66, no. 2 (March/April): 22–30.