Comparaison des gestionnaires automatisés européens 2021

Nous profitons de cette rentrée 2021 pour publier pour la première fois en français notre comparaison des gestionnaires européens, automatisés et indépendants.
Dans cette analyse, nous nous concentrons sur les acteurs indépendants, qui n’appartiennent pas à un groupe bancaire ou assureur, pour lesquels nous comparons le volume d’encours sous gestion, le financement reçu jusqu’à aujourd’hui, l’efficacité du capital et les coûts totaux du service pour le client.

Nous avons retenu les acteurs suivants, indépendants et leader dans leur principal pays d’activité :

  • Nutmeg (Royaume-Uni), que nous n’inclurons probablement plus l’année prochaine parce qu’il est en cours d’acquisition par JPMorgan, et cessera donc d’être indépendant
  • Scalable Capital, leader en Allemagne, aussi présent en Autriche et au Royaume-Uni
  • MoneyFarm, leader en Italie, aussi présent au Royaume-Uni et en Allemagne
  • Lysa, leader en Suède, aussi présent au Danemark, en Norvège et bientôt en Allemagne
  • Indexa Capital, leader en Espagne, aussi présent en Belgique
  • Yomoni, leader en France

Si nous regardons l’évolution des actifs sous gestion tout au long de ces dernières années, les gestionnaires qui croient le plus sont Lysa (estimé à +180% au cours de cette dernière année, source : fonds de Lysa chez Morningstar), Indexa (+120% sur les 12 derniers mois) et Nutmeg (estimé à +90% sur les 12 derniers mois).

Le graphique suivant montre l’évolution des actifs sous gestion, ou AUMs (Assets Under Management) au cours de ces dernières années selon les données communiquées par les gestionnaires aux médias ou sur leur page web :

En ce qui concerne le financement, les gestionnaires qui ont demandé le plus de capital pour leur développement jusqu’à aujourd’hui sont Scalable Capital (266 millions d’euros, M€), bien que ce ,montant soit peu comparable avec les autres gestionnaires automatisés car une grande partie est probablement destinée à ses nouvelles activités de courtage en bourse, Nutmeg (146 M€), Moneyfarm (116 M€), Yomoni (17 M€), Lysa (11 M€, source : Lysa) et Indexa (3,3 M€, source : Indexa).

Le graphique suivant illustre les actifs totaux gérés (en bleu) et le financement total reçu jusqu’à aujourd’hui (en orange) :

Comme nous pouvons l’observer, il y a une différence importante entre le financement reçu par les différents gestionnaires, entre 3,3 millions d’euros pour Indexa et 146 millions d’euros pour Nutmeg ou 266 millions d’euros pour Scalable. Pour comparer ces montants, nous regardons l’efficience dans la consommation du capital en effectuant le rapport entre encours sous gestion et financement reçu :

Remarque : nous n’avons pas inclus Scalable Capital sur ce graphique car nous ne connaissons pas, sur les 266 M€, la part dédiée aux activités de courtage et celle consacrée aux activités de gestion. Si nous l’incluions dans cette comparaison, son ratio serait de 11 M€ gérés par million investi, le plus faible, mais cette donnée ne nous semble pas représentative.

En efficience du capital, Indexa Capital est, de loin, le leader européen : 344 M€ gérés par M€ investi, suivi de Lysa (129), Nutmeg (28), Yomoni (24) et Moneyfarm (16). Pour nous, il est important d’être efficient dans la consommation du capital car c’est ce qui nous permet d’offrir des coûts plus faibles à nos clients, de manière durable à long terme.

Si nous comparons les coûts totaux pour les clients avec l’efficacité du capital, nous pouvons observer une certaine corrélation. Les gestionnaires automatisés les plus efficients dans la consommation du capital tendent à offrir les coûts les plus faibles à leurs clients :

Dans le cas d’Indexa Capital, être le plus efficace dans la consommation du capital nous a permis d’être le premier gestionnaire automatisé indépendant à être rentable depuis la fin 2019, ce qui nous permet de continuer à diminuer nos frais de gestion de façon viable à long terme.

Voilà le cercle vertueux de notre succès : moindres frais, meilleure rentabilité pour nos clients, plus le volume croît, plus nous pouvons continuer à diminuer nos frais, plus nous continuons à offrir une meilleure rentabilité à nos clients, et ainsi de suite …

En suivant cette stratégie de croissance, en apportant chaque fois un peu plus de valeur à nos clients, nous espérons devenir, dans les prochaines années, le gestionnaire automatisé indépendant le plus grand d’Europe et entrer dans le top 3 mondial. Merci de nous accompagner sur ce chemin !

Si vous n’êtes pas encore client d’Indexa Capital, découvrez quel portefeuille de fonds indexés mondialement diversifié nous vous recommandons en effectuant notre bref test de profil investisseur (2 min).

Si vous êtes déjà client, n’hésitez pas à inviter vos amis pour bénéficier d’une réduction des frais de gestion d’Indexa, tant pour vous que pour eux.

Le risque de liquidité

Nous continuons notre série d’article sur les différents risques. Après un premier article sur le risque de crédit, nous allons maintenant présenter le risque de liquidité des marchés financiers.

Le risque de liquidité est, selon Investopedia : « le risque dérivé d’un investissement ne pouvant pas être acheté ou vendu avec la rapidité suffisante pour éviter ou minimiser une perte ». Autrement dit, il s’agit du risque de ne pas trouver un acheteur au moment où nous souhaitons vendre notre actif pour obtenir de la liquidité, indépendamment du prix. Il s’agit d’un risque très important puisque sans acheteur nous ne pouvons pas liquider nos investissements, ce qui réduit notre pouvoir d’achat.

Chaque actif a un risque de liquidité différent qui dépend de la taille de l’investissement et du nombre d’investisseurs qui y participent. Plus la taille de l’investissement ou le nombre d’investisseurs est grand, plus l’investissement sera liquide. Si je suis le seul à posséder un actif, une maison par exemple, et je souhaite le vendre, il sera nécessairement plus difficile à vendre que des actions pour lesquelles il y a des milliers, voire des millions, de vendeurs et d’acheteurs impliqués.

Nous pouvons ordonner les principales classes d’actif en fonction de leur liquidité (ordre approximatif), du plus liquide au moins liquide :

  1. Actions de grandes entreprises cotées
  2. Obligations d’États
  3. Obligations d’entreprises de bonne qualité crédit (investment grade)
  4. Actions de petites entreprises cotées
  5. Obligations d’entreprises de faible qualité crédit (high yield)
  6. Immobilier
  7. Capital risque
  8. Émetteurs privés de dette

Si nous investissions dans un fonds d’investissement, pour connaître la liquidité de celui-ci, il faudrait analyser dans quoi investit ce fonds. Si le fonds investissait dans des actions de grandes entreprises cotées, il pourrait faire face à des remboursements beaucoup plus importants que s’il investissait dans de petites entreprises cotées. Par exemple, un fonds indexé sur l’indice S&P 500 ou MSCI Europe (tel qu’utilisé chez Indexa) a un risque de liquidité nettement moindre qu’un fonds d’investissements en valeur (value) qui investit dans des petites entreprises cotées.

En général, les fonds maintiennent un petit pourcentage du fonds en espèces pour pouvoir faire face aux remboursements quotidiens habituels. Si des remboursements supérieurs à cette réserve sont reçus, le fonds doit vendre sur le marché une part de ses investissements (actions ou obligations) pour pouvoir obtenir de la liquidité et donner l’argent aux participants qui souhaitent rembourser leurs parts d’un fonds. Si l’actif est peu liquide, il se peut que la valeur liquidative du fonds soit affectée ou qu’il soit impossible de faire face immédiatement aux remboursements demandés par les participants. Dans ce cas, les participants qui souhaitent rembourser leurs parts doivent attendre plusieurs jours pour recevoir l’argent.

Pour éviter cet impact négatif pour les participants qui ne vendent pas, certains fonds d’investissement appliquent un prix oscillant (dont nous parlerons dans un article postérieur), qui bénéficient à tous les participants actuels du fonds. De cette manière, les coûts de transaction pour non-liquidité sont assumés par les nouveaux participants.

Lors de la construction d’un portefeuille d’investissement, il faut faire très attention au risque de liquidité. Chez Indexa, les portefeuilles de fonds de nos clients, qui sont remboursables à n’importe quel moment, sont investis dans des classes d’actif avec une liquidité élevée : des actions d’entreprises cotées, des obligations d’État et des obligations d’entreprises de bonne qualité de crédit. Ainsi, le participant serait à peine affecté s’il décidait de rembourser sa participation. D’autre part, nous sélectionnons des fonds d’investissement de grande taille pour que les choix d’un participant n’affectent pas le fonds. Le fonds le plus petit, avec lequel nous travaillons actuellement, a un patrimoine de plus d’un milliard d’euros (voir le détail de nos portefeuilles).

Le cas spécifique des ETFs

Ces derniers temps, nous entendons parfois parler d’un potentiel problème de non-liquidité des ETF’s (Exchange Traded Fund, ou fonds d’investissement cotisé) qui sont négociés sur le marché et du risque de déviation entre la valeur de l’ETF et celle des actifs sous-jacents dans lesquels investit l’ETF.

Dans le cas d’un ETF avec un grand volume de négociation, ce potentiel problème pourrait difficilement devenir significatif. Par exemple, l’ETF « SPDR S&P 500 ETF » traitent quelques 60.000 millions de dollars quotidiennement. Avec ce volume traité, n’importe quelle opération qui dévierait un peu de la valeur des sous-jacents serait rapidement corrigée.

Dans le cas où un ETF n’aurait pas tant de volume de négociation, mais investirait dans des actifs liquides, cela serait un problème très bref puisque si une différence de valeur entre cet ETF et ses actifs sous-jacents était suffisante pour couvrir les coûts de transaction et générer un bénéfice, les arbitres entreraient pour négocier le sous-jacent contre l’ETF et feraient disparaître cette différence. Nous pouvons par exemple voir ci-dessous le graphique du « flash-crash » d’un ETF qui investit dans des actions du S&P 500 équipondéré, qui a beaucoup moins de liquidité que le S&P 500 pondéré par capitalisation boursière :

Ce « flash-crash » s’est corrigé dans l’heure suivant l’ouverture. Néanmoins, si un ETF investit dans des actifs beaucoup moins liquides alors il peut donner une plus grande différence mais le prix est susceptible de finir par refléter la valeur des sous-jacents.

Chez Indexa, ces courtes variations du prix de certains ETF’s ne nous affectent pas car nous investissons dans des fonds indexés non cotés (pas dans des ETF’s).

Souhaitez-vous essayer nos services ? Découvrez quel est votre profil investisseur et quel portefeuille de fonds d’investissement nous pouvons vous recommander.

Le risque de crédit

Quand vous investissez, le plus important est de connaître parfaitement les risques encourus. Savoir à quels risques vous êtes exposé permet de minimiser les risques auxquels vous ne souhaitez pas l’être et diversifier correctement les risques acceptés.

Photo : Brian A. Jackson

En fait, un bon investisseur peut espérer au mieux savoir s’exposer et estimer correctement les risques qu’il choisit comme source de rentabilité à long terme (sans risque, il n’y a pas de rentabilité). Une fois sélectionnées les sources de risque, la rentabilité viendra avec le temps, avec les soubresauts habituels à court terme. Si nous assumons un risque sans le savoir, par méconnaissance ou omission, nous pourrions ne pas parvenir à nos prévisions de rentabilité à long terme. Ou dans le pire des cas, nous pourrions même perdre la totalité de notre investissement à cause d’un événement que nous n’aurions pas anticipé.

Chez Indexa, nous accordons une grande importance à l’assignation des risques et dans une série d’articles, nous allons décrire les différents types de risques. Notre objectif est de divulguer l’information et pouvoir vous éviter les mauvaises surprises. Les principaux risques sont : le risque de marché, le risque de crédit et le risque de liquidité.

Dans cet article, nous allons parler du risque de crédit et l’importance de diversifier ce risque. La Wikipedia en donne la définition suivante :

« Le risque de crédit est le risque qu’un emprunteur ne rembourse pas tout ou une partie de son crédit aux échéances prévues par le contrat signé entre lui et le préteur. »

Parce qu’il s’agit du risque qu’un emprunteur ne rembourse pas son crédit, nous devons y porter toute notre attention. En effet, au moment de ne pas payer, généralement seule une toute petite partie est récupérée par le prêteur.
Si nous prêtions tout notre argent à une seule et même institution qui ne nous le rendrait pas, nous aurions alors tout perdu.

En réalité, aucun être sensé ne prêterait tout son argent à une seule personne ou entité, mais le problème survient quand nous ne sommes pas conscients que nous sommes en train de prêter notre argent. Il existe de nombreux exemples d’investisseurs qui ne connaissaient pas cette situation et ont eu une mauvaise surprise. Nous allons dresser une liste de quelques cas dans lesquels un risque de crédit élevé est pris généralement inconsciemment.

Déposer de l’argent sur un compte courant dans une banque

En déposant notre argent sur un compte courant dans un établissement bancaire, en réalité ce que nous sommes en train de faire est prêter de l’argent à la banque avec la condition de pouvoir demander à le retirer quand nous le souhaitons. C’est la raison pour laquelle dans certains cas la banque nous rémunère ce risque avec un intérêt. Si la banque faisait faillite, nous nous retrouverions avec la surprise d’être devenu un des créanciers de la banque et nous devrions attendre que la banque soit liquidée pour pouvoir savoir combien nous pouvons récupérer (au-delà de la somme couverte par le fonds de garantie).

C’est pourquoi, quand des rumeurs commencent à se propager à propos d’une banque qui aurait des problèmes, les clients font la queue devant les succursales pour être les premiers à retirer leur argent. Étant donné que ce comportement fragilisait beaucoup les établissements financiers et les rendaient sujets à des rumeurs, des organismes officiels ont été créés pour prêter aux banques en cas de panique injustifiée (les banques centrales), et pour « garantir » certains montants en dessous desquels un client récupère son argent (fonds de garantie). En Belgique, le montant couvert par le Fonds de Garantie des Dépôts est de 100.000€ par compte espèce et par titulaire.

Par conséquent, si vous disposez d’une quantité supérieure à 100.000€ en dépôt, il est préférable de chercher des établissements financiers solvables et dans le cas d’importantes quantités de déposer l’argent dans différents établissements. Chez Indexa, le compte espèces utilisé pour regrouper les investissements des clients est maintenu auprès de BinckBank du groupe Saxo Bank qui est une des entités avec un ratio de solvabilité des plus élevés en Europe. Toutefois, nous restons conscients du risque de crédit associé et nous ne laissons pas plus de 1% des actifs du client sur ce compte espèces (sauf pour les comptes plus petits pour lesquels le pourcentage d’espèces peut être temporairement plus important).

Obligations structurées

A la différence des dépôts, ce genre d’investissements est très habituel dans les portefeuilles de clients de banque privée. Les banquiers privés commercialisent généralement ces obligations à leurs clients en se concentrant uniquement sur les caractéristiques de l’obligation, en survolant qui en est l’émetteur et le risque de crédit associé.

Par exemple, si nous pensons à une obligation garantie qui dans 5 ans reversera le montant investi et en plus nous donnera la rentabilité du Bel20 (si elle est positive), cela semble a priori un bon investissement : si la bourse grimpe, nous gagnons et si la bourse ne grimpe pas, nous récupérons notre argent.

Le problème est : qui « garantit » ces versements ? Car il y a des bons garants et des mauvais, ou pire encore, il y a des mauvais garants qui semblent en être de très bons. À ce sujet, nous avons l’exemple de Lehman Brothers. Beaucoup de clients de banque privée ont perdu beaucoup d’argent parce qu’ils avaient investi dans des obligations garanties par Lehman Brothers, très souvent sans même savoir qu’elles étaient garanties par cet établissement. En 2008, au moment de la faillite de Lehman, ces investisseurs sont devenus, comme dans le cas des comptes courants, des créanciers de la banque. Le processus judiciaire pour récupérer leur argent continue encore plus de dix ans après.

Perdre de l’argent fait partie du monde de l’investissement, mais il faut éviter les pertes définitives et irrécupérables. Dans le cas de Lehman Brothers (ou des établissements financiers islandais), le véritable problème a été que, dans certains cas, la totalité des économies d’un client ont été investies dans ces obligations et par conséquent la perte a été totale et définitive.

En règle générale, il faut toujours demander qui est le garant d’une transaction garantie et voir si vous êtes à l’aise avec le risque de crédit associé. Notre recommandation est d’éviter les obligations structurées, puisqu’en fait il s’agit d’investissements avec une plus grande marge pour les établissements financiers qui les vendent et elles tendent à concentrer plus de risques comme le risque de crédit. Un portefeuille diversifié et à faible coût n’a pas besoin de ce genre de produits.

Produits d’épargne et d’assurance

À contracter un produit d’épargne avec une entreprise d’assurance, il faut être conscient que dans la réalité nous sommes en train de prêter tout notre argent à l’assureur et nous signons un contrat à travers lequel il nous promet certaines rentabilités en échange. Par exemple, dans le cas d’une assurance vie de la branche 23, un investisseur donne à l’assureur un montant que celui-ci s’engage à un investir dans un portefeuille de fonds d’investissement pour ensuite, quand le client demande à récupérer son argent, lui rendre le résultat de l’investissement dans ces fonds.

C’est-à-dire qu’en plus des risques de marché qui sont pris et qui dépendent de chaque produit en particulier, le client assume un risque de crédit très important avec l’assureur. En cas de faillite de la société d’assurance, les clients des produits d’épargne deviendront des créanciers de l’assurance dans la procédure judiciaire qui suivra. Dans ce cas, l’investissement des clients n’est pas séparé du bilan de l’assurance et ils entrent dans la procédure d’insolvabilité.

Comme pour les comptes courants, les organismes publics ont établi des mécanismes pour tenter de palier à ce risque très important (qui touche donc la totalité de l’investissement), comme par exemple l’établissement de fonds de réserve. Cependant, indépendamment du risque perçu ou de ceux atténuants, il faut toujours tenter de minimiser les risques que nous ne souhaitons pas prendre ou du moins les diversifier au maximum. C’est important parce qu’avec le temps, des événements que nous n’attendions pas peuvent se produire et à long terme la situation des établissements peut changer brusquement. Par exemple, en moins de deux ans (2006-2008), AIG est passé du statut d’assureur extrêmement solvable, le plus grand du monde, à celui de société en faillite, sauvée par les États-Unis.

C’est pourquoi, si vous souhaitez éviter un risque de crédit trop important, il peut être préférable d’investir dans les fonds d’investissement eux-mêmes. Les fonds d’investissement ont uniquement leurs propres participations et ont leurs propres bilans et par conséquent ils ne sont pas exposés au risque de faillite du gérant du fonds (les fonds sont hors du bilan de leur gestionnaire). Du point de vue du risque de crédit, il est préférable de construire des portefeuilles de fonds d’investissement ou de fonds de pension puisque dans les deux cas le patrimoine appartient aux participants et non à l’établissement qui les gère.

Conclusion

Il y a de nombreux autres exemples d’investisseurs n’ayant pas conscience du risque de crédit : obligation perpétuelles, obligations subordonnées, … Dans chacun des cas, nous nous retrouvons à avoir prêté une quantité importante de notre patrimoine à une seule entité, qui au moment du prêt, nous semblait très solvable mais qui avec le temps a empiré.

Le remède à ce risque est double :

  1. Éviter le risque de crédit qui n’apporte pas de valeur comme dans le cas des obligations structurées.
  2. Diversifier, diversifier et diversifier. L’unique façon d’obtenir une rentabilité est d’assumer des risques, et le risque de crédit est un des plus important, mais il ne faut jamais mettre tous ses œufs dans le même panier ! Dans nos portefeuilles de fonds d’investissement, il y a toujours une certaine exposition au risque de crédit à travers des fonds d’obligations d’États et d’obligations d’entreprises, mais cette exposition est très diversifiée puisque nous prêtons littéralement à des milliers de créanciers, et par conséquent, la probabilité que tous fassent faillite en même temps est quasiment nulle. En échange, nous obtiendrons une rentabilité ajustée à ce risque à long terme.

Finalement, et comme recommandation, avant de contracter n’importe quel produit, demandez à la personne qui vous le présente : que se passerait-il pour mon investissement si votre entreprise faisait faillite ? Si la réponse est que vous perdriez tout votre argent, nous vous recommandons de n’investir qu’une petite partie de vos économies dans ce produit financier.

Plus d’information :

Si vous n’êtes pas encore client d’Indexa Capital, vous pouvez effectuer gratuitement notre test de profil investisseur et découvrir quel portefeuille nous vous recommandons, avec une diversification maximale et un coût réellement faible.

Si vous êtes déjà client, n’hésitez pas à inviter vos amis pour bénéficier d’une réduction des frais de gestion d’Indexa, tant pour vous que pour eux.

Incorporation d’obligations des États-Unis et d’actions d’entreprises à petite capitalisation

Nous incluons les obligations des États-Unis et les actions à petite capitalisation dans les portefeuilles de plus de 10 mille €

Comme vous le savez, l’un de nos objectifs est d’offrir la plus grande diversification globale possible à nos clients, car plus la diversification est grande, moindre est le risque attendu des portefeuilles. Avec cet objectif en tête, nous sommes constamment attentifs aux fonds indiciels qui deviennent disponibles en Belgique. Lorsque nous identifions un fonds de qualité (qui réplique fidèlement son indice), suffisamment grand et dont les coûts sont suffisamment faibles, nous envisageons de l’intégrer à nos portefeuilles et le proposons à notre Conseil d’Experts, qui examine, modifie et valide au préalable les modifications que nous apportons à nos portefeuilles.

Dans les jours à venir, nous allons ajouter un fonds d’actions à moyenne et petite capitalisation, un fonds d’obligations d’État des États-Unis avec couverture de change en euros et un fonds d’obligations d’entreprises des Etats-Unis, avec couverture de change en euros, aux portefeuilles de plus de 10 mille euros :

  1. Nous incluons un fonds d’actions à petite capitalisation dans les portefeuilles de plus de 10 mille euros. Il s’agit du fonds Vanguard Global Small-Cap Index Fund EUR Acc (n° ISIN IE00B42W4L06), qui reproduit l’indice MCSI Small Cap World en euros, conçu pour répliquer le comportement des segments des petites et moyennes capitalisations du marché mondial des actions. C’est un fonds très diversifié : les 10 principales positions du fonds pèsent 1,5 % (données au 30 juin 2021) et celui-ci compte 4.343 positions. Les trois premières positions sont actuellement AMC Entertainment Holdings Inc (0,2%), Entegris Inc. (0,2%) et Diamondback Energy Inc (0,2%). Le coût de ce fonds est de 0,29% par an et sa rentabilité annuelle moyenne espérée à long terme par les grands gestionnaires est de +5,5% par an.
  2. Nous ajoutons un fonds d’obligations d’État des États-Unis. Il s’agit du fonds Vanguard US Government Bond Index Fund EUR Hedged Acc (n° ISIN IE0007471471), qui suit l’indice Bloomberg Barclays U.S. Government Float Adjusted Bond. Le fonds d’obligations d’État investit exclusivement dans 336 obligations émises par le Trésor des Etats-Unis, avec une durée moyenne de 6,7 ans et une rentabilité annuelle espérée en dollars US de 0,92%. Le coût de ce fonds est de 0,12% par an et sa rentabilité espérée couverte en euros est de +0,2% par an.
  3. Nous ajoutons un fonds d’obligations de grandes entreprises américaines. Il s’agit du fonds iShares US Corporate Bond Index Fund (IE) Institutional Acc EUR Hedged (n° ISIN IE00BL6VHD58), qui suit l’indice FTSE Eurodollar USD. Le fonds investit dans des obligations émises par des sociétés de haute qualité de crédit basées aux États-Unis. Il s’agit d’un fonds très diversifié : les 10 premières positions du fonds pèsent 1,05 % et il compte un total de 4.375 positions (données du 30 juin 2021). La durée moyenne du portefeuille d’obligations est de 7,5 ans et la rentabilité annuelle espérée du fonds en dollars est de 2,0 %. Les trois principales positions sont General Electric (0,17%), la Federal National Mortgage Association (0,16%) et Anheuser-Busch (0,15%). Le coût de ce fonds est de 0,19% par an et la rentabilité espérée couverte en euros est de +1,3% par an.

Pourquoi inclure les actions à petite et moyenne capitalisation ?

Nous avons inclus cette classe d’actif dans les portefeuilles afin de diversifier davantage l’exposition aux actions d’entreprises et d’augmenter légèrement la rentabilité espérée des portefeuilles. Ce fonds représente une participation dans des entreprises à petite et moyenne capitalisation (moins de 55 milliards de dollars) dans les pays développés (principalement les États-Unis, l’Europe et le Japon). Les petites capitalisations offrent une diversification, grâce à une exposition à des secteurs de niche, une volatilité et une rentabilité, associés à une liquidité moindre et à des perspectives de croissance à long terme plus élevées. D’autre part, ces entreprises sont pertinentes au niveau mondial car elles pèsent environ 10% de la capitalisation boursière mondiale.

Pourquoi inclure les obligations d’État et d’entreprise américaines couvertes en euros ?

Nous avons inclus cette classe d’actif dans les portefeuilles afin de diversifier davantage l’exposition aux obligations. Ces catégories d’actif, des obligations gouvernementales et d’entreprises des États-Unis, diversifient les obligations d’État et d’entreprise européennes que nous détenons déjà dans nos portefeuilles et exposent le portefeuille à l’inflation et à la croissance économique états-unienne. De cette façon, nous réduisons le risque de crédit des portefeuilles et diversifions également le risque de taux d’intérêt, puisque les politiques monétaires européenne et états-uniennes ne sont pas parfaitement synchronisées.

Les États-Unis sont la plus grande économie mondiale et leurs obligations pèsent à peu près le même poids que le total des obligations émises en euros.

Pourquoi ne couvrons-nous pas la devise du fonds d’actions et couvrons-nous celle du fonds d’obligations ?

Car la couverture a un coût, même si faible, qui réduit légèrement la rentabilité espérée, mais ne réduit le risque total que dans l’investissement des obligations, pas dans celui des actions.

Pourquoi maintenant ?

Les décisions que nous prenons au sein du Comité d’Investissement sont prises pour le long terme et ne tiennent pas compte de la situation du marché à un moment donné. Il s’agit de décisions visant à diversifier davantage les portefeuilles à long terme ou à réduire les coûts.

Pourquoi Vanguard ?

Car ce sont les fonds qui nous permettent d’investir dans les classes d’actif les moins coûteuses avec une taille et un suivi de l’indice convenables. Indexa n’est pas rémunéré pour choisir les fonds de Vanguard ou d’autres gestionnaires de fonds indiciels. Il s’agit simplement des fonds réunissant les meilleures conditions.

Nouveaux portefeuilles de plus de 100 mille euros

Le fonds d’entreprises de moyennes et petites capitalisations apparaît dans les portefeuilles à partir du profil 3 lorsque l’exposition aux actions est suffisamment pertinente. Ainsi, les portefeuilles du profil 3 à 10 auront une attribution variant entre 2% et 7% respectivement. Pour financer ce nouvel achat, nous transférerons principalement le fonds d’actions européennes, qui était jusqu’à présent surreprésenté dans les portefeuilles les plus agressifs et marginalement les fonds d’actions états-uniennes ou de pays émergents.

Les fonds d’obligations états-uniennes (d’État et d’entreprise) apparaissent dans les dix profils de risque et leur poids diminue à mesure que le niveau de risque augmente. Le fonds d’obligations d’État des États-Unis pèse 22% pour le profil 1 et tombe à 4% pour le profil 10 et le fonds d’obligations d’entreprises pèse 15% pour le profil 1 et 4% pour le profil 10. Pour financer ce nouvel achat, nous allons transférer les obligations d’État et d’entreprises européennes vers celles états-uniennes et européennes pour avoir une répartition 50-50% pour les profils les plus conservateurs. Quant aux profils plus agressifs, le financement s’effectuera par la vente du fonds d’obligations liées à l’inflation qui était jusqu’à présent surreprésenté dans les portefeuilles les plus agressifs. Les obligations liées à l’inflation représentent 10% des obligations d’État mondiales et pour les portefeuilles agressifs, leur poids était beaucoup plus élevé (jusqu’à 100% pour les portefeuilles 10). Cette surreprésentation est un élément que nous avons reporté de la configuration initiale des portefeuilles d’Indexa, nous avons profité de ce changement pour la corriger. Ces changements augmentent légèrement la rentabilité espérée des portefeuilles (en moyenne 0,1%) et réduisent la volatilité espérée (en moyenne -0,5%). Vous trouverez ci-dessous les portefeuilles et les principales données les concernant.

Pour plus d’information sur nos portefeuilles (cette page sera mise à jour, une fois le changement effectué, dans les semaines à venir).

Nouveaux portefeuilles de 10 à 100 mille euros

Les changements apportés aux portefeuilles de 10 à 100 mille euros sont très similaires à ceux présentés ci-dessus pour les portefeuilles de plus de 100 mille euros.

Pour plus d’information sur nos portefeuilles (cette page sera mise à jour une fois le changement effectué, dans les semaines à venir).

Portefeuilles de moins de 10 mille euros

Les portefeuilles de moins de 10 mille euros restent inchangés, avec la même composition depuis janvier 2017 (voir plus de détails sur nos portefeuilles), avec un fonds d’actions globales indexé sur l’indice MSCI World et un fonds d’obligations globales indexé sur l’indice Barclays GA Float Adjusted Bond.

Nous incluons deux fonds dans les portefeuilles de moins de 10 mille euros, car en dessous de ce montant, les portefeuilles se rééquilibrent mieux avec deux fonds qu’avec plusieurs fonds. En outre, avec deux fonds mondiaux, vous obtenez une diversification presque égale à celle des portefeuilles de plus de 10 mille euros, qui comprennent maintenant 8 à 12 fonds.

Nous incluons davantage de fonds dans les portefeuilles de plus de 10 mille euros, car nous pouvons ainsi mieux ajuster la pondération des classes d’actif dans ces portefeuilles et réduire le coût moyen des fonds. Plus d’information dans notre question fréquente : De 2 à 12 fonds selon la valeur du portefeuille.

Changements automatisés : vous ne devez rien faire

Ce changement se fera automatiquement au cours des prochains jours. Vous recevrez un e-mail au début du processus de modification de votre portefeuille, pour vous informer de la composition de votre nouveau portefeuille modèle et quelques jours plus tard pour confirmer les opérations effectuées.

Le changement se fera avec le remboursement de parts de certains fonds pour acheter les parts des nouveaux fonds inclus dans les portefeuilles, sans impact fiscal pour les résidents belges, sauf une taxe Reynders sur les remboursements de fonds d’obligations.

Grâce à ces changements, nous poursuivons notre mission consistant à offrir à nos clients des portefeuilles indexés à faible coût et diversifiés à l’échelle mondiale.

→ Si vous n’avez pas encore de portefeuille avec Indexa Capital, vous pouvez effectuer gratuitement notre test de profil investisseur et découvrir quel portefeuille nous vous recommandons, avec une diversification maximale, et des frais en moyenne 5 fois plus faibles que la moyenne.

Révision semestrielle de la rentabilité : attention aux extrapolations

Avant tout, un avertissement : il faut toujours garder à l’esprit que les rentabilités passées ne préjugent pas des rentabilités à venir.

Une des plaisanteries statistiques favorites d’Unai Ansejo (co-fondateur d’Indexa) est celle d’un professeur recommandant à une jeune mariée d’aller négocier un prix avec le pâtissier de la pièce montée car dans les prochains mois elle aura quatre douzaines de maris. La raison ? Car en extrapolant d’aucun mari hier à un mari aujourd’hui, l’évolution, pour le mois qui vient, est somme toute évidente !

Bien sûr, il ne s’agit rien de plus qu’une plaisanterie, mais elle nous sert de rappel quand nous tentons d’extrapoler quelques résultats sur la base de peu de données ou de données non représentatives du futur.

Nous avons souhaité commencer cet article semestriel de révision des résultats des portefeuilles d’Indexa par ce petit trait d’humour car après quelques conversations avec certains clients, nous avons perçu un risque d’extrapolation des très bonnes rentabilités passées d’Indexa sur le futur, alors que les perspectives devraient être moins bonnes.

Nous ne connaissons pas l’évolution des portefeuilles dans le futur car, comme nous l’expliquerons dans un autre article, la rentabilité inespérée est bien supérieure à la rentabilité espérée. Mais ce que nous pouvons d’ores et déjà dire, avec un certain niveau de confiance, est : la rentabilité espérée est moindre à présent qu’il y a quelques années quand nous avons lancé Indexa.

Nous publions annuellement la rentabilité et le risque espérés des portefeuilles. Les perspectives publiées en janvier 2021 sont beaucoup plus faibles que celles réellement obtenues sur la période 2016-2021. Il est normal qu’il en soit ainsi : la rentabilité des marchés d’actions et d’obligations ces dernières années a été élevée et moins de revalorisations sont espérées dans le futur. Par conséquent, il est moins probable que le futur des marchés financiers mondiaux soit aussi bon qu’il ne l’a été ces dernières années.

C’est pourquoi ce n’est pas un bonne idée d’extrapoler des résultats passés d’Indexa sur le futur. Par exemple, notre portefeuille 6/10 de 10 à 100 mille euros a donné une rentabilité de 7,0% annuelle entre le 31/12/2015 et le 30/06/2021 avec une volatilité annuelle de 8,4%. Avec cette donnée, certains pourraient arriver à la conclusion qu’avec un échantillon qui semble suffisant de cinq ans et demi, le portefeuille 6/10 d’Indexa “donnera” 7,0% de rentabilité avec ses hauts et ses bas. Toutefois, nous estimons la rentabilité espérée de ce portefeuille 6/10 pour le futur à 2,1%. C’est-à-dire, nous nous attendons à ce que la rentabilité future soit inférieure à celle réellement obtenue dans le passé. Ou autrement dit, nous croyons qu’il est plus probable qu’à l’avenir nous observions une rentabilité inférieure au 7,0% qu’une rentabilité supérieure.

Avec le paragraphe précédent, nous ne voulons pas dire que nous savons prédire l’avenir, en particuliers à court terme et nous ne sommes pas en train de délivrer un message appelant à réduire le risque des portefeuilles. En tenant compte de la volatilité espérée pour le portefeuille 6/10 à 7,6%, cela signifie qu’à un an le mieux que nous puissions dire est que la rentabilité obtenue sera, avec un intervalle de confiance de 95%, comprise entre -12,1% et +16,6%. Cela est une preuve de la pertinence de la rentabilité inespérée.

D’autre part, nous ne voulons pas non plus dire qu’il serait nécessaire de chercher d’autres alternatives d’investissements parce que nous n’espérons pas la même rentabilité passée des portefeuilles d’Indexa. Les autres alternatives d’investissements se trouvent exactement dans la même situation de marché.

Ce que nous voulons en revanche dire est qu’à long terme le plus raisonnable que nous puissions faire est réviser à la baisse nos perspectives de rentabilité en tant qu’investisseurs malgré la rentabilité élevée obtenue par le passé. Avec des taux d’intérêts dans les négatifs, nous ne pouvons pas aspirer aux mêmes rentabilités qu’avec des taux significativement positifs.

Dans tous les cas, nous devons être préparés à des mouvements de marché aussi brusques que ceux que nous avons connus l’année dernière au premier semestre à cause de la crise mondiale de la COVID-19. Le plus important est d’être conscient, d’autres périodes très négatives pour la bourse arriveront et assumer que nous ne pourrons pas les anticiper, ni les empêcher. Personne ne le peut. Le maximum auquel nous pouvons aspirer est les surmonter en sachant qu’un investissement diversifié et globalisé retourne éventuellement sur le chemin de la croissance. Pour cela, il est important de connaître les pertes maximales annuelles que nous estimons pouvoir rencontrer sur nos portefeuilles, en sachant qu’au moins une fois en 40 ans, il y aura probablement une telle perte, peut-être même supérieure :

Perte maximale à 1 an
avec un intervalle de confiance à 97,5%
Portefeuille 1 -7,0%
Portefeuille 2 -7,3%
Portefeuille 3 -8,3%
Portefeuille 4 -10,1%
Portefeuille 5 -11,0%
Portefeuille 6 -12,1%
Portefeuille 7 -13,8%
Portefeuille 8 -15,0%
Portefeuille 9 -16,7%
Portefeuille 10 -17,5%

Au cours du premier semestre 2021, la rentabilité du portefeuille de fonds le plus conservateur a été de +1,0% et celle du plus agressif de +12,0%, ce qui fait de 2021 pour le moment une très bonne année quant à la rentabilité des marchés mondiaux.

Ensuite, nous allons reprendre la rentabilité du premier semestre 2021 et depuis cinq ans et demi.

Au cours du premier semestre 2021, la rentabilité de nos portefeuilles de 10 à 100 mille euros s’est située entre +1,0% et +12,0% :

  • +1,0% pour les portefeuilles de moindre risque (profil 1/10)
  • +12,0% pour les portefeuilles les plus risqués (profil 10/10)

Le premier semestre 2021 a été très positif en bourse (actions), mais négatif pour les obligations. Les actions ont eu une rentabilité comprise ente +4,4% (actions du Japon) et +18,7% (actions des États-Unis). Du côté des obligations, la rentabilité se situe entre -2,9% (obligations d’États Européens) et +1,6% (obligations européennes liées à l’inflation).

Nom Classe d’actif Rentabilité 2021-S1 (%)
Fonds d’actions
Vanguard Global Stk Idx Eur Acc Actions globales 16,6%
Vanguard European Stk Idx Eur Acc Actions Europe 15,6%
Vanguard US 500 Stk Idx Eur Acc Actions États-Unis 18,6%
Vanguard Japan Stk Idx Eur Acc Actions Japon 4,4%
Vanguard Emrg Mk Stk Idx Eur Acc Actions Pays Émergents 10,7%
Vanguard Pacific Ex-Japan Stk Idx Eur Acc Actions Pacifique sauf Japon 13,0%
Fonds d’obligations
Vanguard Global Bnd Idx Eur Acc Obligations globales -2,3%
Vanguard Euro Inv Gr Bnd Idx Eur Acc Obligations d’entreprises européennes -1,1%
iShares EM Gov Bnd Idx -I2 Eur Hdg Obligations Pays Émergents couvertes en euros -1,2%
Vanguard Eur Gv Bnd Idx Acc Obligations d’États européens -2,9%
Vanguard Euroz Inf Lk Bnd Idx Eur Acc Obligations européennes indexées sur l’inflation 1,5%

Ce semestre montre une fois encore la capacité de diversification offerte par les obligations. Nous voyons comment en période de hausse de la bourse, les obligations chutent, particulièrement les obligations avec moins de risque de crédit comme les obligations d’États européens.

Quant au benchmark* (indice de référence) des portefeuilles, celui-ci a obtenu une rentabilité entre +1,9% et +15,6% :

  • +1,9% pour le Benchmark des portefeuilles de 1 à 3
  • +4,8% pour le Benchmark des portefeuilles de 4 à 5
  • +15,6% pour le Benchmark du portefeuille 10

Sur le graphique ci-dessus, nous pouvons remarquer que la différence de rentabilité entre nos portefeuilles et leur benchmark au cours du premier semestre 2021 se trouve comprise entre -3,6 points de pourcentage (p.p.) pour le portefeuille 10 et +6,8 p.p. pour le portefeuille 9.

En moyenne, avec notre gestion indexée, automatisée et avec des frais réellement faibles, nous avons réussi à ajouter au premier semestre 2021, 1,8 p.p. de rentabilité sur la moyenne des fonds espagnols d’obligations mixtes internationales, actions mixtes internationales, actions internationales.

Sur le graphique ci-dessous, nous pouvons observer la différence de rentabilité accumulée ces cinq dernières années et demie entre les portefeuilles d’Indexa et la moyenne des fonds espagnols. En moyenne, Indexa a obtenu une rentabilité 28,9 points de pourcentage supérieure à celle des fonds espagnols comparables au cours de ces cinq dernières années et demie :

Cela signifie qu’après cinq années et demie et en ayant connu un cycle complet de hausse et de baisse des marchés, les portefeuilles d’Indexa ont obtenu 4,3 points de pourcentage de plus de rentabilité chaque année, ce qui équivaut au triple de rentabilité cumulée (43,1% contre 14,2%).

Nous incluons ci-dessous, une comparaison de la rentabilité corrigée par le risque des portefeuilles en utilisant le ratio de Sharpe (rentabilité / risque) :

Nous pouvons observer qu’au cours de ces cinq dernières années et demie depuis lesquelles nous opérons, Indexa a obtenu un ratio de Sharpe entre 0,92 et 0,78 (bien supérieur au 0,46 espéré à long terme par des investissements diversifiés en actions et obligations), bien que les benchmarks aient actuellement un ratio de Sharpe très faible (entre +0,23 et +0,52). Cela signifie que les investisseurs avec Indexa obtiennent dans leur portefeuille la rentabilité pondérée par le risque offerte par le marché tandis que les investisseurs en fonds d’investissement espagnols repris par Inverco souffrent du même risque, mais la rentabilité se perd dans les frais.

Portefeuilles de plus de 100 mille euros et de moins de 10 mille euros

Nous effectuons une gestion très similaire pour les 3 tailles de portefeuilles que nous utilisons chez Indexa : portefeuilles de moins de 10 mille euros, portefeuilles entre 10 et 100 mille euros et portefeuilles de plus de 100 mille euros. La principale différence est le nombre de classes d’actif. Plus le portefeuille est grand, plus nous pouvons ajouter des classes d’actif pour incrémenter un peu plus la diversification.

Ci-dessous, nous pouvons voir les différentes rentabilités annuelles des différents portefeuilles en fonction du profil au cours des quatre années et demie durant lesquelles ils ont été opérationnels (du 31/12/2016 au 30/06/2021) :

Les différences entre les portefeuilles de plus de 10 mille euros et les portefeuilles de plus de 100 mille euros ou de moins de 10 mille euros ne sont pas très notables : entre -0,3 points de pourcentage (p.p.) et +0,0 p.p. par an pour les portefeuilles de plus de 100 mille euros et entre -0,4 p.p. et +0,1 p.p. pour les portefeuilles de moins de 10 mille euros.

→ Si vous n’avez pas encore de portefeuille avec Indexa Capital, vous pouvez effectuer gratuitement notre test de profil investisseur et découvrir quel portefeuille nous vous recommandons, avec une diversification maximale, et des frais en moyenne 5 fois plus faibles que la moyenne.

Portefeuilles de fonds pour les enfants

Depuis que nous proposons nos services en Belgique, en novembre 2020, vous avez été nombreux à nous demander d’ouvrir un portefeuille de fonds pour vos enfants. Avec toujours le même objectif : des frais moindres et une meilleure rentabilité à long terme.

Chez Indexa, nous pensons qu’il s’agit d’un service essentiel car nous croyons que l’ouverture d’un portefeuille pour les plus jeunes participe à leur éducation financière. Ils peuvent ainsi apprendre, petit à petit, comment épargner et investir à long terme. Nous espérons que cet apprentissage les encouragera à poursuivre leurs investissements à long terme, une fois majeur.

Éducation financière

Ainsi, si pour les six ans de votre enfant, vous lui ouvrez un portefeuille chez Indexa, avec un investissement initial de 3.000€, de nouveaux apports annuels de 1.200€ par an, la rentabilité annuelle espérée à 10 ans en ce moment est de 3,3% annuelle (portefeuille 9, de 10 à 100 mille euros), à ses dix-huit ans, l’apport total sera de 17.400€ et la valeur du portefeuille de plus de 22.185€, soit un gain de plus de 4.785€ (voir le graphique ci-dessous).

Comment ouvrir un portefeuille pour mineur avec Indexa ?

Rien de plus simple. Dans le cas où vous seriez déjà client d’Indexa, vous pouvez accéder à votre espace personnel et lui ouvrir un portefeuille avec le lien « Nouveau portefeuille de fonds : pour un mineur ».
Dans le cas où vous ne seriez pas client, le représentant légal peut répondre au bref test de profil investisseur et s’enregistrer avec ses propres données personnelles (sa pièce d’identité, son adresse e-mail, son numéro de téléphone) pour ensuite ouvrir le portefeuille au nom du mineur.

Lors de la réalisation du test de profil investisseur, le représentant légal du mineur répond aux questions avec ses propres données, comme si le portefeuille était pour lui (ex. son patrimoine, ses revenus, ses préférences d’investissements), sauf l’âge du client auquel il faut indiquer l’âge de l’enfant.

Une fois finalisé le test, le représentant légal pourra télécharger le document d’identité du mineur (pièce d’identité ou kids-ID si le mineur a moins de 12 ans), signer le contrat et commencer à investir.

Dans le cas où le mineur disposerait déjà d’une adresse e-mail et d’un numéro de téléphone, le représentant légal pourra également lui donner un accès en lecture seule à son propre portefeuille, s’il le souhaite. Avec cet accès l’enfant titulaire du compte pourra consulter son compte mais ne pourra pas opérer sur le compte jusqu’à ses 18 ans.

La marche à suivre est assez simple

Si vous n’êtes pas encore client d’Indexa :

  1. Un des parents de l’enfant ou son tuteur répond au test de profil investisseur (le représentant légal répond aux questions comme pour lui sauf quant à l’âge)
  2. Renseignez les données du représentant légal et du titulaire
  3. Signez le contrat
  4. Attendez l’activation du compte pour effectuer le premier virement

Si vous êtes déjà client d’Indexa : accédez à votre espace privé et utiliser le lien « Nouveau portefeuille de fonds : pour un mineur ». Une invitation sera activée automatiquement pour le compte de votre enfant et vous vous bénéficierez d’une réduction de frais de gestion d’Indexa durant un an (10.000€ sans frais de gestion, tant pour vous que pour votre enfant).

Que se passe-t-il quand le mineur fêtera ses 18 ans ?

Quand le mineur fêtera ses 18 ans, il recevra le plein accès pour opérer sur son portefeuille et pourra choisir s’il souhaite maintenir le représentant légal comme mandataire (qui pourra opérer sur le portefeuille mais ne sera pas propriétaire des fonds), lui donner un accès en lecture seule, ou supprimer complètement son accès au portefeuille.

Il faut garder à l’esprit qu’une fois sa majorité atteinte, le mineur pourra disposer librement des sommes sur le portefeuille. C’est pourquoi, il convient que les représentants légaux conservent à leur nom l’argent sur lequel ils veulent conserver un pouvoir de décision une fois la majorité du mineur atteinte. Par exemple, pour les études de leurs enfants, nous recommandons aux parents d’économiser sur un compte à leur nom et non à celui du mineur pour éviter que tout ou partie des économies soient finalement utilisée à d’autres fins.

Fiscalité des comptes pour mineur

Comme pour les portefeuilles de fonds de personnes majeures, les investissements des mineurs dans des fonds ne sont pas imposables tant que l’argent n’est pas retiré du portefeuille. Dans le cas de retraits, la banque dépositaire retiendra 30% sur les éventuelles plus-values réalisées avec des fonds obligataires au nom de la taxe Reynders et les représentants légaux devront déclarer les revenus du capital du mineur dans leur déclaration sur le revenu, sauf si le mineur effectue sa propre déclaration de revenus. Pour plus d’information : Impôts: fiscalité des portefeuilles de fonds.

Pour résumer

Si vous n’êtes pas encore client d’Indexa :

  1. Un des parents de l’enfant ou son tuteur répond on test de profil investisseur (le représentant légal répond aux questions comme pour lui sauf quant à l’âge)
  2. Renseignez les données du représentant légal et du titulaire
  3. Signez le contrat
  4. Attendez l’activation du compte pour effectuer le premier virement

Si vous êtes déjà client d’Indexa : accédez à votre espace privé et utiliser le lien « Nouveau portefeuille de fonds : pour un mineur ».

Nous sommes à votre disposition pour répondre à vos questions et écouter vos suggestions par e-mail à info.fr@indexacapital.com, par téléphone au (+34) 911 237 704, ou chat.

Nous atteignons le milliard d’euros sous gestion

Merci à nos clients, fournisseurs, employés et actionnaires sans quoi ce parcourt n’aurait pas été possible.

Il semble que c’était hier lorsqu’en 2014 nous avons décidé Unai, François et Ramón de développer le premier gestionnaire d’investissement automatisé en Espagne, avec le soutien de nos actionnaires initiaux José et Luis Martin Cabiedes (Cabiedes & Partners), Yago Arbeloa (Viriditas Ventures), Alejandro Santana et Paloma Cañete (Fides Capital), Álvaro Ortiz (Populate) et Marta Esteve (Soysuper).

D’octobre 2014 à février 2015, nous avons préparé la demande d’autorisation auprès de la CNMV (le superviseur des marchés en Espagne), de février à novembre 2015 nous avons poursuivi le processus d’autorisation, et en décembre 2015 nous avons pu commencer à offrir notre service de gestion discrétionnaire de portefeuilles de fonds d’investissement.

Avec un million d’euros d’investissement de la part de nos partenaires au départ, nous avons commencé ce qui est probablement la plus grande disruption qui s’est produite dans le secteur de la gestion de patrimoine en Espagne au cours de la dernière décennie. Dès le départ, nous avons réussi à offrir un service de gestion de portefeuille de fonds dont les coûts totaux étaient d’environ 0,65% au début (et en moyenne de 0,48% maintenant), soit 5 fois moins que les coûts totaux moyens de fonds comparables en Espagne.

Avec ces coûts inférieurs, nous estimions au départ, que le rendement de nos portefeuilles pour nos clients serait supérieur de +3,4 points de pourcentage par an à la moyenne des fonds d’actions internationales mixtes espagnols. La réalité est qu’à l’heure actuelle nous sommes en moyenne +4,5 points de pourcentage au-dessus de la moyenne par an, +29,5 points de pourcentage au-dessus du rendement moyen accumulé au cours de nos 5 premières années et demie (portefeuille 6 sur 10 à 100 mille euros du 31/12/2015 au 31/05/2021 vs rendement moyen des fonds internationaux d’actions mixtes collectés par Inverco, l’association espagnole des gestionnaires de fonds).

Depuis le début de notre activité en 2015, nos clients nous ont demandé davantage de services, et nous leur avons proposé certains de ceux qu’ils réclamaient le plus :

Service Depuis Collaboration Nombre de clients (31/05/2021) Volume sous gestion (31/05/2021) Volume moyen
par client
Portefeuille de fonds indexés 2015 Inversis,
Cecabank,
BinckBank
31.061 766 M€ 25 k€
Fonds de pension 2016 Caser Pensions 9.064 162 M€ 18 k€
Fonds EPSV (Pays Basque Espagnol) 2018 Caser EPSV 811 16 M€ 20 k€
Fonds de fonds Indexa RV Mixta Internacional 75 2019 Renta 4 512 7 M€ 13 k€
Assurance décès 2019 Caser Assurance 452
Fonds de pension pour employés 2020 Caser Pensions 214 1 M€ 2 k€

M€: Millions d’euros

En cours de route, nous nous sommes développés beaucoup plus vite que prévu. Cela fait maintenant plus de 5 ans, mais nous continuons à plus que doubler notre volume sous gestion chaque année, et comme vous pouvez le constater dans le tableau ci-dessous, il ne semble pas que cette croissance ralentisse :

Date Volume sous gestion ou conseillé Croissance interannuelle
23/06/2016 6 M€
23/06/2017 44 M€ +633%
23/06/2018 100 M€ +127%
23/06/2019 208 M€ +107%
23/06/2020 469 M€ +125%
23/06/2021 1.000 M€ +113%

Pour financer cette croissance, nous avons augmenté notre capital à plusieurs reprises, portant notre investissement total à 3,5 millions d’euros, et accueilli de nouveaux actionnaires : nos conseillers Luis M. Viceira, Manuel Conthe et Pedro Luis Uriarte, Ander Michelena et Jon Uriarte (All Iron Ventures), plusieurs investisseurs privés et des membres de notre équipe, en plus de nos actionnaires existants qui ont continué à investir. Malgré cela, nous restons le gestionnaire d’actifs automatisé le plus efficace en termes de capital : 1 milliard d’euros sous gestion pour 3,5 millions d’euros de capital, soit 300 millions d’euros sous gestion par million investi, un ratio plusieurs dizaines de fois supérieur à celui de nos homologues européens.

Premier gestionnaire automatisé rentable

En cours de route, nous avons également franchi quelques étapes importantes : en 2019, nous avons connu notre premier trimestre rentable en tant qu’entreprise (+18 mille euros de bénéfices pour le 3e trimestre) et en 2020, nous avons connu notre première année rentable (+44 mille euros sur l’année). Il s’agit toujours d’un bénéfice relativement faible, mais non moins remarquable.

A notre connaissance, nous sommes le premier gestionnaire de fonds automatisé indépendant rentable au monde. Pour nous, il s’agit d’une étape importante car nous considérons que c’est le meilleur moyen de pouvoir continuer à réduire nos frais chaque année de manière durable sur le long terme.

150 M€ de gains actuels pour nos clients

Ce volume total géré correspond à 850 millions d’euros d´apports nets de nos clients (total des apports moins total des retraits) et 150 millions d’euros de gains totaux de nos clients à l’heure actuelle, entre 40 mille clients, ce qui est équivalent à une moyenne de 3 500 euros de gains par client.

1.000 M€ qui nous permettront de baisser à nouveau les commissions

Grâce à cette nouvelle étape franchie, ce premier milliard d’euros sous gestion, et notre rentabilité en tant qu’entreprise, nous pouvons poursuivre le cercle de notre succès : moindres coûts → une meilleure rentabilité pour nos clients → plus de volume → ce qui nous permet de baisser à nouveau les frais.

Comme chaque année, nous annoncerons la prochaine baisse des frais en décembre, qui prendra effet le 1er janvier (voir l’historique des baisses de frais).

Nous allons également profiter de notre croissance pour étendre notre modèle à d’autres pays, comme la Belgique où nous sommes actifs depuis novembre 2020, et prochainement aussi dans un autre pays européen.

Ce n’est que le début

Cette étape symbolique, le premier milliard géré, n’est qu’un pas de plus dans l’essor de la gestion automatisée et indicielle en Espagne et en Europe. Nous espérons pouvoir continuer à offrir nos services à un plus grand nombre d’investisseurs, passer des 40 mille que nous sommes actuellement à 400 mille dans les prochaines années. En cours de route, nous continuerons à veiller aux intérêts de nos clients et à réduire nos frais, car, comme vous le savez, de moindres coûts sont équivalents à une meilleure rentabilité.

Si vous n’êtes pas encore indexé avec nous, n’hésitez pas à effectuer notre test de profil investisseur (2 minutes) pour découvrir quel portefeuille de fonds nous pouvons vous proposer.

Si vous êtes déjà client, n’hésitez pas à inviter vos amis et votre famille et vous bénéficierez tous deux d’une remise de commission sur votre portefeuille de fonds.

L’effet de l’inflation sur nos portefeuilles indexés

Par les temps qui courent, nous pouvons entendre parler régulièrement d’une possible augmentation de l’inflation. Plusieurs clients nous ont demandé quel effet pourrait avoir « la plus que prévisible inflation » (paroles d´un client) sur les portefeuilles et quelles mesures nous mettons en place chez Indexa à ce sujet. Dans la constitution des portefeuilles actuels, nous prenons déjà en compte l’effet de l’inflation et nous allons donc dans cet article vous expliquer comment celle-ci l’est.

Inflation et prévisions d’inflation

Avant toute chose, il est nécessaire de faire la distinction entre inflation et prévisions d’inflation. L’inflation est une donnée observable, publiée par les services de statistiques de chaque pays, tandis que les prévisions d´inflation ne sont que les prévisions espérées par les investisseurs pour le futur. Ces prévisions ne sont pas observables, il faut les estimer de manière indirecte. Ce sont ces dernières qui affectent les prix des actifs et ces prévisions varient bien plus que les données réelles de l’inflation.

À mesure que nous surmontons la pandémie de la Covid-19, les prévisions d’inflation augmentent de par la reprise économique et les mesures de relance monétaire, lesquelles devraient générer de l’inflation à l’avenir. Par exemple, les perspectives d’inflation européenne pour les swaps d’inflation à 5 ans sont maintenant de 1,6% au lieu de 1,3% au début de l’année. Les swaps d’inflation sont des produits dérivés négociés par les grands investisseurs institutionnels.

Cette prévision à la hausse implique que l’effet de cette future inflation est probablement déjà pris en compte, ou du moins partiellement, dans le prix actuel des actions et des obligations. Dès lors, la prévision d’une possible augmentation de l’inflation pourrait n’avoir aucun impact futur puisqu’elle pourrait déjà être reflétée dans les prix actuels. En revanche, si les prévisions d’inflation dépassent les attentes actuelles, alors il y aura un effet.

Il est important de comprendre que les prévisions sont une éventualité et peuvent donc augmenter ou baisser. Personne ne sait ce que seront les prévisions dans le futur, si elles augmenteront ou baisseront. Il y a de nombreuses raison de penser que l’inflation va fortement augmenter à l’avenir (reprise économique et relance monétaire), mais aussi de penser le contraire (digitalisation, services déflationnistes tels que nos services par exemple, dont le prix ne fait que baisser chaque année). La meilleure estimation que nous pouvons faire à propos de l’inflation future est celle qui se base sur la prévision actuelle de l’inflation.

L’effet des prévisions d’inflation sur les différentes classes d´actifs.

Les prévisions d’inflation affectent différemment chaque actif : actions, obligations nominales et obligations liées à l’inflation. Les actifs qui protègent de l’inflation sont appelés « actifs réels » et ceux ne protégeant pas « actifs nominaux ».

Les cours des actions ont tendance à intégrer les hausses modérées à élevées de l’inflation. En effet, le prix de l’action d’une entreprise est corrélé avec la valeur des ventes et avec le prix des biens et services vendus par les entreprises, lesquels augmentent également avec l’inflation. À titre d’exemple, depuis le début 2021 jusqu’au 3 juin, malgré l’augmentation des prévisions d’inflation de 1,3% à 1,6%, les actions européennes ont grimpé de 14,8%. En cas d’hyperinflation (inflation très élevée), les actions sont affectées négativement par la crise économique, laquelle déclenche généralement un épisode d´hyperinflation. Cependant, il est très rare d’observer une hyperinflation dans des économies diversifiées, développées et de grandes tailles comme la zone Euro ou les États-Unis.

Les obligations nominales sont affectées négativement par la hausse des anticipations d’inflation. En effet, en général, lorsque les prévisions d’inflation augmentent, le marché s’attend à un relèvement des taux d’intérêts à venir par la banque centrale concernée, ce qui augmente à long terme le taux d’intérêt des obligations. Par ailleurs, une augmentation des taux d´intérêts entraîne une chute du prix des obligations actuelles, car leur taux d’intérêt est inférieur à celui des nouvelles obligations qui seront émises. Par exemple, en 2021, le fonds d’obligations gouvernementales européennes Vanguard Euro Government Bond Index Fund EUR Acc, que nous incluons dans certains de nos portefeuilles, est en baisse de -3,3%.

Les obligations liées à l’inflation sont partiellement affectées par les prévisions d’inflation. Le point positif : comme le nominal de l’obligation augmente avec l’inflation, cette partie protège. Le point négatif : comme il s’agit d´une obligation, le paragraphe précèdent, sur la hausse des taux d’intérêts à long terme et la baisse du prix des obligations, s’applique. En 2021, jusqu’aujourd’hui, l’effet combiné est positif avec une hausse de +1,3% pour le fonds Vanguard Eurozone Inflation-Linked Bond Index Fund EUR Acc qui est inclus dans tous nos portefeuilles de plus de 10 mille euros.

L’effet des prévisions d’inflation sur un portefeuille diversifié

Comme nous l’avons observé, les classes d’actif se comportent différemment face aux prévisions d’inflation. Les portefeuilles d’Indexa sont construits à partir de différentes classes d’actif dans le but de diversifier les sources de rendement et de risques, parmi lesquels l’inflation.

La seule manière d’éliminer le risque d’inflation (à la hausse comme à la baisse) est d’avoir un portefeuille composé à 100% d’actifs réels, ce qui, dans notre cas reviendrait à avoir un portefeuille d’actions. Un portefeuille avec 100% d’actions signifie que l’on prend beaucoup de risques et que l’on ne bénéficie pas de la diversification offerte par les obligations. Les autres alternatives pour réduire le risque d’inflation, comme les obligations à court terme ou les liquidités, comportent leurs problèmes. Les obligations à court terme ont un rendement attendu moins important que les obligations à long terme, quant aux liquidités, elles apportent un risque de crédit très concentré.

Notre recommandation compte tenu de la situation actuelle

Une fois encore, notre recommandation est de ne pas réagir aux mouvements du marché (dans ce cas, à l’augmentation des prévisions d’inflations) ni aux bruits des médias, et de maintenir les portefeuilles actuels conçus et optimisés pour le long terme.

Si vous n’êtes pas encore indexé avec nous, n’hésitez pas à effectuer notre test de profil investisseur (2 minutes) pour découvrir quel portefeuille de fonds nous pouvons vous proposer.

Le risqué de marché

Avec ce nouvel article de notre formation financière, nous allons analyser pourquoi un actif a un risque de marché et nous allons quantifier ce risque entre différents types d’actifs.

Le risque de marché est selon la Wikipédia : « le risque de perte qui peut résulter des fluctuations des prix des instruments financiers qui composent un portefeuille ». Ou autrement dit, il est le risque d’acheter un actif et de le vendre ensuite avec une perte. Il s’agit du risque le plus important auquel doit faire face un investisseur.

Chaque actif a un risque de marché différent. Le premier problème auquel nous sommes confrontés avec ce risque est de le quantifier. Comme nous le commentions dans l’article Risque, volatilité et ratio de Sharpe, une manière de mesurer le risque d’un actif est d’utiliser sa volatilité. La volatilité est une mesure de dispersion des rentabilités d’un actif par rapport à sa rentabilité moyenne. Normalement, elle est exprimée en pourcentage et annuellement. Par exemple, la volatilité de la bourse des États Unis est généralement autour de +20%. Cela signifie qu’habituellement, l’amplitude de variation annuelle de la bourse américaine est de +/- 20%.

Pourquoi un actif est-il volatil ?

Plus il est difficile d’estimer les revenus que produira un actif, plus la volatilité de celui-ci sera élevée. Ainsi, si nous sommes certains qu’une obligation allemande versera 100€ dans un an, le prix aujourd’hui de cet investissement variera peu. En revanche, parce qu’il sera difficile d’estimer les dividendes qui seront distribués par une entreprise, un investissement dans ces actions sera plus volatil.

Les actifs moins volatils pourront être achetés avec une rentabilité espérée moindre. Ainsi, si vous êtes certain qu’un actif va verser 100€ dans un an, vous pouvez être tenté de l’acheter pour 99€. Mais si vous doutez alors vous voudrez sans doute le payer moins cher. Par conséquent, la rentabilité et le risque vont de pair. Plus de risque requiert une plus haute rentabilité espérée.

Ci-dessous, nous allons voir une liste de classes d’actif avec leur volatilité typique et les raisons de celle-ci.

Classes d’actif Raisons de la volatilité Volatilité typique
Obligations à court terme sans risque de crédit Les taux d’intérêts à court terme sont fixés par la Banque Centrale. Les investisseurs peuvent ne pas être d’accord sur les variations des futurs taux en fonction des prévisions d’inflation, de croissance économique, … 1%
Obligations à court terme avec un risque de crédit La probabilité que l’émetteur de ce genre d’obligations paie peut varier dans le temps. La probabilité qu’une entreprise ne paie pas, dépend de la situation économique générale, de l’évolution du secteur, d’événements de l’entreprise et des variations de l’effet de levier, entre autres.
Les investisseurs peuvent ne pas être d’accord à propos de ces facteurs, mais ceux-ci en principe évolueront peu à court terme.
3%
Obligations à long terme sans risque de crédit Les taux d’intérêts à long terme sont fixés par le marché sur la base des prévisions des taux à court terme fixés par la Banque Centrale pendant toute la période visée. Les investisseurs sont plus en désaccords sur quel pourra être le taux à court terme dans 5 ans et sur les prévisions d’inflation, de croissance à long terme. 5%
Obligations à long terme avec un risque de crédit Les probabilités qu’un émetteur d’une obligation paie peuvent varier avec le temps et, à long terme, de nombreux changements peuvent se produire. 10%
Devises Le taux de change entre deux devises est marqué par les changements de cycle économique, les changements de rémunération des devises (politique monétaire traditionnelle), la politique monétaire non conventionnelle (ex. Quantitative Easing), les catastrophes naturelles et les flux monétaires. Les investisseurs pourront avoir des opinions très différentes sur l’évolution de ces facteurs. 8%
Actions individuelles avec des bénéfices prévisibles Le prix d’une action variera en fonction des prévisions des bénéfices, de la solvabilité de l’entreprise, de la qualité de l’équipe de gestion, ainsi que de la situation macroéconomique globale. Si l’entreprise présente régulièrement des bénéfices, les investisseurs pourront être plus facilement d’accord entre eux sur leurs perspectives d’évolution, mais une action comprendra toujours plus de risque qu’une obligation qui offre un paiement fixe. 15-25%
Actions individuelles avec des bénéfices peu prévisibles Similaire au cas précédent, mais puisqu’il s’agit d’une entreprise avec des bénéfices peu prévisibles, les investisseurs changeront d’avis plus fréquemment et le prix sera alors plus volatil. 25-40%
Indices d’actions Un indice action a toujours moins de risque qu’un investissement sur une action individuelle car il élimine le risque dépendant d’une entreprise en particulier (équipe de gestion, par exemple) et il reste alors seulement le risque non diversifiable (situation macroéconomique). Par conséquent, les investisseurs ont moins de sujets de désaccord et la volatilité est moindre. 15-20%
Or L’or, à ne pas avoir de source de revenus, est virtuellement impossible à valoriser. Les investisseurs pourront changer rapidement d’avis sur son prix puisqu’il n’y a pas de paiements pour fixer sa valeur. 30-40%

Conclusion

En conclusion, nous pouvons affirmer que, plus les paiements d’un actif sont prévisibles, moins il est volatil et moins sa rentabilité espérée est élevée. Chez Indexa, nous utilisons la volatilité de chaque actif pour estimer le risque espéré de chaque profil (en incluant la corrélation entre classes d’actifs, que nous étudierons dans un autre article).

Portefeuilles d’Indexa

Ci-dessous, vous pouvez consulter la volatilité et la rentabilité espérée des différents profils investisseurs que nous gérons en ce moment, exemple avec les données de mai 2021 pour nos portefeuilles de fonds d’investissement de 10 à 100 mille euros :

Portefeuille nº 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Rentabilité espérée (%) 0,1 0,4 0,9 1,5 1,8 2,1 2,5 2,8 3,3 3,5
Volatilité espérée (%) 4,4 4,8 5,6 6,7 7,5 8,2 9,4 10,2 11,4 11,9
Ratio de Sharpe espéré 0,02 0,08 0,16 0,22 0,24 0,26 0,27 0,27 0,29 0,29

Pour nos autres portefeuilles de fonds (de moins de 10 mille ou de plus de 100 mille euros), vous pouvez consulter le détail de nos portefeuilles.

Vous souhaitez connaître votre profil investisseur ? Vous pouvez effectuer notre test de profil investisseur (2 minutes) et découvrir quel portefeuille nous vous recommandons.

Risque, volatilité et ratio de Sharpe

Pour analyser un investissement, très souvent nous nous concentrons uniquement sur la rentabilité que celui-ci nous a offert. Par exemple, si un fonds d’investissement a obtenu 6% de rentabilité au cours de la dernière année et un autre 3%, beaucoup concluront alors que le premier a été un « meilleur » investissement que le second.

Exemple « Fonds 3 » « Fonds 6 »
Rentabilité dernière année 3% 6%

Or, la rentabilité ne représente que la moitié de ce que nous devrions analyser pour évaluer la performance d’un investissement. L’autre moitié devrait être le risque. Ainsi, dans l’exemple précédent, nous devrions nous demander : le risque était-il le même pour les deux fonds que nous sommes en train de comparer, ou le fonds offrant plus de rentabilité comportait-il aussi plus de risque ? Si les fonds n’avaient pas le même risque, nous serions en train de comparer des pommes avec des poires.

Illustration avec un cas extrême

Nous pouvons illustrer ceci en imaginant comparer la rentabilité d’un fonds indexé qui investit dans le S&P 500 avec la rentabilité obtenue par un fonds indexé qui offrirait deux fois la rentabilité du S&P 500 (un fonds à effet de levier de x2). Dans le premier cas, la rentabilité du fonds a été de +9,5% et dans le second +19,0%, mais il est évident que les deux fonds sont un aussi bon investissement l’un que l’autre. L’unique raison pour laquelle le second a donné le double de rentabilité est qu’il a assumé le double de risque. Si l’indice avait chuté, le fonds à effet de levier aurait chuté du double également.

Par conséquent, il est nécessaire de connaître le risque des investissements pour pouvoir évaluer leur performance. Le problème est que le risque n’est pas observable, nous devons donc l’estimer, et il y a de nombreuse s manières de le faire. Une estimation du risque d’un investissement, qui a été convertie dans les faits en standard de marché et de laquelle nous allons ensuite parler, est la volatilité. Probablement en avez-vous déjà entendu parler car généralement les commentateurs disent d’un investissement qu’il est plus volatil qu’un autre ou que le marché « est volatil ».

Qu’est-ce que la volatilité ?

La Wikipedia la définit comme : « La volatilité est l’ampleur des variations du cours d’un actif financier. Elle sert de paramètre de quantification du risque de rendement et de prix d’un actif financier. Lorsque la volatilité est élevée, la possibilité de gain est plus importante, mais le risque de perte l’est aussi. »

La volatilité mesure la dispersion des rentabilités d’un actif par rapport à sa moyenne. Normalement, elle est exprimée en pourcentage et est annuelle. Par exemple, la volatilité de la bourse est généralement d’environ +20%. Cela signifie, que la rentabilité annuelle de la bourse américaine varie habituellement au cours d’une année entre +/-20%.

Si vous faites certaines hypothèses sur le caractère aléatoire de la variable risque que vous souhaitez mesurer, en connaissant la volatilité, vous pouvez quantifier sa variabilité habituelle. Par exemple, en supposant que les rentabilités des actifs financiers suivent une distribution normale de moyenne 0, alors vous pouvez vous attendre, avec l’exemple précédent , que dans 68% des cas, la rentabilité annuelle de la bourse sera comprise entre -20% et +20% (ou +- une fois la volatilité) et que dans 95% des cas elle sera entre -40% et +40% (ou +- deux fois la volatilité). Et aussi, vous pouvez vous attendre à ce que dans 2,5% des cas la rentabilité annuelle sera inférieure à -40% et que dans 2,5% des cas, elle sera supérieure à +40%.

Graphiquement, vous pouvez voir les probabilités d’observer une rentabilité d’un actif qui a une volatilité annuelle de +20% de la manière suivante :

Ainsi, le plus habituel sera d’observer une rentabilité de 0%, tandis que 68% des rentabilités annuelles seront comprises entre -20% et +20% et 95% seront comprises entre -40% et +40%.

Le ratio de Sharpe (rentabilité divisée par le risque)

Une fois connues les volatilités de deux investissements, nous pouvons comparer correctement la rentabilité de chacun pour pouvoir discerner si l’un est meilleur que l’autre. Une manière très commune de comparer les « rentabilités corrigées par le risque » est de diviser la rentabilité de l’actif par sa volatilité (si nous supposons que l’actif sans risque a une moyenne de 0% comme dans ce cas). Ce ratio s’appelle Ratio de Sharpe et nous dirons qu’un investissement a été meilleur qu’un autre s’il a obtenu un ratio de Sharpe supérieur.

Pour revenir à notre exemple, si le premier fonds avait eu une volatilité estimée de 6% et le second fonds de 15%, alors nous observerions, bien qu’ayant été plus rentable, que le second fonds a été moins rentable en tenant compte de la correction par le risque puisque le ratio de Sharpe du premier investissement est de 0,5 (3% / 6%) tandis que celui du second est de 0,4 (6% / 15%).

Exemple

“Fonds 3”

“Fonds 6”

Rentabilité dernière année

3%

6%
Volatilité 6% 15%
Ratio de Sharpe 0,5 0,4

Chez Indexa

Notre objectif est d’offrir à l’investisseur le couple rentabilité – risque en accord avec son profil investisseur. Nous essayons de maximiser la rentabilité de l’investissement pour un profil déterminé. D’autre part, pour que nous puissions nous comparer à d’autres options d’investissement, nous publions des statistiques sur la rentabilité et la volatilité passées de nos portefeuilles.

Par exemple, nos dernières estimations à long terme de rentabilité, validité et ratio de Sharpe pour nos portefeuilles de 10 à 100 mille euros sont les suivantes :

Portefeuille 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Rentabilité espérée 0,1% 0,4% 0,9% 1,5% 1,8% 2,1% 2,5% 2,8% 3,3% 3,5%
Volatilité espérée 4,4% 4,8% 5,6% 6,7% 7,5% 8,2% 9,4% 10,2% 11,4% 11,9%
Ratio de Sharpe espéré 0,02 0,08 0,16 0,22 0,24 0,26 0,27 0,27 0,29 0,29

Note : nos estimations de rentabilité et de volatilité espérées sont réalisées par notre gestionnaire et validées par notre Conseil d’Experts, en début d’année. La rentabilité et la volatilité espérées peuvent différer de cette estimation de début d’année à chaque instant. Plus d’information sur notre page « Modèle de gestion ».

En Espagne, en janvier 2020, nous avions espéré à long terme pour nos portefeuilles de 10 à 100 mille euros les données suivantes :

Portefeuille 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Rentabilité espérée 0,4% 0,7% 1,2% 1,8% 2,1% 2,4% 2,9% 3,2% 3,6% 3,9%
Volatilité espérée 4,0% 4,3% 5,2% 6,3% 7,0% 7,7% 8,9% 9,7% 10,8% 11,4%
Ratio de Sharpe espéré 0,02 0,08 0,16 0,22 0,24 0,26 0,27 0,27 0,29 0,29

Et les données réelles de nos portefeuilles de fonds en 2020 ont été les suivantes :

Portefeuille 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Rentabilité annualisée 2016-2020 3,5% 3,8% 4,6% 5,3% 5,8% 6,2% 6,9% 7,4% 7,7% 7,9%
Volatilité annualisée 2016-2020 3,8% 4,3% 5,6% 6,9% 7,8% 8,6% 10,0% 11,0% 12,0% 12,4%
Ratio de Sharpe annualisé 2016-2020 0,92 0,88 0,82 0,77 0,74 0,72 0,69 0,67 0,64 0,64

Note : plus de détail sur ces rentabilités et volatilités historiques sur nos portefeuilles sur notre page statistiques.

Nous pouvons remarquer qu’au cours des 5 dernières années, les rentabilités observées ont été supérieures à celles espérées et parce que les volatilités observées ont pratiquement été égales à celles espérées, le ratio de Sharpe obtenu est significativement supérieur aux perspectives.

Face à cette situation, un gestionnaire actif appellerait rapidement l’attention sur sa capacité hors du commun à prédire le marché ou trouver des « opportunités boursières ». Il est certain que nous sommes face à un cas de bonne fortune : entre 2016 et 2020, les bourses et les obligations mondiales ont obtenu de bons résultats et les portefeuilles d’Indexa ne reflète rien de plus que cela. A moyen – long terme, nous verrons comment les rentabilités, les volatilités et les ratios de Sharpe vont converger progressivement vers les résultats espérés.

Approximations et réflexions

Nous aimerions partager avec vous les approximations et réflexions suivantes sur le concept de risque et de volatilité :

    • Supposer que la volatilité est égale au risque est une hypothèse de travail commode et très répandue, mais à laquelle il ne manque pas de détracteurs. Une autre définition qui est très intéressante est de supposer que le risque serait égal à la probabilité de perte permanente et irrécupérable. Le fait qu’un actif fluctue par rapport à sa moyenne n’implique pas une perte irrécupérable pour un investisseur avec un horizon d’investissement suffisamment long. Cependant, certains investisseurs peuvent être conduits à des pertes irrécouvrables (comme par exemple avec les actions individuelles) et nous pourrions conclure qu’un investissement pouvant mener à une perte irrécupérable est plus risqué qu’un autre ne pouvant pas y mener, bien qu’à court terme ils aient la même volatilité. Le principal problème avec cette nouvelle définition est qu’il n’y a pas de manière quantitative et objective de mesurer sa pertinence, ainsi chaque personne peut avoir une opinion différente sur le risque de perte irrécouvrable d’un investissement. Par conséquent, malgré l’intérêt conceptuel, cette mesure est, dans la pratique, inutile.
    • Pour faire des hypothèses sur les probabilités d’occurrence d’une rentabilité, nous faisons l’hypothèse que les rentabilités des actifs proviennent d’une distribution normale. Cependant, il est démontré que sur de courtes périodes, tant les actions comme les obligations et les devises ont un comportement non normal très prononcé. Toutefois, pour des rentabilités annuelles ou à plus long terme, il s’agit d’une bonne approximation.
    • La volatilité peut être estimée avec de nombreuses manières et elle dépendra en général de la période utilisée pour l’estimation (par exemple un an, 5 ans, 10 ans, 20 ans, …) et de la périodicité des données utilisées (quotidienne, hebdomadaire, mensuelle).

Nous pouvons également observer que la volatilité est elle-même très volatile. Cela étant, dans des périodes d’incertitude, la variabilité des actifs augmente et par conséquent leurs volatilités également. Si nous étions en train d’estimer une volatilité en utilisant les données d’une période haussière, nous sous-estimerions la volatilité de l’actif sur des périodes de stress.