Comment définissons-nous le profil de nos clients ?

Définir le profil d’un client a traditionnellement été plus un art qu’une science et un art complexe. Très souvent le client ne sait pas quel niveau de risque il veut assumer et quand il croit le savoir, il ne sait pas réellement comment réagir quand il voit son portefeuille grimper ou baisser. D’autre part, le banquier qui évalue le profil du client peut ne pas être dans un bon jour ou être particulièrement pessimiste ou optimiste et biaiser les réponses et les indications données par le client.

Chez Indexa, nous avons voulu résoudre ce problème de la subjectivité de l’évaluateur avec une approche quantitative et scientifique : nous avons créé un processus reproductible, évaluable et révisable. Cela ne signifie pas qu’il s’agit de la seule manière de définir le profil investisseur du client, mais nous pensons qu’il présente de nombreux avantages, en particulier celui d’être totalement objectif quant à l’évaluateur (une fois le processus défini) et de pouvoir être évalué et amélioré.

Nous avons défini une série de questions avec leurs réponses possibles et, sur la base de ces dernières, nous utilisons un algorithme, qui est public, pour obtenir le profil. Avec ce processus, deux clients qui répondent de la même manière à un test, obtiendront le même profil investisseur. Cela ne sera pas toujours le cas avec une méthode traditionnelle de questions et réponses qualitatives.

La première chose dont nous avons besoin pour évaluer le profil de risque d’un client est de connaître sa capacité à assumer les risques (quel niveau de risque peut-il assumer) et sa tolérance à les assumer (quel niveau de risque veut-il assumer).

La capacité à assumer les risques

La capacité à assumer les risques dépend des variables objectives suivantes :

  • Le patrimoine actuel du client (plus le patrimoine est important, plus la capacité à assumer les risques est grande)
  • Les revenus (pour les plus jeunes, plus les revenus sont importants, plus la capacité est grande : pour ceux proches de l’âge de la pension, plus le revenu est grand, plus la capacité est réduite, car nous visons le maintien de leur pouvoir d’achat une fois pensionnés)
  • La stabilité de ces revenus (plus la stabilité est importante, plus la capacité est grande)
  • Le pourcentage de revenus consacré aux dépenses (plus les dépenses sont importantes, moins la capacité est grande)
  • L’âge du client (plus la retraite est loin, plus la capacité est grande)
  • L’horizon d’investissement (plus l’horizon temporel est long, plus la capacité est grande)

Avec ces données, nous évaluons la capacité du client à pouvoir supporter ses dépenses à la retraite. Si le client a un patrimoine, des revenus et des dépenses qui lui permettent de supporter plus de 20 ans de coûts fixes, sa capacité à assumer les risques est considérée comme élevée. La valorisation est comprise entre 1 (faible capacité) et 10 (haute capacité).

L’âge est le paramètre le plus important de l’évaluation de la capacité à prendre des risques. Un investisseur jeune qui ne va pas avoir besoin de liquidité, aura toujours le temps de récupérer d’éventuelles pertes sur son portefeuille d’investissement ou dues à une situation de chômage.

La tolérance, ou volonté d’assumer les risques

La tolérance à prendre des risques s’évalue en fonction d’un ensemble de questions, nécessairement subjectives, à travers lesquelles s’établit l’attitude de l’investisseur face à différentes situations. Ainsi, l’expérience passée du client avec des investissements à risque est également évaluée. Si à partir des réponses, nous détectons un manque de cohérence, la valorisation globale de la tolérance aux risques diminue sensiblement. La valorisation est également comprise entre 1 (faible tolérance) et 10 (haute tolérance).

Calcul du profil investisseur

Une fois la tolérance à prendre des risques et la capacité à les assumer connues, nous calculons le profil total. Quatre situations sont possibles : faible ou haute tolérance avec faible ou haute capacité. Si la tolérance et la capacité vont dans le même sens, il n’y a pas de problème, mais s’il y a dissonance alors il faut définir une procédure.

Profil investisseur
selon la capacité / la tolérance
Faible tolérance Haute tolérance
Faible capacité Profil conservateur ?
Haute capacité ? Profil risqué

Avec les méthodes de profilage traditionnelles, le jugement du banquier entrait ici en compte avec le risque qu’il engendrait. Chez Indexa, à avoir une donnée numérique tant pour la capacité que pour la tolérance, nous pouvons prendre une décision cohérente. Ainsi, le profil investisseur du client est calculé comme une moyenne pondérée donnant toujours plus d’importance à la caractéristique (capacité ou tolérance) ayant obtenu le moins de points (80% à celle ayant le moins de points et 20% à celle en ayant le plus). En cas de dissonance, cette règle tend à attribuer un profil plus conservateur.

Par exemple, une capacité de 8 et une tolérance de 4 donneraient un profil de 5 (0,2 * 8 + 0,8 * 4 = 4,8, arrondi à 5).

Si vous souhaitez découvrir le détail de l’algorithme de profilage utilisé par Indexa, vous pouvez le consulter sur notre page modèle.

Connaissez-vous votre profil investisseur ?

Vous pouvez le calculer en seulement 2 minutes en répondant à notre bref test de profil.

Le profil actuel de nos clients

La distribution actuelle de nos 44.000 clients entre les 10 profils investisseur est la suivante :

Quant à la rentabilité et à la volatilité espérées de chaque profil, vous pouvez les trouver après le test de profil, ou également sur notre page modèle de gestion, dans la partie « Répartition optimale de chaque classe d’actif ».

Vous pouvez également consulter la rentabilité, la volatilité et le ratio de Sharpe (rentabilité / volatilité) des dix profils de risque sur la page de la rentabilité de nos portefeuilles.

Si vous n’êtes pas encore client d’Indexa Capital, découvrez quel portefeuille de fonds indexés mondialement diversifié nous vous recommandons en effectuant notre bref test de profil investisseur (2 min).

Si vous êtes déjà client, n’hésitez pas à inviter vos amis pour bénéficier d’une réduction des frais de gestion d’Indexa, tant pour vous que pour eux.

Incorporation d’obligations des États-Unis et d’actions d’entreprises à petite capitalisation

Nous incluons les obligations des États-Unis et les actions à petite capitalisation dans les portefeuilles de plus de 10 mille €

Comme vous le savez, l’un de nos objectifs est d’offrir la plus grande diversification globale possible à nos clients, car plus la diversification est grande, moindre est le risque attendu des portefeuilles. Avec cet objectif en tête, nous sommes constamment attentifs aux fonds indiciels qui deviennent disponibles en Belgique. Lorsque nous identifions un fonds de qualité (qui réplique fidèlement son indice), suffisamment grand et dont les coûts sont suffisamment faibles, nous envisageons de l’intégrer à nos portefeuilles et le proposons à notre Conseil d’Experts, qui examine, modifie et valide au préalable les modifications que nous apportons à nos portefeuilles.

Dans les jours à venir, nous allons ajouter un fonds d’actions à moyenne et petite capitalisation, un fonds d’obligations d’État des États-Unis avec couverture de change en euros et un fonds d’obligations d’entreprises des Etats-Unis, avec couverture de change en euros, aux portefeuilles de plus de 10 mille euros :

  1. Nous incluons un fonds d’actions à petite capitalisation dans les portefeuilles de plus de 10 mille euros. Il s’agit du fonds Vanguard Global Small-Cap Index Fund EUR Acc (n° ISIN IE00B42W4L06), qui reproduit l’indice MCSI Small Cap World en euros, conçu pour répliquer le comportement des segments des petites et moyennes capitalisations du marché mondial des actions. C’est un fonds très diversifié : les 10 principales positions du fonds pèsent 1,5 % (données au 30 juin 2021) et celui-ci compte 4.343 positions. Les trois premières positions sont actuellement AMC Entertainment Holdings Inc (0,2%), Entegris Inc. (0,2%) et Diamondback Energy Inc (0,2%). Le coût de ce fonds est de 0,29% par an et sa rentabilité annuelle moyenne espérée à long terme par les grands gestionnaires est de +5,5% par an.
  2. Nous ajoutons un fonds d’obligations d’État des États-Unis. Il s’agit du fonds Vanguard US Government Bond Index Fund EUR Hedged Acc (n° ISIN IE0007471471), qui suit l’indice Bloomberg Barclays U.S. Government Float Adjusted Bond. Le fonds d’obligations d’État investit exclusivement dans 336 obligations émises par le Trésor des Etats-Unis, avec une durée moyenne de 6,7 ans et une rentabilité annuelle espérée en dollars US de 0,92%. Le coût de ce fonds est de 0,12% par an et sa rentabilité espérée couverte en euros est de +0,2% par an.
  3. Nous ajoutons un fonds d’obligations de grandes entreprises américaines. Il s’agit du fonds iShares US Corporate Bond Index Fund (IE) Institutional Acc EUR Hedged (n° ISIN IE00BL6VHD58), qui suit l’indice FTSE Eurodollar USD. Le fonds investit dans des obligations émises par des sociétés de haute qualité de crédit basées aux États-Unis. Il s’agit d’un fonds très diversifié : les 10 premières positions du fonds pèsent 1,05 % et il compte un total de 4.375 positions (données du 30 juin 2021). La durée moyenne du portefeuille d’obligations est de 7,5 ans et la rentabilité annuelle espérée du fonds en dollars est de 2,0 %. Les trois principales positions sont General Electric (0,17%), la Federal National Mortgage Association (0,16%) et Anheuser-Busch (0,15%). Le coût de ce fonds est de 0,19% par an et la rentabilité espérée couverte en euros est de +1,3% par an.

Pourquoi inclure les actions à petite et moyenne capitalisation ?

Nous avons inclus cette classe d’actif dans les portefeuilles afin de diversifier davantage l’exposition aux actions d’entreprises et d’augmenter légèrement la rentabilité espérée des portefeuilles. Ce fonds représente une participation dans des entreprises à petite et moyenne capitalisation (moins de 55 milliards de dollars) dans les pays développés (principalement les États-Unis, l’Europe et le Japon). Les petites capitalisations offrent une diversification, grâce à une exposition à des secteurs de niche, une volatilité et une rentabilité, associés à une liquidité moindre et à des perspectives de croissance à long terme plus élevées. D’autre part, ces entreprises sont pertinentes au niveau mondial car elles pèsent environ 10% de la capitalisation boursière mondiale.

Pourquoi inclure les obligations d’État et d’entreprise américaines couvertes en euros ?

Nous avons inclus cette classe d’actif dans les portefeuilles afin de diversifier davantage l’exposition aux obligations. Ces catégories d’actif, des obligations gouvernementales et d’entreprises des États-Unis, diversifient les obligations d’État et d’entreprise européennes que nous détenons déjà dans nos portefeuilles et exposent le portefeuille à l’inflation et à la croissance économique états-unienne. De cette façon, nous réduisons le risque de crédit des portefeuilles et diversifions également le risque de taux d’intérêt, puisque les politiques monétaires européenne et états-uniennes ne sont pas parfaitement synchronisées.

Les États-Unis sont la plus grande économie mondiale et leurs obligations pèsent à peu près le même poids que le total des obligations émises en euros.

Pourquoi ne couvrons-nous pas la devise du fonds d’actions et couvrons-nous celle du fonds d’obligations ?

Car la couverture a un coût, même si faible, qui réduit légèrement la rentabilité espérée, mais ne réduit le risque total que dans l’investissement des obligations, pas dans celui des actions.

Pourquoi maintenant ?

Les décisions que nous prenons au sein du Comité d’Investissement sont prises pour le long terme et ne tiennent pas compte de la situation du marché à un moment donné. Il s’agit de décisions visant à diversifier davantage les portefeuilles à long terme ou à réduire les coûts.

Pourquoi Vanguard ?

Car ce sont les fonds qui nous permettent d’investir dans les classes d’actif les moins coûteuses avec une taille et un suivi de l’indice convenables. Indexa n’est pas rémunéré pour choisir les fonds de Vanguard ou d’autres gestionnaires de fonds indiciels. Il s’agit simplement des fonds réunissant les meilleures conditions.

Nouveaux portefeuilles de plus de 100 mille euros

Le fonds d’entreprises de moyennes et petites capitalisations apparaît dans les portefeuilles à partir du profil 3 lorsque l’exposition aux actions est suffisamment pertinente. Ainsi, les portefeuilles du profil 3 à 10 auront une attribution variant entre 2% et 7% respectivement. Pour financer ce nouvel achat, nous transférerons principalement le fonds d’actions européennes, qui était jusqu’à présent surreprésenté dans les portefeuilles les plus agressifs et marginalement les fonds d’actions états-uniennes ou de pays émergents.

Les fonds d’obligations états-uniennes (d’État et d’entreprise) apparaissent dans les dix profils de risque et leur poids diminue à mesure que le niveau de risque augmente. Le fonds d’obligations d’État des États-Unis pèse 22% pour le profil 1 et tombe à 4% pour le profil 10 et le fonds d’obligations d’entreprises pèse 15% pour le profil 1 et 4% pour le profil 10. Pour financer ce nouvel achat, nous allons transférer les obligations d’État et d’entreprises européennes vers celles états-uniennes et européennes pour avoir une répartition 50-50% pour les profils les plus conservateurs. Quant aux profils plus agressifs, le financement s’effectuera par la vente du fonds d’obligations liées à l’inflation qui était jusqu’à présent surreprésenté dans les portefeuilles les plus agressifs. Les obligations liées à l’inflation représentent 10% des obligations d’État mondiales et pour les portefeuilles agressifs, leur poids était beaucoup plus élevé (jusqu’à 100% pour les portefeuilles 10). Cette surreprésentation est un élément que nous avons reporté de la configuration initiale des portefeuilles d’Indexa, nous avons profité de ce changement pour la corriger. Ces changements augmentent légèrement la rentabilité espérée des portefeuilles (en moyenne 0,1%) et réduisent la volatilité espérée (en moyenne -0,5%). Vous trouverez ci-dessous les portefeuilles et les principales données les concernant.

Pour plus d’information sur nos portefeuilles (cette page sera mise à jour, une fois le changement effectué, dans les semaines à venir).

Nouveaux portefeuilles de 10 à 100 mille euros

Les changements apportés aux portefeuilles de 10 à 100 mille euros sont très similaires à ceux présentés ci-dessus pour les portefeuilles de plus de 100 mille euros.

Pour plus d’information sur nos portefeuilles (cette page sera mise à jour une fois le changement effectué, dans les semaines à venir).

Portefeuilles de moins de 10 mille euros

Les portefeuilles de moins de 10 mille euros restent inchangés, avec la même composition depuis janvier 2017 (voir plus de détails sur nos portefeuilles), avec un fonds d’actions globales indexé sur l’indice MSCI World et un fonds d’obligations globales indexé sur l’indice Barclays GA Float Adjusted Bond.

Nous incluons deux fonds dans les portefeuilles de moins de 10 mille euros, car en dessous de ce montant, les portefeuilles se rééquilibrent mieux avec deux fonds qu’avec plusieurs fonds. En outre, avec deux fonds mondiaux, vous obtenez une diversification presque égale à celle des portefeuilles de plus de 10 mille euros, qui comprennent maintenant 8 à 12 fonds.

Nous incluons davantage de fonds dans les portefeuilles de plus de 10 mille euros, car nous pouvons ainsi mieux ajuster la pondération des classes d’actif dans ces portefeuilles et réduire le coût moyen des fonds. Plus d’information dans notre question fréquente : De 2 à 12 fonds selon la valeur du portefeuille.

Changements automatisés : vous ne devez rien faire

Ce changement se fera automatiquement au cours des prochains jours. Vous recevrez un e-mail au début du processus de modification de votre portefeuille, pour vous informer de la composition de votre nouveau portefeuille modèle et quelques jours plus tard pour confirmer les opérations effectuées.

Le changement se fera avec le remboursement de parts de certains fonds pour acheter les parts des nouveaux fonds inclus dans les portefeuilles, sans impact fiscal pour les résidents belges, sauf une taxe Reynders sur les remboursements de fonds d’obligations.

Grâce à ces changements, nous poursuivons notre mission consistant à offrir à nos clients des portefeuilles indexés à faible coût et diversifiés à l’échelle mondiale.

→ Si vous n’avez pas encore de portefeuille avec Indexa Capital, vous pouvez effectuer gratuitement notre test de profil investisseur et découvrir quel portefeuille nous vous recommandons, avec une diversification maximale, et des frais en moyenne 5 fois plus faibles que la moyenne.

Révision semestrielle de la rentabilité : attention aux extrapolations

Avant tout, un avertissement : il faut toujours garder à l’esprit que les rentabilités passées ne préjugent pas des rentabilités à venir.

Une des plaisanteries statistiques favorites d’Unai Ansejo (co-fondateur d’Indexa) est celle d’un professeur recommandant à une jeune mariée d’aller négocier un prix avec le pâtissier de la pièce montée car dans les prochains mois elle aura quatre douzaines de maris. La raison ? Car en extrapolant d’aucun mari hier à un mari aujourd’hui, l’évolution, pour le mois qui vient, est somme toute évidente !

Bien sûr, il ne s’agit rien de plus qu’une plaisanterie, mais elle nous sert de rappel quand nous tentons d’extrapoler quelques résultats sur la base de peu de données ou de données non représentatives du futur.

Nous avons souhaité commencer cet article semestriel de révision des résultats des portefeuilles d’Indexa par ce petit trait d’humour car après quelques conversations avec certains clients, nous avons perçu un risque d’extrapolation des très bonnes rentabilités passées d’Indexa sur le futur, alors que les perspectives devraient être moins bonnes.

Nous ne connaissons pas l’évolution des portefeuilles dans le futur car, comme nous l’expliquerons dans un autre article, la rentabilité inespérée est bien supérieure à la rentabilité espérée. Mais ce que nous pouvons d’ores et déjà dire, avec un certain niveau de confiance, est : la rentabilité espérée est moindre à présent qu’il y a quelques années quand nous avons lancé Indexa.

Nous publions annuellement la rentabilité et le risque espérés des portefeuilles. Les perspectives publiées en janvier 2021 sont beaucoup plus faibles que celles réellement obtenues sur la période 2016-2021. Il est normal qu’il en soit ainsi : la rentabilité des marchés d’actions et d’obligations ces dernières années a été élevée et moins de revalorisations sont espérées dans le futur. Par conséquent, il est moins probable que le futur des marchés financiers mondiaux soit aussi bon qu’il ne l’a été ces dernières années.

C’est pourquoi ce n’est pas un bonne idée d’extrapoler des résultats passés d’Indexa sur le futur. Par exemple, notre portefeuille 6/10 de 10 à 100 mille euros a donné une rentabilité de 7,0% annuelle entre le 31/12/2015 et le 30/06/2021 avec une volatilité annuelle de 8,4%. Avec cette donnée, certains pourraient arriver à la conclusion qu’avec un échantillon qui semble suffisant de cinq ans et demi, le portefeuille 6/10 d’Indexa “donnera” 7,0% de rentabilité avec ses hauts et ses bas. Toutefois, nous estimons la rentabilité espérée de ce portefeuille 6/10 pour le futur à 2,1%. C’est-à-dire, nous nous attendons à ce que la rentabilité future soit inférieure à celle réellement obtenue dans le passé. Ou autrement dit, nous croyons qu’il est plus probable qu’à l’avenir nous observions une rentabilité inférieure au 7,0% qu’une rentabilité supérieure.

Avec le paragraphe précédent, nous ne voulons pas dire que nous savons prédire l’avenir, en particuliers à court terme et nous ne sommes pas en train de délivrer un message appelant à réduire le risque des portefeuilles. En tenant compte de la volatilité espérée pour le portefeuille 6/10 à 7,6%, cela signifie qu’à un an le mieux que nous puissions dire est que la rentabilité obtenue sera, avec un intervalle de confiance de 95%, comprise entre -12,1% et +16,6%. Cela est une preuve de la pertinence de la rentabilité inespérée.

D’autre part, nous ne voulons pas non plus dire qu’il serait nécessaire de chercher d’autres alternatives d’investissements parce que nous n’espérons pas la même rentabilité passée des portefeuilles d’Indexa. Les autres alternatives d’investissements se trouvent exactement dans la même situation de marché.

Ce que nous voulons en revanche dire est qu’à long terme le plus raisonnable que nous puissions faire est réviser à la baisse nos perspectives de rentabilité en tant qu’investisseurs malgré la rentabilité élevée obtenue par le passé. Avec des taux d’intérêts dans les négatifs, nous ne pouvons pas aspirer aux mêmes rentabilités qu’avec des taux significativement positifs.

Dans tous les cas, nous devons être préparés à des mouvements de marché aussi brusques que ceux que nous avons connus l’année dernière au premier semestre à cause de la crise mondiale de la COVID-19. Le plus important est d’être conscient, d’autres périodes très négatives pour la bourse arriveront et assumer que nous ne pourrons pas les anticiper, ni les empêcher. Personne ne le peut. Le maximum auquel nous pouvons aspirer est les surmonter en sachant qu’un investissement diversifié et globalisé retourne éventuellement sur le chemin de la croissance. Pour cela, il est important de connaître les pertes maximales annuelles que nous estimons pouvoir rencontrer sur nos portefeuilles, en sachant qu’au moins une fois en 40 ans, il y aura probablement une telle perte, peut-être même supérieure :

Perte maximale à 1 an
avec un intervalle de confiance à 97,5%
Portefeuille 1 -7,0%
Portefeuille 2 -7,3%
Portefeuille 3 -8,3%
Portefeuille 4 -10,1%
Portefeuille 5 -11,0%
Portefeuille 6 -12,1%
Portefeuille 7 -13,8%
Portefeuille 8 -15,0%
Portefeuille 9 -16,7%
Portefeuille 10 -17,5%

Au cours du premier semestre 2021, la rentabilité du portefeuille de fonds le plus conservateur a été de +1,0% et celle du plus agressif de +12,0%, ce qui fait de 2021 pour le moment une très bonne année quant à la rentabilité des marchés mondiaux.

Ensuite, nous allons reprendre la rentabilité du premier semestre 2021 et depuis cinq ans et demi.

Au cours du premier semestre 2021, la rentabilité de nos portefeuilles de 10 à 100 mille euros s’est située entre +1,0% et +12,0% :

  • +1,0% pour les portefeuilles de moindre risque (profil 1/10)
  • +12,0% pour les portefeuilles les plus risqués (profil 10/10)

Le premier semestre 2021 a été très positif en bourse (actions), mais négatif pour les obligations. Les actions ont eu une rentabilité comprise ente +4,4% (actions du Japon) et +18,7% (actions des États-Unis). Du côté des obligations, la rentabilité se situe entre -2,9% (obligations d’États Européens) et +1,6% (obligations européennes liées à l’inflation).

Nom Classe d’actif Rentabilité 2021-S1 (%)
Fonds d’actions
Vanguard Global Stk Idx Eur Acc Actions globales 16,6%
Vanguard European Stk Idx Eur Acc Actions Europe 15,6%
Vanguard US 500 Stk Idx Eur Acc Actions États-Unis 18,6%
Vanguard Japan Stk Idx Eur Acc Actions Japon 4,4%
Vanguard Emrg Mk Stk Idx Eur Acc Actions Pays Émergents 10,7%
Vanguard Pacific Ex-Japan Stk Idx Eur Acc Actions Pacifique sauf Japon 13,0%
Fonds d’obligations
Vanguard Global Bnd Idx Eur Acc Obligations globales -2,3%
Vanguard Euro Inv Gr Bnd Idx Eur Acc Obligations d’entreprises européennes -1,1%
iShares EM Gov Bnd Idx -I2 Eur Hdg Obligations Pays Émergents couvertes en euros -1,2%
Vanguard Eur Gv Bnd Idx Acc Obligations d’États européens -2,9%
Vanguard Euroz Inf Lk Bnd Idx Eur Acc Obligations européennes indexées sur l’inflation 1,5%

Ce semestre montre une fois encore la capacité de diversification offerte par les obligations. Nous voyons comment en période de hausse de la bourse, les obligations chutent, particulièrement les obligations avec moins de risque de crédit comme les obligations d’États européens.

Quant au benchmark* (indice de référence) des portefeuilles, celui-ci a obtenu une rentabilité entre +1,9% et +15,6% :

  • +1,9% pour le Benchmark des portefeuilles de 1 à 3
  • +4,8% pour le Benchmark des portefeuilles de 4 à 5
  • +15,6% pour le Benchmark du portefeuille 10

Sur le graphique ci-dessus, nous pouvons remarquer que la différence de rentabilité entre nos portefeuilles et leur benchmark au cours du premier semestre 2021 se trouve comprise entre -3,6 points de pourcentage (p.p.) pour le portefeuille 10 et +6,8 p.p. pour le portefeuille 9.

En moyenne, avec notre gestion indexée, automatisée et avec des frais réellement faibles, nous avons réussi à ajouter au premier semestre 2021, 1,8 p.p. de rentabilité sur la moyenne des fonds espagnols d’obligations mixtes internationales, actions mixtes internationales, actions internationales.

Sur le graphique ci-dessous, nous pouvons observer la différence de rentabilité accumulée ces cinq dernières années et demie entre les portefeuilles d’Indexa et la moyenne des fonds espagnols. En moyenne, Indexa a obtenu une rentabilité 28,9 points de pourcentage supérieure à celle des fonds espagnols comparables au cours de ces cinq dernières années et demie :

Cela signifie qu’après cinq années et demie et en ayant connu un cycle complet de hausse et de baisse des marchés, les portefeuilles d’Indexa ont obtenu 4,3 points de pourcentage de plus de rentabilité chaque année, ce qui équivaut au triple de rentabilité cumulée (43,1% contre 14,2%).

Nous incluons ci-dessous, une comparaison de la rentabilité corrigée par le risque des portefeuilles en utilisant le ratio de Sharpe (rentabilité / risque) :

Nous pouvons observer qu’au cours de ces cinq dernières années et demie depuis lesquelles nous opérons, Indexa a obtenu un ratio de Sharpe entre 0,92 et 0,78 (bien supérieur au 0,46 espéré à long terme par des investissements diversifiés en actions et obligations), bien que les benchmarks aient actuellement un ratio de Sharpe très faible (entre +0,23 et +0,52). Cela signifie que les investisseurs avec Indexa obtiennent dans leur portefeuille la rentabilité pondérée par le risque offerte par le marché tandis que les investisseurs en fonds d’investissement espagnols repris par Inverco souffrent du même risque, mais la rentabilité se perd dans les frais.

Portefeuilles de plus de 100 mille euros et de moins de 10 mille euros

Nous effectuons une gestion très similaire pour les 3 tailles de portefeuilles que nous utilisons chez Indexa : portefeuilles de moins de 10 mille euros, portefeuilles entre 10 et 100 mille euros et portefeuilles de plus de 100 mille euros. La principale différence est le nombre de classes d’actif. Plus le portefeuille est grand, plus nous pouvons ajouter des classes d’actif pour incrémenter un peu plus la diversification.

Ci-dessous, nous pouvons voir les différentes rentabilités annuelles des différents portefeuilles en fonction du profil au cours des quatre années et demie durant lesquelles ils ont été opérationnels (du 31/12/2016 au 30/06/2021) :

Les différences entre les portefeuilles de plus de 10 mille euros et les portefeuilles de plus de 100 mille euros ou de moins de 10 mille euros ne sont pas très notables : entre -0,3 points de pourcentage (p.p.) et +0,0 p.p. par an pour les portefeuilles de plus de 100 mille euros et entre -0,4 p.p. et +0,1 p.p. pour les portefeuilles de moins de 10 mille euros.

→ Si vous n’avez pas encore de portefeuille avec Indexa Capital, vous pouvez effectuer gratuitement notre test de profil investisseur et découvrir quel portefeuille nous vous recommandons, avec une diversification maximale, et des frais en moyenne 5 fois plus faibles que la moyenne.

Portefeuilles de fonds pour les enfants

Depuis que nous proposons nos services en Belgique, en novembre 2020, vous avez été nombreux à nous demander d’ouvrir un portefeuille de fonds pour vos enfants. Avec toujours le même objectif : des frais moindres et une meilleure rentabilité à long terme.

Chez Indexa, nous pensons qu’il s’agit d’un service essentiel car nous croyons que l’ouverture d’un portefeuille pour les plus jeunes participe à leur éducation financière. Ils peuvent ainsi apprendre, petit à petit, comment épargner et investir à long terme. Nous espérons que cet apprentissage les encouragera à poursuivre leurs investissements à long terme, une fois majeur.

Éducation financière

Ainsi, si pour les six ans de votre enfant, vous lui ouvrez un portefeuille chez Indexa, avec un investissement initial de 3.000€, de nouveaux apports annuels de 1.200€ par an, la rentabilité annuelle espérée à 10 ans en ce moment est de 3,3% annuelle (portefeuille 9, de 10 à 100 mille euros), à ses dix-huit ans, l’apport total sera de 17.400€ et la valeur du portefeuille de plus de 22.185€, soit un gain de plus de 4.785€ (voir le graphique ci-dessous).

Comment ouvrir un portefeuille pour mineur avec Indexa ?

Rien de plus simple. Dans le cas où vous seriez déjà client d’Indexa, vous pouvez accéder à votre espace personnel et lui ouvrir un portefeuille avec le lien « Nouveau portefeuille de fonds : pour un mineur ».
Dans le cas où vous ne seriez pas client, le représentant légal peut répondre au bref test de profil investisseur et s’enregistrer avec ses propres données personnelles (sa pièce d’identité, son adresse e-mail, son numéro de téléphone) pour ensuite ouvrir le portefeuille au nom du mineur.

Lors de la réalisation du test de profil investisseur, le représentant légal du mineur répond aux questions avec ses propres données, comme si le portefeuille était pour lui (ex. son patrimoine, ses revenus, ses préférences d’investissements), sauf l’âge du client auquel il faut indiquer l’âge de l’enfant.

Une fois finalisé le test, le représentant légal pourra télécharger le document d’identité du mineur (pièce d’identité ou kids-ID si le mineur a moins de 12 ans), signer le contrat et commencer à investir.

Dans le cas où le mineur disposerait déjà d’une adresse e-mail et d’un numéro de téléphone, le représentant légal pourra également lui donner un accès en lecture seule à son propre portefeuille, s’il le souhaite. Avec cet accès l’enfant titulaire du compte pourra consulter son compte mais ne pourra pas opérer sur le compte jusqu’à ses 18 ans.

La marche à suivre est assez simple

Si vous n’êtes pas encore client d’Indexa :

  1. Un des parents de l’enfant ou son tuteur répond au test de profil investisseur (le représentant légal répond aux questions comme pour lui sauf quant à l’âge)
  2. Renseignez les données du représentant légal et du titulaire
  3. Signez le contrat
  4. Attendez l’activation du compte pour effectuer le premier virement

Si vous êtes déjà client d’Indexa : accédez à votre espace privé et utiliser le lien « Nouveau portefeuille de fonds : pour un mineur ». Une invitation sera activée automatiquement pour le compte de votre enfant et vous vous bénéficierez d’une réduction de frais de gestion d’Indexa durant un an (10.000€ sans frais de gestion, tant pour vous que pour votre enfant).

Que se passe-t-il quand le mineur fêtera ses 18 ans ?

Quand le mineur fêtera ses 18 ans, il recevra le plein accès pour opérer sur son portefeuille et pourra choisir s’il souhaite maintenir le représentant légal comme mandataire (qui pourra opérer sur le portefeuille mais ne sera pas propriétaire des fonds), lui donner un accès en lecture seule, ou supprimer complètement son accès au portefeuille.

Il faut garder à l’esprit qu’une fois sa majorité atteinte, le mineur pourra disposer librement des sommes sur le portefeuille. C’est pourquoi, il convient que les représentants légaux conservent à leur nom l’argent sur lequel ils veulent conserver un pouvoir de décision une fois la majorité du mineur atteinte. Par exemple, pour les études de leurs enfants, nous recommandons aux parents d’économiser sur un compte à leur nom et non à celui du mineur pour éviter que tout ou partie des économies soient finalement utilisée à d’autres fins.

Fiscalité des comptes pour mineur

Comme pour les portefeuilles de fonds de personnes majeures, les investissements des mineurs dans des fonds ne sont pas imposables tant que l’argent n’est pas retiré du portefeuille. Dans le cas de retraits, la banque dépositaire retiendra 30% sur les éventuelles plus-values réalisées avec des fonds obligataires au nom de la taxe Reynders et les représentants légaux devront déclarer les revenus du capital du mineur dans leur déclaration sur le revenu, sauf si le mineur effectue sa propre déclaration de revenus. Pour plus d’information : Impôts: fiscalité des portefeuilles de fonds.

Pour résumer

Si vous n’êtes pas encore client d’Indexa :

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Nous atteignons le milliard d’euros sous gestion

Merci à nos clients, fournisseurs, employés et actionnaires sans quoi ce parcourt n’aurait pas été possible.

Il semble que c’était hier lorsqu’en 2014 nous avons décidé Unai, François et Ramón de développer le premier gestionnaire d’investissement automatisé en Espagne, avec le soutien de nos actionnaires initiaux José et Luis Martin Cabiedes (Cabiedes & Partners), Yago Arbeloa (Viriditas Ventures), Alejandro Santana et Paloma Cañete (Fides Capital), Álvaro Ortiz (Populate) et Marta Esteve (Soysuper).

D’octobre 2014 à février 2015, nous avons préparé la demande d’autorisation auprès de la CNMV (le superviseur des marchés en Espagne), de février à novembre 2015 nous avons poursuivi le processus d’autorisation, et en décembre 2015 nous avons pu commencer à offrir notre service de gestion discrétionnaire de portefeuilles de fonds d’investissement.

Avec un million d’euros d’investissement de la part de nos partenaires au départ, nous avons commencé ce qui est probablement la plus grande disruption qui s’est produite dans le secteur de la gestion de patrimoine en Espagne au cours de la dernière décennie. Dès le départ, nous avons réussi à offrir un service de gestion de portefeuille de fonds dont les coûts totaux étaient d’environ 0,65% au début (et en moyenne de 0,48% maintenant), soit 5 fois moins que les coûts totaux moyens de fonds comparables en Espagne.

Avec ces coûts inférieurs, nous estimions au départ, que le rendement de nos portefeuilles pour nos clients serait supérieur de +3,4 points de pourcentage par an à la moyenne des fonds d’actions internationales mixtes espagnols. La réalité est qu’à l’heure actuelle nous sommes en moyenne +4,5 points de pourcentage au-dessus de la moyenne par an, +29,5 points de pourcentage au-dessus du rendement moyen accumulé au cours de nos 5 premières années et demie (portefeuille 6 sur 10 à 100 mille euros du 31/12/2015 au 31/05/2021 vs rendement moyen des fonds internationaux d’actions mixtes collectés par Inverco, l’association espagnole des gestionnaires de fonds).

Depuis le début de notre activité en 2015, nos clients nous ont demandé davantage de services, et nous leur avons proposé certains de ceux qu’ils réclamaient le plus :

Service Depuis Collaboration Nombre de clients (31/05/2021) Volume sous gestion (31/05/2021) Volume moyen
par client
Portefeuille de fonds indexés 2015 Inversis,
Cecabank,
BinckBank
31.061 766 M€ 25 k€
Fonds de pension 2016 Caser Pensions 9.064 162 M€ 18 k€
Fonds EPSV (Pays Basque Espagnol) 2018 Caser EPSV 811 16 M€ 20 k€
Fonds de fonds Indexa RV Mixta Internacional 75 2019 Renta 4 512 7 M€ 13 k€
Assurance décès 2019 Caser Assurance 452
Fonds de pension pour employés 2020 Caser Pensions 214 1 M€ 2 k€

M€: Millions d’euros

En cours de route, nous nous sommes développés beaucoup plus vite que prévu. Cela fait maintenant plus de 5 ans, mais nous continuons à plus que doubler notre volume sous gestion chaque année, et comme vous pouvez le constater dans le tableau ci-dessous, il ne semble pas que cette croissance ralentisse :

Date Volume sous gestion ou conseillé Croissance interannuelle
23/06/2016 6 M€
23/06/2017 44 M€ +633%
23/06/2018 100 M€ +127%
23/06/2019 208 M€ +107%
23/06/2020 469 M€ +125%
23/06/2021 1.000 M€ +113%

Pour financer cette croissance, nous avons augmenté notre capital à plusieurs reprises, portant notre investissement total à 3,5 millions d’euros, et accueilli de nouveaux actionnaires : nos conseillers Luis M. Viceira, Manuel Conthe et Pedro Luis Uriarte, Ander Michelena et Jon Uriarte (All Iron Ventures), plusieurs investisseurs privés et des membres de notre équipe, en plus de nos actionnaires existants qui ont continué à investir. Malgré cela, nous restons le gestionnaire d’actifs automatisé le plus efficace en termes de capital : 1 milliard d’euros sous gestion pour 3,5 millions d’euros de capital, soit 300 millions d’euros sous gestion par million investi, un ratio plusieurs dizaines de fois supérieur à celui de nos homologues européens.

Premier gestionnaire automatisé rentable

En cours de route, nous avons également franchi quelques étapes importantes : en 2019, nous avons connu notre premier trimestre rentable en tant qu’entreprise (+18 mille euros de bénéfices pour le 3e trimestre) et en 2020, nous avons connu notre première année rentable (+44 mille euros sur l’année). Il s’agit toujours d’un bénéfice relativement faible, mais non moins remarquable.

A notre connaissance, nous sommes le premier gestionnaire de fonds automatisé indépendant rentable au monde. Pour nous, il s’agit d’une étape importante car nous considérons que c’est le meilleur moyen de pouvoir continuer à réduire nos frais chaque année de manière durable sur le long terme.

150 M€ de gains actuels pour nos clients

Ce volume total géré correspond à 850 millions d’euros d´apports nets de nos clients (total des apports moins total des retraits) et 150 millions d’euros de gains totaux de nos clients à l’heure actuelle, entre 40 mille clients, ce qui est équivalent à une moyenne de 3 500 euros de gains par client.

1.000 M€ qui nous permettront de baisser à nouveau les commissions

Grâce à cette nouvelle étape franchie, ce premier milliard d’euros sous gestion, et notre rentabilité en tant qu’entreprise, nous pouvons poursuivre le cercle de notre succès : moindres coûts → une meilleure rentabilité pour nos clients → plus de volume → ce qui nous permet de baisser à nouveau les frais.

Comme chaque année, nous annoncerons la prochaine baisse des frais en décembre, qui prendra effet le 1er janvier (voir l’historique des baisses de frais).

Nous allons également profiter de notre croissance pour étendre notre modèle à d’autres pays, comme la Belgique où nous sommes actifs depuis novembre 2020, et prochainement aussi dans un autre pays européen.

Ce n’est que le début

Cette étape symbolique, le premier milliard géré, n’est qu’un pas de plus dans l’essor de la gestion automatisée et indicielle en Espagne et en Europe. Nous espérons pouvoir continuer à offrir nos services à un plus grand nombre d’investisseurs, passer des 40 mille que nous sommes actuellement à 400 mille dans les prochaines années. En cours de route, nous continuerons à veiller aux intérêts de nos clients et à réduire nos frais, car, comme vous le savez, de moindres coûts sont équivalents à une meilleure rentabilité.

Si vous n’êtes pas encore indexé avec nous, n’hésitez pas à effectuer notre test de profil investisseur (2 minutes) pour découvrir quel portefeuille de fonds nous pouvons vous proposer.

Si vous êtes déjà client, n’hésitez pas à inviter vos amis et votre famille et vous bénéficierez tous deux d’une remise de commission sur votre portefeuille de fonds.

Le risqué de marché

Avec ce nouvel article de notre formation financière, nous allons analyser pourquoi un actif a un risque de marché et nous allons quantifier ce risque entre différents types d’actifs.

Le risque de marché est selon la Wikipédia : « le risque de perte qui peut résulter des fluctuations des prix des instruments financiers qui composent un portefeuille ». Ou autrement dit, il est le risque d’acheter un actif et de le vendre ensuite avec une perte. Il s’agit du risque le plus important auquel doit faire face un investisseur.

Chaque actif a un risque de marché différent. Le premier problème auquel nous sommes confrontés avec ce risque est de le quantifier. Comme nous le commentions dans l’article Risque, volatilité et ratio de Sharpe, une manière de mesurer le risque d’un actif est d’utiliser sa volatilité. La volatilité est une mesure de dispersion des rentabilités d’un actif par rapport à sa rentabilité moyenne. Normalement, elle est exprimée en pourcentage et annuellement. Par exemple, la volatilité de la bourse des États Unis est généralement autour de +20%. Cela signifie qu’habituellement, l’amplitude de variation annuelle de la bourse américaine est de +/- 20%.

Pourquoi un actif est-il volatil ?

Plus il est difficile d’estimer les revenus que produira un actif, plus la volatilité de celui-ci sera élevée. Ainsi, si nous sommes certains qu’une obligation allemande versera 100€ dans un an, le prix aujourd’hui de cet investissement variera peu. En revanche, parce qu’il sera difficile d’estimer les dividendes qui seront distribués par une entreprise, un investissement dans ces actions sera plus volatil.

Les actifs moins volatils pourront être achetés avec une rentabilité espérée moindre. Ainsi, si vous êtes certain qu’un actif va verser 100€ dans un an, vous pouvez être tenté de l’acheter pour 99€. Mais si vous doutez alors vous voudrez sans doute le payer moins cher. Par conséquent, la rentabilité et le risque vont de pair. Plus de risque requiert une plus haute rentabilité espérée.

Ci-dessous, nous allons voir une liste de classes d’actif avec leur volatilité typique et les raisons de celle-ci.

Classes d’actif Raisons de la volatilité Volatilité typique
Obligations à court terme sans risque de crédit Les taux d’intérêts à court terme sont fixés par la Banque Centrale. Les investisseurs peuvent ne pas être d’accord sur les variations des futurs taux en fonction des prévisions d’inflation, de croissance économique, … 1%
Obligations à court terme avec un risque de crédit La probabilité que l’émetteur de ce genre d’obligations paie peut varier dans le temps. La probabilité qu’une entreprise ne paie pas, dépend de la situation économique générale, de l’évolution du secteur, d’événements de l’entreprise et des variations de l’effet de levier, entre autres.
Les investisseurs peuvent ne pas être d’accord à propos de ces facteurs, mais ceux-ci en principe évolueront peu à court terme.
3%
Obligations à long terme sans risque de crédit Les taux d’intérêts à long terme sont fixés par le marché sur la base des prévisions des taux à court terme fixés par la Banque Centrale pendant toute la période visée. Les investisseurs sont plus en désaccords sur quel pourra être le taux à court terme dans 5 ans et sur les prévisions d’inflation, de croissance à long terme. 5%
Obligations à long terme avec un risque de crédit Les probabilités qu’un émetteur d’une obligation paie peuvent varier avec le temps et, à long terme, de nombreux changements peuvent se produire. 10%
Devises Le taux de change entre deux devises est marqué par les changements de cycle économique, les changements de rémunération des devises (politique monétaire traditionnelle), la politique monétaire non conventionnelle (ex. Quantitative Easing), les catastrophes naturelles et les flux monétaires. Les investisseurs pourront avoir des opinions très différentes sur l’évolution de ces facteurs. 8%
Actions individuelles avec des bénéfices prévisibles Le prix d’une action variera en fonction des prévisions des bénéfices, de la solvabilité de l’entreprise, de la qualité de l’équipe de gestion, ainsi que de la situation macroéconomique globale. Si l’entreprise présente régulièrement des bénéfices, les investisseurs pourront être plus facilement d’accord entre eux sur leurs perspectives d’évolution, mais une action comprendra toujours plus de risque qu’une obligation qui offre un paiement fixe. 15-25%
Actions individuelles avec des bénéfices peu prévisibles Similaire au cas précédent, mais puisqu’il s’agit d’une entreprise avec des bénéfices peu prévisibles, les investisseurs changeront d’avis plus fréquemment et le prix sera alors plus volatil. 25-40%
Indices d’actions Un indice action a toujours moins de risque qu’un investissement sur une action individuelle car il élimine le risque dépendant d’une entreprise en particulier (équipe de gestion, par exemple) et il reste alors seulement le risque non diversifiable (situation macroéconomique). Par conséquent, les investisseurs ont moins de sujets de désaccord et la volatilité est moindre. 15-20%
Or L’or, à ne pas avoir de source de revenus, est virtuellement impossible à valoriser. Les investisseurs pourront changer rapidement d’avis sur son prix puisqu’il n’y a pas de paiements pour fixer sa valeur. 30-40%

Conclusion

En conclusion, nous pouvons affirmer que, plus les paiements d’un actif sont prévisibles, moins il est volatil et moins sa rentabilité espérée est élevée. Chez Indexa, nous utilisons la volatilité de chaque actif pour estimer le risque espéré de chaque profil (en incluant la corrélation entre classes d’actifs, que nous étudierons dans un autre article).

Portefeuilles d’Indexa

Ci-dessous, vous pouvez consulter la volatilité et la rentabilité espérée des différents profils investisseurs que nous gérons en ce moment, exemple avec les données de mai 2021 pour nos portefeuilles de fonds d’investissement de 10 à 100 mille euros :

Portefeuille nº 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Rentabilité espérée (%) 0,1 0,4 0,9 1,5 1,8 2,1 2,5 2,8 3,3 3,5
Volatilité espérée (%) 4,4 4,8 5,6 6,7 7,5 8,2 9,4 10,2 11,4 11,9
Ratio de Sharpe espéré 0,02 0,08 0,16 0,22 0,24 0,26 0,27 0,27 0,29 0,29

Pour nos autres portefeuilles de fonds (de moins de 10 mille ou de plus de 100 mille euros), vous pouvez consulter le détail de nos portefeuilles.

Vous souhaitez connaître votre profil investisseur ? Vous pouvez effectuer notre test de profil investisseur (2 minutes) et découvrir quel portefeuille nous vous recommandons.

Risque, volatilité et ratio de Sharpe

Pour analyser un investissement, très souvent nous nous concentrons uniquement sur la rentabilité que celui-ci nous a offert. Par exemple, si un fonds d’investissement a obtenu 6% de rentabilité au cours de la dernière année et un autre 3%, beaucoup concluront alors que le premier a été un « meilleur » investissement que le second.

Exemple « Fonds 3 » « Fonds 6 »
Rentabilité dernière année 3% 6%

Or, la rentabilité ne représente que la moitié de ce que nous devrions analyser pour évaluer la performance d’un investissement. L’autre moitié devrait être le risque. Ainsi, dans l’exemple précédent, nous devrions nous demander : le risque était-il le même pour les deux fonds que nous sommes en train de comparer, ou le fonds offrant plus de rentabilité comportait-il aussi plus de risque ? Si les fonds n’avaient pas le même risque, nous serions en train de comparer des pommes avec des poires.

Illustration avec un cas extrême

Nous pouvons illustrer ceci en imaginant comparer la rentabilité d’un fonds indexé qui investit dans le S&P 500 avec la rentabilité obtenue par un fonds indexé qui offrirait deux fois la rentabilité du S&P 500 (un fonds à effet de levier de x2). Dans le premier cas, la rentabilité du fonds a été de +9,5% et dans le second +19,0%, mais il est évident que les deux fonds sont un aussi bon investissement l’un que l’autre. L’unique raison pour laquelle le second a donné le double de rentabilité est qu’il a assumé le double de risque. Si l’indice avait chuté, le fonds à effet de levier aurait chuté du double également.

Par conséquent, il est nécessaire de connaître le risque des investissements pour pouvoir évaluer leur performance. Le problème est que le risque n’est pas observable, nous devons donc l’estimer, et il y a de nombreuse s manières de le faire. Une estimation du risque d’un investissement, qui a été convertie dans les faits en standard de marché et de laquelle nous allons ensuite parler, est la volatilité. Probablement en avez-vous déjà entendu parler car généralement les commentateurs disent d’un investissement qu’il est plus volatil qu’un autre ou que le marché « est volatil ».

Qu’est-ce que la volatilité ?

La Wikipedia la définit comme : « La volatilité est l’ampleur des variations du cours d’un actif financier. Elle sert de paramètre de quantification du risque de rendement et de prix d’un actif financier. Lorsque la volatilité est élevée, la possibilité de gain est plus importante, mais le risque de perte l’est aussi. »

La volatilité mesure la dispersion des rentabilités d’un actif par rapport à sa moyenne. Normalement, elle est exprimée en pourcentage et est annuelle. Par exemple, la volatilité de la bourse est généralement d’environ +20%. Cela signifie, que la rentabilité annuelle de la bourse américaine varie habituellement au cours d’une année entre +/-20%.

Si vous faites certaines hypothèses sur le caractère aléatoire de la variable risque que vous souhaitez mesurer, en connaissant la volatilité, vous pouvez quantifier sa variabilité habituelle. Par exemple, en supposant que les rentabilités des actifs financiers suivent une distribution normale de moyenne 0, alors vous pouvez vous attendre, avec l’exemple précédent , que dans 68% des cas, la rentabilité annuelle de la bourse sera comprise entre -20% et +20% (ou +- une fois la volatilité) et que dans 95% des cas elle sera entre -40% et +40% (ou +- deux fois la volatilité). Et aussi, vous pouvez vous attendre à ce que dans 2,5% des cas la rentabilité annuelle sera inférieure à -40% et que dans 2,5% des cas, elle sera supérieure à +40%.

Graphiquement, vous pouvez voir les probabilités d’observer une rentabilité d’un actif qui a une volatilité annuelle de +20% de la manière suivante :

Ainsi, le plus habituel sera d’observer une rentabilité de 0%, tandis que 68% des rentabilités annuelles seront comprises entre -20% et +20% et 95% seront comprises entre -40% et +40%.

Le ratio de Sharpe (rentabilité divisée par le risque)

Une fois connues les volatilités de deux investissements, nous pouvons comparer correctement la rentabilité de chacun pour pouvoir discerner si l’un est meilleur que l’autre. Une manière très commune de comparer les « rentabilités corrigées par le risque » est de diviser la rentabilité de l’actif par sa volatilité (si nous supposons que l’actif sans risque a une moyenne de 0% comme dans ce cas). Ce ratio s’appelle Ratio de Sharpe et nous dirons qu’un investissement a été meilleur qu’un autre s’il a obtenu un ratio de Sharpe supérieur.

Pour revenir à notre exemple, si le premier fonds avait eu une volatilité estimée de 6% et le second fonds de 15%, alors nous observerions, bien qu’ayant été plus rentable, que le second fonds a été moins rentable en tenant compte de la correction par le risque puisque le ratio de Sharpe du premier investissement est de 0,5 (3% / 6%) tandis que celui du second est de 0,4 (6% / 15%).

Exemple

“Fonds 3”

“Fonds 6”

Rentabilité dernière année

3%

6%
Volatilité 6% 15%
Ratio de Sharpe 0,5 0,4

Chez Indexa

Notre objectif est d’offrir à l’investisseur le couple rentabilité – risque en accord avec son profil investisseur. Nous essayons de maximiser la rentabilité de l’investissement pour un profil déterminé. D’autre part, pour que nous puissions nous comparer à d’autres options d’investissement, nous publions des statistiques sur la rentabilité et la volatilité passées de nos portefeuilles.

Par exemple, nos dernières estimations à long terme de rentabilité, validité et ratio de Sharpe pour nos portefeuilles de 10 à 100 mille euros sont les suivantes :

Portefeuille 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Rentabilité espérée 0,1% 0,4% 0,9% 1,5% 1,8% 2,1% 2,5% 2,8% 3,3% 3,5%
Volatilité espérée 4,4% 4,8% 5,6% 6,7% 7,5% 8,2% 9,4% 10,2% 11,4% 11,9%
Ratio de Sharpe espéré 0,02 0,08 0,16 0,22 0,24 0,26 0,27 0,27 0,29 0,29

Note : nos estimations de rentabilité et de volatilité espérées sont réalisées par notre gestionnaire et validées par notre Conseil d’Experts, en début d’année. La rentabilité et la volatilité espérées peuvent différer de cette estimation de début d’année à chaque instant. Plus d’information sur notre page « Modèle de gestion ».

En Espagne, en janvier 2020, nous avions espéré à long terme pour nos portefeuilles de 10 à 100 mille euros les données suivantes :

Portefeuille 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Rentabilité espérée 0,4% 0,7% 1,2% 1,8% 2,1% 2,4% 2,9% 3,2% 3,6% 3,9%
Volatilité espérée 4,0% 4,3% 5,2% 6,3% 7,0% 7,7% 8,9% 9,7% 10,8% 11,4%
Ratio de Sharpe espéré 0,02 0,08 0,16 0,22 0,24 0,26 0,27 0,27 0,29 0,29

Et les données réelles de nos portefeuilles de fonds en 2020 ont été les suivantes :

Portefeuille 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Rentabilité annualisée 2016-2020 3,5% 3,8% 4,6% 5,3% 5,8% 6,2% 6,9% 7,4% 7,7% 7,9%
Volatilité annualisée 2016-2020 3,8% 4,3% 5,6% 6,9% 7,8% 8,6% 10,0% 11,0% 12,0% 12,4%
Ratio de Sharpe annualisé 2016-2020 0,92 0,88 0,82 0,77 0,74 0,72 0,69 0,67 0,64 0,64

Note : plus de détail sur ces rentabilités et volatilités historiques sur nos portefeuilles sur notre page statistiques.

Nous pouvons remarquer qu’au cours des 5 dernières années, les rentabilités observées ont été supérieures à celles espérées et parce que les volatilités observées ont pratiquement été égales à celles espérées, le ratio de Sharpe obtenu est significativement supérieur aux perspectives.

Face à cette situation, un gestionnaire actif appellerait rapidement l’attention sur sa capacité hors du commun à prédire le marché ou trouver des « opportunités boursières ». Il est certain que nous sommes face à un cas de bonne fortune : entre 2016 et 2020, les bourses et les obligations mondiales ont obtenu de bons résultats et les portefeuilles d’Indexa ne reflète rien de plus que cela. A moyen – long terme, nous verrons comment les rentabilités, les volatilités et les ratios de Sharpe vont converger progressivement vers les résultats espérés.

Approximations et réflexions

Nous aimerions partager avec vous les approximations et réflexions suivantes sur le concept de risque et de volatilité :

    • Supposer que la volatilité est égale au risque est une hypothèse de travail commode et très répandue, mais à laquelle il ne manque pas de détracteurs. Une autre définition qui est très intéressante est de supposer que le risque serait égal à la probabilité de perte permanente et irrécupérable. Le fait qu’un actif fluctue par rapport à sa moyenne n’implique pas une perte irrécupérable pour un investisseur avec un horizon d’investissement suffisamment long. Cependant, certains investisseurs peuvent être conduits à des pertes irrécouvrables (comme par exemple avec les actions individuelles) et nous pourrions conclure qu’un investissement pouvant mener à une perte irrécupérable est plus risqué qu’un autre ne pouvant pas y mener, bien qu’à court terme ils aient la même volatilité. Le principal problème avec cette nouvelle définition est qu’il n’y a pas de manière quantitative et objective de mesurer sa pertinence, ainsi chaque personne peut avoir une opinion différente sur le risque de perte irrécouvrable d’un investissement. Par conséquent, malgré l’intérêt conceptuel, cette mesure est, dans la pratique, inutile.
    • Pour faire des hypothèses sur les probabilités d’occurrence d’une rentabilité, nous faisons l’hypothèse que les rentabilités des actifs proviennent d’une distribution normale. Cependant, il est démontré que sur de courtes périodes, tant les actions comme les obligations et les devises ont un comportement non normal très prononcé. Toutefois, pour des rentabilités annuelles ou à plus long terme, il s’agit d’une bonne approximation.
    • La volatilité peut être estimée avec de nombreuses manières et elle dépendra en général de la période utilisée pour l’estimation (par exemple un an, 5 ans, 10 ans, 20 ans, …) et de la périodicité des données utilisées (quotidienne, hebdomadaire, mensuelle).

Nous pouvons également observer que la volatilité est elle-même très volatile. Cela étant, dans des périodes d’incertitude, la variabilité des actifs augmente et par conséquent leurs volatilités également. Si nous étions en train d’estimer une volatilité en utilisant les données d’une période haussière, nous sous-estimerions la volatilité de l’actif sur des périodes de stress.

Les prêts de titres dans les fonds indexés

Les fonds d’investissement, et plus spécifiquement les fonds d’investissement indexés à réplication physique, prêtent certains titres (actions ou obligations) contenus dans leur portefeuille à d’autres entités contre un intérêt pour rémunérer le prêt de titres. Le but est d’augmenter la rentabilité du fonds, couvrir une partie des coûts du fonds et de cette manière s’approcher le plus possible de la rentabilité de l’indice. Le taux d’intérêts pour un prêt de titres sera d’autant plus élevé qu’il sera difficile d’obtenir un prêt pour l’action ou l’obligation en question.

Parfois, le gestionnaire de fonds garde totalement ou partiellement les intérêts du prêt de titres pour augmenter ses revenus. Dans le cas des fonds de Vanguard, que nous utilisons dans nos portefeuilles, le fonds indexé reçoit tous les gains du prêt, au bénéfice des porteurs de parts, les clients.

La raison des prêts de titres (actions ou obligations) est de permettre à d’autres investisseurs de pouvoir emprunter le titre et de le vendre au prix du marché avec l’espoir de le racheter plus tard à un prix moindre et de restituer le titre emprunté avec une plus-value. Ces investisseurs sont dits « vendeurs à découvert » (« short sellers ») de l’action ou l’obligation en question.

Dans le cas particulier des fonds indexés d’actions que nous utilisons chez Indexa, les prêts de titres ont généré en moyenne 0,019% de rentabilité annuelle supplémentaire au cours des trois dernières années (source : Vanguard, 2018-2020).

Fonds Augmentation de la rentabilité annuelle
ces 3 dernières années
Vanguard Japan Stk Idx Eur Acc 0,034%
Vanguard Emrg Mk Stk Idx Eur Acc 0,031%
Vanguard European Stk Idx Eur Acc 0,022%
Vanguard Global Stk Idx Eur Acc 0,016%
Vanguard Pacific Ex-Japan Stk Idx Eur Acc 0,009%
Vanguard US 500 Stk Idx Eur Acc 0,001%
Moyenne 0,019%

Source : Vanguard 2018-2020

Comme n’importe quelle autre source de revenus, ces intérêts sont accompagnés d’un risque. Dans cet article, nous allons analyser en détail les risques pris, leur importance et les mécanismes utilisés pour les atténuer.

Prêter des titres entraine un risque de crédit (défaut de paiement)

Le processus de prêt de titres est relativement simple : le fonds indexé transfère temporairement la propriété du titre contre un intérêt pour un temps prédéfini. Comme dans tous les prêts, le risque existe que l’emprunteur, qui en général est une banque d’investissement, fasse faillite pendant la durée du prêt et ne rende pas le titre prêté au fonds indexé. Ce risque est appelé risque de crédit. Cela impliquerait, si 1% du fonds était prêté à une banque qui faisait faillite, le jour de la faillite, une chute d’environ 1% du fonds. Si le fonds avait prêté 10% alors sa chute serait d’environ 10%.

Quelle est l’importance du risque de crédit ?

Le risque de défaut de paiement dépend de l’exposition du fonds aux activités de prêt. Un fonds qui prêterait 100% de ses titres court un risque largement supérieur à celui qui prêterait 1% de ses titres. Dans le cas des fonds de Vanguard, le pourcentage moyen prêté a été de 1,5% au cours de ces trois dernières années :

Fonds Pourcentage du fonds prêté
ces 3 dernières années
Vanguard Japan Stk Idx Eur Acc 4,5%
Vanguard European Stk Idx Eur Acc 1,8%
Vanguard Global Stk Idx Eur Acc 1,1%
Vanguard Emrg Mk Stk Idx Eur Acc 1,0%
Vanguard Pacific Ex-Japan Stk Idx Eur Acc 0,4%
Vanguard US 500 Stk Idx Eur Acc 0,1%
Moyenne 1,5%

Source : Vanguard 2018-2020

Comment le risque de crédit est-il atténué ?

Deux options principales sont disponibles pour atténuer le risque de défaut de paiement.

La première consiste à s’engager dans des prêts avec de nombreuses contreparties de qualité (diversification). Si le fonds prête à des banques ayant une qualité de crédit élevée et en plus il répartit les prêts entre plusieurs d’entre elles, alors le risque de défaut de paiement se réduit significativement.

La deuxième option pour atténuer le risque est de demander une garantie appelée collatéral. De cette manière, si la banque faisait faillite, le collatéral reviendrait au fonds prêteur, et atténuerait ainsi la perte du fonds indexé. Le type de collatéral et le montant acceptés sont très importants. Garantir un prêt d’un million d’euro avec un collatéral d’un million d’euros en actions ou avec un collatéral de 1,1 million d’euros en obligations d’État allemand est très différent. En cas de défaut de paiement, la valeur des actions pourrait avoir chuté par rapport au début du prêt et avoir une valeur largement en dessous du montant du prêt tandis qu’avec des obligations d’État Allemand, la valeur n’aurait a priori que peu changée.
Dans le cas de Vanguard, les fonds demandent toujours comme collatéral 105% du montant prêté en obligations d’État de haute qualité de crédit (Allemagne ou États-Unis, par exemple).

Conclusion

Le prêt de titres réalisé par les fonds indexé à réplication physique apporte un peu de rentabilité supplémentaire contre un risque de crédit très contrôlé. Il est très important que vous vous assureriez que le bénéfice du prêt soit reçu par le fonds et ne soit pas gardé par le gestionnaire du fonds, puisque le risque de défaut de paiement est assumé par le fonds. Enfin, il est fortement recommandé de connaître en détail les mesures prises pour atténuer le risque de crédit.

Si vous n’êtes pas encore indexé avec nous, n’hésitez pas à effectuer notre bref test de profil investisseur (2 minutes) pour découvrir quel portefeuille de fonds d’investissement nous pouvons vous offrir.

Si vous êtes déjà indexé avec nous, n’hésitez pas à nous recommander à vos amis et votre famille pour obtenir chacun une remise sur vos portefeuilles de fonds.

Les bénéfices des rééquilibrages automatiques de portefeuilles

A travers cet article, nous voulons montrer les implications d’une gestion basée sur les rééquilibrages automatiques. Cette technique consiste à vendre les fonds qui ont grimpé relativement au portefeuille et acheter ceux qui ont baissé pour maintenir votre portefeuille ajusté au portefeuille modèle qui correspond à votre profil investisseur. Bien que cette technique effectue les rééquilibrages avec raison, parfois elle peut générer des doutes auprès des investisseurs, surpris que celle-ci achète des fonds qui ont baissé. Ces derniers sous-entendent que parce que les fonds ont baissé, il est probable qu’ils continuent de baisser.

1. Poursuivre le marché est une mauvaise stratégie

Ce biais est très habituel, les chercheurs en finance comportementale (« behavioral finance ») l’ont nommé : « poursuivre le marché » (« Chasing the market ») ou aussi « différence à cause du comportement » (« behavioural gap »). Poursuivre le marché signifie que nous avons tendance à maintenir les positions gagnantes plus que nécessaire et à vendre celles perdantes avant l’heure. En réalité, ce n’est qu’une manifestation du comportement que nous connaissons depuis que nous sommes petits : nous apprenons par l’expérience et nous pensons que les rentabilités futures seront similaires à celles passées et récentes. Cependant, dans le monde des investisseurs, les échecs d’aujourd’hui ne font que semer les graines du succès de demain.

Malheureusement, ce biais diminue beaucoup la rentabilité des investisseurs sur le long terme et la réduit d’une manière très curieuse : il fait dévier votre profil de risque vers un profil plus risqué qui quand les pertes surviennent (elles surviendront un jour ou l’autre), elles vous frappent avec un portefeuille surexposé à un petit nombre de classes d’actif généralement très corrélées entre-elles (puisque les positions perdantes ont été vendues). Dans ce portefeuille, aucune classe d’actif ne peut vous protéger des baisses et vous finissez par subir une perte largement supérieure à celle que vous pouvez assumer. Quand les pertes deviennent excessives par rapport à votre profil investisseur, beaucoup optent pour vendre, avec la matérialisation des pertes, et se privent des bénéfices d’une reprise à venir qui se produit forcément à un moment donné.

2. Les investisseurs ne rééquilibrent pas leurs portefeuilles

Dans son livre Unconventional Success, A Fundamental Approach to Personal Investment, David F. Swensen, investisseur bien connu et actuel directeur des investissements de la fondation de l’université de Yale, illustre cet effet avec le comportement des investisseurs après le krach boursier de 1987.

Composition moyenne des portefeuilles Actions Obligations Espèces Autres
Pondération sept. 1987
(avant le krach boursier)
28,4% 30,4% 37,1% 4,1%
Pondération oct. 1987
(après le krach boursier)
21,9% 32,3% 42,1% 3,8%

Comme nous pouvons le voir, les investisseurs ont réduit la proportion de leurs investissements en actions après le krach boursier. L’auteur ajoute qu’ils ont attendu plus de 4 ans pour revenir à la pondération d’avant la chute boursière dans leurs portefeuilles.

Nous pouvons observer le même comportement après l’éclatement de la bulle internet de l’an 2000. Pour illustrer ce point, dans le même chapitre du livre, l’auteur utilise les données de 16 mille investisseurs dans des fonds de pension TIAA (Teachers Insurance and Annuity Association of America, voir la note 1 en fin d’article) pour analyser comment, individuellement, ces investisseurs ont changé leur exposition aux actions et aux obligations tout au long des années 1992-2003 (ces fonds permettent d’augmenter ou de diminuer à volonté la pondération des actions). Le résultat peut s’analyser à travers le graphique suivant :

En moyenne les investisseurs ont commencé avec un profil 50% actions et 50% obligations. Avec le marché haussier des années 1995-1999, ils n’ont pas modifié leurs apports, ni rééquilibré leurs portefeuilles, ainsi par pur effet de marché, ils sont passés à une pondération de 68% en actions, juste avant que ne commence le marché baissier et à la fin de la période baissière, ils sont revenus à 50% en actions. Par conséquent, à ne pas rééquilibrer, les investisseurs ont laissé le marché faire l’affectation stratégique de leurs actifs. Pendant ces 10 années, la rentabilité annuelle obtenue par les investisseurs a été de 8,4%, et la rentabilité cumulée sur cette période a été de 123%.

Swensen fait la réflexion et le calcul suivant : quelle rentabilité auraient obtenu les investisseurs s’ils avaient investi depuis le départ 68% de leur portefeuille en action et avaient rééquilibré annuellement leur portefeuille pour maintenir constamment cette proportion de 68% d’actions ? Ce portefeuille aurait eu un risque très proche d’un portefeuille ayant une pondération de 50% mais qui non rééquilibré, a augmenté jusqu’à 68%.

Le résultat est qu’avec un risque similaire, le portefeuille rééquilibré annuellement aurait obtenu une rentabilité supplémentaire de +0,4 point de pourcentage à l’année, soit 10 points de pourcentage de plus sur la rentabilité cumulée sur 10 ans par rapport au portefeuille sans rééquilibrage. C’est-à-dire, qu’avec un risque similaire, une rentabilité largement supérieure aurait pu être obtenue.

Impact des rééquilibrages sur la rentabilité des portefeuilles Rentabilité annuelle Rentabilité cumulée
Portefeuille sans rééquilibrage, pondération initiale 50% actions, pondération maximale 68% 8,4% 123%
Portefeuille avec rééquilibrage pondérations 68% actions 8,8% 133%
Bénéfice des rééquilibrages +0,4% +10%

3. Comment expliquer cette rentabilité supplémentaire grâce aux rééquilibrages ?

Le rééquilibrage automatique est un exemple d’investissement contraire (« contrarian investing »). Quand vous rééquilibrez votre portefeuille, ou bien vous achetez des actifs qui ont baissé et qui, par conséquent, sont en disgrâce, sont moins demandés, ou bien vous vendez des actifs qui ont grimpé, qui sont à la mode et que moins d’investisseurs veulent vendre. Vu d’une autre manière, plus en accord avec l’efficience des marchés : quand vous rééquilibrez votre portefeuille, vous achetez des actifs qui ont baissé et par conséquent qui ont une « prime de risque » supérieure qui devrait être compensée à long terme. Cela signifie que les crises financières sont généralement accompagnées de crises économiques dans lesquelles les investisseurs ont moins d’argent, espèrent donc en obtenir moins, leurs actifs sont dépréciés, et il reste donc moins d’acheteurs potentiels. Et inversement.

4. Pourquoi tout le monde n’effectue alors pas des rééquilibrages ?

La question qui devrait maintenant surgir, si cela est si évident, pourquoi tout le monde ne le fait-il pas ? Malgré le fait que le rééquilibrage soit apparemment un mode de gestion assez simple à effectuer, notre expérience nous montre que dans les faits les gestionnaires professionnels tendent à faire justement le contraire : quand un actif baisse relativement, ils vont difficilement l’acheter. Normalement, ils le maintiendront et souvent ils le vendront. Pourquoi ? Car ce sont des gestionnaires qui ne veulent pas perdre leurs clients, et si un actif baisse et que le client est mécontent, le plus simple est de ne pas s’opposer à lui et de vendre l’actif.

De plus, dans un marché baissier, les revenus des gestionnaires baissent, de par leur patrimoine et car les clients changent (à tort) vers des investissements plus conservateurs qui laissent moins de marge. En conséquence, les gestionnaires deviennent plus court-termistes dans leur relation avec le client et la priorité devient de ne pas perdre de clients, bien que cela engage de mauvaises décisions à moyen terme.

5. Conclusion

Rééquilibrer périodiquement les portefeuilles pour le maintenir proche du portefeuille modèle établi pour le long terme joue un rôle crucial dans le processus de gestion. Normalement, les investisseurs ne sont pas en mesure de rééquilibrer leur portefeuille, par manque de temps ou bien par convictions erronées. Un gérant automatisé, comme Indexa, simplifie beaucoup ce processus en automatisant les révisions et les rééquilibrages pour que tout soit plus simple : le système compare au quotidien les pondérations réelles des actifs du portefeuille avec les pondérations objectives. Quand un fonds est suffisamment au-dessus de son poids objectif dans le portefeuille et un autre est suffisamment en dessous de son poids objectif, nous générons automatiquement un ordre de vente partiel du fonds qui est au-dessus de son poids objectif et ensuite un ordre d’achat de parts du fonds qui était en dessous de son poids objectif.

6. Les rééquilibrages automatiques chez Indexa

Nous révisons les portefeuilles automatiquement tous les jours et les rééquilibrons en cas de déviation supérieure à un seuil déterminé, qui est actuellement de +-2,5 points de pourcentage pour les portefeuilles de moins de 100 mille euros et de 1,5 point de pourcentage pour les portefeuilles de plus de 100 mille euros). Vous trouverez plus d’information à ce sujet sur notre page des questions fréquentes « Rééquilibrages automatiques des portefeuilles de fonds »

Note 1 : Le Teachers Insurance and Annuity Association of America-College Retirement Equities Fund (TIAA, avant TIAA-CREF), est une organisation de services financiers dans les domaines académique, de la recherche, de la médecine, de la culture et gouvernementaux. TIAA preste des services à plus de 5 millions d’employés actifs et à la retraite qui prennent part à plus de 15.000 institutions et a plus de 1.000 millions de dollars en actifs (au 31 décembre 2017).

Pourquoi une gestion automatisée ?

Chez Indexa, nous sommes des fervents défenseurs de la gestion d’actifs automatisée. Cela ne signifie pas que la composition du portefeuille va être décidée par un algorithme, mais bien que l’exécution des opérations soit automatisée. La composition de nos portefeuilles pour les différents profils d’investisseurs est déterminée par l’équipe de gestion et approuvée par notre Conseil d’Experts.

Ainsi, la gestion est automatisée une fois le portefeuille modèle choisi. Les algorithmes vérifient tous les jours que le portefeuille de nos clients corresponde effectivement au portefeuille modèle. Et c’est cela que personne ne peut mieux faire qu’un ordinateur. Pourquoi ?

Car, la gestion automatisée :

  1. Est plus efficiente et donc meilleur marché pour l’investisseur
  2. Peut être testée et est donc sujette à moins d’erreurs
  3. N’implique pas les biais et les émotions du gestionnaire

1. L’efficience

L’automatisation permet une réduction du coût des opérations. Chez Indexa, toutes les économies faites grâce à l’automatisation de la gestion quotidienne se reflètent dans le faible coût de gestion pour le client.

2. Moins d’erreurs

La gestion quotidienne de dizaines de milliers de portefeuilles peut impliquer beaucoup de travail et générer d’autant plus d’erreurs que le nombre de compte est important. Imaginez, un établissement avec des dizaines de milliers de clients, où les gérants doivent être attentifs à tant de sujets comme :

  • Les changements de situation personnelle des clients pour que le profil de ces derniers et donc leur portefeuille soit modifié et adapté
  • Les changements dans les portefeuilles modèles
  • L’évolution de la composition de tous les portefeuilles des clients, pour vérifier s’ils ont dévié ou non de leur portefeuille modèle

Vous pouvez facilement observer qu’en plus d’avoir besoin d’une troupe de gérants attentifs à chacun de ces événements, les possibilités de commettre des erreurs manuelles dans un rééquilibrage de portefeuille sont nombreuses.

Bien sûr, un système informatique peut également commettre une erreur s’il est mal programmé, mais une fois localisée et corrigée, celle-ci ne se reproduira pas. En outre, chaque fois qu’un changement a lieu dans le système informatique, il peut être testé et nous pouvons vérifier comment il répondrait face à différentes situations. Dans le cas où un problème est observé, il peut immédiatement être corrigé.

Malheureusement, nous, les humains, nous sommes loin d’être aussi fiables. Nous avons tous déjà observé des erreurs humaines qui coûtent au final de l’argent, parfois beaucoup (par exemple des ordres qui sont dans une sorte de « no man’s land », des frais de transaction qui ne sont pas pris en compte et qui finissent par être très important). Avec un système automatique, ces erreurs pourraient se produire une fois mais pas deux.

3. Pas de biais, ni d’émotions

Les rééquilibrages des portefeuilles que nous appliquons chez Indexa sont une manière intelligente de gérer un portefeuille : quand un actif augmente relativement au reste du portefeuille, nous le vendons et quand il baisse nous l’achetons.

Par exemple : imaginez que le portefeuille modèle d’un client soit 50% actions et 50% obligations. Au début, nous construirions un portefeuille ayant exactement ces pondérations. Imaginez maintenant que la valeur de nos actions augmente de 20% et que celle de nos obligations reste égale. Nous aurions alors un portefeuille où les actions représenterait 54,5% tandis que les obligations, elles, ne représenterait plus que 45,5%, et par conséquent nous aurions dévié du portefeuille modèle. Le système automatique générerait des ordres pour vendre 4,5% des actions pour acheter des obligations. Ainsi, vous pouvez voir comment le système vend quand l’actif augmente relativement et achète quand celui-ci baisse relativement.

Ce genre de gestion n’augmente pas la rentabilité espérée du portefeuille, mais va réduire significativement le risque assumé et la perte maximale espérée et ainsi va veiller à ce que vos investissements suivent le niveau de risque adéquat. Cela peut ajouter, selon l’étude de Swensen (2005), en moyenne 0,4% de rentabilité supplémentaire annuelle pour un même niveau de risque, et donc un meilleur rapport rentabilité / risque.

Cela semble une gestion si simple, mais notre expérience nous montre que les gestionnaires ont tendance à faire justement le contraire : quand un actif baisse relativement, ils vont difficilement l’acheter : normalement, ils devraient le maintenir mais souvent ils le vendront. Pourquoi ? Car ce sont des gestionnaires qui ne veulent pas perdre leurs clients, et si un actif chute et que le client est stressé, le plus facile est de ne pas s’opposer et de vendre. En revanche, quand cette décision est prise par une machine tout est plus simple : elle compare les pondérations tenues pour objectif avec celles réelles et agit en conséquence.

En définitive, chez Indexa, nous sommes convaincus que déléguer la gestion quotidienne à une machine est une très bonne option. Cela permet d’exécuter la politique d’investissement établie sans céder au stress et à la pression provoqués par les mouvements de la bourse à court terme.

Si vous n’êtes pas encore client d’Indexa et souhaitez en apprendre davantage sur notre gestion de portefeuille, nous vous invitons à répondre à notre bref test de profil investisseur (2 minutes).