Comparaison des gestionnaires automatisés européens 2022

Comme nous le faisons depuis 2021 dans nos comparaisons des gestionnaires automatisés européens, nous avons profité de l’été pour mettre à jour notre comparaison des gestionnaires d’actifs automatisés indépendants européens. Comme les années précédentes, nous nous concentrons sur les acteurs indépendants, qui n’appartiennent pas à un groupe bancaire ou d’assurance, pour lesquels nous comparons le volume des actifs sous gestion, le financement reçus à ce jour, l’efficacité du capital et le coût total du service pour le client.

Les entreprises incluses cette année :

  • Nous conservons Moneyfarm, leader en Italie et également actif au Royaume-Uni et en Allemagne, Lysa, leader en Suède et également actif au Danemark et en Finlande, Yomoni, leader en France, et Indexa, leader en Espagne et également actif en Belgique.
  • Nous conservons Scalable Capital, le leader en Allemagne, même s’il ne publie plus son volume sous gestion (le volume qu’il publie inclut le volume commercialisé par son courtier de bourse, qui est négocié mais non géré).
  • Nous supprimons Nutmeg, qui a cessé d’être indépendant depuis son acquisition par JP Morgan en juin 2021.

Si l’on regarde l’évolution des actifs sous gestion sur les dernières années, les plus fortes croissances sont celles de Lysa (+127% en 2021, source Morningstar), Yomoni (+115% en 2021, source Yomoni), Indexa (+105% en 2021) et Scalable (+100% sur les 12 derniers mois, source Scalable).

Le graphique suivant montre l’évolution des actifs sous gestion, ou AUM (Assets Under Management), au cours des dernières années, selon les données communiquées par les entreprises dans les médias ou sur leur page Web :

  • 10 milliards € Scalable (16/08/2022, qui comprend également le volume négocié par le courtier), depuis 2015.
  • 2,964 milliards € Moneyfarm (25/08/2022), depuis 2011
  • 1,736 milliards € Lysa (31/08/2022), depuis 2017
  • 1,454 milliards € Indexa (31/08/2022), depuis 2015
  • 0,687 milliards € Yomoni (31/12/2021), depuis 2016

En ce qui concerne le financement, les gestionnaires qui ont demandé le plus de capital pour leur développement jusqu’à aujourd’hui sont Scalable (266 M€), Moneyfarm (166 M€), Yomoni (17 M€), Lysa (43 M€, source : Lysa) et Indexa (3 M€, source : Indexa).

Le graphique suivant illustre les actifs totaux gérés (en bleu) et le financement total reçu jusqu’à aujourd’hui (en orange) :

Correction 10/04/2022 : une version antérieure des graphiques indiquait que Lysa était active dans « (SE, DK, NO, DE) ». Nous l’avons corrigé par « (SE, DK, FI, DE) » (Lysa est active en Finlande et non en Norvège).

Comme nous pouvons l’observer, il existe une différence significative entre le financement reçu par les différents gestionnaires, de 3,3 millions d’euros pour Indexa à 266 millions d’euros pour Scalable ou 166 millions d’euros pour Moneyfarm. Pour comparer ces montants, nous regardons l’efficience dans la consommation du capital en effectuant le rapport entre encours sous gestion et financement reçu :

En efficience du capital, Indexa Capital est, de loin, le leader européen : 441 M€ gérés par M€ investi, suivi de Yomoni et Lysa (40), Scalable (38) et Moneyfarm (18). Pour nous, il est important d’être efficient dans la consommation du capital car c’est ce qui nous permet d’offrir des coûts plus faibles à nos clients, de manière durable.

Dans le cas d’Indexa Capital, être le plus efficace dans la consommation du capital nous a permis d’être le premier gestionnaire automatisé indépendant à être rentable depuis fin 2019, ce qui nous permet de continuer à diminuer nos frais de gestion de façon viable à long terme.

Dans le graphique suivant, nous pouvons observer l’évolution du chiffre d’affaires des entreprises comparées (lignes continues) et les pertes de chaque entreprise (lignes intermittentes), en millions d’euros. Comme nous pouvons le constater, seul Indexa enregistre des bénéfices. Scalable, Moneyfarm et Lysa ont tous perdu beaucoup en 2020, entre un euro de perte pour chaque euro facturé (Scalable) et trois euros de perte pour chaque euro facturé (Lysa). Yomoni n’est pas présent dans le tableau car nous n’avons pas pu retrouver ses comptes depuis 2018. Si ces derniers venaient à être publiés, nous mettrions l’image à jour. Quant aux données de 2021, pour l’instant, seuls ceux d’Indexa sont publiées.

Voilà le cercle vertueux de notre succès : moindres frais, meilleure rentabilité pour nos clients, plus le volume croît, plus nous pouvons continuer à diminuer nos frais, plus nous continuons à offrir une meilleure rentabilité à nos clients, et ainsi de suite …

En suivant cette stratégie de croissance, en apportant chaque fois un peu plus de valeur à nos clients, nous espérons devenir, dans les prochaines années, le gestionnaire automatisé indépendant le plus grand d’Europe et entrer dans le top 3 mondial. Merci de nous accompagner sur ce chemin !

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Analyse de la composition de nos portefeuilles 2022

Dans ce nouvel article, nous allons analyser et souligner les principales différences entre nos portefeuilles d’il y a quatre ans et ceux d’aujourd’hui.

Chez Indexa, nous construisons des portefeuilles en utilisant des fonds indexés mondialement diversifiés. Les portefeuilles actuels sont composés de 2 à 12 fonds d’investissement qui cherchent chacun à répliquer le comportement d’une classe d’actif, par exemple, les actions européennes ou les obligations des États-Unis.

Cette façon de voir les portefeuilles nous permet d’avoir une vue d’ensemble de l’investissement que nous faisons, bien qu’elle ne permette pas de savoir exactement dans quelles entreprises nous investissons ou à quels gouvernements nous ou entreprises nous prêtons de l’argent. Nous allons maintenant examiner les différentes expositions d’un portefeuille type et les comparer au portefeuille type que nous avions il y a 4 ans.

Pour illustrer notre propos, nous choisissons un portefeuille 6/10 pour les comptes entre 10 et 100 mille euros. Ce portefeuille investit dans les classes d’actifs suivantes :

Classe d’actif 04/2018 05/2022 Différence
Total actions 52% 52% 0%
Actions Europe 13% 12% -1%
Actions États-Unis 26% 25% -1%
Actions pays émergents 8% 6% -2%
Actions Japon 5% 4% -1%
Actions globales à petite capitalisation 0% 5% 5%
Total obligations 48% 48% 0%
Obligations d’entreprises européennes 9% 9% 0%
Obligations d’États européens 16% 13% -3%
Obligations européennes liées à l’inflation 23% 5% -18%
Obligations d’entreprises États-Unis couvertes en EUR 0% 8% 8%
Obligations d’États-Unis couvertes en EUR 0% 13% 13%

Comme on peut le voir dans le tableau ci-dessus, il existe des différences significatives dans la pondération des différentes classes d’actif. Néanmoins, la distribution entre actions et obligations a été maintenue à 52 % et 48 % respectivement, ce qui maintient ce portefeuille à un risque moyen.

En termes de poids par actif, on note que dans les actions, la classe « Actions globales à faible capitalisation » a été ajoutée, en échange d’une diminution du poids de toutes les autres classes d’actions. Nous l’avons fait parce que nos portefeuilles n’étaient exposés qu’aux sociétés à grande et moyenne capitalisation, mais pas aux sociétés à petite capitalisation.

En ce qui concerne le poids part actif des obligations, deux nouvelles catégories d’obligations des États-Unis ont été ajoutées, l’une pour les entreprises et l’autre pour le gouvernement des États-Unis. En contrepartie, la pondération des fonds d’obligations d’État européennes et d’obligations liées à l’inflation a été réduite. Ces deux classes ont été ajoutées pour inclure une diversification entre les obligations européennes et étatsuniennes et ainsi diversifier le risque de crédit.

Vous pouvez en savoir plus à ce sujet dans notre article  » Incorporation d’obligations des États-Unis et d’actions d’entreprises à petite capitalisation« .

Émetteurs principaux

À continuation, nous allons analyser les principaux émetteurs de ce portefeuille. Un émetteur est l’entité qui émet des actions ou des obligations auxquelles les investisseurs peuvent souscrire. Il s’agit principalement de gouvernements, d’entreprises et d’entités supranationales (telles que l’Union européenne). Les 30 premiers émetteurs sont :

Ces 30 émetteurs représentent 41,9 % du portefeuille. Ce portefeuille compte 7.165 sociétés (actions) et 2.923 émetteurs d’obligations. Il s’agit donc d’un portefeuille très diversifié.

Dans les premières positions, on trouve les obligations d’État. Le premier, dont le poids est nettement supérieur aux autres, est celui des obligations d’État états-uniennes, qui représentent 13,2 % du portefeuille. Viennent ensuite les pays européens tels que la France, l’Italie, l’Allemagne et l’Espagne, qui représentent 15,4 %. Les émissions des gouvernements belge et néerlandais occupent des positions plus modestes, avec un poids combiné de 1,4 %. L’ensemble des entités supranationales que nous avons actuellement en Europe, la Banque Européenne d’Investissement, les obligations de l’Union Européenne et le Fonds Européen de Stabilité Financière, représentent également un poids important dans le portefeuille, soit 0,9 %. Les obligations d’État européennes dans leur ensemble représentent 21,8 % du portefeuille total. Le pourcentage total d’obligations d’État dans ce portefeuille est de 36,8 %.

En termes d’entreprises, les premières places sont occupées par Apple, Microsoft, Alphabet (Google) et Amazon. Les entreprises technologiques représentent 5 % du portefeuille. Par la suite, et avec de petites représentations de moins de 0,5 % par entreprise, nous trouvons des entreprises telles que Tesla, de l’industrie automobile, des entreprises financières telles que JPMorgan Chase, Berkshire Hathaway et Bank of America, les compagnies pétrolières Exxon Mobil et Shell, ainsi que des entreprises du secteur technologique telles que Taiwan Semiconductor, Nvidia, Meta Platform (Facebook) et ASML (circuits intégrés), et des entreprises pharmaceutiques telles que UnitedHealth, Johnson & Johnson, Roche et AstraZeneca.

Les seules entreprises européennes figurant dans cette liste des principaux émetteurs représentent un total de 1,8% : deux entreprises suisses, Nestlé et Roche, avec un poids total de 0,8%, l’entreprise britannique Shell, et l’entreprise néerlandaise ASML, premier producteur mondial de circuits intégrés avec un poids de 0,3 % chacune.

La seule société asiatique de cette liste est Taiwan Semiconductor, un fondeur de semi-conducteurs, qui représente 0,4 % du portefeuille.

Le graphique ci-dessous montre, par émetteur, les principales différences entre le portefeuille actuel et celui que nous avions il y a 4 ans :

Dans ce graphique, nous voyons que la principale différence est la diminution drastique du poids des obligations européennes, qui diminuent de 18,5 points de pourcentage, et l’augmentation significative de 13,2 points de pourcentage des obligations d’État des États-Unis. Cela a permis de diversifier considérablement le risque de crédit du portefeuille.

Les sociétés asiatiques telles que Tencent, Alibaba et Samsung Electronics et les sociétés financières telles que Wells Fargo et HSBC ne figurent plus parmi les principaux émetteurs du portefeuille. Et de nouveaux émetteurs tels que Tesla, Nvidia et ASML apparaissent. Il convient également de mentionner la montée en puissance des sociétés pharmaceutiques au cours de cette période, puisqu’elles apparaissent dans la liste des principaux émetteurs tels que UnitedHealth, Roche et AstraZeneca, qui n’apparaissaient pas auparavant, et qui, avec Johnson & Johnson, représentent désormais 1,2 % du portefeuille. Ce changement est dû au fait que la capitalisation des entreprises entrant dans la liste a augmenté de manière substantielle au cours de cette période et, surtout, a augmenté plus que celles qui en sortent.

Compte tenu de ce qui précède et en rappelant qu’il y a quatre ans, les 30 premiers émetteurs du portefeuille représentaient 46,7 %, nous pouvons conclure que le nouveau portefeuille est plus diversifié qu’il y a quatre ans par émetteur, par zone géographique et par classe d’actif.

Secteurs principaux

Si nous effectuons l’analyse globale par secteur pour le portefeuille actuel, nous pouvons constater que les principales positions sont occupées par les gouvernements européens (y compris les entités supranationales ou les émetteurs soutenus par des gouvernements) avec 21,8 %, le gouvernement des États-Unis avec 15,0 %, les sociétés industrielles représentant 11,7 % du portefeuille et enfin les sociétés financières et les compagnies d’assurance représentant 11,5 %.

Le graphique ci-dessous montre une comparaison du portefeuille actuel avec le portefeuille d’il y a 4 ans en utilisant la sectorisation GICS (Global Industry Classification Standard) :

La plus grande différence est à nouveau l’ajout de la classe d’actif des gouvernements des États-Unis, puisqu’il y a 4 ans, nous n’avions pas cette classe d’actif, ce qui a significativement affecté la diminution du poids des gouvernements européens.

L’autre différence majeure réside dans le poids du secteur industriel, qui passe de 5,6% à 11,7% dans le portefeuille actuel. La raison principale en est que dans le fonds d’obligations d’entreprises états-uniennes récemment ajouté, 41,9 % des obligations sont de sociétés industrielles.

Les autres secteurs plus fortement représentés dans le portefeuille actuel qu’il y a 4 ans sont les services de communication, en raison de l’essor des services Internet, et les compagnies d’électricité, avec une différence de 1,8 % et 0,5 % respectivement. Comme on pouvait s’y attendre, les sociétés pharmaceutiques représentent 0,6 point de pourcentage de plus dans le portefeuille actuel qu’il y a 4 ans.

Ci-dessous figurent les entreprises les plus pertinentes par secteur dans le portefeuille actuel :

Secteur Poids Principaux exemples
Gouvernements Europe 21,8% France, Italie, Allemagne, Espagne
Gouvernements États-Unis 15,0% Gouvernements États-Unis
Industriels 11,7% Siemens, Airbus, General electric, Caterpillar
Sociétés financières et d’assurance 11,5% Berkshire Hathaway, JPMorgan Chase, Bank of America
Technologie de la información 10,0% Apple, Microsoft, Nvidia, ASML
Pharmaceutique 6,5% Jhonson & jhonson, UnitedHealth, Roche, AstraZeneca
Consommation discrétionnaire 6,0% Amazon, Tesla, Toyota, Home depot, Louis Vuitton
Consommation de base 4,0% Nestlé, Procter & Gamble, Coca-cola, Pepsi, Unilever
Services de communication 3,8% Alphabet (Google), Meta platform (Facebook), Verizon, Tencet
Matériaux 2,8% Linde, Air liquide, Rio Tinto, Shin-etsu chemical
Énergie 2,8% ExxonMobil, Shell, Chevron, Totalenergies
Électricité et gaz 2,5% Naxtera Energy, Iberdrola, Enel, National Grid
Immobilier 1,6% American Tower, Prologis, Crown Castle, Equinix

Nous choisissons les classes d’actifs et les indices, et non les émetteurs ou les secteurs.

Le processus de construction des portefeuilles chez Indexa ne sélectionne pas les émetteurs ou les secteurs dans lesquels investir. Notre construction de portefeuille choisit des classes d’actifs, comme les actions des États Unis par exemple. Pour chaque classe d’actif, nous choisissons un indice, le plus représentatif, par exemple l’indice S&P 500 pour les actions états-uniennes, et un fonds, celui qui correspond le mieux à cet indice en termes de coût, de liquidité et de tracking error. Dans nos portefeuilles, nous avons choisi le fonds Vanguard US 500 Stk Idx Eur – Ins pour représenter la catégorie des actions de sociétés cotées aux Etats-Unis.

Les actions et obligations dans lesquelles nos clients sont investis sont donc celles indexées par l’indice de référence. Cet indice est défini par des sociétés de construction d’indices, comme Standard and Poors dans le cas de l’indice S&P 500. Et, en général, elles sélectionnent les sociétés ayant la plus grande capitalisation boursière et la plus grande liquidité ou les obligations ayant le plus grand volume émis et la plus grande liquidité.

Quant au poids de chaque émetteur dans leurs indices, il est défini de la même manière, par la capitalisation boursière de chaque société dans leur indice, et par le montant émis de chaque obligation au sein de l’indice. Ainsi, les grandes entreprises et les grands émetteurs auront plus de poids dans les indices.

Portefeuilles de moins de 10 mille euros

Dans les portefeuilles de moins de 10 mille euros, l’exposition aux actions utilise un fonds d’actions mondiales de pays développés, Vanguard Global Skt Idx Eur – Ins, de sorte qu’il y a également une exposition à des zones géographiques telles que le Pacifique ex – Japon ou le Canada.  Par exemple, des investissements sont également réalisés dans des sociétés telles que Royal Bank of Canada, Enbridge, South32 ou Commonwealth Bank of Australia.

L’exposition aux obligations est également mise en œuvre par le biais d’un fonds obligataire mondial, Vanguard Global Bnd Idx Eur – Ins, de sorte que ces portefeuilles seront exposés à d’autres gouvernements développés, tels que le Japon, le Canada ou d’autres pays du Pacifique.

Ce portefeuille compte 1559 sociétés (actions) et 2861 émetteurs d’obligations.

Portefeuilles de plus de 100 mille euros

Les portefeuilles de plus de 100 mille euros sont investis dans les mêmes actifs que les portefeuilles de 10 à 100 mille euros, ainsi que dans des actions du Pacifique ex-Japon, et dans des obligations de pays émergents en devise locale. Par conséquent, ils sont également exposés aux émissions gouvernementales de pays tels que le Mexique, la Chine ou le Brésil. Ce portefeuille comprend 7287 entreprises (actions) et 3005 émetteurs d’obligations.

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Actualisation 2022 des pronostics de rentabilité à long terme

Comme chaque année, nous avons actualisé les pronostics de rentabilité et de risque pour nos portefeuilles. L’objectif est que, chaque année, nous incluions les dernières informations disponibles afin d’estimer la rentabilité que nous pouvons espérer sur le long terme. Au cours des années précédentes, nous avons parlé de « perspectives » de rentabilité ou de rentabilité espérée à long terme, mais les termes « perspectives » ou « espéré » pourraient peut-être créer un faux sentiment de sécurité en termes de prévisions. Ce sont les termes couramment utilisés dans le secteur et dans la littérature académique, mais nous préférons désormais parler de « pronostics  » et d’”opinions  » des grands gestionnaires de fonds, ce qui, à notre avis, communique mieux le caractère incertain de ces données et le manque de pertinence de la rentabilité espérée par rapport à la rentabilité inespérée.

La méthodologie que nous utilisons pour calculer le pronostic de rentabilité et de risque est établie par notre conseil d’experts et est publiée sur la page de notre modèle de gestion. Pour estimer le pronostic de rentabilité à long terme des marchés d’actions, nous calculons la moyenne des opinions de quelques grandes maisons de gestion telles que Vanguard, JP Morgan, Franklin Templeton, State Street Global Advisors (SSGA) ou Blackrock, puis nous soustrayons les frais des fonds sélectionnés de nos portefeuilles. Ainsi, avant d’entrer dans les détails, il convient de rappeler que ces opinions sont celles des principaux gestionnaires de fonds, qu’elles ne constituent pas une garantie de rentabilité future et qu’elles ne sont donc absolument pas un indicateur fiable de la rentabilité future. D’autre part, la rentabilité réelle susceptible d’être atteinte différera de l’opinion moyenne des gestionnaires, car la rentabilité inespérée est beaucoup plus importante que la rentabilité espérée.

Cette année, les pronostics de rentabilité annuelle à long terme, que nous avons pris en compte pour les actions, sont les suivants :

Pour les classes d’actifs obligataires, nous prenons principalement en compte le taux d’intérêt à long terme. Par exemple, si les obligations d’entreprises européennes offrent actuellement un taux d’intérêt de 0,4%, la prévision de rentabilité à long terme de cet actif sera de 0,4% moins les frais du fonds sélectionné.

Ainsi, les prévisions de rentabilité à long terme pour les différentes classes d’actifs, actuelles et précédentes, sont les suivantes :

Comme on peut l’observer, les pronostics de rentabilité à long terme des actions sont généralement plus faibles qu’il y a un an en raison de la hausse des prix au cours de l’année passée. À l’inverse, les pronostics de rentabilité des obligations sont plus élevés en raison de la baisse généralisée des prix en 2021.

L’effet sur les pronostics de rentabilité de nos portefeuilles 10 à 100 mille euros (k€) est le suivant :

On constate que le pronostic de rentabilité est légèrement plus faible pour les portefeuilles les plus agressifs et augmente pour les portefeuilles les plus conservateurs. Avec ces nouvelles informations, nous ne voulons pas dire que nous savons ce qui va se passer à l’avenir, notamment à court terme, ni que nous incitons à réduire ou augmenter le risque des portefeuilles. Ces changements de pronostics ne sont donnés qu’à titre d’information et n’impliquent aucun changement dans les portefeuilles modèles attribués à nos clients, car notre modèle se base principalement sur la pondération des différentes classes d’actifs sur le marché et pas tant sur les pronostics de rentabilité à long terme.

Un exemple de l’insignifiance de ces actualisations peut être trouvé en utilisant les pronostics de volatilité pour le calcul des intervalles de pronostics de rentabilité. Pour un portefeuille 6/10, le pronostic de volatilité en mars 2021 était de 7,7% et en janvier 2022, est de 7,5%. Cela signifie qu’avec un niveau de confiance de 95%, l’intervalle de pronostic de la rentabilité qui se situait entre -13,0% et 17,3%, se situe maintenant entre -13,1% et 16,8%. Cette légère différence dans des intervalles aussi larges montre que la rentabilité inespérée est réellement plus importante que la rentabilité espérée.

Les pronostics pour les autres portefeuilles, de moins de 10 mille euros, de plus de 100 mille euros, sont tous disponibles sur notre page de modèle de gestion.

Si vous avez déjà un portefeuille ouvert avec nous, vous pouvez consulter les nouveaux pronostics de votre portefeuille depuis votre espace personnel \ Plan.

Si vous n’êtes pas encore indexé avec nous : n’hésitez pas à réaliser notre bref test de profil investisseur (2 minutes) pour découvrir quel portefeuille nous pouvons vous offrir, ses pronostics de rentabilité, ses coûts, … sans engagement et sans devoir nous transmettre de données personnelles.

Actualisation 2021 de la rentabilité espérée à long terme

Nous publions ici nos perspectives de rentabilité et de risque de nos portefeuilles. Chaque année, nous souhaitons inclure la dernière information disponible pour pouvoir estimer la rentabilité que nous pouvons attendre à long terme.

La méthodologie utilisée pour calculer la rentabilité et le risque espéré est définie par notre conseil d’experts et est publiée sur la page de notre modèle de gestion. Pour estimer la rentabilité espérée à long terme des marchés d’actions, nous calculons la moyenne des estimations de quelques-unes des plus grandes maisons de gestion comme Vanguard, JP Morgan, Franklin Templeton, State Street Global Advisors (SSGA) ou Blackrock. Par conséquent, avant d’entrer dans les détails, il convient de rappeler : bien que ces perspectives soient celles de grands gestionnaires, elles ne préjugent pas des rendements à venir. En outre, la rentabilité réelle qui sera obtenue pour sûr diffèrera beaucoup de la perspective moyenne des gestionnaires puisque la rentabilité inespérée est beaucoup plus importante que celle espérée.

Cette année, les perspectives de rentabilité annuelle à long terme, que nous avons prises en considération pour les actions, sont les suivantes :

Pour les classes d’actif d’obligations, nous prenons en compte le taux d’intérêts à long terme. Par exemple, si les obligations d’entreprises européennes offrent actuellement un taux d’intérêts de -0,1%, la rentabilité espérée de cet actif à long terme sera de -0,1%.

De cette manière, les perspectives de rentabilité à long terme des différentes classes d’actif en 2020 et 2021 étaient et sont les suivantes :

Comme nous pouvons l’observer, les perspectives de rentabilité à long terme ont légèrement diminué pour toutes les classes d’actif. Tant les actions que les obligations ont maintenant une rentabilité espérée moindre à long terme que l’année passée. Pour la première fois, les perspectives de rentabilité de certaines classes d’actif d’obligations sont légèrement négatives. Malgré tout, nous maintenons l’investissement dans des obligations dans les portefeuilles pour son effet de diversification du portefeuille d’actions.

L’effet sur les perspectives de rentabilité des portefeuilles moyens d’Indexa (entre 10 mille et 100 mille euros) est le suivant :

Nous pouvons remarquer que la rentabilité espérée baisse d’entre 3 et 4 dixièmes de pourcent en fonction du portefeuille modèle. Ces changements de perspectives sont simplement informatifs et ne supposent aucun changement dans les portefeuilles alloués à nos clients car notre modèle se base principalement sur le poids donné par le marché aux différentes classes d’actif et pas tant sur nos perspectives de rentabilité à long terme.

Les perspectives des autres portefeuilles, de moins de 10 mille euros et de plus de 100 mille euros sont disponibles sur notre page de modèle de gestion.

Au cours des cinq dernières, nous avons actualisé annuellement ces perspectives. A l’avenir, nous les actualiserons uniquement en cas de changement suffisamment significatif : les petites modifications n’apportent pas tant et peuvent être plus le reflet d’une erreur d’estimation qu’un changement réel et substantiel.

Si vous avez déjà un portefeuille ouvert avec nous, vous pouvez consulter les nouvelles perspectives de votre portefeuille depuis votre espace personnel \ Plan.

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