L’importance de l’allocation stratégique d’actifs

Le modèle de gestion que nous proposons chez Indexa Capital vise à apporter une gestion académique reconnue, indexée et économique à tout investisseur, quel que soit son patrimoine. Dans ce post, nous verrons comment l’allocation stratégique apporte de la valeur à long terme et comment, en moyenne, l’allocation tactique réduit la rentabilité.

Dans la littérature financière, on peut trouver une manière de catégoriser le processus d’investissement d’un portefeuille qui sera très utile pour expliquer le modèle de gestion d’Indexa Capital. Il s’agit d’un processus d’investissement à trois niveaux : l’allocation stratégique d’actifs, l’allocation tactique d’actifs et la sélection de valeurs.

En résumé, le processus à trois niveaux est le suivant :

  1. Allocation stratégique d’actifs (qui fait partie du modèle Indexa) :
    Tout d’abord, nous estimons le profil investisseur du client et, sur la base de ce profil, l’allocation stratégique d’actifs est établie. Par exemple, 60% d’actions et 40% d’obligations.
  2. Allocation tactique d’actifs (exclue du modèle Indexa) :
    En fonction de la situation du marché, le gestionnaire peut adapter ces pourcentages dans une fourchette fixe. Par exemple, augmenter temporairement les actions à 70% au lieu de 60%. C’est l’allocation tactique d’actifs.
  3. Sélection de valeurs (exclue du modèle Indexa) :
    Le gestionnaire sélectionne certaines valeurs (actions ou obligations) en particulier pour réaliser l’investissement : par exemple les actions Google, les actions Apple, les prêts au gouvernement allemand, … Cela correspond à la sélection de valeurs.

Importance de l’allocation stratégique d’actifs

La gestion d’Indexa Capital est fermement ancrée dans l’évidence que ce qui est le plus important pour la rentabilité à long terme d’un portefeuille est, d’une part, l’exposition aux marchés (être investi) et, d’autre part, le profil de risque attribué au client, c’est-à-dire l’allocation stratégique d’actifs.

Comme le montre le graphique ci-dessous, les études (voir détails à la fin de l’article) montrent qu’environ 90% de la variabilité de la rentabilité d’un portefeuille dans le temps est expliquée par l’allocation stratégique et la variabilité des indices de référence et que seulement 10% est expliquée par les deux autres facteurs (allocation tactique et sélection de valeurs).

Il est donc beaucoup plus important de comprendre le profil de risque de l’investisseur, qui déterminera l’allocation stratégique d’actifs (90 % de la variabilité de la rentabilité), que de déplacer les pondérations ou de sélectionner les actifs (seulement 10 % de la variabilité de la rentabilité).

Risques de l’allocation tactique d’actifs

Les deux dernières étapes du processus de gestion, à savoir l’allocation tactique d’actifs et la sélection d’actifs, également connues sous le nom de gestion active, apportent, selon nous, une valeur très limitée et, généralement, nettement inférieures aux coûts (de transaction et de gestion) de cette gestion active. Dans un précédent article, nous avons analysé cette hypothèse en montrant comment les investisseurs de fonds de gestion active obtiennent en moyenne une rentabilité bien inférieure à celle de leur indice.

Études sur l’importance de l’allocation stratégique d’actifs

L’importance de l’allocation stratégique d’actifs peut être analysée sous trois angles distincts : la variabilité de la rentabilité d’un portefeuille dans le temps, la variabilité de la rentabilité de fonds d’investissement sur la même période et la rentabilité absolue du portefeuille.

En examinant les ouvrages consacrés à l’importance de l’allocation stratégique d’actifs, on constate que les portefeuilles diversifiés ont tendance à évoluer en corrélation avec les indices des marchés financiers. Dans ce sens, [Brinson, Hood et Beebower, 1986], en utilisant des données de 1974 à 1983, montrent que les facteurs déterminants pour expliquer la variabilité de la rentabilité d’un portefeuille dans le temps sont à 93,6% l’allocation stratégique, 1,7% l’allocation tactique et 4,2% la sélection de valeurs. Des années plus tard, [Brinson, Singer et Beebower, 1991] ont à nouveau mené la même étude avec des données actualisées de 1978 à 1987 et ont obtenu des résultats très similaires : l’allocation stratégique d’actifs représente 91,5% des facteurs déterminants de la performance du portefeuille. [Ibbotson et Kaplan, 2000] ont mené une étude similaire dans laquelle ils ont démontré que 81,4% de la variabilité dans le temps d’un fonds d’investissement s’explique par la politique d’investissement du fonds. De même, [Davis, Kinniry et Sheay, 2007], en utilisant les données des fonds nord-américains sur la période 1966-2006, fournissent des preuves que 89,3% de la volatilité des fonds dans le temps est due à la volatilité de l’indice de référence.

Récemment, [Xiong, Ibbotson, Idzorek et Chen, 2010], ont nuancé les études antérieures, en montrant qu’environ 75 % de la variation des rendements des séries temporelles d’un fonds typique est en fait expliquée par le mouvement général du marché (et non par l’allocation stratégique), la partie restante étant répartie plus ou moins également entre l’allocation d’actifs et la gestion active. Ainsi, les premières études ont attribué à l’allocation d’actifs ce qui est en réalité dû à l’exposition au marché elle-même. De notre opinion, tout semble démontrer qu’environ 90 % de la variabilité dans le temps de la rentabilité d’un portefeuille est déterminée par l’exposition au marché et la sélection du profil de risque.

La branche de la littérature qui analyse la variabilité de la rentabilité des fonds d’investissement sur une même période calcule jusqu’à quel point la politique d’investissement du fonds (allocation stratégique) explique les rendements entre les fonds. Ces études établissent que les pourcentages sont beaucoup plus faibles, par exemple [Jahnke, 1997] estime que 40% s’expliquent par l’allocation stratégique. De même, Ibbotson et Kaplan (2000) ont relevé, en utilisant les données d’un large univers de fonds mixtes sur une période de 10 ans, qu’environ 40 % de la variation des rendements sur la même période s’explique par la politique d’investissement. Dans une étude similaire, [Vardharaj et Fabozzi, 2007] ont constaté qu’environ 33 % à 75 % de la variation du rendement du fonds est attribuable à des différences dans l’allocation stratégique. Par conséquent, la réalisation de cette analyse, qui élimine le comportement du marché, montre également que l’allocation stratégique d’actifs est très pertinente.

Enfin, comme le montrent [Ibbotson et Kaplan, 2000], la réponse à la question « quel pourcentage en moyenne de ma rentabilité provient de mon allocation stratégique d’actifs ? » est très simple : 100 %. En définitive, la politique d’allocation d’actifs nous donne le rendement passif du marché et l’allocation tactique d’actifs et la sélection d’actifs, l’excédent de rentabilité (ou alpha). Les marchés financiers étant un jeu à somme nulle, c’est-à-dire que ce que certains gestionnaires gagnent plus, d’autres le perdent, avant frais, la rentabilité globale doit être celle du marché. Par conséquent, en moyenne, la politique d’allocation d’actifs passive devrait déterminer 100 % des rendements avant frais.

Références :

Brinson, Gary P., L. Randolph Hood, y Gilbert L. Beebower, 1986. Determinants of Portfolio Performance. Financial Analysts Journal 42(4): 39–48.

Brinson, Gary P., Brian D. Singer, y Gilbert L. Beebower, 1991. “Determinants of Portfolio Performance II: An Update.” Financial Analyst Journal, vol. 47, no. 3 (May/June): 40-48.

Davis, Joseph H., Francis M. Kinniry Jr., y Glenn Sheay, 2007. The Asset Allocation Debate: Provocative Questions, Enduring Realities. Valley Forge, Pa.: The Vanguard Group. Originally published as Tokat, Y., Wicas, N, and Kinniry, F., 2006: The Asset Allocation Debate: A Review and Reconciliation. Journal of Financial Planning , 19(10): 52-63. This paper is a revised and updated version.

Ibbotson , Roger G. y Kaplan, Paul D., 2000. Does Asset Allocation Policy Explain 40, 90, or 100 Percent of Performance?, Financial Analysts Journal, Vol. 56, No. 1 (Jan. – Feb., 2000), pp. 26-33.

Jahnke, William W., 1997. The Asset Allocation Hoax. Journal of Financial Planning 10(1): 109-13.

Vardharaj, Raman, and Frank J.Fabozzi. 2007. “Sector, Style,Region: Explaining Stock Allocation Performance.”Financial Analysts Journal, vol. 63, no. 3 (May/June): 59–70.

Xiong, James, Roger G. Ibbotson, Thomas Idzorek, y Peng Chen. 2010. “The Equal Importance of Asset Allocation and Active Management.”Financial Analysts Journal , vol. 66, no. 2 (March/April): 22–30.

Allocation optimale des classes d’actif

La répartition des classes d’actif est l’art de combiner les actifs pour obtenir une rentabilité maximale pour un niveau de risque donné. Avec des actifs plus diversifiés pour chaque niveau de risque, nous sommes en mesure d’élaborer un portefeuille dont la rentabilité espérée est plus élevée, quel que soit le niveau de risque choisi.

Une fois les classes d’actif identifiées, nous devons déterminer les pondérations de chaque classe pour chaque profil investisseur. Le processus est divisé en deux étapes :

  1. Définir le poids total des actions et des obligations pour chaque profil. Pour cette étape, il existe deux options différentes : il est possible de définir un poids cible pour chaque profil (par exemple, 10% d’actions pour le profil 1, 20% pour le profil 2, etc.) ou bien d’utiliser le modèle de Markowitz. Chez Indexa Capital, la procédure que nous utilisons est celle décrite par Markowitz [Markowitz, 1952] et par Black-Litterman (pdf). Nous définissons le niveau de risque minimum (volatilité) souhaité pour le portefeuille le plus conservateur et le niveau de risque maximum souhaité pour le portefeuille le plus agressif et le nombre de profils souhaité, et nous laissons l’algorithme d’optimisation définir les pondérations des actions pour chaque profil. Pour ce faire, il est nécessaire d’estimer la rentabilité et le risque de chaque classe d’actif (voir ci-dessous). L’avantage d’utiliser le modèle de Markowitz est de garantir que la différence de risque entre les profils 1 et 2 soit la même qu’entre les profils 2 et 3 (alors que la première option ne le garantit pas), mais l’inconvénient est de rendre le processus plus complexe à réaliser et à expliquer.
  1. Répartir le poids des actions et des obligations entre les différentes classes d’actif correspondantes. Pour cette étape, la meilleure option est de donner à chaque classe d’actifs le poids qui lui correspond en fonction de sa capitalisation totale. Par exemple, si les actions des Etats-Unis représentent 55 % de la capitalisation mondiale, leur pondération devrait être proche de 55 %. Cela ne doit pas être une correspondance exacte, car la fiscalité rend certaines régions relativement moins attractives pour certains investisseurs. Par exemple, en tant qu’investisseur de fonds européens, 30 % des dividendes des actions américaines sont perdus à cause de la double imposition de ces dividendes pour les investisseurs qui ne résident pas aux États-Unis. Il est donc nécessaire dans ce cas-ci de réduire quelque peu le poids optimal définit par marché.

Dans le cas des obligations, la procédure est similaire bien qu’il y ait plus d’options sur la façon de définir l’importance d’une classe d’actif, comme par exemple le montant émis des obligations ou leur valeur de marché actuelle.

Dans le cas où il est nécessaire d’utiliser le modèle de Markowitz, les éléments requis pour trouver le poids de chaque classe d’actif pour un niveau de risque donné sont les suivants :

  • Le profil d’investisseur du client
  • Le pronostic de rentabilité à long terme de chaque classe d’actif
  • La matrice de variance-covariance des classes d’actif (risque)

Ces données sont obtenues d’une part, en observant le passé et, d’autre part, en incluant les pronostics concernant l’avenir et en analysant les pondérations du marché. Elles sont supervisées par le

Le modèle de Markowitz établit une relation entre le pronostic de rentabilité que nous espérons obtenir avec chaque classe d’actif et le risque que l’inclusion de cette classe d’actif apporte au portefeuille. De cette façon, nous pouvons obtenir le portefeuille qui, pour un niveau de risque prédéfini, peut nous offrir la meilleure rentabilité espérée. D’autre part, à partir de l’ensemble des pondérations des actifs dans l’économie, en faisant le calcul inverse, avec le modèle de Black-Litterman nous pouvons obtenir des prévisions de rentabilité pour les différentes classes d’actif que nous utilisons pour le pronostic de rentabilité.

Pronostic de rentabilité et de risque à long terme pour chaque classe d’actif

Pronostic de rentabilité

La première étape de la répartition des actifs consiste à pronostiquer une rentabilité annuelle moyenne à long terme pour chaque classe d’actif. Ce pronostic est basé sur les estimations disponibles des principales sociétés de gestion et d’analyse, sur la rentabilité historique de chaque classe d’actif et sur les perspectives macroéconomiques à long terme. Ces pronostics de rentabilité ont un horizon d’investissement de plus de 10 ans et les aspects suivants sont pris en compte :

  • Pour les classes d’actif obligataires, c’est principalement le taux d’intérêt à long terme qui est pris en compte. Par exemple, si les obligations du gouvernement allemand offrent actuellement un taux d’intérêt de 1%, la rentabilité attendue de cet actif sera de 1%.
  • Dans le cas des actions, différents modèles tels que la méthode Gordon-Shapiro peuvent être utilisés. Une bonne option (celle utilisée par Indexa) consiste également à des pronostics de rentabilité à long terme des grandes sociétés de gestion telles que Vanguard, JP Morgan, Franklin Templeton et State Street Global TripAdvisor (SSGA).

Pronostic de risque

Le risque d’une classe d’actif est estimé sur la base de sa volatilité historique. Ensuite, le risque de cette même classe d’actif au sein d’un portefeuille est estimé sur la base de sa volatilité historique et de sa corrélation avec chacune des autres classes d’actif. Les estimations de volatilités et corrélations sont généralement réalisées sur la base des volatilités et corrélations historiques.

Les pronostics de rentabilité et de volatilité que nous avons attribués aux différentes classes d’actif à l’heure actuelle peuvent être consultés sur la page de notre modèle de gestion.

Comme vous pouvez le voir dans le lien, l’augmentation du poids des actions dans les portefeuilles entre les différents niveaux de risque n’est pas constante. Nous avons donc utilisé la méthode de Markowitz. La pondération de chacune des différentes régions d’actions est similaire à leur pondération dans la capitalisation mondiale, mais nous avons appliqué une limite de 35% du portefeuille pour les actions américaines, pour tenir compte de la perte d’une partie du dividende en tant qu’investisseur européen et pour assurer une certaine diversification géographique des portefeuilles.

Cette allocation d’actif se traduit dans nos portefeuilles par une grande diversification avec plus de  5 000 positions (2 000 actions d’entreprises et 3 000 obligations comprenant également une certaine exposition aux obligations d’États européens, aux obligations liées à l’inflation et à la dette de grandes entreprises européennes) dans plus de 100 pays.

Si vous avez déjà un portefeuille ouvert avec nous, vous pouvez consulter les nouveaux pronostics de votre portefeuille depuis votre espace personnel \ Plan.

Si vous n’êtes pas encore indexé avec nous : n’hésitez pas à réaliser notre bref test de profil investisseur (2 minutes) pour découvrir quel portefeuille nous pouvons vous offrir, ses pronostics de rentabilité, ses coûts, … sans engagement et sans devoir nous transmettre de données personnelles.

Présentation de nos portefeuilles de fonds ISR

Au cours de nos six années et demie d’existence, on nous a demandé à plusieurs reprises pourquoi nous n’avions pas un portefeuille de fonds intégrant des critères d’Investissement Socialement Responsable (ISR), critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance, également appelés ESG. La raison en était qu’il n’existait pas une gamme suffisamment large de fonds indexés ISR pour offrir à nos clients un portefeuille mondialement diversifié et à faible coût. Cependant, l’offre a augmenté récemment et nous pensons que le moment est venu de commencer à proposer à nos clients des portefeuilles de fonds indexés à biais ISR.

10 portefeuilles ISR

Pour les clients qui préfèrent limiter leurs investissements aux secteurs et aux entreprises qui intègrent davantage de critères ISR, nous avons créé dix portefeuilles de fonds indexés ISR, un pour chaque profil de risque de 1 à 10.

Les fonds qui composent le portefeuille excluent généralement les industries controversées en termes de durabilité, de gouvernance et de responsabilité sociale (par exemple, le tabac, les armes, les énergies non renouvelables ou la pornographie). Ils excluent également les entreprises dont le comportement ou les produits compromettent l’environnement et la santé des personnes (par exemple, violations des droits de l’homme, exclusion de collectifs de personnes, atteintes à la santé publique, etc.) Les critères ISR utilisés sont décrits plus en détail ci-dessous dans la rubrique « Critères de sélection ISR ».

Coûts, diversification et pronostic de rentabilité des fonds ISR

Après avoir analysé en profondeur la gamme de fonds indexés ISR disponibles en Europe, nous avons pu constituer un portefeuille suffisamment diversifié et à moindre coût, avec lequel nous pouvons travailler confortablement.

Il convient toutefois de noter que les fonds indexés ISR sont de plus petite taille que les fonds indexés sur la capitalisation et que les coûts de ces fonds sont plus élevés. Ce point est important car des coûts plus élevés pénaliseront inévitablement les pronostics de rentabilité et volatilité.

Il convient également de noter que les fonds axés sur l’ISR sont un peu moins diversifiés que les fonds indexés non ISR et présentent donc un risque un peu plus élevé.

Bien qu’il n’y ait pas encore d’études suffisamment concluantes, avec des coûts plus élevés et une diversification moindre, il est probable qu’à long terme, les fonds ISR finissent par avoir un rapport rentabilité/risque inférieur à celui des fonds indexés sans biais ISR.

Sélection des fonds ISR

Pour sélectionner les fonds ISR qui composent nos portefeuilles, nous avons utilisé les critères de sélection suivants :

  • Liquidité (taille du fonds).
  • Frais (coûts du fonds).
  • Critères ISR suivis par l’indice de référence.
  • Diversification de l’indice et du fonds (concentration dans les 10 plus grandes positions, concentration géographique, concentration sectorielle, concentration par émetteur…).
  • Suivi de l’indice (tracking error) : différence de volatilité et de performance du fonds ISR par rapport à son indice de référence ISR et de l’indice de référence par rapport à  » l’indice parent « . L' »indice parent » est l’indice initial à partir duquel les critères d’exclusion de l’ISR sont appliqués.

Pour des raisons de simplicité, de minimisation des coûts et de choix limité, nous avons décidé de construire un seul portefeuille avec quatre fonds diversifiés par géographie et par classe d’actifs :

  • Pour les actions, nous choisissons un fonds ISR d’actions mondiales et un fonds ISR d’actions d’économies émergentes, tous deux de Vanguard.
  • En ce qui concerne les obligations, nous avons choisi un fonds ISR d’obligations d’entreprises mondiales de iShares (Blackrock). Pour compléter la diversification des obligations, nous avons ajouté un fonds d’obligations gouvernementales mondiales d’Amundi.

Ces quatre instruments sont décomposés ci-dessous :

Classe d’actif

Nom de l’instrument

Indice de référence

Actions globales ISR

Vanguard ESG Dev.World Stk Idx Eur -Acc

FTSE Developed All Cap Choice Index

Actions économies émergentes ISR

Vanguard ESG Emrg Mk Stk Idx Eur -Acc

FTSE Emerging All Cap Choice Index

Obligations d’entreprises globales ISR

iShares ESG Global Corp Bnd Idx Eur Hdg

Bloomberg Barclays Global Aggregate Corporate Index

Obligations gouvernementales globales

Amundi JPM Global Gov Bnd Idx Eur Hdg

JPM GBI Global Traded Index Hedged EUR

Pour obtenir la pondération, nous avons essayé de nous différencier le moins possible des portefeuilles de fonds non ISR de 10 mille à 100 mille euros. Par exemple, les pondérations des obligations et des actions sont les mêmes dans les deux cas.

Coûts des portefeuilles ISR

En comparant les coûts des portefeuilles de fonds ISR et les coûts actuels des portefeuilles de fonds de 10 mille à 100 mille euros, nous observons qu’en moyenne les coûts des fonds ISR sont 0,07 points de pourcentage plus chers (moyenne des portefeuilles non ISR 0,08% contre moyenne des portefeuilles ISR 0,15%).

Cela est dû au fait que les sociétés de construction d’indices effectuent une analyse détaillée en matière de durabilité, de gouvernance et de responsabilité sociale des entreprises du marché avant de construire l’indice ISR, ce qui entraîne des coûts plus élevés que les indices construits par pondération de la capitalisation, et que les fonds ISR sont actuellement de plus petite taille que les fonds non ISR.

Bien que l’allocation d’actifs des portefeuilles de fonds ISR soit similaire à celle des portefeuilles de fonds de 10 mille à 100 mille euros et que les pronostics de rentabilité et volatilité brutes soient donc similaires, en raison des coûts plus élevés des instruments présentant des caractéristiques ISR, le pronostic de rentabilité nette de ces portefeuilles est légèrement inférieur au pronostic de rentabilité nette des portefeuilles de fonds de 10 mille à 100 mille euros.

Critères de sélection ISR

Pour les actions mondiales et émergentes, le critère ISR utilisé chez Vanguard pour la construction de l’indice consiste en l’exclusion des entreprises de l' »indice parent » appartenant aux catégories  » problèmes de produits  » (Énergie non renouvelable, Vice adulte ou Armes) ou  » problèmes de conduite  » (Controverse ou Diversité), données qui proviennent de la société MSCI. La diversification géographique et sectorielle est légèrement affectée par rapport à l' »indice parent », car Vanguard ne limite pas les pondérations par pays ou par secteur. Les composantes du fonds sont rééquilibrées chaque année. De plus amples informations sont disponibles sur le site Vanguard ISR (lien en anglais).

En ce qui concerne les obligations d’entreprises mondiales, le critère ISR utilisé par Blackrock pour le fonds consiste à exclure les entreprises appartenant aux catégories de la production d’armes, des composants nucléaires, de l’extraction de charbon, de la production de tabac ou qui sont en conflit avec les principes de l’ONU des entreprises des secteurs de l’industrie, de l’énergie et des services financiers. Les données ISR proviennent de MSCI. Le fonds est rééquilibré mensuellement. De plus amples informations sont disponibles sur le site Blackrock SRI (lien en anglais).

Caractéristiques des fond des portefeuilles ISR

1. Fonds ISR d’actions mondiales

Il s’agit du fonds Vanguard ESG Dev.World Stk Idx Eur -Acc (ISIN IE00B5456744), qui suit l’indice FTSE Developed All Cap Choice en euros, lequel suit la performance des actions de pays développés, y compris toutes les tailles d’entreprises (petites, moyennes et grandes capitalisations) à l’exclusion de certaines entreprises qui ne répondent pas aux critères ISR. Il compte 2920 millions d’euros (M€, au 28/02/2022) d’actifs sous gestion et présente des coûts relativement faibles pour l’environnement ISR (Total Expense Ratio, TER, de 0,13%). Le fonds suit bien l’indice avec un écart de suivi (tracking error) de 0,29 %.

C’est un fonds diversifié puisque les 10 principales positions représentent 18% du fonds, qui investit au total dans plus de 4200 actions. La principale exposition géographique est les États-Unis avec 66 %, suivis de l’Europe avec 17 %. Les critères ISR utilisés par Vanguard sont clairs : un total de 853 entreprises représentant 18% sont retirées de l’indice « parent » du FTSE Developed All Cap Index. Les principales exclusions sont Johnson & Johnson et Walmart (exclus en raison de problèmes liés à la violation des principes de l’ONU), Berkshire (exclu parce qu’il est investi dans des entreprises d’extraction de combustibles fossiles et de production d’énergie nucléaire), Exxon et Chevron (exclus parce qu’il s’agit d’entreprises d’extraction de combustibles fossiles).

Les 10 principales positions de l' »indice parent » représentent 14 % du fonds (5 711 positions au total). La principale exposition géographique est les États-Unis avec 64 %, suivis de l’Europe avec 16 %.

En comparant l’indice ISR à l’indice « parent », nous observons une légère surpondération des États-Unis (66 % contre 64 %), des sociétés technologiques (24 % contre 20 %) et des biens de consommation discrétionnaire (16 % contre 13 %, les biens de consommation discrétionnaire étant des biens de consommation non essentiels tels que les vêtements, les loisirs et l’automobile). En revanche, une sous-pondération des entreprises industrielles (11 % contre 14 %).

En termes de rentabilité sur les 5 dernières années, on constate une amélioration entre l’indice ISR et l' »indice mère » de 1,3 point de pourcentage par an (12,4% contre 11,1%). La volatilité est similaire entre les deux indices (12,6% contre 12,9%). Toutefois, il convient de rappeler que les rentabilités passées ne sont pas un indicateur fiable des rendements futurs. Il est probable que le fonds ISR ait surperformé au cours des 5 dernières années en raison du boom de l’investissement ISR, et que ce différentiel de performance passé ne sera pas maintenu à l’avenir.

2. Fonds d’actions émergentes ISR

Il s’agit du fonds Vanguard ESG Emrg Mk Stk Idx Eur -Acc (ISIN IE00BKV0W243), qui suit l’indice FTSE Emerging All Cap Choice en EUR et réplique le comportement des entreprises des pays émergents, comprenant toutes les tailles d’entreprises (petites, moyennes et grandes capitalisations). Il compte 345 millions d’euros (au 28/02/2022) d’actifs sous gestion et a des coûts relativement faibles pour le secteur de l’ISR (TER 0,18%). Le fonds suit bien l’indice avec un tracking error de 0,19%.

Il s’agit d’un fonds diversifié puisque les 10 principales positions représentent 28% du fonds, qui investit dans plus de 2720 sociétés. La principale exposition géographique est la Chine à 52 %, suivie de Taïwan à 20 %, puis de l’Inde à 10 %.

En conservant les critères d’exclusion de Vanguard, 742 sociétés représentant 15 % de l' »indice parent » sont exclues. Les principales exclusions sont Reliance, Vale et Gazprom (exclues pour être des sociétés d’extraction de combustibles fossiles), Tata Consultancy (exclue pour être une société de conseil aux sociétés de production d’énergie nucléaire et pour des questions liées à la violation des principes de l’ONU) et Saudi Basics (exclue pour des problèmes liés à la violation des principes de l’ONU).

Les 10 principales positions de l' »indice parent » représentent 24% du fonds (total de 3510 positions). La principale exposition géographique est la Chine avec 52%, suivie de Taiwan avec 20%, puis de l’Inde avec 10%.

Si l’on compare l’indice ISR à l' »indice parent », on observe une légère surpondération de la Chine (43 % contre 40 %), des entreprises technologiques (28 % contre 25 %) et des entreprises financières (18 % contre 16 %). En revanche, une sous-pondération en Inde (20% contre 18%) et au Brésil (4% contre 26%).

En termes de rentabilité sur l’année écoulée (le fonds n’existe que depuis le début de l’année 2021), en comparant l’indice ISR et l’indice « parent », nous constatons une rentabilité annualisée très similaire de 13,4% et 13,7% respectivement. La volatilité est également similaire d’un indice à l’autre, 16,1% contre 16,3%.

3. Fonds d’obligations d’entreprises mondiales ISR

Il s’agit du fonds iShares ESG Global Corp Bnd Idx Eur Hdg de Blackrock (ISIN IE00BJN4RG66), qui suit l’indice Bloomberg Barclays Global Aggregate Corporate (un indice non-ISR) et réplique la performance des obligations d’entreprises mondiales en EUR et couvertes en EUR. Il détient 816 millions d’euros (au 28/02/2022) d’actifs sous gestion et des coûts relativement bas pour l’environnement ISR à revenu fixe (TER 0,16%). Le fonds suit bien l’indice avec un écart de suivi de 0,12 %.

Il s’agit d’un fonds très diversifié, les 10 principales positions représentant 1,1% du fonds (total de 5600 positions de plus de 1260 sociétés). Il a une durée de 7,09 ans et un yield (intérêt annuel moyen) de 1,6%. La principale exposition géographique est les États-Unis avec 52 %, suivis de l’Europe avec 21 %.

Comme expliqué dans la section « Critères de sélection ISR », les critères d’exclusion de Blackrock sont clairs : 755 entreprises sont retirées de l’indice de référence et les principales exclusions sont Porche et Walmar (exclues en raison de problèmes liés à la violation des principes des Nations unies), Royal Dutch (exclue pour son activité d’extraction de combustibles fossiles), Boeing (exclue pour avoir un pourcentage de ses bénéfices provenant d’armes controversées) et Brithish American Tocabo (exclue pour son activité de tabac).

L’indice de référence a une durée de 7,14 ans et un yield de 1,62%. La principale exposition géographique est les États-Unis avec 54 %, suivis de l’Europe avec 21 %.

Le fonds a été lancé en février 2021 et depuis lors, les rentabilités obtenues par le fonds par rapport à l’indice sont positives, respectivement 3,7% et 4,1%. Dans le cas de ce fonds, il n’y a pas d’indice ISR, le fonds effectue le filtre ISR sur l’indice Parent directement.

4. Fonds d’obligations gouvernementales mondiales (non-ISR)

Il s’agit du fonds Amundi JPM Global Gov Bnd Idx Eur Hdg (ISIN LU0389812693), qui suit le JPM GBI Global Traded Index Hedged EUR et réplique la rentabilité des obligations d’Etat mondiales couvertes en EUR. Elle gère 2330 millions d’euros (au 28/02/2022) d’actifs. Il s’agit d’un fonds très diversifié, les 10 principales positions représentant 1,58% du fonds. Les coûts du fonds sont de 0,20%. Le fonds suit bien l’indice avec un écart de suivi de 0,20 %.

Un portefeuille de fonds ISR est-il meilleur qu’un portefeuille de fonds « traditionnel » ?

Cela dépend de chaque investisseur et du risque qu’il veut assumer. D’une part, nous savons qu’un portefeuille de fonds ISR a des coûts plus élevés et une diversification moindre qu’un portefeuille de fonds indexés pondérés en fonction de la capitalisation, ce qui nous amène à penser qu’à long terme, les rentabilités par rapport au risque seront inférieures. En outre, le processus de création des indices doit encore être affiné et dépend de la transparence des données et de l’algorithme d’évaluation des entreprises d’analyse, un processus plus complexe que le processus de pondération par capitalisation suivi par les indices « traditionnels ».

En revanche, en faveur de l’intégration de critères ISR, il s’agit de récompenser les entreprises cotées en bourse qui intègrent mieux les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance d’entreprise dans leur gestion. En introduisant un biais ISR dans l’investissement, l’investisseur encourage davantage d’entreprises à adopter ces critères et rend le capital plus cher pour les entreprises qui les intègrent dans une moindre mesure. Des études récentes montrent que les entreprises ayant une bonne notation ISR ont tendance à avoir une meilleure comptabilité financière à l’avenir (Khan, Serafeim et Yoon 2015).

Conclusion

À notre avis, l’investissement selon les critères de l’ISR est une tendance d’investissement qui restera avec nous à long terme. La décision individuelle d’y investir nous semble être une décision raisonnable que chacun peut prendre de son côté. Les deux choix d’investissement, avec ou sans biais ISR, nous semblent parfaitement raisonnables et c’est pourquoi nous avons décidé de les proposer à nos clients.

Chez Indexa, notre objectif est toujours d’offrir les meilleurs portefeuilles à nos clients, des portefeuilles diversifiés et avec les coûts les plus bas du marché, et c’est ce que nous faisons avec ce portefeuille de fonds ISR pour tous les investisseurs qui, en plus de rentabiliser leur investissement, veulent essayer de faire en sorte que leur investissement ait un impact plus positif sur notre planète et les personnes qui l’habitent.

Portefeuille de fonds : comment choisir le biais ISR

Si vous avez déjà votre portefeuille de fonds avec Indexa : Vous pouvez choisir d’introduire un biais ISR depuis votre espace personnel \ sélectionnant votre compte \ Plan \ Modifier mon profil investisseur \ Changer mes réponses.

Si vous n’êtes pas encore client d’Indexa Capital, vous pouvez effectuer notre bref test de profil investisseur (2 min) et choisir le portefeuille avec biais ISR ou non dans le parcours de souscription.

Pourquoi incluons-nous des obligations dans les portefeuilles ?

Bien qu’il s’agisse d’une question récurrente depuis le lancement d’Indexa en décembre 2015, nous recevons récemment davantage de consultations sur les raisons pour lesquelles nous détenons et maintenons des fonds obligataires dans nos portefeuilles. Dans cet article, nous allons expliquer pourquoi nous incorporons des obligations dans les portefeuilles.

Les raisons sont les suivantes :

  1. Il est nécessaire de rechercher un actif qui réduise le risque d’un portefeuille d’actions: la grande majorité des investisseurs n’a pas le profil de risque pour supporter un investissement à 100% en actions. Il est donc nécessaire d’ajouter au portefeuille une classe d’actifs qui diversifie le risque des actions.
  2. Elles constituent une classe d’actifs : les obligations constituent une classe d’actifs car, dans des conditions normales, elles génèrent un rendement du capital, offrent une diversification à un portefeuille d’actions et constituent un marché très profond.
  3. Il n’y a pas de meilleure alternative : bien que plusieurs segments des obligations aient une rentabilité espérée négative en ce moment (par exemple, les obligations d’État européennes), il n’y a pas de meilleure alternative pour réduire le risque d’un portefeuille d’actions.

Chacune de ces raisons est détaillée ci-dessous.

Il est nécessaire de rechercher un actif qui réduise le risque d’un portefeuille d’actions

La principale raison pour laquelle nous n’avons pas de portefeuilles investis à 100% en actions est la diversification. En général, les années boursières négatives tendent à l’être pour presque toutes les zones géographiques et les actifs à risque, et les baisses peuvent être de l’ordre de 40 % en un an. Très peu d’investisseurs sont capables de conserver un investissement de la totalité de leur patrimoine avec un tel niveau de volatilité. Si l’investissement est liquide (comme les portefeuilles de fonds), les investisseurs peuvent succomber à la peur, et vendre au pire moment, générant un écart comportemental qui réduit la rentabilité pour les investisseurs d’environ 1,5 point de pourcentage par an en moyenne.

Pendant ces périodes de chute des marchés boursiers, on assiste généralement à un phénomène de flight to quality ou de fuite vers la qualité. Dans ces scénarios, les investisseurs se ruent sur les actifs sûrs tels que les obligations d’État, ce qui entraîne une forte appréciation de ces dernières. Le graphique ci-dessous illustre cette corrélation négative entre les actions et les obligations, en montrant les données mensuelles entre l’année 2000 et 2021 de la rentabilité sur les 12 derniers mois d’un indice d’actions globales en euros (indice MSCI World) par rapport à la rentabilité sur les 12 derniers mois d’un indice d’obligations globales couvertes en euros (indice LEGATREH).

Comme on peut le constater, il existe une légère corrélation négative entre le comportement des actions et des obligations. Cela implique que lorsque les actions montent, les obligations ont tendance à baisser et vice versa.

Chez Indexa, nous cherchons à maximiser la rentabilité pondérée par le risque et à réduire le biais comportemental de nos clients. Le meilleur moyen d’y parvenir est de créer des portefeuilles équilibrés par classe d’actifs. Nous incluons donc un minimum d’obligations dans nos portefeuilles de fonds, entre 21% d’obligations pour le portefeuille 10/10 et 86% d’obligations pour le portefeuille 1/10.

Pourquoi ce pourcentage de 21% d’obligations dans le portefeuille 10 ?

Pour déterminer le pourcentage maximal et minimal d’obligations dans les portefeuilles de nos fonds, lorsque nous avons défini nos premiers portefeuilles en 2015, nous avons commencé par déterminer un niveau maximal et minimal de risque (volatilité). Nous avons décidé de travailler avec 10 profils de risque, allant d’une volatilité d’environ 4% pour le profil 1, le plus conservateur, à 13% pour le profil 10, le plus agressif.

Cette volatilité maximale de 13% équivaut à une perte annuelle de plus de 26% avec une probabilité de 95%, ce qui nous semble être un risque suffisant pour les clients les plus risqués de nos portefeuilles de fonds.

Pour atteindre cette volatilité maximale de 13%, avec les volatilités historiques de 2000 à 2015, le pourcentage d’obligations requis était de 21%. Nos portefeuilles comprennent donc un minimum de 21% d’obligations pour maintenir la perte annuelle en dessous de 26% avec une probabilité de 95%.

Les obligations sont une classe d’actifs

La définition d’une classe d’actifs est sujette à débat, mais fondamentalement, une classe d’actifs doit remplir trois conditions:

  • Diversification: la classe d’actif doit offrir une diversification dans le portefeuille, son évolution de prix doit être relativement peu corrélée avec le reste du portefeuille.
  • Retour: elle doit constituer une source de génération de rentabilité crédible.
  • Profondeur: elle doit être suffisamment importante pour constituer une part significative du portefeuille.

Dans le cas des obligations, deux sur trois (diversification et profondeur) sont conjoncturellement respectées pour certains segments tels que les obligations d’État européens, mais habituellement les trois sont respectées :

  • Diversification : offre une diversification à un portefeuille d’actions, par exemple.
  • Rentabilité : offre une rentabilité à long terme dérivée de la génération de liquidités de la part des entreprises ou des gouvernements sous la forme de coupons et de remboursements du principal.
  • Profondeur : les marchés obligataires européens se négocient en milliers de milliards d’euros.

Si l’une des trois caractéristiques n’est pas remplie, il est raisonnable de chercher une alternative, mais il n’en existe pas de meilleure.

Il n’y a pas de meilleure alternative

Cinq alternatives liquides pourraient être envisagées : garder l’argent dans une banque, garder l’argent en billets, inclure des obligations à court terme, ou acheter des matières premières ou des cryptomonnaies. Toutes ces options présentent davantage de problèmes :

  • Argent dans une banque : l’option consistant à laisser de l’argent en banque suppose, premièrement, un certain risque de crédit (bien qu’en dessous de 100 000 euros, il soit couvert par le fonds de garantie des dépôts), deuxièmement, l’argent en tant que tel n’a pas l’effet diversificateur lors de chutes boursières, que peuvent avoir les obligations à long terme (qui tendent à se revaloriser en cas de chute boursière), , et troisièmement, il est de plus en plus courant que les banques facturent les sommes laissées sur un compte courant (généralement 0,5 % par an).
  • Argent en billets : cette alternative assure une rentabilité espérée de 0% avec des billets de banque en euros, mais a des coûts de stockage et de sécurité, présente toujours un risque de vol. Nous ne la considérons donc pas comme une classe d’actifs car elle n’apporte pas une source de revenu. De plus les devises n’agissent pas comme diversificateur lors des chutes boursières.
  • Obligations à court terme : les obligations à court terme offrent une rentabilité espérée encore plus faible et diversifient également moins bien le portefeuille d’actions (elles s’apprécient généralement moins lorsque les actions baissent).
  • Matières premières : par exemple, l’or. Les matières premières ne sont pas une solution face au manque de rentabilité car elles ne génèrent pas de revenus, et ont également tendance à présenter une volatilité plus élevée que les actions.
  • Cryptomonnaies : nous les excluons pour les mêmes raisons que l’argent en banque ou en billets.

Dans certaines périodes, comme en 2021, les obligations à long terme afficheront des pertes, mais n’oubliez pas que cela se produit généralement en même temps que la hausse des actions. C’est précisément ce que l’on attend d’un actif diversifiant : il améliore le couple rendement / risque du portefeuille

Conclusion

Nous pensons qu’il n’y a pas de meilleure alternative que les obligations pour les investisseurs qui ont besoin de réduire le risque d’un portefeuille d’actions. Pour le moment, la rentabilité espérée de certains segments obligataires est négative, mais à un moment donné, cette situation reviendra à la normale.

Couvrir ou ne pas couvrir la devise

Lorsque vous souhaitez investir à l’échelle mondiale, il faut garder à l’esprit que la majorité de vos investissements ne seront pas libellés en euros et par conséquent, il faudra prendre des décisions quant au risque de fluctuation des taux de change. Principalement, il y a trois options :

  • Couvrir les devises.
  • Ne pas couvrir les devises.
  • Parfois couvrir et d’autres fois non, pour essayer de générer un peu plus de rentabilité.

La troisième option n’apporte pas de valeur à long terme, car il n’est pas possible de savoir à l’avance si une devise va s’apprécier ou se déprécier. En revanche, les deux premières options sont potentiellement valides. Dans cet article, nous allons expliquer pourquoi il est préférable de ne pas couvrir le risque de devise des investissements en actions mais qu’il est cependant préférable de le faire dans le cas des investissements en obligations.

La réponse rapide est de couvrir le risque de devises avec des assurances de change ayant un certain coût et davantage de coût signifie moins de rentabilité à long terme. Cependant, couvrir le risque de devise permet de réduire la volatilité de l’investissement et par conséquent il faut analyser comment la couverture affecte le rapport rentabilité/risque et ne pas seulement se fixer sur la rentabilité.

Investissements en actions

Pour illustrer ces résultats, nous analysons d’abord le risque et la rentabilité de l’indice S&P 500 à travers 3 classes du même fonds de Vanguard, depuis leur création (06/03/2006) :

  1. Classe en USD (dollar) : dans cette classe de fonds, l’investissement est directement réalisé dans les actions qui composent le S&P 500, le risque de devise n’est pas couvert et le fonds est libellé en dollar états-uniens. La rentabilité sera celle de l’indice S&P 500 moins les coûts du fonds.
  2. Classe couverte, en EUR (euro) : cette classe de fonds libellée en euros est couverte grâce à une assurance de change contre le risque de devise. La rentabilité devrait être similaire à celle d’un investissement dans la classe en USD, moins les coûts du fonds.
  3. Classe sans couverture, en EUR (celle de nos portefeuilles) : dans cette classe libellée en euros le risque de devise n’est pas couvert. Le taux de change affecte la rentabilité et par conséquent la rentabilité sera celle du S&P 500 en euros, moins les coûts du fonds.

Nous écartons la première alternative, car un investissement dans un fonds libellé en dollars étas-uniens (USD) entraîne d’importants coûts de transactions supplémentaires pour convertir les euros en dollars au moment de souscrire ou rembourser les fonds.

Le doute à lever est celui d’investir dans le fonds 2 (EUR avec une couverture de la devise) ou dans le fonds 3 (EUR sans couverture). Cependant, pour pouvoir estimer le coût de la couverture nous allons étudier la différence de rentabilité entre le fonds en USD (fonds 1) et le fonds couvert (fonds 2). Dans le graphique ci-dessous, nous pouvons observer chaque classe.

 

Comme nous pouvons le constater, le fonds en USD se sépare progressivement de la classe couverte en euros. Cela est du aux frais de transaction et aux coûts de couverture :

  1. Frais de transaction : il s’agit des frais facturés par le fournisseur de couverture.
  2. Coûts de couverture : ils se composent de la différenceentre le taux d’intérêtUSD et celui EUR (par exemple, un compte courant en USD rapporte désormais 1 % alors qu’un compte courant en EUR rapporte 0 %) et de la demande plus ou moins forte d’USD par rapport à l’EUR (mesurée par le cross currency basis spread). Pour la période étudiée, la différence moyenne de taux est d’environ 0,8 %.

Dans le tableau ci-dessous, nous comparons les rentabilités et les volatilités de trois investissements depuis leur création jusqu’au 01/09/2017 :

Rentabilité annuelle Volatilité Ratio de Sharpe
(rentabilité/risque)
Classe en USD 7,06% 18,0% 0,39
Classe couverte en EUR 5,85% 18,3% 0,32
Classe sans couverture EUR 7,74% 18,6% *0,42

Données Bloomberg. EUR. Période :03/11/2006 (création des fonds) au 01/09/2017.

Les résultats sont clairs : la classe couverte en euros a rapporté 5,85% tandis que la classe en USD a enregistré une rentabilité de 7,07%. De cette différence de 1,22%, le coût de la couverture est 0,8% et les frais de transaction sont d’environ 0,4% annuel. On constate également que la rentabilité entre la classe sans couverture en EUR et la classe en USD est très similaire (différence de 0,64%). Cela est une coïncidence, et dépend entièrement de la période choisie, mais reflète assez bien le comportement des devises « réserve » (USD, EUR, JPY, …) : elles ont tendance à fluctuer et à montrer un important retour à la moyenne, de sorte qu’à long terme, l’effet de la monnaie tend à être moins important.

Quant à la volatilité, nous pouvons constater que les 3 fonds ont pratiquement la même volatilité, les fluctuations de tous ces fonds sont donc très similaires.

En conclusion, comme la rentabilité a été moindre et que le risque est similaire, nous choisissons la classe en EUR sans couvrir le risque de devise, qui offre un meilleur rapport rentabilité / risque (ratio de Sharpe).

Cette analyse ne vaut que depuis la création des fonds (en 2006) et nous allons vérifier les conclusions auxquelles nous sommes parvenus en augmentant le temps de l’étude. Pour ce faire, nous avons réa     lisé la même analyse avec l’indice du S&P500 en USD et en EUR depuis la création de l’euro (08/01/1999), et les résultats sont très similaires :

Rentabilité annuelle Volatilité Ratio de Sharpe
S&P 500 USD 5,53% 17,6% 0,31
S&P 500 EUR sans couverture 5,38% 19,3% 0,28

La rentabilité est pratiquement la même avant les frais (notez que dans ce cas, aucun coût de couverture n’est appliqué parce-que nous comparons les indices au lieu de comparer des fonds) et la volatilité est également très similaire. La conclusion reste donc la même : le rapport rentabilité/risque de l’investissement en EUR avant frais est très similaire à celui de l’investissement en USD.

Investissements en obligations

Pour l’analyse de l’effet de la devise sur les obligations, nous allons utiliser un fonds de Pimco puisque nous n’avons pas trouvé de fonds indexés qui investissent dans des obligations ayant une classe couverte et une autre non couverte avec suffisamment de données historiques pour que l’analyse soit pertinente. Le fonds est Pimco Total Return Bond Clase E d’accumulation, qui investit principalement dans des émissions libellées en USD. Nous allons observer les effets de la devise en comparant les trois cas suivants :

  1. Investissement en USD sans couverture de la devise
  2. Investissement en EUR avec couverture de la devise
  3. Investissement en EUR sans couverture de la devise

 

De nouveau, nous observons comment les graphiques en USD et EUR couvert se séparent sous l’effet des frais et du coût de la couverture. Si vous comparez le rapport rentabilité / risque des 3 classes, vous pouvez voir une différence très importante par rapport aux actions : le risque de la classe en EUR sans couverture est sensiblement plus important (données entre le 31/03/2006 et le 01/09/2017).

Rentabilité annuelle Volatilité Ratio de Sharpe
1. Classe en USD 4,38% 4,0% 1,10
2. Classe couverte en EUR 3,91% 4,0% 0,98
3. Classe sans couverture en EUR 4,59% 9,9% 0,46

La volatilité de l’indice en EUR avec la devise couverte est 60% plus faible que la volatilité de l’indice en EUR avec la devise sans couverture. Cela fait de ce dernier presque une autre classe d’actif : si vous ne couvrez pas le risque de devise lors d’un investissement dans des obligations, vous investissez dans la devise, et non dans des obligations car le risque de change est très supérieur au risque des obligations. Pour cette raison, il est préférable de couvrir le risque de devise lors d’investissements dans des obligations. Sur le graphique précédent, vous pouvez noter que l’investissement qui ne couvre pas l’euro a un comportement très différent des deux autres.

Nous avons également réalisé une analyse sur le plus long terme en utilisant des indices. Nous utilisons l’indice Bloomberg « Barclays Global-Aggregate Total Return Index Value » qui se compose d’obligations émises par les plus grands émetteurs (États et entreprises) dans leur propre devise et qui inclut notamment des obligations en yens (JPY), en dollars (USD) et en euros (EUR). Nous observons l’effet de la devise dans les trois cas suivants :

  1. Investissement en USD sans couvrir les devises de l’indice
  2. Investissement en EUR en couvrant les devises
  3. Investissement en EUR sans couvrir les devises de l’indice

 

Comme nous pouvons l’observer sur le graphique ci-dessus, les 3 indices atteignent des rentabilités similaires (il faut cependant garder à l’esprit que ce sont des indices, il n’est donc pas pris en compte les coûts de couverture de l’investissement dans un fonds), mais la volatilité de l’indice avec la devise couverte est sensiblement plus faible (ligne bleue).

Dans le tableau suivant, nous quantifions ces données en comparant les rentabilités et les volatilités des trois indices depuis le 29/01/1999 jusqu’au 31/08/2017 :

Rentabilité annuelle (avant frais) Volatilité Ratio de Sharpe
1. Investisseur en USD sans couverture de devises 4,22% 5,7% 0,74
2. Investisseur en EUR avec couverture de devises 4,26% 2,8% 1,52
3. Investisseur en EUR sans couverture de devises 3,98% 6,8% 0,59

Nous obtenons de nouveau que la volatilité de l’indice en EUR avec la couverture de devises est 60% plus faible que celle de l’indice en EUR sans la couverture de devises. Pour cette raison, nous préférons couvrir le risque de devises pour les investissements dans des obligations.

Conclusion

Pour maximiser le rapport rentabilité / risque, il est préférable de choisir des fonds actions qui ne couvrent pas les devises, car la couverture a un coût élevé et n’améliore pas la rentabilité ni la volatilité à long terme. Mais il est cependant préférable de choisir des fonds qui couvrent les devises pour les obligations (excepté pour les obligations de pays émergents en devise locale) car dans le cas d’obligations la meilleure volatilité compense le coût de couverture des devises.

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Exposition de nos portefeuilles à la Russie

Depuis l’attaque de la Russie contre l’Ukraine il y a deux semaines (le 24/02/2022), certains clients nous ont posé les questions suivantes :

  • Quelle est l’exposition des portefeuilles d’Indexa à la Russie ?
  • Cherchons-nous à vendre les investissements en Russie?
  • Pouvons-nous offrir la possibilité de ne détenir aucune partie du portefeuille en Russie ?

Nous pensions attendre de pouvoir offrir des réponses complètes avant de publier cet article, mais en raison de la fréquence de ces différentes questions, nous avons préféré publier dès maintenant des réponses mêmes partielles, que nous serons amenés à compléter par la suite en fonction de l’évolution de la situation.

Exposition des portefeuilles de fonds à la Russie

L’exposition de nos portefeuilles de fonds à la Russie avant le début de la guerre se situait entre 0,1% et 0,4% du portefeuille, selon la taille du portefeuille et du profil d’investisseur du client.

Nous avions quatre fonds avec une exposition marginale à la Russie avant le début de la guerre en Ukraine :

Le fonds d’obligations globales à long terme, Vanguard Global Bnd Idx Eur -Ins, indexé sur l’indice Barclays GA Float Adjusted Bond, qui pèse entre 21 et 86% des portefeuilles de fonds de moins de 10 mille euros, était exposé à 0,4% aux obligations russes, ce qui équivaut à entre 0,1 et 0,3% du portefeuille.

Le fonds d’actions des pays émergents Vanguard Emrg Mk Stk Idx Eur -Ins, indexé sur l’indice MSCI Emerging Markets, qui pèse entre 0 et 10% des portefeuilles de fonds de 10 à 100 mille euros, et entre 2 et 9% des portefeuilles de fonds de plus de 100 mille euros selon le profil d’investissement du client, avait une exposition de 3,3% aux actions russes, équivalente à entre 0,1 et 0,3% du portefeuille .

Le fonds d’obligations d’entreprises européennes, Vanguard Euro Inv Gr Bnd Idx Eur -Ins, indexé sur l’indice Barclays Euro Non-Government Bond, qui pèse entre 4 et 16% des portefeuilles de fonds de 10 à 100 mille euros, et entre 14 et 79% des portefeuilles de fonds de plus de 100 mille euros selon le profil investisseur du client, avait une exposition de 0,3% à la Russie, ce qui équivaut moins de 0,1% du portefeuille.

Le fonds d’obligations de pays émergents couverts en euros iShares EM Gov Bnd Idx -I2 Eur Hdg, indexé sur l’indice EMBI Global Diversified publié par JP Morgan, qui pèse entre 2 et 3% des portefeuilles de fonds de plus de 100 mille euros, selon le profil investisseur du client, avait une exposition de 3,1% aux actions russes, ce qui équivaut à moins de 0,1% du portefeuille.

Quant au fonds d’actions globales dans les portefeuilles de fonds de moins de 10 mille euros, Vanguard Global Stk Idx Eur -Ins, indexé sur l’indice MSCI World, qui pèse entre 14% et 79% des portefeuilles de moins de 10 mille euros, n’avait aucune exposition à la Russie, ou avait une exposition de moins de 0,1%.

Il n’y a pas d’exposition à la Biélorussie

Les fonds de nos portefeuilles ne sont pas exposés aux titres biélorusses (certains clients nous ont également demandé si nos portefeuilles comprenaient des investissements en Biélorussie, allié de la Russie dans cette guerre).

Changement dans les indices

Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine le 24 février 2022, les marchés boursiers et obligataires russes sont fermés. Comme en cas de chocs extrêmes provoquant un manque de demande pour répondre à l’offre (vendeurs d’actions ou d’obligations), les cotations sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. En conséquence de cette fermeture, les actions et obligations russes cotées sur les marchés russes deviennent illiquides, et si ce manque de liquidité perdure, elles se voient exclues des indices.

C’est ce qui s’est passé le 02 mars 2022 lorsque MSCI, le créateur des indices MSCI World et MSCI Emerging Markets, a exclu les titres russes des deux indices. Barclays n’a pas encore exclu les obligations russes de l’indice Barclays GA Float Adjusted Bond, sur lequel est indexé le fonds Vanguard Global Bnd Idx Eur -Ins dans nos portefeuilles de fonds de moins de 10 mille euros, et JP Morgan a décidé de conserver les obligations russes actuelles dans son indice obligataire des marchés émergents « EMBI Global Diversified Index » mais d’exclure les nouvelles émissions.

En conséquence de ce changement dans les indices, les fonds indexés sur ces indices devraient automatiquement vendre les titres exclus.

Les fonds ne peuvent pas vendre les valeurs qui sont sorties de l’indice

Toutefois, plusieurs raisons empêchent les fonds de vendre des actions ou des obligations russes en ce moment. La première est la fermeture des marchés russes, ce qui empêche la vente d’actions sur le marché. La deuxième est que, même si les marchés étaient ouverts, la Russie a interdit aux investisseurs étrangers la vente de titres russes. La troisième est, même si ces titres pouvaient être vendus en Russie, l’expulsion de la Russie du système interbancaire SWIFT qui empêcherait probablement les fonds d’investissement européens, domicilié en Irlande ou au Luxembourg, de pouvoir transférer l’argent en retour.

Une alternative pour les fonds serait de vendre ces titres, ou les droits économiques associés à ces titres, de manière privée, pour dénouer ces positions.

Les gestionnaires de fonds, Vanguard et iShares, n’ont pas encore publié ce qu’ils comptaient faire des titres russes. Il est fort probable qu’ils aient comptabilisé les investissements russes avec une valeur proche de zéro dans leur calcul quotidien de valeur liquidative des fonds. Nous ne manquerons pas de vous informer sur ce blog lorsqu’ils l’auront fait savoir.

Actualisation 11/03/2022: Vanguard a annoncé qu’ils procéderont à des ajustements des prix des sociétés russes en utilisant divers indicateurs de marché pour valoriser correctement les actifs, et qu’ils cesseront, lorsque cela sera possible, toute exposition aux actifs russes. D’autre part, iShares n’a pas encore publié sa procédure, mais il est fort probable qu’ils aient contabilisé les investissements russes avec une valeur théorique proche de zéro dans le calcul de la valeur liquidative quotidienne des fonds.

Aucun des fonds de nos portefeuilles a cessé d’être accessible pour la souscription ou le rachat

Les fonds d’investissement les plus exposés à la Russie ont dû cesser de publier leur valeur liquidative, et ne peuvent donc plus être souscrits ou rachetés. Ce n’est le cas d’aucun des fonds de nos portefeuilles, car ils étaient tous exposés à la Russie à hauteur de moins de 5 %.

Désormais, les fonds n’investissent plus dans les actions russes

En outre, les fonds qui comprenaient auparavant des actions ou des obligations russes n’y investissent plus, car elles sont sorties des indices qu’ils cherchaient à répliquer.

Les bénéfices de la diversification

Une fois de plus, les avantages de la diversification mondiale sont confirmés. Malgré une valeur proche de zéro d’une grande partie des actions et obligations russes, l’impact sur un portefeuille globalement diversifié géographiquement et par classe d’actif a été relativement réduit. Au cours des deux premiers mois de 2022, le portefeuille moyen d’Indexa (6/10) ne s’est déprécié que de 4,7%. Ces derniers jours, les obligations se sont à nouveau appréciées et ont servi de tampon contre la baisse.

Malgré tous les événements extrêmes du XXe siècle (comme par exemple la montée du communisme en Chine en 1949 ou la révolution soviétique en Russie en 1917), la rentabilité réelle (déduisant l’inflation) d’un investisseur indexé sur le monde entier de 1899 à 2018 a été de 5,0 % par an.

Cette malheureuse guerre de la Russie en Ukraine est un nouvel événement extrême qui a un impact sur la valeur des investissements, mais un portefeuille mondialement diversifié, géographiquement et par classe d’actif, est la meilleure option pour maximiser la rentabilité ajustée au risque à long terme.

Notre soutien aux victimes

Nous profitons de cette occasion pour adresser notre soutien, même si ce n’est que symbolique, à toutes les personnes qui souffrent de cette guerre et nous espérons qu’elle se terminera sous peu.

Actualisation 2022 des pronostics de rentabilité à long terme

Comme chaque année, nous avons actualisé les pronostics de rentabilité et de risque pour nos portefeuilles. L’objectif est que, chaque année, nous incluions les dernières informations disponibles afin d’estimer la rentabilité que nous pouvons espérer sur le long terme. Au cours des années précédentes, nous avons parlé de « perspectives » de rentabilité ou de rentabilité espérée à long terme, mais les termes « perspectives » ou « espéré » pourraient peut-être créer un faux sentiment de sécurité en termes de prévisions. Ce sont les termes couramment utilisés dans le secteur et dans la littérature académique, mais nous préférons désormais parler de « pronostics  » et d’”opinions  » des grands gestionnaires de fonds, ce qui, à notre avis, communique mieux le caractère incertain de ces données et le manque de pertinence de la rentabilité espérée par rapport à la rentabilité inespérée.

La méthodologie que nous utilisons pour calculer le pronostic de rentabilité et de risque est établie par notre conseil d’experts et est publiée sur la page de notre modèle de gestion. Pour estimer le pronostic de rentabilité à long terme des marchés d’actions, nous calculons la moyenne des opinions de quelques grandes maisons de gestion telles que Vanguard, JP Morgan, Franklin Templeton, State Street Global Advisors (SSGA) ou Blackrock, puis nous soustrayons les frais des fonds sélectionnés de nos portefeuilles. Ainsi, avant d’entrer dans les détails, il convient de rappeler que ces opinions sont celles des principaux gestionnaires de fonds, qu’elles ne constituent pas une garantie de rentabilité future et qu’elles ne sont donc absolument pas un indicateur fiable de la rentabilité future. D’autre part, la rentabilité réelle susceptible d’être atteinte différera de l’opinion moyenne des gestionnaires, car la rentabilité inespérée est beaucoup plus importante que la rentabilité espérée.

Cette année, les pronostics de rentabilité annuelle à long terme, que nous avons pris en compte pour les actions, sont les suivants :

Pour les classes d’actifs obligataires, nous prenons principalement en compte le taux d’intérêt à long terme. Par exemple, si les obligations d’entreprises européennes offrent actuellement un taux d’intérêt de 0,4%, la prévision de rentabilité à long terme de cet actif sera de 0,4% moins les frais du fonds sélectionné.

Ainsi, les prévisions de rentabilité à long terme pour les différentes classes d’actifs, actuelles et précédentes, sont les suivantes :

Comme on peut l’observer, les pronostics de rentabilité à long terme des actions sont généralement plus faibles qu’il y a un an en raison de la hausse des prix au cours de l’année passée. À l’inverse, les pronostics de rentabilité des obligations sont plus élevés en raison de la baisse généralisée des prix en 2021.

L’effet sur les pronostics de rentabilité de nos portefeuilles 10 à 100 mille euros (k€) est le suivant :

On constate que le pronostic de rentabilité est légèrement plus faible pour les portefeuilles les plus agressifs et augmente pour les portefeuilles les plus conservateurs. Avec ces nouvelles informations, nous ne voulons pas dire que nous savons ce qui va se passer à l’avenir, notamment à court terme, ni que nous incitons à réduire ou augmenter le risque des portefeuilles. Ces changements de pronostics ne sont donnés qu’à titre d’information et n’impliquent aucun changement dans les portefeuilles modèles attribués à nos clients, car notre modèle se base principalement sur la pondération des différentes classes d’actifs sur le marché et pas tant sur les pronostics de rentabilité à long terme.

Un exemple de l’insignifiance de ces actualisations peut être trouvé en utilisant les pronostics de volatilité pour le calcul des intervalles de pronostics de rentabilité. Pour un portefeuille 6/10, le pronostic de volatilité en mars 2021 était de 7,7% et en janvier 2022, est de 7,5%. Cela signifie qu’avec un niveau de confiance de 95%, l’intervalle de pronostic de la rentabilité qui se situait entre -13,0% et 17,3%, se situe maintenant entre -13,1% et 16,8%. Cette légère différence dans des intervalles aussi larges montre que la rentabilité inespérée est réellement plus importante que la rentabilité espérée.

Les pronostics pour les autres portefeuilles, de moins de 10 mille euros, de plus de 100 mille euros, sont tous disponibles sur notre page de modèle de gestion.

Si vous avez déjà un portefeuille ouvert avec nous, vous pouvez consulter les nouveaux pronostics de votre portefeuille depuis votre espace personnel \ Plan.

Si vous n’êtes pas encore indexé avec nous : n’hésitez pas à réaliser notre bref test de profil investisseur (2 minutes) pour découvrir quel portefeuille nous pouvons vous offrir, ses pronostics de rentabilité, ses coûts, … sans engagement et sans devoir nous transmettre de données personnelles.

Sélection des classes d’actif

Comme vous le savez déjà, la politique d’investissement d’Indexa peut être résumé ainsi : « répliquer le monde avec les frais les plus faibles possibles ». Avec les articles à venir de notre formation financière, nous souhaitons vous expliquer de façon plus terre à terre ce principe.

La recherche économique et financière a montré que la meilleure manière de maximiser la rentabilité sur le long terme consistait à combiner des classes d’actif (ex. la bourse européenne) au lieu de sélectionner des valeurs spécifiques (ex. des actions de AB Inbev). A ce sujet, vous pouvez consulter les articles académiques suivants : Markowitz, 1952 ; Sharpe, 1964 ; Brinson, Hood y Beebower, 1986 ; Brinson, Singer y Beebower, 1991 ; Ibbotson y Kaplan, 2000.

C’est pourquoi, au lieu de dédier du temps à construire un portefeuille basé sur des actions et des obligations concrètes, la première étape pour répliquer le monde est de sélectionner une série de classes d’actif diversifiées et relativement peu corrélées. Pour ce faire, il faut considérer le couple rentabilité-risque historique des principales classes d’actif disponibles sur le marché. Nous évaluons également chaque classe d’actif sur sa corrélation avec les autres classes d’actif (diversification), sur sa protection contre l’inflation, sur la minimisation des coûts des fonds indexés et sur la minimisation des coûts de change. Les classes d’actif sont classées en 2 grandes familles : les actions (revenu variable) et les obligations (revenu fixe).

  • Les actions, malgré leur volatilité relativement importante, offrent aux investisseurs une exposition à la croissance économique et de meilleures attentes quant à la rentabilité à long terme.
  • Les obligations offrent des revenus plus sûrs, une rentabilité moindre que les actions mais aussi moins de risque et une corrélation relativement faible avec les actions.

Ci-dessous, une liste des classes d’actif utilisées par Indexa et les bénéfices qu’elles apportent au portefeuille.

Classes d’actif Avantages
Actions globales Croissance à long terme, protection contre l’inflation
Actions Etats-Unis Croissance à long terme, protection contre l’inflation
Actions Europe Croissance à long terme, protection contre l’inflation
Actions économies émergentes Croissance à long terme, protection contre l’inflation
Actions Japon Croissance à long terme, protection contre l’inflation
Actions Pacifique sauf Japon Croissance à long terme, protection contre l’inflation
Actions globales de petite capitalisation Croissance à long terme, protection contre l’inflation
Obligations globales à long terme Rendement du capital, faible volatilité, diversification
Obligations Entreprises Européennes Rendement du capital, faible volatilité, diversification
Obligations Etats Européens Rendement du capital, faible volatilité, diversification
Obligations pays émergents couvertes en Euro Rendement du capital, exposition aux États émergents sans risque de devise, et diversification
Obligations européennes liées à l’inflation Rendement du capital, faible volatilité, diversification, protection contre l’inflation
Obligations États-Unis couvertes en euros Rendement du capital, faible volatilité, diversification
Obligations d’Entreprises États-Unis couvertes en euros Rendement du capital, faible volatilité, diversification

Nous détaillons ensuite la définition de ces classes d’actif et leurs principales caractéristiques.

Fonds indexés d’actions et d’obligations

Nos portefeuilles comprennent des fonds indexés qui sont composés d’une vaste sélection d’actions de divers continents. Votre argent est littéralement investi dans des milliers de sociétés. La proportion exacte d’actions dans chaque zone géographique dépend de votre niveau de risque.

De plus, nos portefeuilles comprennent divers fonds indexés d’obligations (dettes) qui s’équilibrent entre dettes de gouvernements et dettes d’entreprises, entre dettes à long terme et dettes à court terme, entre dettes émetteurs de différentes régions et obligations liées à l’inflation. Votre argent sera investi littéralement dans des centaines d’obligations de centaines d’émetteurs différents suivant des indices qui nous permettent d’offrir une très grande diversification. La proportion exacte de dettes dans chaque catégorie dépend de votre niveau de risque et de la taille du portefeuille.

  1. Actions globales : participation dans le capital de sociétés mondiales. Investissement dans des économies développées (principalement aux États-Unis, en Europe et au Japon).
  2. Actions Europe : participation dans le capital de sociétés basées en Europe. Bien que l’économie européenne risque d’être confrontée à une situation très difficile dans les années à venir, l’Europe représente toujours une part très importante de l’économie mondiale et dispose d’entreprises de premier plan au niveau mondial. D’autre part, il s’agit d’une référence sur le marché actions pour les investisseurs en euros.
  3. Actions États-Unis : participation dans le capital de sociétés basées aux États-Unis. Les États-unis représentent la plus grande économie et la plus grande bourse du monde. Bien que son économie ait été durement touchée par la crise financière de 2008-2009 et que sa future croissance sera probablement inférieure à celle passée, l’économie américaine reste l’une des plus résistantes, novatrices et actives du monde.
  4. Actions Japon : participation dans le capital de sociétés basées au Japon. Le Japon souffre depuis plusieurs décennies d’une croissance et d’une inflation faibles mais la banque centrale japonaise a adopté une politique monétaire très expansive qui devrait stimuler la croissance et l’inflation à moyen terme. Le Japon représente une économie importante au niveau mondial, avec environ 10% de la capitalisation globale, et il possède des sociétés exportatrices de référence.
  5. Actions Pays Émergents : participation dans des sociétés basées dans des pays comme le Brésil, la Chine, l’Inde, l’Afrique du Sud ou Taïwan. Comparés aux économies de pays plus développés, ces pays ont une démographie plus jeune, une classe moyenne croissante et une croissance économique plus rapide. Ils représentent déjà la moitié du PIB mondial, et cette proportion devrait continuer à progresser à mesure que leur croissance se poursuit. Les actions des entreprises de ces pays sont plus volatiles, mais nous prévoyons qu’elles auront une rentabilité moyenne, à long terme, supérieure aux actions d’entreprises américaines ou européennes.
  6. Actions du Pacifique sauf Japon : participation dans des sociétés basées dans le Pacifique à l’exclusion du Japon, en particulier des sociétés de Singapour, de Hong Kong, d’Australie et de Nouvelle-Zélande, qui se distinguent par la vigueur de leur secteur des matières premières, tandis que Hong Kong et Singapour ont connu une forte croissance économique au cours des dernières années.
  7. Actions globales de petite capitalisation : représentent une participation dans la propriété des entreprises de petite et moyenne capitalisation (moins de 55 milliards de dollars) dans des pays développés (principalement États-Unis, Europe et Japon). Les entreprises de petite capitalisation apportent une diversification, à travers leur exposition à des secteurs particuliers, volatiles, et de rentabilité plus élevée, associé à une liquidité moindre et des perspectives de croissance plus importantes à long terme.
  8. Obligations globales à long terme : obligations à long terme émises par des gouvernements et des sociétés de pays développés. Il s’agit principalement d’un investissement dans des obligations dont la notation de crédit est élevée, bien qu’une petite part soit investie dans des obligations avec un haut rendement.
  9. Obligations d’entreprises européennes :  il s’agit de la dette émise par les entreprises européennes ou étrangères (émise en euros), avec des notations de crédit « investment grade » (élevés) pour financer leurs activités. Ces obligations offrent une rentabilité supérieure à celle des obligations d’État en raison d’un risque de crédit plus élevé et d’une liquidité plus faible. Contrairement aux gouvernements de la zone euro, la grande majorité des entreprises européennes a connu un processus de désendettement et a renforcé son bilan ces dernières années.
  10. Obligations Pays Émergents couvertes en euros : Les obligations de pays émergents sont la dette émise par des gouvernements et des organisations quasi gouvernementales des pays émergents, tels le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud et Taïwan en devises étrangères comme l’euro ou le dollar américain. Elles offrent des rendements supérieurs à ceux des obligations de marchés développés. Actuellement, les pays émergents, avec une démographie plus jeune, une croissance économique plus forte, un bilan sain et un ratio dette publique/PIB inférieur, sont moins exposés au risque de défaut de paiement que certains pays de la zone euro.
  11. Obligations d’États européens : dettes émises par les gouvernements de la zone euro (Italie, France, Allemagne, Espagne, Hollande et Belgique principalement) pour financer les budgets des États. Jusqu’à la crise de la zone euro, ce type d’actifs apportait des revenus stables, une faible volatilité historique et une faible corrélation avec les actions. Depuis la crise de la zone euro, les actifs de certains pays comme l’Italie ou l’Espagne sont devenus des actifs comportant un risque de crédit, de sorte que la volatilité et la corrélation ont augmenté, bien que les interventions de la Banque Centrale Européenne aient considérablement réduit ces risques. À l’heure actuelle, ces obligations offrent une rentabilité historiquement faible et il est estimé qu’elles produisent des rendements réels à peine positifs en raison de la politique des faibles taux d’intérêts de la Banque Centrale Européenne.
  12. Obligations européennes indexées sur l’inflation : obligations indexées sur l’inflation européenne (hors tabac) émises par les gouvernements de la zone euro (Allemagne, Italie, France et Espagne). Contrairement aux obligations nominales, le principal et les coupons de ces obligations sont ajustés périodiquement en fonction de l’indice des prix à la consommation (IPC). Bien que les obligations indexées sur l’inflation aient actuellement des rentabilités historiquement faibles, leur spécificité, leur indexation sur l’inflation et leur faible volatilité historique en font une classe d’actif pouvant procurer aux investisseurs des revenus et des garanties en cas d’inflation dont ils pourraient avoir besoin.
  13. Obligations d’États-Unis couvertes en euros : représentent la dette émise par les États-Unis pour financer les budgets de l’État, couverte en euros. Cette classe d’actif d’obligations étatsuniennes diversifie les obligations d’États européens et expose le portefeuille à l’inflation et à la croissance économique étatsunienne.
  14. Obligations d’Entreprises États-Unis couvertes en euros : il s’agit de la dette émise par les entreprises étatsuniennes avec des notations de crédit « investment grade » (élevés) pour financer leurs activités couvertes en euros. Ces obligations offrent une rentabilité plus élevée que celles d’États car elles supportent un risque de crédit plus important et une rentabilité moindre, tout en diversifiant l’exposition aux obligations d’entreprises européennes.

Les classes d’actif qui composent nos portefeuilles peuvent changer au fil du temps, selon l’évolution de l’économie à long terme et l’évolution des fonds indexés disponibles sur le marché. Aujourd’hui, il y a certaines classes d’actif qui ne peuvent pas être investies à travers des fonds indexés mais des fonds indexés apparaîtront sans nul doute pour couvrir ses besoins. Pour plus d’information, vous pouvez consulter l’historique des changements de nos portefeuilles.

Si vous n’êtes pas encore client d’Indexa, découvrez quel portefeuille de fonds indexés mondialement diversifié nous vous recommandons en effectuant notre bref test de profil investisseur (2 min).

Si vous êtes déjà client : vous pouvez accéder à votre composition de portefeuille depuis votre espace personnel sur la page « Résumé » de chacun de vos comptes.

Les benchmarks de nos portefeuilles

Le mois passé nous avons changé de benchmark (ou indices de référence). Nous nous comparons à présent avec les fonds d’investissement européens, au lieu de nous comparer avec les fonds d’investissement espagnols comme nous le faisions. Dans cet article nous allons vous présenter les benchmarks, leur utilité, comment nous les sélectionnons et quels sont ceux que nous allons utiliser à présent.

Selon Investopedia :

« Un benchmark ou indice de référence est un standard contre lequel la rentabilité d’une action, d’un fonds d’investissement ou d’un gestionnaire d’investissements peut se mesurer. En général, des indices représentant des actions et des obligations sont utilisés. »

Ainsi, un benchmark sert de comparaison et de mise en contexte de la rentabilité obtenue par un investissement. De cette manière, il est possible de vérifier si le pourcentage de rentabilité obtenu par un fonds d’investissement, ou par un portefeuille de fonds est bon, s’il est meilleur que son benchmark ou non, s’il est pire que son benchmark.

Par exemple, un gestionnaire actif qui investit dans des actions des États-Unis peut être comparé à la rentabilité de l’indice S&P 500 (les 500 plus grandes entreprises cotées des États-Unis), ou à la moyenne des rentabilités des fonds d’investissement dans des actions états-uniennes.

À l’heure de choisir un benchmark, plusieurs critères doivent être pris en compte :

  1. Le risque du portefeuille et celui du benchmark doivent être similaires.
  2. Les actifs dans lesquels investit le benchmark doivent être représentatifs de la politique d’investissement du portefeuille.
  3. Le benchmark doit être public, réplicable et on doit pouvoir y investir.
  4. Un détail très important : souvent, les benchmarks utilisés par les gestionnaires actifs ne tiennent pas compte de la rentabilité des dividendes et comparent ainsi leur rentabilité avec dividendes à un benchmark qui ne les inclut pas. C’est une erreur. Pour comparer des pommes avec des pommes, nous devons tenir comptes des indices qui incluent les dividendes (ou indices total return).

L’article du CFA Institute “GUIDANCE STATEMENT ON BENCHMARKS” détaille les caractéristiques minimales que doit satisfaire un bon benchmark.

Benchmarks chez Indexa

Chez Indexa, nous utilisions jusqu’à présent des benchmarks reprenant la rentabilité obtenue en moyenne par les fonds d’investissement espagnols (le pays où nous avons démarré notre activité en 2015). Mais, à partir d’aujourd’hui, nous nous comparons aux fonds européens, plus représentatifs pour l’investisseur belge, ou européen en général. Nous obtenons les données de Morningstar, le fournisseur d’information sur les fonds d’investissements leader en Europe, pour différentes catégories de fonds avec lesquelles nous pouvons comparer nos portefeuilles, et nous les incluons sur notre page de statistiques, sur l’espace personnel de chaque client et dans le rapport mensuel que nous envoyons à chaque client.

De cette manière, l’évolution des portefeuilles d’Indexa est comparée à la rentabilité obtenue en moyenne par les fonds européens comparables.

Comparer la rentabilité des portefeuilles d’Indexa à un ensemble d’indices ne serait pas plus informatif car le résultat nous le connaîtrions à l’avance : le portefeuille d’Indexa offrirait la rentabilité des indices moins les coûts. La comparaison à la rentabilité des fonds d’investissement au lieu des indices nous semble plus instructive puisqu’elle nous compare avec la rentabilité moyenne que les investisseurs obtiennent de leur investissement en fonds d’investissement.

Nous réalisons l’assignation d’une catégorie spécifique à un portefeuille en nous basant sur la part d’actions contenue dans le portefeuille en question. En suivant la catégorisation de Morningstar, si le pourcentage d’actions est compris entre 70 et 90%, nous utilisons la catégorie Morningstar Allocation Agressive Internationale EUR, si le pourcentage d’actions est compris entre 50 et 70%, nous utilisons la catégorie Morningstar Allocation Modérée Internationale EUR, si le pourcentage d’actions est compris entre 20 et 50%, nous utilisons la catégorie Morningstar Allocation Prudente Internationale EUR, si le pourcentage d’actions est inférieur à 20%, nous utilisons la catégorie Morningstar Obligations Internationales Couvertes EUR.

Par niveau de risque, nous utilisons actuellement les benchmarks suivants :

Portefeuilles Part d’actions Catégorie Définition de la catégorie
1 et 2 13% à 18% Morningstar Obligations Internationales Couvertes EUR Rentabilité moyenne des fonds d’investissement européens qui investissent en obligations internationales ou cash. Il s’agit du benchmark qui représente le mieux la rentabilité moyenne des fonds d’investissement pour un profil de risque très prudent en Europe avec plus de 80% investis en obligations.
3 à 5 28% à 45% Morningstar Allocation Prudente Internationale EUR Rentabilité moyenne des fonds d’investissement européens avec 20 à 50% de leur investissement en actions internationales et le reste en obligations internationales ou cash. Il s’agit du benchmark qui représente le mieux la rentabilité moyenne des fonds d’investissement pour un profil de risque prudent en Europe.
6 à 8 51% à 66% Morningstar Allocation Modérée Internationale EUR Rentabilité moyenne des fonds d’investissement européens avec 50 à 70% de leur investissement en actions internationales et le reste en obligations internationales ou cash. Il s’agit du benchmark qui représente le mieux la rentabilité moyenne des fonds d’investissement pour un profil de risque modéré en Europe.
9 et 10 74% à 78% Morningstar Allocation Agressive Internationale EUR Rentabilité moyenne des fonds d’investissement européens avec 70 à 90% de leur investissement en actions internationales et le reste en obligations internationales ou cash. Il s’agit du benchmark qui représente le mieux la rentabilité moyenne des fonds d’investissement pour un profil de risque élevé en Europe.

Vous pouvez consulter l’évolution de nos portefeuilles et de leur benchmark sur notre page statistiques ou avec les rapports mensuels de votre portefeuille. Sur le graphique suivant nous montrons la comparaison du portefeuille de fonds nº6 entre 10 et 100 mille euros depuis 2016 et le benchmark de Morningstar Allocation Modérée Internationale EUR :

Comme nous pouvons l’observer dans les colonnes « Total » et « benchmark » du tableau au cours de nos 6 années d’existence, la rentabilité des portefeuilles d’Indexa a été supérieure à la moyenne des fonds d’investissement européens de risque similaire. Sur une courte période, il est toujours possible que la rentabilité de nos portefeuilles se situent en dessous de leur benchmark, mais à long terme nous espérons apporter une rentabilité nettement supérieure, principalement grâce à nos moindres frais et à la réduction des biais émotionnels de l’investisseur.

Impact du changement de benchmarks

Ce changement de benchmark obéit à un objectif de meilleure représentativité des benchmarks pour nos clients belges et européens et n’a pas d’impact significatif favorable ou défavorable pour Indexa. La rentabilité moyenne obtenue par les fonds espagnols comparables (benchmarks antérieurs) et les fonds européens comparables (nouveaux benchmarks) est en effet assez comparable dans l’ensemble, inférieure pour les portefeuilles 1 à 3 et 6 à 9, et supérieure pour les portefeuilles 4, 5 et 10 (voir graphe ci-dessous). En moyenne les fonds européens, avec lesquels nous nous comparons à présent, ont obtenu une meilleure rentabilité que les fonds espagnols et ce changement de benchmarks ne favorise pas Indexa.

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L’effet de l’inflation sur nos portefeuilles indexés

Par les temps qui courent, nous pouvons entendre parler régulièrement d’une possible augmentation de l’inflation. Plusieurs clients nous ont demandé quel effet pourrait avoir « la plus que prévisible inflation » (paroles d´un client) sur les portefeuilles et quelles mesures nous mettons en place chez Indexa à ce sujet. Dans la constitution des portefeuilles actuels, nous prenons déjà en compte l’effet de l’inflation et nous allons donc dans cet article vous expliquer comment celle-ci l’est.

Inflation et prévisions d’inflation

Avant toute chose, il est nécessaire de faire la distinction entre inflation et prévisions d’inflation. L’inflation est une donnée observable, publiée par les services de statistiques de chaque pays, tandis que les prévisions d´inflation ne sont que les prévisions espérées par les investisseurs pour le futur. Ces prévisions ne sont pas observables, il faut les estimer de manière indirecte. Ce sont ces dernières qui affectent les prix des actifs et ces prévisions varient bien plus que les données réelles de l’inflation.

À mesure que nous surmontons la pandémie de la Covid-19, les prévisions d’inflation augmentent de par la reprise économique et les mesures de relance monétaire, lesquelles devraient générer de l’inflation à l’avenir. Par exemple, les perspectives d’inflation européenne pour les swaps d’inflation à 5 ans sont maintenant de 1,6% au lieu de 1,3% au début de l’année. Les swaps d’inflation sont des produits dérivés négociés par les grands investisseurs institutionnels.

Cette prévision à la hausse implique que l’effet de cette future inflation est probablement déjà pris en compte, ou du moins partiellement, dans le prix actuel des actions et des obligations. Dès lors, la prévision d’une possible augmentation de l’inflation pourrait n’avoir aucun impact futur puisqu’elle pourrait déjà être reflétée dans les prix actuels. En revanche, si les prévisions d’inflation dépassent les attentes actuelles, alors il y aura un effet.

Il est important de comprendre que les prévisions sont une éventualité et peuvent donc augmenter ou baisser. Personne ne sait ce que seront les prévisions dans le futur, si elles augmenteront ou baisseront. Il y a de nombreuses raison de penser que l’inflation va fortement augmenter à l’avenir (reprise économique et relance monétaire), mais aussi de penser le contraire (digitalisation, services déflationnistes tels que nos services par exemple, dont le prix ne fait que baisser chaque année). La meilleure estimation que nous pouvons faire à propos de l’inflation future est celle qui se base sur la prévision actuelle de l’inflation.

L’effet des prévisions d’inflation sur les différentes classes d´actifs.

Les prévisions d’inflation affectent différemment chaque actif : actions, obligations nominales et obligations liées à l’inflation. Les actifs qui protègent de l’inflation sont appelés « actifs réels » et ceux ne protégeant pas « actifs nominaux ».

Les cours des actions ont tendance à intégrer les hausses modérées à élevées de l’inflation. En effet, le prix de l’action d’une entreprise est corrélé avec la valeur des ventes et avec le prix des biens et services vendus par les entreprises, lesquels augmentent également avec l’inflation. À titre d’exemple, depuis le début 2021 jusqu’au 3 juin, malgré l’augmentation des prévisions d’inflation de 1,3% à 1,6%, les actions européennes ont grimpé de 14,8%. En cas d’hyperinflation (inflation très élevée), les actions sont affectées négativement par la crise économique, laquelle déclenche généralement un épisode d´hyperinflation. Cependant, il est très rare d’observer une hyperinflation dans des économies diversifiées, développées et de grandes tailles comme la zone Euro ou les États-Unis.

Les obligations nominales sont affectées négativement par la hausse des anticipations d’inflation. En effet, en général, lorsque les prévisions d’inflation augmentent, le marché s’attend à un relèvement des taux d’intérêts à venir par la banque centrale concernée, ce qui augmente à long terme le taux d’intérêt des obligations. Par ailleurs, une augmentation des taux d´intérêts entraîne une chute du prix des obligations actuelles, car leur taux d’intérêt est inférieur à celui des nouvelles obligations qui seront émises. Par exemple, en 2021, le fonds d’obligations gouvernementales européennes Vanguard Euro Government Bond Index Fund EUR Acc, que nous incluons dans certains de nos portefeuilles, est en baisse de -3,3%.

Les obligations liées à l’inflation sont partiellement affectées par les prévisions d’inflation. Le point positif : comme le nominal de l’obligation augmente avec l’inflation, cette partie protège. Le point négatif : comme il s’agit d´une obligation, le paragraphe précèdent, sur la hausse des taux d’intérêts à long terme et la baisse du prix des obligations, s’applique. En 2021, jusqu’aujourd’hui, l’effet combiné est positif avec une hausse de +1,3% pour le fonds Vanguard Eurozone Inflation-Linked Bond Index Fund EUR Acc qui est inclus dans tous nos portefeuilles de plus de 10 mille euros.

L’effet des prévisions d’inflation sur un portefeuille diversifié

Comme nous l’avons observé, les classes d’actif se comportent différemment face aux prévisions d’inflation. Les portefeuilles d’Indexa sont construits à partir de différentes classes d’actif dans le but de diversifier les sources de rendement et de risques, parmi lesquels l’inflation.

La seule manière d’éliminer le risque d’inflation (à la hausse comme à la baisse) est d’avoir un portefeuille composé à 100% d’actifs réels, ce qui, dans notre cas reviendrait à avoir un portefeuille d’actions. Un portefeuille avec 100% d’actions signifie que l’on prend beaucoup de risques et que l’on ne bénéficie pas de la diversification offerte par les obligations. Les autres alternatives pour réduire le risque d’inflation, comme les obligations à court terme ou les liquidités, comportent leurs problèmes. Les obligations à court terme ont un rendement attendu moins important que les obligations à long terme, quant aux liquidités, elles apportent un risque de crédit très concentré.

Notre recommandation compte tenu de la situation actuelle

Une fois encore, notre recommandation est de ne pas réagir aux mouvements du marché (dans ce cas, à l’augmentation des prévisions d’inflations) ni aux bruits des médias, et de maintenir les portefeuilles actuels conçus et optimisés pour le long terme.

Si vous n’êtes pas encore indexé avec nous, n’hésitez pas à effectuer notre test de profil investisseur (2 minutes) pour découvrir quel portefeuille de fonds nous pouvons vous proposer.