Le 1er semestre de 2022 a été négatif, bien qu’une rentabilité positive soit la norme

Dans le dernier rapport de rentabilité de janvier 2022, nous avons fait le point sur les rentabilités très positives de 2021 et des six premières années de l’histoire d’Indexa. Comme nous nous efforçons toujours de le faire lorsque les rentabilités sont positives, nous avons alors averti :

  1. L’avenir pourrait ne pas être aussi bon
  2. À un moment donné dans le futur, la rentabilité des portefeuilles sera bien pire, c’est sûr.
  3. Les rentabilités passées ne doivent pas être extrapolées, car les rentabilités passées ne sont pas une garantie des rentabilités futures.
  4. L’important est d’avoir le profil de risque adéquat pour être en mesure de supporter les pertes lorsqu’elles surviennent.

Ce moment peu réjouissant dans le futur est arrivé rapidement. On ne savait pas quand, mais on savait que ça allait arriver à un moment donné.

Cette première moitié de 2022 a connu des rentabilités négatives, causées par des baisses simultanées des fonds d’actions et d’obligations. Par conséquent, les baisses sont similaires dans tous les portefeuilles, quel que soit leur niveau de risque. Il s’agit d’un cas relativement rare et nous tenons donc à rappeler qu’il est normal (au sens de le plus fréquent) que les rentabilités soient positives.

A continuation, nous nous rappellerons également que le plus important pour la rentabilité à long terme est d’avoir le profil de risque adéquat pour pouvoir résister aux chutes du marché et ne pas retirer notre investissement prématurément.

Mais auparavant, nous voulons replacer les chutes observées actuellement dans leur contexte pour montrer qu’elles se situent pour la plupart dans la normalité, malgré le sentiment d’exception que certains investisseurs peuvent percevoir.

Ces chutes se situent dans la normalité

Cette crise boursière n’est qu’une crise de plus. Comme les précédentes, elle sera derrière nous tôt ou tard, bien que personne ne sache quand.

Chaque année, nous mettons à jour nos pronostics de rentabilité et de risque attendus à long terme pour les portefeuilles. Les pronostics de rentabilité que nous avons publiés en janvier 2022 comprenaient le graphique suivant pour les portefeuilles entre 10 mille et 100 mille euros :

De ce fait, nous considérons que ces rendements, bien que négatifs, se situent dans un scénario normal.

Rentabilité et retraits

En octobre 2021, nous avons publié que les apports nets des clients d’Indexa ne suivent plus le marché. Ce fut une excellente nouvelle, bien que nous ayons noté que les retraits avaient augmenté lors de fortes baisses de marché (notamment lors de la crise de la COVID-19 en mars 2020). Avec les ralentissements de 2022, nous avons observé que les retraits ont à nouveau augmenté, mais dans une moindre mesure qu’en 2020, comme nous le verrons plus loin. Nous avons encore du travail à faire pour tenter d’atténuer ce comportement, car il pénalise la rentabilité des portefeuilles à long terme.

Le mois ayant enregistré les sorties les plus importantes depuis le lancement d’Indexa, en pourcentage des actifs, reste le mois de mars 2020 (4,6 % de retrait sur le volume total), en plein milieu de la crise de la COVID-19, tandis que la rentabilité du portefeuille 6/10 sur les 12 mois suivants a été la plus élevée de l’histoire d’Indexa (+24%).

Depuis le début de l’année 2022, le mois qui a enregistré le plus de retraits sur les actifs est mars 2022 (2,1 % de retraits), bien en dessous des retraits de mars 2020 (4,6 %), mais au-dessus de ce qui est habituellement un mois typique pour les retraits (0,8 % environ). C’est pourquoi nous tenons de nouveau à rappeler aux clients qui sont d’avis que  « les choses vont empirer» et « qu’il est trop risqué de détenir des investissements maintenant », que la réalité est que personne ne sait si le marché va monter ou baisser. Ce que nous savons, c’est qu’essayer de prédire ce qui va se passer et essayer d’agir en conséquence, ce que l’on appelle souvent le market timing, conduit à un biais comportemental, qui prive en moyenne les investisseurs de 1 % à 1,5 % de rentabilité annualisée.

D’après notre expérience, si vous avez le profil de risque adéquat, vous pouvez éviter de vendre aux mauvais moments et cela améliorera votre performance à long terme. En outre, les cotisations régulières vous permettent d’effectuer des investissements programmés à partir de votre banque, réduisant ainsi le stress de décider si c’est le meilleur ou le pire moment pour le faire.

Nous disposons d’une liste des plus fortes chutes de marché historiques où vous pouvez passer en revue les crises passées pour vous faire une idée de l’ampleur des chutes qui pourraient surgir à l’avenir.

Amélioration des pronostics de rentabilité

L’une des conséquences des chutes de marché, notamment dans le cas des chutes du prix des obligations, est l’amélioration de la rentabilité espérée au cours des prochaines années. Ces dernières années, dans notre actualisation annuelle des pronostics de rentabilité par classe d’actif que nous publions en début d’année, nous avons toujours souligné qu’après des hausses, les pronostics baissaient. Avec les baisses de ces derniers mois, c’est le contraire qui se produit : les pronostics de rentabilité sont désormais susceptibles d’être plus élevés. Bien que nous ne sachions pas ce que l’avenir nous réserve, il est fort probable que les pronostics de rentabilité de l’année prochaine soient plus élevés que ceux de l’année précédente.

Rentabilité du semestre

Au premier semestre 2022, la rentabilité du portefeuille le plus conservateur a été de -11,6% et le plus agressif de -12,5%, ce qui en fait le pire semestre en termes de rentabilité depuis que nous avons lancé notre service en 2015. Cela contraste avec 2021, où nous avons connu la deuxième meilleure année en termes de rentabilité de nos portefeuilles.

Jusqu’à présent, cette année, nous avons enregistré une performance légèrement inférieure à celle des fonds de référence européens. Plus précisément, de 1,4 et 1,5 point de pourcentage (p.p.) de plus que leur benchmark (indice de référence) pour les portefeuilles n° 10 et 9 (où nous gérons le plus d’actifs) à 2,3 p.p. de moins que le benchmark pour les portefeuilles n° 4 et 5. Il s’agit du premier semestre depuis 2015 où nos portefeuilles ont en moyenne sous-performé leur benchmark. Nous savions que cela arriverait un jour ou l’autre, même si c’est une situation peu habituelle. Sur de courtes périodes, les économies de frais sont moins pertinentes. Sur le long terme, tous nos portefeuilles restent bien au-dessus de leur indice de référence, comme nous le verrons plus loin.

Cette sous-performance par rapport aux benchmarks, notamment dans les profils conservateurs, est principalement due au fait que les fonds obligataires de nos portefeuilles ont une duration moyenne de 7 ans, alors que les fonds de banques ont tendance à avoir des durations plus courtes. D’autres années, comme en 2018, cette duration plus élevée nous a permis d’obtenir une rentabilité nettement plus élevée que la moyenne des fonds comparables.

Il convient de rappeler que la duration de nos fonds obligataires est de 7 ans car la duration moyenne du marché obligataire mondial est de 7 ans. Notre objectif est de reproduire, dans la mesure du possible, la richesse mondiale en obligations et en actions. Nous pensons également que les obligations à long terme constituent la meilleure alternative pour diversifier le risque d’un investissement en actions.

Afin de bien évaluer les rentabilités, il est toujours conseillé d’analyser la période la plus longue possible. Au cours de nos 6 années et demie d’activité, nous avons observé que la différence de rentabilité de nos portefeuilles avec l’indice de référence reste positive dans tous les cas, malgré les baisses de 2022, obtenant entre 1,9 p.p. et 4,5 p.p. de plus en rentabilité annualisée.

Nous allons maintenant examiner de plus près les rentabilité du premier semestre 2022 et des six dernières années et demie pour nos différents portefeuilles de fonds d’investissement :

Portefeuilles de fonds d’investissement (Belgique)

Au cours du premier semestre 2022, la rentabilité de nos portefeuilles de 10 à 100 mille euros s’est située entre -11,6% et -12,5% :

  • 11,6% pour le portefeuille le moins risqué (profil 1/10)
  • 12,5% pour le portefeuille le plus risqué (profil 10/10)

Benchmark : les indices de références de nos portefeuilles sont Morningstar Obligations Internationales Couvertes EUR (pour nos portefeuilles 1 et 2), Morningstar Allocation Prudente Internationale EUR (pour nos portefeuilles 3 à 5), Morningstar Allocation Modérée Internationale EUR (pour les portefeuilles 6 à 8) et Morningstar Allocation Agressive Internationale EUR (pour les portefeuilles 9 et 10). Morningstar est le fournisseur d’information sur les fonds d’investissement leader en Europe. Il s’agit des benchmarks qui représentent le mieux la rentabilité moyenne des fonds d’investissement en Europe.

L’année 2022 a été négative tant pour les actions que pour les obligations. Les actions ont enregistré des rentabilités allant de -15,8% (actions globales à petite capitalisation) à -3,1% (actions du Pacifique sauf Japon). Du côté des obligations, les rentabilités ont varié de -20,7% (obligations des pays émergents) à -6,9% (obligations européennes liées à l’inflation).

Noms Classe d’actif Rentabilité S1-2022 (%)
Fonds d’actions  
Vanguard Global Stk Idx Eur -Acc Actions globales -13,5%
Vanguard European Stk Idx Eur – Acc Actions Europe -13,7%
Vanguard US 500 Stk Idx Eur – Acc Actions Etats-Unis -13,2%
Vanguard Japan Stk Idx Eur – Acc Actions Japon -13,3%
Vanguard Emrg Mk Stk Idx Eur – Acc Actions économies émergentes -10,4%
Vanguard Pacific Ex-Japan Stk Idx Eur – Acc Actions Pacifique sauf Japon -3,1%
Vanguard Global Small Cap Idx Eur – Acc Actions globales à petite capitalisation -15,8%
Fonds d’obligations  
Vanguard Global Bnd Idx Eur – Acc Obligations globales à long terme -11,1%
Vanguard Euro Inv Gr Bnd Idx Eur – Acc Obligations Entreprises Européennes -12,1%
iShares EM Gov Bnd Idx -I2 Eur Hdg Obligations pays émergents couvertes en Euro -20,7%
Vanguard Eur Gv Bnd Idx – Acc Obligations Etats Européens -12,2%
Vanguard Euroz Inf Lk Bnd Idx Eur – Acc Obligations européennes liées à l’inflation -6,9%
Vanguard U.S. Gv Bnd Idx Eur Hdg – Acc Obligations États-Unis couvertes en euros -9,8%
iShares US Corporate Bnd Idx Eur Hdg – Acc Obligations d’Entreprises États-Unis couvertes en euros -14,2%

Quant au benchmark, il a enregistré, au cours des 6 premiers mois de 2022, une rentabilité comprise entre -9,6% et -13,9% :

  • -10,1% pour le benchmark des portefeuilles 1 à 2
  • -9,6% pour le benchmark des portefeuilles 3 à 5
  • -12,0% pour le benchmark des portefeuilles 6 à 8
  • -13,9% pour le benchmark des portefeuilles 9 à 10

En moyenne, au cours des 6 premiers mois de 2022, la rentabilité de nos portefeuilles a été inférieure de 0,8 p.p. à celle des benchmarks.

Rentabilités cumulées

Comme nous l’avons souligné au début de l’article, bien que les rentabilités du premier semestre 2022 soient négatives, si nous évaluons les rentabilités depuis que nous avons lancé Indexa fin 2015, nous pouvons constater qu’en moyenne, les portefeuilles Indexa ont obtenu une rentabilité annuelle supérieure de 3,2 p.p. aux fonds européens comparables.

Cela signifie qu’après six ans et demi, et à la suite à d’une forte baisse des marchés, les portefeuilles Indexa ont obtenu une rentabilité de 3,2 p.p. de plus chaque année (supérieure aux 2,7 p.p. de rentabilité supplémentaire que nous attendions lors du lancement d’Indexa Belgique), ce qui équivaut à une rentabilité cumulée moyenne de 31,6 % pour les portefeuilles Indexa contre 7,2 % pour les indices de référence. Fait remarquable, après 6 ans et demi d’investissement, les investisseurs des fonds d’investissement européens comparables les plus conservateurs étudiés par Morningstar (le fournisseur d’information sur les fonds leader en Europe) ont affiché des rentabilités négatives. C’est un phénomène très courant chez les clients qui viennent à Indexa en provenance d’autres entités : les années sont passées mais la rentabilité n’a pas accompagné. Une fois encore, l’importance de payer moins de frais et de se diversifier est soulignée.

Vous trouverez ci-dessous une comparaison de la rentabilité corrigée par le risque des portefeuilles à l’aide du ratio de Sharpe (rentabilité / risque) :

On constate qu’en six ans et demi d’activité, Indexa a obtenu un ratio de Sharpe compris entre 0,30 et 0,57 (proche du 0,46 espéré à long terme pour des investissements diversifiés en actions et obligations), alors que les benchmarks ont actuellement un ratio de Sharpe très faible (entre -0,22 et +0,33). Cela signifie que les investisseurs, avec Indexa, obtiennent dans leurs portefeuilles la rentabilité du risque offerte par le marché, tandis que les investisseurs dans les fonds communs de placement européens subissent le même risque, mais la rentabilité se perd en frais.

Portefeuilles de plus de 100 mille euros et de moins de 10 mille euros

Nous gérons de manière très similaire les trois tailles de portefeuilles que nous utilisons chez Indexa : les portefeuilles inférieurs à 10 mille euros, les portefeuilles entre 10 mille et 100 milles euros et les portefeuilles supérieurs à 100 mille euros. La principale différence est, dans les portefeuilles de plus de 10 ou 100 mille euros, l’ajout d’autres classes d’actifs afin d’accroître encore plus la diversification.

Ci-dessous, vous pouvez voir les différentes rentabilités annuelles des différents portefeuilles en fonction du profil au cours des cinq années et demie où ils ont été en activité (du 31/12/2016 au 30/06/2022) :

Les différences entre les portefeuilles de plus de moins de 10 mille euros, de plus de 10 mille euros et de plus de 100 mille euros ne sont pas très appréciables : entre -0,3 point de pourcentage (p.p.) et 0,0 p.p. par an pour les portefeuilles de plus de 100 mille euros et entre -0,5 p.p. et +0,7 p.p. pour les portefeuilles de moins de 10 mille euros, en comparaison avec les portefeuilles de 10 à 100 mille euros.

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Présentation de nos portefeuilles de fonds ISR

Au cours de nos six années et demie d’existence, on nous a demandé à plusieurs reprises pourquoi nous n’avions pas un portefeuille de fonds intégrant des critères d’Investissement Socialement Responsable (ISR), critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance, également appelés ESG. La raison en était qu’il n’existait pas une gamme suffisamment large de fonds indexés ISR pour offrir à nos clients un portefeuille mondialement diversifié et à faible coût. Cependant, l’offre a augmenté récemment et nous pensons que le moment est venu de commencer à proposer à nos clients des portefeuilles de fonds indexés à biais ISR.

10 portefeuilles ISR

Pour les clients qui préfèrent limiter leurs investissements aux secteurs et aux entreprises qui intègrent davantage de critères ISR, nous avons créé dix portefeuilles de fonds indexés ISR, un pour chaque profil de risque de 1 à 10.

Les fonds qui composent le portefeuille excluent généralement les industries controversées en termes de durabilité, de gouvernance et de responsabilité sociale (par exemple, le tabac, les armes, les énergies non renouvelables ou la pornographie). Ils excluent également les entreprises dont le comportement ou les produits compromettent l’environnement et la santé des personnes (par exemple, violations des droits de l’homme, exclusion de collectifs de personnes, atteintes à la santé publique, etc.) Les critères ISR utilisés sont décrits plus en détail ci-dessous dans la rubrique « Critères de sélection ISR ».

Coûts, diversification et pronostic de rentabilité des fonds ISR

Après avoir analysé en profondeur la gamme de fonds indexés ISR disponibles en Europe, nous avons pu constituer un portefeuille suffisamment diversifié et à moindre coût, avec lequel nous pouvons travailler confortablement.

Il convient toutefois de noter que les fonds indexés ISR sont de plus petite taille que les fonds indexés sur la capitalisation et que les coûts de ces fonds sont plus élevés. Ce point est important car des coûts plus élevés pénaliseront inévitablement les pronostics de rentabilité et volatilité.

Il convient également de noter que les fonds axés sur l’ISR sont un peu moins diversifiés que les fonds indexés non ISR et présentent donc un risque un peu plus élevé.

Bien qu’il n’y ait pas encore d’études suffisamment concluantes, avec des coûts plus élevés et une diversification moindre, il est probable qu’à long terme, les fonds ISR finissent par avoir un rapport rentabilité/risque inférieur à celui des fonds indexés sans biais ISR.

Sélection des fonds ISR

Pour sélectionner les fonds ISR qui composent nos portefeuilles, nous avons utilisé les critères de sélection suivants :

  • Liquidité (taille du fonds).
  • Frais (coûts du fonds).
  • Critères ISR suivis par l’indice de référence.
  • Diversification de l’indice et du fonds (concentration dans les 10 plus grandes positions, concentration géographique, concentration sectorielle, concentration par émetteur…).
  • Suivi de l’indice (tracking error) : différence de volatilité et de performance du fonds ISR par rapport à son indice de référence ISR et de l’indice de référence par rapport à  » l’indice parent « . L' »indice parent » est l’indice initial à partir duquel les critères d’exclusion de l’ISR sont appliqués.

Pour des raisons de simplicité, de minimisation des coûts et de choix limité, nous avons décidé de construire un seul portefeuille avec quatre fonds diversifiés par géographie et par classe d’actifs :

  • Pour les actions, nous choisissons un fonds ISR d’actions mondiales et un fonds ISR d’actions d’économies émergentes, tous deux de Vanguard.
  • En ce qui concerne les obligations, nous avons choisi un fonds ISR d’obligations d’entreprises mondiales de iShares (Blackrock). Pour compléter la diversification des obligations, nous avons ajouté un fonds d’obligations gouvernementales mondiales d’Amundi.

Ces quatre instruments sont décomposés ci-dessous :

Classe d’actif

Nom de l’instrument

Indice de référence

Actions globales ISR

Vanguard ESG Dev.World Stk Idx Eur -Acc

FTSE Developed All Cap Choice Index

Actions économies émergentes ISR

Vanguard ESG Emrg Mk Stk Idx Eur -Acc

FTSE Emerging All Cap Choice Index

Obligations d’entreprises globales ISR

iShares ESG Global Corp Bnd Idx Eur Hdg

Bloomberg Barclays Global Aggregate Corporate Index

Obligations gouvernementales globales

Amundi JPM Global Gov Bnd Idx Eur Hdg

JPM GBI Global Traded Index Hedged EUR

Pour obtenir la pondération, nous avons essayé de nous différencier le moins possible des portefeuilles de fonds non ISR de 10 mille à 100 mille euros. Par exemple, les pondérations des obligations et des actions sont les mêmes dans les deux cas.

Coûts des portefeuilles ISR

En comparant les coûts des portefeuilles de fonds ISR et les coûts actuels des portefeuilles de fonds de 10 mille à 100 mille euros, nous observons qu’en moyenne les coûts des fonds ISR sont 0,07 points de pourcentage plus chers (moyenne des portefeuilles non ISR 0,14% contre moyenne des portefeuilles ISR 0,20%).

Cela est dû au fait que les sociétés de construction d’indices effectuent une analyse détaillée en matière de durabilité, de gouvernance et de responsabilité sociale des entreprises du marché avant de construire l’indice ISR, ce qui entraîne des coûts plus élevés que les indices construits par pondération de la capitalisation, et que les fonds ISR sont actuellement de plus petite taille que les fonds non ISR.

Bien que l’allocation d’actifs des portefeuilles de fonds ISR soit similaire à celle des portefeuilles de fonds de 10 mille à 100 mille euros et que les pronostics de rentabilité et volatilité brutes soient donc similaires, en raison des coûts plus élevés des instruments présentant des caractéristiques ISR, le pronostic de rentabilité nette de ces portefeuilles est légèrement inférieur au pronostic de rentabilité nette des portefeuilles de fonds de 10 mille à 100 mille euros.

Critères de sélection ISR

Pour les actions mondiales et émergentes, le critère ISR utilisé chez Vanguard pour la construction de l’indice consiste en l’exclusion des entreprises de l' »indice parent » appartenant aux catégories  » problèmes de produits  » (Énergie non renouvelable, Vice adulte ou Armes) ou  » problèmes de conduite  » (Controverse ou Diversité), données qui proviennent de la société MSCI. La diversification géographique et sectorielle est légèrement affectée par rapport à l' »indice parent », car Vanguard ne limite pas les pondérations par pays ou par secteur. Les composantes du fonds sont rééquilibrées chaque année. De plus amples informations sont disponibles sur le site Vanguard ISR (lien en anglais).

En ce qui concerne les obligations d’entreprises mondiales, le critère ISR utilisé par Blackrock pour le fonds consiste à exclure les entreprises appartenant aux catégories de la production d’armes, des composants nucléaires, de l’extraction de charbon, de la production de tabac ou qui sont en conflit avec les principes de l’ONU des entreprises des secteurs de l’industrie, de l’énergie et des services financiers. Les données ISR proviennent de MSCI. Le fonds est rééquilibré mensuellement. De plus amples informations sont disponibles sur le site Blackrock SRI (lien en anglais).

Caractéristiques des fond des portefeuilles ISR

1. Fonds ISR d’actions mondiales

Il s’agit du fonds Vanguard ESG Dev.World Stk Idx Eur -Acc (ISIN IE00B5456744), qui suit l’indice FTSE Developed All Cap Choice en euros, lequel suit la performance des actions de pays développés, y compris toutes les tailles d’entreprises (petites, moyennes et grandes capitalisations) à l’exclusion de certaines entreprises qui ne répondent pas aux critères ISR. Il compte 2920 millions d’euros (M€, au 28/02/2022) d’actifs sous gestion et présente des coûts relativement faibles pour l’environnement ISR (Total Expense Ratio, TER, de 0,13%). Le fonds suit bien l’indice avec un écart de suivi (tracking error) de 0,29 %.

C’est un fonds diversifié puisque les 10 principales positions représentent 18% du fonds, qui investit au total dans plus de 4200 actions. La principale exposition géographique est les États-Unis avec 66 %, suivis de l’Europe avec 17 %. Les critères ISR utilisés par Vanguard sont clairs : un total de 853 entreprises représentant 18% sont retirées de l’indice « parent » du FTSE Developed All Cap Index. Les principales exclusions sont Johnson & Johnson et Walmart (exclus en raison de problèmes liés à la violation des principes de l’ONU), Berkshire (exclu parce qu’il est investi dans des entreprises d’extraction de combustibles fossiles et de production d’énergie nucléaire), Exxon et Chevron (exclus parce qu’il s’agit d’entreprises d’extraction de combustibles fossiles).

Les 10 principales positions de l' »indice parent » représentent 14 % du fonds (5 711 positions au total). La principale exposition géographique est les États-Unis avec 64 %, suivis de l’Europe avec 16 %.

En comparant l’indice ISR à l’indice « parent », nous observons une légère surpondération des États-Unis (66 % contre 64 %), des sociétés technologiques (24 % contre 20 %) et des biens de consommation discrétionnaire (16 % contre 13 %, les biens de consommation discrétionnaire étant des biens de consommation non essentiels tels que les vêtements, les loisirs et l’automobile). En revanche, une sous-pondération des entreprises industrielles (11 % contre 14 %).

En termes de rentabilité sur les 5 dernières années, on constate une amélioration entre l’indice ISR et l' »indice mère » de 1,3 point de pourcentage par an (12,4% contre 11,1%). La volatilité est similaire entre les deux indices (12,6% contre 12,9%). Toutefois, il convient de rappeler que les rentabilités passées ne sont pas un indicateur fiable des rendements futurs. Il est probable que le fonds ISR ait surperformé au cours des 5 dernières années en raison du boom de l’investissement ISR, et que ce différentiel de performance passé ne sera pas maintenu à l’avenir.

2. Fonds d’actions émergentes ISR

Il s’agit du fonds Vanguard ESG Emrg Mk Stk Idx Eur -Acc (ISIN IE00BKV0W243), qui suit l’indice FTSE Emerging All Cap Choice en EUR et réplique le comportement des entreprises des pays émergents, comprenant toutes les tailles d’entreprises (petites, moyennes et grandes capitalisations). Il compte 345 millions d’euros (au 28/02/2022) d’actifs sous gestion et a des coûts relativement faibles pour le secteur de l’ISR (TER 0,18%). Le fonds suit bien l’indice avec un tracking error de 0,19%.

Il s’agit d’un fonds diversifié puisque les 10 principales positions représentent 28% du fonds, qui investit dans plus de 2720 sociétés. La principale exposition géographique est la Chine à 52 %, suivie de Taïwan à 20 %, puis de l’Inde à 10 %.

En conservant les critères d’exclusion de Vanguard, 742 sociétés représentant 15 % de l' »indice parent » sont exclues. Les principales exclusions sont Reliance, Vale et Gazprom (exclues pour être des sociétés d’extraction de combustibles fossiles), Tata Consultancy (exclue pour être une société de conseil aux sociétés de production d’énergie nucléaire et pour des questions liées à la violation des principes de l’ONU) et Saudi Basics (exclue pour des problèmes liés à la violation des principes de l’ONU).

Les 10 principales positions de l' »indice parent » représentent 24% du fonds (total de 3510 positions). La principale exposition géographique est la Chine avec 52%, suivie de Taiwan avec 20%, puis de l’Inde avec 10%.

Si l’on compare l’indice ISR à l' »indice parent », on observe une légère surpondération de la Chine (43 % contre 40 %), des entreprises technologiques (28 % contre 25 %) et des entreprises financières (18 % contre 16 %). En revanche, une sous-pondération en Inde (20% contre 18%) et au Brésil (4% contre 26%).

En termes de rentabilité sur l’année écoulée (le fonds n’existe que depuis le début de l’année 2021), en comparant l’indice ISR et l’indice « parent », nous constatons une rentabilité annualisée très similaire de 13,4% et 13,7% respectivement. La volatilité est également similaire d’un indice à l’autre, 16,1% contre 16,3%.

3. Fonds d’obligations d’entreprises mondiales ISR

Il s’agit du fonds iShares ESG Global Corp Bnd Idx Eur Hdg de Blackrock (ISIN IE00BJN4RG66), qui suit l’indice Bloomberg Barclays Global Aggregate Corporate (un indice non-ISR) et réplique la performance des obligations d’entreprises mondiales en EUR et couvertes en EUR. Il détient 816 millions d’euros (au 28/02/2022) d’actifs sous gestion et des coûts relativement bas pour l’environnement ISR à revenu fixe (TER 0,16%). Le fonds suit bien l’indice avec un écart de suivi de 0,12 %.

Il s’agit d’un fonds très diversifié, les 10 principales positions représentant 1,1% du fonds (total de 5600 positions de plus de 1260 sociétés). Il a une durée de 7,09 ans et un yield (intérêt annuel moyen) de 1,6%. La principale exposition géographique est les États-Unis avec 52 %, suivis de l’Europe avec 21 %.

Comme expliqué dans la section « Critères de sélection ISR », les critères d’exclusion de Blackrock sont clairs : 755 entreprises sont retirées de l’indice de référence et les principales exclusions sont Porche et Walmar (exclues en raison de problèmes liés à la violation des principes des Nations unies), Royal Dutch (exclue pour son activité d’extraction de combustibles fossiles), Boeing (exclue pour avoir un pourcentage de ses bénéfices provenant d’armes controversées) et Brithish American Tocabo (exclue pour son activité de tabac).

L’indice de référence a une durée de 7,14 ans et un yield de 1,62%. La principale exposition géographique est les États-Unis avec 54 %, suivis de l’Europe avec 21 %.

Le fonds a été lancé en février 2021 et depuis lors, les rentabilités obtenues par le fonds par rapport à l’indice sont positives, respectivement 3,7% et 4,1%. Dans le cas de ce fonds, il n’y a pas d’indice ISR, le fonds effectue le filtre ISR sur l’indice Parent directement.

4. Fonds d’obligations gouvernementales mondiales (non-ISR)

Il s’agit du fonds Amundi JPM Global Gov Bnd Idx Eur Hdg (ISIN LU0389812693), qui suit le JPM GBI Global Traded Index Hedged EUR et réplique la rentabilité des obligations d’Etat mondiales couvertes en EUR. Elle gère 2330 millions d’euros (au 28/02/2022) d’actifs. Il s’agit d’un fonds très diversifié, les 10 principales positions représentant 1,58% du fonds. Les coûts du fonds sont de 0,20%. Le fonds suit bien l’indice avec un écart de suivi de 0,20 %.

Un portefeuille de fonds ISR est-il meilleur qu’un portefeuille de fonds « traditionnel » ?

Cela dépend de chaque investisseur et du risque qu’il veut assumer. D’une part, nous savons qu’un portefeuille de fonds ISR a des coûts plus élevés et une diversification moindre qu’un portefeuille de fonds indexés pondérés en fonction de la capitalisation, ce qui nous amène à penser qu’à long terme, les rentabilités par rapport au risque seront inférieures. En outre, le processus de création des indices doit encore être affiné et dépend de la transparence des données et de l’algorithme d’évaluation des entreprises d’analyse, un processus plus complexe que le processus de pondération par capitalisation suivi par les indices « traditionnels ».

En revanche, en faveur de l’intégration de critères ISR, il s’agit de récompenser les entreprises cotées en bourse qui intègrent mieux les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance d’entreprise dans leur gestion. En introduisant un biais ISR dans l’investissement, l’investisseur encourage davantage d’entreprises à adopter ces critères et rend le capital plus cher pour les entreprises qui les intègrent dans une moindre mesure. Des études récentes montrent que les entreprises ayant une bonne notation ISR ont tendance à avoir une meilleure comptabilité financière à l’avenir (Khan, Serafeim et Yoon 2015).

Conclusion

À notre avis, l’investissement selon les critères de l’ISR est une tendance d’investissement qui restera avec nous à long terme. La décision individuelle d’y investir nous semble être une décision raisonnable que chacun peut prendre de son côté. Les deux choix d’investissement, avec ou sans biais ISR, nous semblent parfaitement raisonnables et c’est pourquoi nous avons décidé de les proposer à nos clients.

Chez Indexa, notre objectif est toujours d’offrir les meilleurs portefeuilles à nos clients, des portefeuilles diversifiés et avec les coûts les plus bas du marché, et c’est ce que nous faisons avec ce portefeuille de fonds ISR pour tous les investisseurs qui, en plus de rentabiliser leur investissement, veulent essayer de faire en sorte que leur investissement ait un impact plus positif sur notre planète et les personnes qui l’habitent.

Portefeuille de fonds : comment choisir le biais ISR

Si vous avez déjà votre portefeuille de fonds avec Indexa : Vous pouvez choisir d’introduire un biais ISR depuis votre espace personnel \ sélectionnant votre compte \ Plan \ Modifier mon profil investisseur \ Changer mes réponses.

Si vous n’êtes pas encore client d’Indexa Capital, vous pouvez effectuer notre bref test de profil investisseur (2 min) et choisir le portefeuille avec biais ISR ou non dans le parcours de souscription.

Exposition de nos portefeuilles à la Russie

Depuis l’attaque de la Russie contre l’Ukraine il y a deux semaines (le 24/02/2022), certains clients nous ont posé les questions suivantes :

  • Quelle est l’exposition des portefeuilles d’Indexa à la Russie ?
  • Cherchons-nous à vendre les investissements en Russie?
  • Pouvons-nous offrir la possibilité de ne détenir aucune partie du portefeuille en Russie ?

Nous pensions attendre de pouvoir offrir des réponses complètes avant de publier cet article, mais en raison de la fréquence de ces différentes questions, nous avons préféré publier dès maintenant des réponses mêmes partielles, que nous serons amenés à compléter par la suite en fonction de l’évolution de la situation.

Exposition des portefeuilles de fonds à la Russie

L’exposition de nos portefeuilles de fonds à la Russie avant le début de la guerre se situait entre 0,1% et 0,4% du portefeuille, selon la taille du portefeuille et du profil d’investisseur du client.

Nous avions quatre fonds avec une exposition marginale à la Russie avant le début de la guerre en Ukraine :

Le fonds d’obligations globales à long terme, Vanguard Global Bnd Idx Eur -Ins, indexé sur l’indice Barclays GA Float Adjusted Bond, qui pèse entre 21 et 86% des portefeuilles de fonds de moins de 10 mille euros, était exposé à 0,4% aux obligations russes, ce qui équivaut à entre 0,1 et 0,3% du portefeuille.

Le fonds d’actions des pays émergents Vanguard Emrg Mk Stk Idx Eur -Ins, indexé sur l’indice MSCI Emerging Markets, qui pèse entre 0 et 10% des portefeuilles de fonds de 10 à 100 mille euros, et entre 2 et 9% des portefeuilles de fonds de plus de 100 mille euros selon le profil d’investissement du client, avait une exposition de 3,3% aux actions russes, équivalente à entre 0,1 et 0,3% du portefeuille .

Le fonds d’obligations d’entreprises européennes, Vanguard Euro Inv Gr Bnd Idx Eur -Ins, indexé sur l’indice Barclays Euro Non-Government Bond, qui pèse entre 4 et 16% des portefeuilles de fonds de 10 à 100 mille euros, et entre 14 et 79% des portefeuilles de fonds de plus de 100 mille euros selon le profil investisseur du client, avait une exposition de 0,3% à la Russie, ce qui équivaut moins de 0,1% du portefeuille.

Le fonds d’obligations de pays émergents couverts en euros iShares EM Gov Bnd Idx -I2 Eur Hdg, indexé sur l’indice EMBI Global Diversified publié par JP Morgan, qui pèse entre 2 et 3% des portefeuilles de fonds de plus de 100 mille euros, selon le profil investisseur du client, avait une exposition de 3,1% aux actions russes, ce qui équivaut à moins de 0,1% du portefeuille.

Quant au fonds d’actions globales dans les portefeuilles de fonds de moins de 10 mille euros, Vanguard Global Stk Idx Eur -Ins, indexé sur l’indice MSCI World, qui pèse entre 14% et 79% des portefeuilles de moins de 10 mille euros, n’avait aucune exposition à la Russie, ou avait une exposition de moins de 0,1%.

Il n’y a pas d’exposition à la Biélorussie

Les fonds de nos portefeuilles ne sont pas exposés aux titres biélorusses (certains clients nous ont également demandé si nos portefeuilles comprenaient des investissements en Biélorussie, allié de la Russie dans cette guerre).

Changement dans les indices

Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine le 24 février 2022, les marchés boursiers et obligataires russes sont fermés. Comme en cas de chocs extrêmes provoquant un manque de demande pour répondre à l’offre (vendeurs d’actions ou d’obligations), les cotations sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. En conséquence de cette fermeture, les actions et obligations russes cotées sur les marchés russes deviennent illiquides, et si ce manque de liquidité perdure, elles se voient exclues des indices.

C’est ce qui s’est passé le 02 mars 2022 lorsque MSCI, le créateur des indices MSCI World et MSCI Emerging Markets, a exclu les titres russes des deux indices. Barclays n’a pas encore exclu les obligations russes de l’indice Barclays GA Float Adjusted Bond, sur lequel est indexé le fonds Vanguard Global Bnd Idx Eur -Ins dans nos portefeuilles de fonds de moins de 10 mille euros, et JP Morgan a décidé de conserver les obligations russes actuelles dans son indice obligataire des marchés émergents « EMBI Global Diversified Index » mais d’exclure les nouvelles émissions.

En conséquence de ce changement dans les indices, les fonds indexés sur ces indices devraient automatiquement vendre les titres exclus.

Les fonds ne peuvent pas vendre les valeurs qui sont sorties de l’indice

Toutefois, plusieurs raisons empêchent les fonds de vendre des actions ou des obligations russes en ce moment. La première est la fermeture des marchés russes, ce qui empêche la vente d’actions sur le marché. La deuxième est que, même si les marchés étaient ouverts, la Russie a interdit aux investisseurs étrangers la vente de titres russes. La troisième est, même si ces titres pouvaient être vendus en Russie, l’expulsion de la Russie du système interbancaire SWIFT qui empêcherait probablement les fonds d’investissement européens, domicilié en Irlande ou au Luxembourg, de pouvoir transférer l’argent en retour.

Une alternative pour les fonds serait de vendre ces titres, ou les droits économiques associés à ces titres, de manière privée, pour dénouer ces positions.

Les gestionnaires de fonds, Vanguard et iShares, n’ont pas encore publié ce qu’ils comptaient faire des titres russes. Il est fort probable qu’ils aient comptabilisé les investissements russes avec une valeur proche de zéro dans leur calcul quotidien de valeur liquidative des fonds. Nous ne manquerons pas de vous informer sur ce blog lorsqu’ils l’auront fait savoir.

Actualisation 11/03/2022: Vanguard a annoncé qu’ils procéderont à des ajustements des prix des sociétés russes en utilisant divers indicateurs de marché pour valoriser correctement les actifs, et qu’ils cesseront, lorsque cela sera possible, toute exposition aux actifs russes. D’autre part, iShares n’a pas encore publié sa procédure, mais il est fort probable qu’ils aient contabilisé les investissements russes avec une valeur théorique proche de zéro dans le calcul de la valeur liquidative quotidienne des fonds.

Aucun des fonds de nos portefeuilles a cessé d’être accessible pour la souscription ou le rachat

Les fonds d’investissement les plus exposés à la Russie ont dû cesser de publier leur valeur liquidative, et ne peuvent donc plus être souscrits ou rachetés. Ce n’est le cas d’aucun des fonds de nos portefeuilles, car ils étaient tous exposés à la Russie à hauteur de moins de 5 %.

Désormais, les fonds n’investissent plus dans les actions russes

En outre, les fonds qui comprenaient auparavant des actions ou des obligations russes n’y investissent plus, car elles sont sorties des indices qu’ils cherchaient à répliquer.

Les bénéfices de la diversification

Une fois de plus, les avantages de la diversification mondiale sont confirmés. Malgré une valeur proche de zéro d’une grande partie des actions et obligations russes, l’impact sur un portefeuille globalement diversifié géographiquement et par classe d’actif a été relativement réduit. Au cours des deux premiers mois de 2022, le portefeuille moyen d’Indexa (6/10) ne s’est déprécié que de 4,7%. Ces derniers jours, les obligations se sont à nouveau appréciées et ont servi de tampon contre la baisse.

Malgré tous les événements extrêmes du XXe siècle (comme par exemple la montée du communisme en Chine en 1949 ou la révolution soviétique en Russie en 1917), la rentabilité réelle (déduisant l’inflation) d’un investisseur indexé sur le monde entier de 1899 à 2018 a été de 5,0 % par an.

Cette malheureuse guerre de la Russie en Ukraine est un nouvel événement extrême qui a un impact sur la valeur des investissements, mais un portefeuille mondialement diversifié, géographiquement et par classe d’actif, est la meilleure option pour maximiser la rentabilité ajustée au risque à long terme.

Notre soutien aux victimes

Nous profitons de cette occasion pour adresser notre soutien, même si ce n’est que symbolique, à toutes les personnes qui souffrent de cette guerre et nous espérons qu’elle se terminera sous peu.