Premier bilan de nos portefeuilles d’Investissement Socialement Responsable (ISR)

Fin avril, il y a un peu plus de 5 mois, nous avons annoncé le lancement de notre nouveau service de gestion de portefeuilles de fonds d’Investissement Socialement Responsable (ISR). Un portefeuille ISR est principalement composé de fonds qui limitent leurs investissements aux secteurs et aux entreprises qui intègrent des critères d’investissement socialement responsable.

De manière générale, ces fonds excluent les industries controversées en termes de durabilité, de gouvernance et de responsabilité sociale (par exemple, le tabac, les armes, les énergies non renouvelables ou la pornographie). Ils excluent également les entreprises dont le comportement ou les produits compromettent l’environnement et la santé des personnes (par exemple, violations des droits de l’homme, exclusion de collectifs de personnes, atteintes à la santé publique, etc.).

Profil du client ISR

Dans ce nouvel article, nous nous intéressons au client d’Indexa qui choisit le portefeuille ISR. Depuis avril 2022, 15% des clients qui ont ouvert un nouveau compte ont choisi un portefeuille avec des critères d’investissement socialement responsable. En incluant les clients existants qui ont choisi de passer à un portefeuille ISR, cela représente maintenant plus de 1600 clients, soit 3,1% de notre clientèle totale.

Par sexe, les femmes choisissent plus souvent d’investir avec des critères ISR que les hommes : 38 % des comptes ISR sont détenus par des femmes contre 31 % des comptes non ISR.

Par profil de risque, les comptes ISR ont en moyenne un niveau de risque plus bas que les portefeuilles de fonds indexés sur la capitalisation (non ISR) : les portefeuilles ISR ont un profil de risque moyen de 7/10 contre 8/10 pour les portefeuilles de fonds indexés sur la capitalisation.

En ce qui concerne l’âge, les clients qui choisissent des portefeuilles ISR sont en moyenne similaires à ceux qui choisissent des portefeuilles par capitalisation, avec un âge moyen de 40 ans.

Comparaison des portefeuilles

Il y a quelques mois, nous avons publié un article sur le blog dans lequel nous montrions comment notre portefeuille de profil 6/10 avait évolué au cours des 4 dernières années. Dans ce nouvel article, nous allons comparer ce portefeuille, qui ne tient compte que de la capitalisation boursière des entreprises pour leur attribuer un poids dans le fonds, avec le nouveau portefeuille ISR qui tient également compte des critères d’investissement socialement responsable.

Notre objectif est de montrer les principales différences en termes de répartition géographique et sectorielle, par émetteur et d’identifier les principales entreprises exclues du portefeuille ISR.

Dans le graphique ci-dessous, nous montrons la composition par classe d’actif pour chaque profil de risque dans les portefeuilles ISR. Nous utilisons 4 classes d’actif différentes : actions mondiales ISR, actions pays émergents ISR, obligations d’entreprises mondiales ISR et obligations d’États mondiales.

Ci-dessous, nous allons détailler les différentes positions d’un portefeuille par capitalisation de risque 6/10 pour des comptes entre 10 et 100 mille € et les comparer avec le portefeuille ISR avec le même risque.

Principales zones géographiques

Classe d’actif ISR Capitalisation
Total actions 52% 52%
Actions globales ISR 46% 0%
Actions pays émergents ISR 6% 0%
Actions Europe 0% 12%
Actions États-Unis 0% 25%
Actions pays émergents 0% 6%
Actions Japon 0% 4%
Actions globales de petite capitalisation 0% 5%
Total obligations 48% 48%
Obligations d’entreprises globales ISR couvertes en Euros 17% 0%
Obligations d’États globales couvertes en Euros 31% 0%
Obligations d’entreprises européennes 0% 9%
Obligations d’États européens 0% 13%
Obligations européennes indexées sur l’inflation 0% 5%
Obligations d’États-Unis couvertes en euros 0% 8%
Obligations d’Entreprises États-Unis couvertes en euros 0% 13%

Comme nous pouvons le voir dans le tableau ci-dessus, il n’y a pas de différence en termes de répartition entre les actions et les obligations, dans les deux cas la répartition est de 52% d’actions et 48% d’obligations. Nous avons pris cette décision parce que le risque auquel nous pensons que nos clients au profil 6/10 devraient être exposés est le même, quelle que soit leur décision personnelle de choisir un portefeuille par capitalisation ou ISR.

En ce qui concerne les actions, nous constatons que, dans le portefeuille ISR, les États-Unis sont surpondérés de 2,5 points de pourcentage (p.p.) et que l’Europe est sous-pondérée de 5,1 p.p. En outre, nous constatons que le portefeuille ISR est un peu plus diversifié sur le plan géographique en incluant 1,5 p.p. de plus dans d’autres pays émergents (à l’exclusion de la Chine) tels que l’Inde et en incluant 2,4 p.p. de plus dans d’autres pays développés tels que le Canada et l’Australie.

Du côté des obligations, nous constatons également une plus grande diversification géographique dans le portefeuille ISR, pour la même raison. Les deux nouvelles régions du portefeuille ISR, les obligations d’entreprises de pays développés avec une pondération de 1,9 %, et les obligations de pays développés, principalement des pays comme le Japon et le Canada avec une pondération de 8,6 %, sont incluses au détriment des obligations européennes.

Dans l’ensemble, le portefeuille ISR est plus diversifié sur le plan géographique en incluant à la fois des actions et des obligations dans un plus grand nombre de pays que le portefeuille par capitalisation, surpondéré dans la région des États-Unis et sous-pondéré à la fois dans les obligations et les actions dans la région européenne.

La raison pour laquelle le portefeuille ISR est légèrement plus diversifié géographiquement est que les fonds ISR choisis sont mondiaux, alors que les fonds choisis pour le portefeuille par capitalisation sont des fonds régionaux qui sont également conçus pour une meilleure optimisation fiscale pour nos clients.

Actuellement, l’offre de fonds ISR n’est pas suffisante pour pouvoir proposer à nos clients des portefeuilles ISR qui soient également optimisés sur le plan fiscal.

Toutefois, cette plus grande diversification se fait au prix de coûts plus élevés (coût moyen des fonds de 0,20% dans les portefeuilles ISR contre 0,14% dans les portefeuilles cap) et d’une moins bonne optimisation fiscale (surreprésentation des États-Unis, dont ).

Principaux Secteurs

En comparant les secteurs, pour le portefeuille ISR, nous pouvons constater que les premières positions sont occupées par le gouvernement des Etats-Unis avec 15,3%, suivis par les sociétés financières et d’assurance avec 15,2%, les sociétés industrielles avec 12,9% du portefeuille et enfin les sociétés de technologie de l’information avec 12,7%.

Le graphique ci-dessous montre comment le portefeuille ISR se compare au portefeuille par capitalisation en utilisant la classification GICS (Global Industry Standard Classification, ou classification industrielle globale standard) :

La plus grande différence que nous voyons dans le graphique est celle des obligations d’États européens, qui sont le plus grand représentant dans le portefeuille par capitalisation et maintenant le cinquième plus grand représentant dans le portefeuille ISR.

Outre l’ajout de 7,2 % d’obligations de pays développés (principalement le Japon et le Canada), que nous avons mentionné dans la section précédente, les autres différences majeures concernent le secteur financier et le secteur des technologies de l’information, deux secteurs surpondérés dans le portefeuille ISR avec des différences de 3,8 et 2,7 p.p. respectivement.

Enfin, un secteur peu représenté dans le portefeuille ISR est celui de l’énergie, qui représente toutefois 2,8% du portefeuille par capitalisation.

Dans l’ensemble, le portefeuille ISR est moins diversifié sur le plan sectoriel, car il exclut entièrement certains secteurs, comme l’énergie, et d’autres industries qui ne répondent pas aux critères ISR, et il est surpondéré dans les secteurs financier et technologique.

Les entreprises les plus pertinentes par secteur dans le portefeuille ISR sont présentées ci-dessous :

Secteur Poids Principaux exemples
Gouvernement des États-Unis 15,3% Gouvernement des États-Unis
Sociétés financières et d’assurance 15,2% J.P. Morgan, Bank of America, Royal Bank of Canada, Toronto-Dominion Bank
Industrie 12,9% Union Pacific Railroad, United Parcel Service, Caterpillar, John Deere
Technologie de l’information 12,7% Apple, Microsoft Corporation, Taiwan Semiconductor Manufacturing, Nvidia
Gouvernements Europe 8,8% Royaume-Uni, Française, Italienne, Allemande
Gouvernements Pays Développés 7,2% Japon, Canada, Australie
Pharma 7,2% UnitedHealth Group, Pfizer, Eli Lilly and Company, AbbVie
Consommation discrétionnaire 6,5% Amazon.com, Tesla, The Home Depot, Toyota Motor Corporation
Services de communication 4,7% Alphabet (Google), Meta (Facebook), Tencent, Verizon Communications
Consommation de base 3,3% Procter & Gamble, Nestlé, Coca-Cola, PepsiCo
Matériaux 2,4% Linde plc, Sherwin-Williams, Shin-Etsu Chemical Co., Nutrien
Immobilier 2,3% American Tower Corporation, Prologis, Crown Castle, Equinix
Services publics 1,5% American Water, Atmos Energy Corporation, ENN Energy Holdings Limited, Power Grid Corporation of India
Énergie 0,0%

Principaux émetteurs

Par la suite, nous allons analyser les principaux émetteurs de ce portefeuille ISR. L’émetteur est l’entité qui émet des actions ou des obligations. Les 30 principaux émetteurs sont :

Ces 30 émetteurs représentent 42,9% du portefeuille. Ce portefeuille ISR comprend 7 483 entreprises (actions) et 1 273 émetteurs d’obligations. Pour ce qui est du portefeuille par capitalisation, on compte 7 165 entreprises et 2 923 émetteurs d’obligations. Les portefeuilles sont donc très diversifiés dans les deux cas.

Dans les dix premières positions, nous trouvons principalement des obligations d’État mondiales et trois sociétés technologiques. La première position, avec un poids nettement supérieur aux autres, est celle des obligations des États-Unis, qui représentent 15,3 % du portefeuille. Viennent ensuite les obligations du gouvernement japonais, les obligations du gouvernement britannique, les obligations du gouvernement français, les obligations du gouvernement italien, les obligations du gouvernement allemand et les obligations du gouvernement espagnol. Ces sept émetteurs gouvernementaux mondiaux représentent ensemble 28,8 % du portefeuille. Le pourcentage total d’obligations d’État dans ce portefeuille est de 31,0 %.

Parmi les dix premières places, on trouve également trois entreprises technologiques, Apple, Microsoft et Alphabet (Google). Ces entreprises technologiques représentent 5,6 % du portefeuille. Elles sont suivies par Amazon.com, qui représente 1,1% du portefeuille.

Ensuite, avec des plus petits pourcentages, inférieurs à 1 % par entreprise, on trouve des sociétés telles que Tesla, du secteur automobile, ainsi que des sociétés technologiques telles que Taiwan Semiconductor, Nvidia, Visa et Mastercard, des sociétés pharmaceutiques telles que UnitedHealth, Pfizer, Eli Lilly et Abbvie, des sociétés de services de communication telles que Meta Platform (Facebook) et Tencent, des sociétés financières telles que J.P. Morgan Chase et des sociétés de consommation telles que Procter & Gamble, Nestlé et Home Depot.

Principales exclusions par fonds

L’une des questions les plus fréquemment posées par nos clients est de savoir quelles entreprises sont exclues des portefeuilles ISR. Dans cette section, nous examinerons les principales exclusions et les raisons de l’exclusion par fonds.

Fonds d’actions globales ISR

Pour créer ce fonds, un total de 853 sociétés sont exclues de l’indice « parent » FTSE Developed All Cap Index en EUR, ce qui représente 18% du fonds. L’indice « parent » est l’indice initial à partir duquel les critères d’exclusion de l’ISR sont appliqués.

Les principales entreprises exclues du fonds par motif d’exclusion sont les suivantes :

Motif d’exclusion Entreprise Poids dans l’indice parent
Alcool LVMH 0,27%
Diageo plc 0,16%
Altria Group 0,15%
Anheuser-Busch InBev 0,08%
Pernod Ricard 0,06%
Violation des principes de l’ONU Johnson & Johnson 0,66%
Chevron Corporation 0,31%
Walmart 0,30%
Novartis 0,29%
Wells Fargo & Company 0,24%
Énergies non renouvelables Berkshire Hathaway 0,79%
ExxonMobil Corporation 0,37%
Chevron Corporation 0,31%
TotalEnergies 0,17%
Tabac Philip Morris International 0,22%
Altria Group 0,15%
British American Tobacco 0,14%
Japan Tobacco International 0,03%
Imperial Brands 0,03%
Énergie nucléaire Berkshire Hathaway 0,79%
Honeywell International 0,25%
NextEra Energy 0,24%
Siemens AG 0,20%
Pornographie MGM Resorts International 0,03%
Square Enix Holdings 0,01%
Bollore SE 0,01%
Toei Animation 0,00%
Atresmedia Corporación de Medios de Comunicación 0,00%
Jeu Deutsche Telekom AG 0,10%
Brookfield Asset Management 0,09%
Simon Property Group 0,06%
Woolworths 0,06%
Marriott International 0,06%
Armes militaires Honeywell International 0,25%
The Boeing Company 0,21%
Raytheon Technologies Corporation 0,17%
Lockheed Martin Corporation 0,15%
Airbus SE 0,10%
Armes nucléaires Honeywell International 0,25%
The Boeing Company 0,21%
Raytheon Technologies Corporation 0,17%
Lockheed Martin Corporation 0,15%
Airbus SE 0,10%
Armes civiles Compagnie Financière Richemont 0,08%
Olin Corporation 0,01%
Sturm, Ruger & Company 0,00%
Poongsan Corporation 0,00%
Fonds d’actions émergentes ISR

Pour créer ce fonds, un total de 742 sociétés sont retirées de l’indice « parent » FTSE Emerging All Cap Index en EUR, ce qui représente 15% du fonds.

Les principales entreprises exclues du fonds par motif d’exclusion sont les suivantes :

Motif d’exclusion Entreprise Poids dans l’indice parent
Alcool Kweichow Moutai 0,35%
China Resources Enterprise 0,16%
Ambev 0,15%
Wuliangye Yibin 0,14%
Tsingtao Brewery 0,06%
Énergies non renouvelables Reliance Industries Limited 1,05%
Vale S.A. 0,77%
PJSC Gazprom 0,38%
PJSC Lukoil Oil Company 0,35%
Saudi Arabian Oil Company 0,31%
Tabac ITC Limited 0,11%
Smoore International Holdings 0,07%
Reinet Investments 0,04%
PT Gudang Garam Tbk 0,02%
PT Hanjaya Mandala Sampoerna Tbk 0,01%
Énergie nucléaire Tata Consultancy Services 0,56%
Sibanye-Stillwater 0,17%
Larsen & Toubro (L&T) 0,14%
AngloGold Ashanti Limited 0,12%
Tech Mahindra 0,10%
Jeu Fubon Financial Holding 0,19%
CTBC Financial Holding Co. 0,18%
SM Investments Corporation 0,12%
SM Prime Holdings 0,08%
Grupo Televisa SAB 0,05%
Armes militaires Larsen & Toubro (L&T) 0,14%
Mahindra & Mahindra Limited 0,11%
Tata Motors Limited 0,09%
Adani Enterprises 0,05%
Tata Power Company Limited 0,03%
Armes nucléaires Larsen & Toubro (L&T) 0,14%
Tata Power Company Limited 0,03%
Bharat Forge Limited 0,02%
Aselsan Sanayi ve Ticaret AS 0,01%
China State Shipbuilding Corporation 0,01%
Violation Vale S.A. 0,77%
des principes Tata Consultancy Services 0,56%
de l’ONU Saudi Basic Industries Corporation 0,36%
Saudi Arabian Oil Company 0,31%
Petrobras (Petróleo Brasileiro S.A.) 0,24%
Fonds d’obligations globales de sociétés ISR

Un total de 755 émetteurs représentant 37% du fonds sont retirés de l’indice « parent ».

Les principales entreprises exclues du fonds par motif d’exclusion sont les suivantes :

Motif d’exclusion Entreprise Poids dans l’indice parent
Énergies non renouvelables (pétrole) Suncor Energy 0,11%
Canadian Natural Resources Limited 0,09%
Cenovus Energy 0,09%
Énergies non renouvelables (charbon) Duke Energy Corporation 0,38%
Berkshire Hathaway Energy 0,31%

Nous choisissons les Classes d’actif et les indices, et non les émetteurs ou les secteurs

Il est important de rappeler que dans le processus de construction de nos portefeuilles chez Indexa, , nous choisissons les classes d’actif, les indices et les fonds, mais nous ne choisissons pas les émetteurs ou les secteurs dans lesquels nous investissons, ni les entreprises qui sont exclues des fonds. .

Notre construction de portefeuille choisit des classes d’actif, comme les actions américaines par exemple. Pour chaque classe d’actif, nous choisissons un indice, le plus représentatif, par exemple l’indice S&P 500 pour les actions américaines, et un fonds, celui qui correspond le mieux à cet indice en termes de coût, de liquidité et de tracking error. Dans nos portefeuilles, nous avons choisi le fonds Vanguard US 500 Stk Idx Eur pour représenter la classe « actions américaines ».

Les actions et obligations dans lesquels nos clients sont investis sont donc ceux qu’indique l’indice de référence. Cet indice est défini par des sociétés de construction d’indices, comme Standard and Poors dans le cas de l’indice S&P 500. Et, en général, elles sélectionnent les sociétés ayant la plus grande capitalisation boursière et la plus grande liquidité ou les obligations ayant le plus grand volume émis et la plus grande liquidité. Dans le cas des fonds ISR, elles appliquent également des critères d’exclusion.

Quant au poids de chaque émetteur dans chaque indices, il est défini de la même manière, par la capitalisation boursière de chaque société dans leur indice, et par le montant émis de chaque obligation au sein de l’indice. Ainsi, les grandes entreprises et les grands émetteurs auront plus de poids dans les indices.

Conclusions

En conclusion, les portefeuilles ISR sont ceux qui introduisent un biais vers les entreprises qui intègrent des critères d’investissement socialement responsable. Chez Indexa, ces portefeuilles ISR ont la même répartition entre actions et obligations que les portefeuilles par capitalisation.

En termes de répartition géographique, nous constatons qu’ils sont plus diversifiés au niveau mondial en incluant à la fois des actions et des obligations dans un plus grand nombre de pays que le portefeuille de capitalisation, avec une surpondération aux États-Unis et une sous-pondération, tant en obligations qu’en actions, en Europe.

En revanche, le portefeuille ISR est moins diversifié sur le plan sectoriel, car il exclut certains secteurs et présente une surpondération des secteurs financiers et technologiques.

Dans les portefeuilles ISR, nous trouvons des fonds ISR qui excluent, en moyenne, 23% des entreprises pour des raisons qui vont à l’encontre des critères d’investissement socialement responsable. Quelques exemples de ces exclusions sont Berkshire Hathaway, Johnson & Johnson, Chevron Corporation ou Walmart.

Portefeuilles de fonds : comment choisir le biais ISR

Si vous avez déjà votre portefeuille de fonds avec Indexa : vous pouvez choisir un biais ISR à partir depuis votre espace personnel \ en sélectionnant votre compte de fonds \ Configuration du portefeuille \ Profil investisseur \ Modifier mes réponses. À la fin du test de profil, vous pourrez indiquer votre préférence ISR.

Si vous n’avez pas encore votre portefeuille de fonds chez nous, vous pouvez effectuer notre bref test de profil d’investisseur (2 minutes) et choisir le portefeuille avec biais ISR ou non dans le parcours de souscription.

Les crises économiques n’impliquent pas des chutes du marché boursier

Avec l’annonce récente d’une récession technique aux États-Unis, soit deux trimestres consécutifs de baisse du Produit Intérieur Brut (PIB), certains de nos clients nous demandent si c’est le bon moment pour investir ou si, au contraire, il est préférable qu’ils attendent que la crise se calme pour poursuivre leur investissement.

Pour mieux répondre à cette question, nous avons étudié le comportement historique du marché avant et après ce type d’annonce de récession.

En conclusion générale de l’analyse, nous observons que le marché a normalement déjà chuté durant les deux premiers trimestres avec un PIB négatif, avant que la récession ne soit confirmée, et qu’en moyenne, le marché tend à remonter l’année qui suit l’identification d’une récession. Cela peut s’expliquer par le fait que c’est l’anticipation d’une récession avant qu’elle ne soit confirmée qui affecte le marché plus que la confirmation réelle d’une récession. Le marché est plus rapide à ajuster les prix des actifs financiers lorsqu’il voit des signes d’une éventuelle récession et se prépare avant de connaître les données avec certitude.

Cette conclusion renforce l’importance d’investir à long terme, avec des apports périodiques, quelle que soit la situation du marché, car personne ne peut prédire les mouvements futurs du marché.

Pour cette analyse, nous allons utiliser deux exemples. D’une part, nous allons analyser le cas des États-Unis, pays pour lequel nous avons le plus de données historiques. Nous utiliserons les données du PIB publiées par FRED (Federal Reserve Economic Data, Bank of St. Louis) depuis juin 1947 et nous observerons la performance de l’indice de référence S&P 500 jusqu’en juin 2022 en fonction des variations du PIB du pays.

D’autre part, nous avons également effectué l’analyse pour l’Union européenne, qui, en raison de sa proximité, est la région qui nous intéresse le plus. Pour ce faire, nous utilisons les données de PIB publiées par Bloomberg depuis juin 1995 et allons regarder la performance de l’indice STOXX Europe 600 (qui inclut les entreprises britanniques) en fonction de l’évolution du PIB de la région.

Rappelons que par récession, nous entendons une période composée de deux trimestres ou plus au cours de laquelle on observe une baisse du PIB. Par conséquent, la récession n’est pas annoncée jusqu’à ce qu’au moins six mois ne se soient écoulés depuis le début de la récession. De plus, les données prennent généralement environ un mois pour être publiées, nous pouvons donc techniquement être en récession jusqu’à sept mois avant de pouvoir le confirmer.

Comportement du marché américain

Aux États-Unis, onze récessions ont été enregistrées depuis juin 1947 (à l’exclusion de celle en cours), dont à huit reprises la récession a été de deux trimestres de variation négative du PIB, à deux reprises de trois trimestres négatifs et à une seule occasion de quatre trimestres en négatif (crise financière de 2008). On peut ainsi dire qu’une récession normale aux États-Unis ne dure techniquement que deux trimestres (73 % des cas).

Évolution de l'indice S&P 500 et récessions aux États-Unis

Dans le graphique ci-dessus, nous pouvons voir l’évolution de l’indice de référence S&P 500 depuis 1946 et les périodes de récession technique aux États-Unis. De l’analyse de ces données, nous pouvons obtenir le tableau suivant et tirer les conclusions suivantes :

Rentabilité moyenne du S&P 500 (%) Trimestrielle Semestrielle Annuelle
Toute la période, depuis juin 1947 2,1 4,4 9,2
Rentabilité moyenne du S&P 500 (%) 3 mois 6 mois 12 mois
Avant l’annonce d’une récession -5,2 -6,8 -3,7
Après le début d’une récession 0,6 -1,9 10,2
Après l’annonce d’une récession 2,9 11,8 22,4

Nous observons que la rentabilité moyenne avant le début d’une récession est négative et bien inférieure à la moyenne (le marché prend en compte les anticipations de récession), et qu’elle est supérieure à la moyenne après l’annonce d’une récession (lorsque la récession se confirme, elle a déjà été intégrée dans les prix du marché).

Les rentabilités ont été en moyenne de -3,7 % au cours des 12 mois précédant le début de la récession, 12,9 points de pourcentage (p.p.) en dessous de la moyenne du S&P 500 depuis 1946, qui fut de 9,2 % par an.

Au contraire, la rentabilité s’est établie en moyenne à 22,4% pendant 12 mois après l’annonce d’une récession, 13,2 p.p. au-dessus de la moyenne du S&P 500 depuis 1946 (9,2 % par an).

Ces données confirment qu’en moyenne, le marché a déjà chuté avant l’annonce d’une récession. Et, une fois les données publiées et les soupçons confirmés, la rentabilité du marché est en moyenne positive et même supérieure à la rentabilité d’une période normale.

Comportement du marché européen

Nous avons également des données sur le PIB pour l’Union européenne depuis 1995, date à laquelle les données ont commencé à être calculées. Depuis 1995, dans l’Union européenne, il y a eu trois périodes de récession technique : en 2008 (quatre trimestres consécutifs), en 2012 (six trimestres) et en 2020 (deux trimestres).

Évolution de l'indice STOXX Europe 600 et récessions dans l'Union européenne

Dans le graphique, nous pouvons observer l’évolution de l’indice de référence STOXX Europe 600 depuis 1994 et les périodes de récession technique dans la région de l’Union européenne. Bien que le temps d’étude soit plus court que dans la région des États-Unis et qu’il n’y ait que trois moments de crise dans cette période, les conclusions suivantes peuvent être tirées :

Rentabilité moyenne du STOXX Europe 600 (%) Trimestrielle Semestrielle Annuelle
Toute la période, depuis juin 1947 1,5 3,2 6,9
Rentabilité moyenne du STOXX Europe 600 (%) 3 mois 6 mois 12 mois
Avant l’annonce d’une récession -9,1 -9,7 -2,7
Après le début d’une récession -2,8 -4,4 -9,2
Après l’annonce d’une récession -9,0 -6,1 10,6

Dans cette analyse, nous voyons également que la rentabilité moyenne est négative et bien inférieure à la moyenne avant le début de la récession. Mais dans le cas européen, elle n’est positive et supérieure à la moyenne que 12 mois après l’annonce de la récession.

Les rendements ont été en moyenne de -2,7 % au cours des 12 mois précédant le début de la récession, 9,6 points de pourcentage (p.p.) en dessous de la moyenne du STOXX 600 depuis 1994, qui était de 6,9 ​​% sur un an.

Au contraire, la rentabilité s’établit en moyenne à 10,6% depuis 12 mois après l’annonce d’une récession, 3,8 p.p. au-dessus de la moyenne du STOXX 600 depuis 1994 (6,9 % par an).

Dans cette analyse, il convient de noter que la rentabilité 12 mois après le début de la récession est également négative, -9,2 %, 16,1 p.p. inférieure à la rentabilité moyenne du STOXX 600 depuis 1994 (6,9 % par an).

Si nous comparons l’Europe aux États-Unis, nous pouvons conclure qu’en période de récession, l’Europe a eu tendance à subir des baisses de marché plus prononcées que les États-Unis et que les reprises du marché n’ont pas été aussi rapides ni aussi prononcées.

Une fois de plus, nous constatons les avantages d’un portefeuille diversifié à l’échelle mondiale. Les portefeuilles de nos clients ne sont pas seulement investis dans des fonds indiciels européens, mais forment un portefeuille investi à l’échelle mondiale dans différentes régions dont les marchés font face aux turbulences économiques de différentes manières.

Conclusions et recommandations

On ne sait pas ce qui va se passer sur le marché, et encore moins à court terme. Les données montrent que les marchés ont tendance à chuter avant que les récessions techniques ne soient confirmées. Connaître la situation macroéconomique ne nous aidera donc pas à anticiper les krachs boursiers.

Les données montrent que prévoir les crises économiques avant qu’elles ne surviennent permettrait d’anticiper les krachs boursiers. Mais encore une fois, prévoir les crises économiques mieux que le marché est une tâche très complexe. Ce que nous savons, c’est qu’en essayant de le deviner les investisseurs réduisent leur rentabilité annualisée d’en moyenne 1 à 1,5 point de pourcentage par an.

Nous ne savons pas non plus si cette étude est pertinente pour l’avenir, car nous ne savons pas si le marché se comportera à l’avenir de la même manière que par le passé.

Pour autant, notre conseil en investissement est :

  • Ne pas retirer après des baisses : si nous retirons l’investissement en période de baisse des marchés, de peur de perdre de l’argent, la perte est consolidée et nous ne pourrons pas profiter des éventuelles hausses de marché qui surviennent généralement après les baisses.
  • Faire des apports périodiques : de cette façon, nous oublions le bruit et les nouvelles du marché, et nous programmons un apport récurrent. Ainsi, d’une part, nous ne nous sentons pas mal lorsque le marché ne tourne pas en notre faveur et, d’autre part, cela nous permet d’investir dans des moments de marché bas à de meilleurs prix.
  • Ne pas changer de profil de risque : il est important de ne pas réduire le profil dans ces moments d’incertitude, car à long terme cela nous fera gagner moins d’argent que si nous maintenons notre profil d’investissement, qui a été estimé sur la base des pertes maximales que nous sommes prêts à endurer.

Si vous n’êtes pas encore client d’Indexa Capital, découvrez quel portefeuille de fonds indexés mondialement diversifié nous vous recommandons en effectuant notre bref test de profil investisseur (2 min), afin de voir quel portefeuille nous pouvons vous proposer, ses pronostics de rentabilité, ses coûts. Sans engagement et sans devoir nous transmettre de données personnelles.

Analyse de la composition de nos portefeuilles 2022

Dans ce nouvel article, nous allons analyser et souligner les principales différences entre nos portefeuilles d’il y a quatre ans et ceux d’aujourd’hui.

Chez Indexa, nous construisons des portefeuilles en utilisant des fonds indexés mondialement diversifiés. Les portefeuilles actuels sont composés de 2 à 12 fonds d’investissement qui cherchent chacun à répliquer le comportement d’une classe d’actif, par exemple, les actions européennes ou les obligations des États-Unis.

Cette façon de voir les portefeuilles nous permet d’avoir une vue d’ensemble de l’investissement que nous faisons, bien qu’elle ne permette pas de savoir exactement dans quelles entreprises nous investissons ou à quels gouvernements nous ou entreprises nous prêtons de l’argent. Nous allons maintenant examiner les différentes expositions d’un portefeuille type et les comparer au portefeuille type que nous avions il y a 4 ans.

Pour illustrer notre propos, nous choisissons un portefeuille 6/10 pour les comptes entre 10 et 100 mille euros. Ce portefeuille investit dans les classes d’actifs suivantes :

Classe d’actif 04/2018 05/2022 Différence
Total actions 52% 52% 0%
Actions Europe 13% 12% -1%
Actions États-Unis 26% 25% -1%
Actions pays émergents 8% 6% -2%
Actions Japon 5% 4% -1%
Actions globales à petite capitalisation 0% 5% 5%
Total obligations 48% 48% 0%
Obligations d’entreprises européennes 9% 9% 0%
Obligations d’États européens 16% 13% -3%
Obligations européennes liées à l’inflation 23% 5% -18%
Obligations d’entreprises États-Unis couvertes en EUR 0% 8% 8%
Obligations d’États-Unis couvertes en EUR 0% 13% 13%

Comme on peut le voir dans le tableau ci-dessus, il existe des différences significatives dans la pondération des différentes classes d’actif. Néanmoins, la distribution entre actions et obligations a été maintenue à 52 % et 48 % respectivement, ce qui maintient ce portefeuille à un risque moyen.

En termes de poids par actif, on note que dans les actions, la classe « Actions globales à faible capitalisation » a été ajoutée, en échange d’une diminution du poids de toutes les autres classes d’actions. Nous l’avons fait parce que nos portefeuilles n’étaient exposés qu’aux sociétés à grande et moyenne capitalisation, mais pas aux sociétés à petite capitalisation.

En ce qui concerne le poids part actif des obligations, deux nouvelles catégories d’obligations des États-Unis ont été ajoutées, l’une pour les entreprises et l’autre pour le gouvernement des États-Unis. En contrepartie, la pondération des fonds d’obligations d’État européennes et d’obligations liées à l’inflation a été réduite. Ces deux classes ont été ajoutées pour inclure une diversification entre les obligations européennes et étatsuniennes et ainsi diversifier le risque de crédit.

Vous pouvez en savoir plus à ce sujet dans notre article  » Incorporation d’obligations des États-Unis et d’actions d’entreprises à petite capitalisation« .

Émetteurs principaux

À continuation, nous allons analyser les principaux émetteurs de ce portefeuille. Un émetteur est l’entité qui émet des actions ou des obligations auxquelles les investisseurs peuvent souscrire. Il s’agit principalement de gouvernements, d’entreprises et d’entités supranationales (telles que l’Union européenne). Les 30 premiers émetteurs sont :

Ces 30 émetteurs représentent 41,9 % du portefeuille. Ce portefeuille compte 7.165 sociétés (actions) et 2.923 émetteurs d’obligations. Il s’agit donc d’un portefeuille très diversifié.

Dans les premières positions, on trouve les obligations d’État. Le premier, dont le poids est nettement supérieur aux autres, est celui des obligations d’État états-uniennes, qui représentent 13,2 % du portefeuille. Viennent ensuite les pays européens tels que la France, l’Italie, l’Allemagne et l’Espagne, qui représentent 15,4 %. Les émissions des gouvernements belge et néerlandais occupent des positions plus modestes, avec un poids combiné de 1,4 %. L’ensemble des entités supranationales que nous avons actuellement en Europe, la Banque Européenne d’Investissement, les obligations de l’Union Européenne et le Fonds Européen de Stabilité Financière, représentent également un poids important dans le portefeuille, soit 0,9 %. Les obligations d’État européennes dans leur ensemble représentent 21,8 % du portefeuille total. Le pourcentage total d’obligations d’État dans ce portefeuille est de 36,8 %.

En termes d’entreprises, les premières places sont occupées par Apple, Microsoft, Alphabet (Google) et Amazon. Les entreprises technologiques représentent 5 % du portefeuille. Par la suite, et avec de petites représentations de moins de 0,5 % par entreprise, nous trouvons des entreprises telles que Tesla, de l’industrie automobile, des entreprises financières telles que JPMorgan Chase, Berkshire Hathaway et Bank of America, les compagnies pétrolières Exxon Mobil et Shell, ainsi que des entreprises du secteur technologique telles que Taiwan Semiconductor, Nvidia, Meta Platform (Facebook) et ASML (circuits intégrés), et des entreprises pharmaceutiques telles que UnitedHealth, Johnson & Johnson, Roche et AstraZeneca.

Les seules entreprises européennes figurant dans cette liste des principaux émetteurs représentent un total de 1,8% : deux entreprises suisses, Nestlé et Roche, avec un poids total de 0,8%, l’entreprise britannique Shell, et l’entreprise néerlandaise ASML, premier producteur mondial de circuits intégrés avec un poids de 0,3 % chacune.

La seule société asiatique de cette liste est Taiwan Semiconductor, un fondeur de semi-conducteurs, qui représente 0,4 % du portefeuille.

Le graphique ci-dessous montre, par émetteur, les principales différences entre le portefeuille actuel et celui que nous avions il y a 4 ans :

Dans ce graphique, nous voyons que la principale différence est la diminution drastique du poids des obligations européennes, qui diminuent de 18,5 points de pourcentage, et l’augmentation significative de 13,2 points de pourcentage des obligations d’État des États-Unis. Cela a permis de diversifier considérablement le risque de crédit du portefeuille.

Les sociétés asiatiques telles que Tencent, Alibaba et Samsung Electronics et les sociétés financières telles que Wells Fargo et HSBC ne figurent plus parmi les principaux émetteurs du portefeuille. Et de nouveaux émetteurs tels que Tesla, Nvidia et ASML apparaissent. Il convient également de mentionner la montée en puissance des sociétés pharmaceutiques au cours de cette période, puisqu’elles apparaissent dans la liste des principaux émetteurs tels que UnitedHealth, Roche et AstraZeneca, qui n’apparaissaient pas auparavant, et qui, avec Johnson & Johnson, représentent désormais 1,2 % du portefeuille. Ce changement est dû au fait que la capitalisation des entreprises entrant dans la liste a augmenté de manière substantielle au cours de cette période et, surtout, a augmenté plus que celles qui en sortent.

Compte tenu de ce qui précède et en rappelant qu’il y a quatre ans, les 30 premiers émetteurs du portefeuille représentaient 46,7 %, nous pouvons conclure que le nouveau portefeuille est plus diversifié qu’il y a quatre ans par émetteur, par zone géographique et par classe d’actif.

Secteurs principaux

Si nous effectuons l’analyse globale par secteur pour le portefeuille actuel, nous pouvons constater que les principales positions sont occupées par les gouvernements européens (y compris les entités supranationales ou les émetteurs soutenus par des gouvernements) avec 21,8 %, le gouvernement des États-Unis avec 15,0 %, les sociétés industrielles représentant 11,7 % du portefeuille et enfin les sociétés financières et les compagnies d’assurance représentant 11,5 %.

Le graphique ci-dessous montre une comparaison du portefeuille actuel avec le portefeuille d’il y a 4 ans en utilisant la sectorisation GICS (Global Industry Classification Standard) :

La plus grande différence est à nouveau l’ajout de la classe d’actif des gouvernements des États-Unis, puisqu’il y a 4 ans, nous n’avions pas cette classe d’actif, ce qui a significativement affecté la diminution du poids des gouvernements européens.

L’autre différence majeure réside dans le poids du secteur industriel, qui passe de 5,6% à 11,7% dans le portefeuille actuel. La raison principale en est que dans le fonds d’obligations d’entreprises états-uniennes récemment ajouté, 41,9 % des obligations sont de sociétés industrielles.

Les autres secteurs plus fortement représentés dans le portefeuille actuel qu’il y a 4 ans sont les services de communication, en raison de l’essor des services Internet, et les compagnies d’électricité, avec une différence de 1,8 % et 0,5 % respectivement. Comme on pouvait s’y attendre, les sociétés pharmaceutiques représentent 0,6 point de pourcentage de plus dans le portefeuille actuel qu’il y a 4 ans.

Ci-dessous figurent les entreprises les plus pertinentes par secteur dans le portefeuille actuel :

Secteur Poids Principaux exemples
Gouvernements Europe 21,8% France, Italie, Allemagne, Espagne
Gouvernements États-Unis 15,0% Gouvernements États-Unis
Industriels 11,7% Siemens, Airbus, General electric, Caterpillar
Sociétés financières et d’assurance 11,5% Berkshire Hathaway, JPMorgan Chase, Bank of America
Technologie de la información 10,0% Apple, Microsoft, Nvidia, ASML
Pharmaceutique 6,5% Jhonson & jhonson, UnitedHealth, Roche, AstraZeneca
Consommation discrétionnaire 6,0% Amazon, Tesla, Toyota, Home depot, Louis Vuitton
Consommation de base 4,0% Nestlé, Procter & Gamble, Coca-cola, Pepsi, Unilever
Services de communication 3,8% Alphabet (Google), Meta platform (Facebook), Verizon, Tencet
Matériaux 2,8% Linde, Air liquide, Rio Tinto, Shin-etsu chemical
Énergie 2,8% ExxonMobil, Shell, Chevron, Totalenergies
Électricité et gaz 2,5% Naxtera Energy, Iberdrola, Enel, National Grid
Immobilier 1,6% American Tower, Prologis, Crown Castle, Equinix

Nous choisissons les classes d’actifs et les indices, et non les émetteurs ou les secteurs.

Le processus de construction des portefeuilles chez Indexa ne sélectionne pas les émetteurs ou les secteurs dans lesquels investir. Notre construction de portefeuille choisit des classes d’actifs, comme les actions des États Unis par exemple. Pour chaque classe d’actif, nous choisissons un indice, le plus représentatif, par exemple l’indice S&P 500 pour les actions états-uniennes, et un fonds, celui qui correspond le mieux à cet indice en termes de coût, de liquidité et de tracking error. Dans nos portefeuilles, nous avons choisi le fonds Vanguard US 500 Stk Idx Eur – Ins pour représenter la catégorie des actions de sociétés cotées aux Etats-Unis.

Les actions et obligations dans lesquelles nos clients sont investis sont donc celles indexées par l’indice de référence. Cet indice est défini par des sociétés de construction d’indices, comme Standard and Poors dans le cas de l’indice S&P 500. Et, en général, elles sélectionnent les sociétés ayant la plus grande capitalisation boursière et la plus grande liquidité ou les obligations ayant le plus grand volume émis et la plus grande liquidité.

Quant au poids de chaque émetteur dans leurs indices, il est défini de la même manière, par la capitalisation boursière de chaque société dans leur indice, et par le montant émis de chaque obligation au sein de l’indice. Ainsi, les grandes entreprises et les grands émetteurs auront plus de poids dans les indices.

Portefeuilles de moins de 10 mille euros

Dans les portefeuilles de moins de 10 mille euros, l’exposition aux actions utilise un fonds d’actions mondiales de pays développés, Vanguard Global Skt Idx Eur – Ins, de sorte qu’il y a également une exposition à des zones géographiques telles que le Pacifique ex – Japon ou le Canada.  Par exemple, des investissements sont également réalisés dans des sociétés telles que Royal Bank of Canada, Enbridge, South32 ou Commonwealth Bank of Australia.

L’exposition aux obligations est également mise en œuvre par le biais d’un fonds obligataire mondial, Vanguard Global Bnd Idx Eur – Ins, de sorte que ces portefeuilles seront exposés à d’autres gouvernements développés, tels que le Japon, le Canada ou d’autres pays du Pacifique.

Ce portefeuille compte 1559 sociétés (actions) et 2861 émetteurs d’obligations.

Portefeuilles de plus de 100 mille euros

Les portefeuilles de plus de 100 mille euros sont investis dans les mêmes actifs que les portefeuilles de 10 à 100 mille euros, ainsi que dans des actions du Pacifique ex-Japon, et dans des obligations de pays émergents en devise locale. Par conséquent, ils sont également exposés aux émissions gouvernementales de pays tels que le Mexique, la Chine ou le Brésil. Ce portefeuille comprend 7287 entreprises (actions) et 3005 émetteurs d’obligations.

Si vous n’êtes pas encore client d’Indexa Capital, découvrez quel portefeuille de fonds indexés mondialement diversifié nous vous recommandons en effectuant notre bref test de profil investisseur (2 min), afin de voir quel portefeuille nous pouvons vous proposer, ses pronostics de rentabilité, ses coûts. Sans engagement et sans devoir nous transmettre de données personnelles.

Exposition de nos portefeuilles à la Russie

Depuis l’attaque de la Russie contre l’Ukraine il y a deux semaines (le 24/02/2022), certains clients nous ont posé les questions suivantes :

  • Quelle est l’exposition des portefeuilles d’Indexa à la Russie ?
  • Cherchons-nous à vendre les investissements en Russie?
  • Pouvons-nous offrir la possibilité de ne détenir aucune partie du portefeuille en Russie ?

Nous pensions attendre de pouvoir offrir des réponses complètes avant de publier cet article, mais en raison de la fréquence de ces différentes questions, nous avons préféré publier dès maintenant des réponses mêmes partielles, que nous serons amenés à compléter par la suite en fonction de l’évolution de la situation.

Exposition des portefeuilles de fonds à la Russie

L’exposition de nos portefeuilles de fonds à la Russie avant le début de la guerre se situait entre 0,1% et 0,4% du portefeuille, selon la taille du portefeuille et du profil d’investisseur du client.

Nous avions quatre fonds avec une exposition marginale à la Russie avant le début de la guerre en Ukraine :

Le fonds d’obligations globales à long terme, Vanguard Global Bnd Idx Eur -Ins, indexé sur l’indice Barclays GA Float Adjusted Bond, qui pèse entre 21 et 86% des portefeuilles de fonds de moins de 10 mille euros, était exposé à 0,4% aux obligations russes, ce qui équivaut à entre 0,1 et 0,3% du portefeuille.

Le fonds d’actions des pays émergents Vanguard Emrg Mk Stk Idx Eur -Ins, indexé sur l’indice MSCI Emerging Markets, qui pèse entre 0 et 10% des portefeuilles de fonds de 10 à 100 mille euros, et entre 2 et 9% des portefeuilles de fonds de plus de 100 mille euros selon le profil d’investissement du client, avait une exposition de 3,3% aux actions russes, équivalente à entre 0,1 et 0,3% du portefeuille .

Le fonds d’obligations d’entreprises européennes, Vanguard Euro Inv Gr Bnd Idx Eur -Ins, indexé sur l’indice Barclays Euro Non-Government Bond, qui pèse entre 4 et 16% des portefeuilles de fonds de 10 à 100 mille euros, et entre 14 et 79% des portefeuilles de fonds de plus de 100 mille euros selon le profil investisseur du client, avait une exposition de 0,3% à la Russie, ce qui équivaut moins de 0,1% du portefeuille.

Le fonds d’obligations de pays émergents couverts en euros iShares EM Gov Bnd Idx -I2 Eur Hdg, indexé sur l’indice EMBI Global Diversified publié par JP Morgan, qui pèse entre 2 et 3% des portefeuilles de fonds de plus de 100 mille euros, selon le profil investisseur du client, avait une exposition de 3,1% aux actions russes, ce qui équivaut à moins de 0,1% du portefeuille.

Quant au fonds d’actions globales dans les portefeuilles de fonds de moins de 10 mille euros, Vanguard Global Stk Idx Eur -Ins, indexé sur l’indice MSCI World, qui pèse entre 14% et 79% des portefeuilles de moins de 10 mille euros, n’avait aucune exposition à la Russie, ou avait une exposition de moins de 0,1%.

Il n’y a pas d’exposition à la Biélorussie

Les fonds de nos portefeuilles ne sont pas exposés aux titres biélorusses (certains clients nous ont également demandé si nos portefeuilles comprenaient des investissements en Biélorussie, allié de la Russie dans cette guerre).

Changement dans les indices

Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine le 24 février 2022, les marchés boursiers et obligataires russes sont fermés. Comme en cas de chocs extrêmes provoquant un manque de demande pour répondre à l’offre (vendeurs d’actions ou d’obligations), les cotations sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. En conséquence de cette fermeture, les actions et obligations russes cotées sur les marchés russes deviennent illiquides, et si ce manque de liquidité perdure, elles se voient exclues des indices.

C’est ce qui s’est passé le 02 mars 2022 lorsque MSCI, le créateur des indices MSCI World et MSCI Emerging Markets, a exclu les titres russes des deux indices. Barclays n’a pas encore exclu les obligations russes de l’indice Barclays GA Float Adjusted Bond, sur lequel est indexé le fonds Vanguard Global Bnd Idx Eur -Ins dans nos portefeuilles de fonds de moins de 10 mille euros, et JP Morgan a décidé de conserver les obligations russes actuelles dans son indice obligataire des marchés émergents « EMBI Global Diversified Index » mais d’exclure les nouvelles émissions.

En conséquence de ce changement dans les indices, les fonds indexés sur ces indices devraient automatiquement vendre les titres exclus.

Les fonds ne peuvent pas vendre les valeurs qui sont sorties de l’indice

Toutefois, plusieurs raisons empêchent les fonds de vendre des actions ou des obligations russes en ce moment. La première est la fermeture des marchés russes, ce qui empêche la vente d’actions sur le marché. La deuxième est que, même si les marchés étaient ouverts, la Russie a interdit aux investisseurs étrangers la vente de titres russes. La troisième est, même si ces titres pouvaient être vendus en Russie, l’expulsion de la Russie du système interbancaire SWIFT qui empêcherait probablement les fonds d’investissement européens, domicilié en Irlande ou au Luxembourg, de pouvoir transférer l’argent en retour.

Une alternative pour les fonds serait de vendre ces titres, ou les droits économiques associés à ces titres, de manière privée, pour dénouer ces positions.

Les gestionnaires de fonds, Vanguard et iShares, n’ont pas encore publié ce qu’ils comptaient faire des titres russes. Il est fort probable qu’ils aient comptabilisé les investissements russes avec une valeur proche de zéro dans leur calcul quotidien de valeur liquidative des fonds. Nous ne manquerons pas de vous informer sur ce blog lorsqu’ils l’auront fait savoir.

Actualisation 11/03/2022: Vanguard a annoncé qu’ils procéderont à des ajustements des prix des sociétés russes en utilisant divers indicateurs de marché pour valoriser correctement les actifs, et qu’ils cesseront, lorsque cela sera possible, toute exposition aux actifs russes. D’autre part, iShares n’a pas encore publié sa procédure, mais il est fort probable qu’ils aient contabilisé les investissements russes avec une valeur théorique proche de zéro dans le calcul de la valeur liquidative quotidienne des fonds.

Aucun des fonds de nos portefeuilles a cessé d’être accessible pour la souscription ou le rachat

Les fonds d’investissement les plus exposés à la Russie ont dû cesser de publier leur valeur liquidative, et ne peuvent donc plus être souscrits ou rachetés. Ce n’est le cas d’aucun des fonds de nos portefeuilles, car ils étaient tous exposés à la Russie à hauteur de moins de 5 %.

Désormais, les fonds n’investissent plus dans les actions russes

En outre, les fonds qui comprenaient auparavant des actions ou des obligations russes n’y investissent plus, car elles sont sorties des indices qu’ils cherchaient à répliquer.

Les bénéfices de la diversification

Une fois de plus, les avantages de la diversification mondiale sont confirmés. Malgré une valeur proche de zéro d’une grande partie des actions et obligations russes, l’impact sur un portefeuille globalement diversifié géographiquement et par classe d’actif a été relativement réduit. Au cours des deux premiers mois de 2022, le portefeuille moyen d’Indexa (6/10) ne s’est déprécié que de 4,7%. Ces derniers jours, les obligations se sont à nouveau appréciées et ont servi de tampon contre la baisse.

Malgré tous les événements extrêmes du XXe siècle (comme par exemple la montée du communisme en Chine en 1949 ou la révolution soviétique en Russie en 1917), la rentabilité réelle (déduisant l’inflation) d’un investisseur indexé sur le monde entier de 1899 à 2018 a été de 5,0 % par an.

Cette malheureuse guerre de la Russie en Ukraine est un nouvel événement extrême qui a un impact sur la valeur des investissements, mais un portefeuille mondialement diversifié, géographiquement et par classe d’actif, est la meilleure option pour maximiser la rentabilité ajustée au risque à long terme.

Notre soutien aux victimes

Nous profitons de cette occasion pour adresser notre soutien, même si ce n’est que symbolique, à toutes les personnes qui souffrent de cette guerre et nous espérons qu’elle se terminera sous peu.