Rapport de rentabilité 2016-2021, qui n’est pas un indicateur fiable de la rentabilité future

La rentabilité en 2021 a été très bonne, tout comme elle l’est sur les six dernières années. Nous reviendrons sur les détails plus tard.

Mais tout d’abord, il est extrêmement important de ne pas oublier, au risque de se répéter, que :

  1. L’avenir pourrait ne pas être aussi bon
  2. À un moment donné, l’avenir sera bien pire avec certitude.
  3. Les rentabilités passées ne doivent pas être extrapolées, car les rentabilités passées ne sont pas un indicateur fiable des rentabilités à venir.
  4. L’important est d’avoir le bon profil de risque pour être en mesure de supporter les pertes lorsqu’elles surviendront.

Rentabilité et retraits

Il y a deux mois, nous publiions : « les apports nets des clients d’Indexa ne suivent plus le marché ». C’est une excellente nouvelle, mais nous avons également constaté que les retraits augmentent avec les baisses de marchés, surtout quand il s’agit de baisses importantes, comme ce fut le cas en février et mars 2020.

Nous devons donc encore travailler pour essayer d’atténuer, dans la mesure du possible, ce comportement, car à long terme il pénalise la rentabilité des portefeuilles. Le mois où les retraits en pourcentage des actifs ont été les plus forts (4,6 %) est mars 2020, en plein milieu de la crise de la COVID-19, tandis que la rentabilité du portefeuille 6/10 sur les 12 mois suivants a été la plus élevée de l’histoire d’Indexa (+24%).

Si vous savez que des pertes sont à venir et que vous avez le bon profil, vous pouvez éviter de vendre à ce moment-là et cela améliorera votre rentabilité à long terme. Nous disposons d’une liste des plus grandes chutes historiques où vous pouvez consulter les crises passées et ainsi avoir une idée des mouvements qui pourraient se produire à l’avenir.

Les perspectives de rentabilité devraient être revues à la baisse

Nous actualisons chaque année la rentabilité et le risque espérés des portefeuilles. Les perspectives que nous avons publiées en janvier 2021 sont bien inférieures à ce que nous avons effectivement observé au cours des six dernières années. Par exemple, la rentabilité attendue que nous avons estimée il y a un an pour le portefeuille 6 est de 2,1%. Ce pourcentage est bien inférieur à ce que nous avions estimé il y a six ans et reflète les bonnes rentabilités passées.

Comme nous l’avons commenté lors de la révision de la rentabilité il y a six mois, cela ne veut pas dire que nous savons ce qui va se passer à l’avenir, surtout à court terme, et nous ne donnons pas un message de réduction ou d’augmentation du risque du portefeuille. Si l’on tient compte du fait que la volatilité attendue pour le portefeuille 6/10 est maintenant de 7,6%, cela signifie que la rentabilité sur un an est susceptible d’être comprise, avec un intervalle de confiance à 95%, entre -12,9% à +17,4%. C’est une autre indication de la pertinence des retours inattendus.

Nous ne voulons pas non plus dire qu’il faut chercher d’autres alternatives d’investissement sous prétexte que nous ne nous attendons pas à ce que les portefeuilles d’Indexa donnent la même rentabilité que par le passé. D’autres alternatives d’investissement se trouvent exactement dans la même situation de marché.

Ce que nous voulons dire, c’est qu’à long terme, le comportement le plus sensé est de revoir à la baisse nos attentes en matière de rentabilité en tant qu’investisseurs, malgré la rentabilité élevée que nous avons connue par le passé. Avec des taux d’intérêt négatifs, nous ne pouvons aspirer à une rentabilité similaire à celle obtenue lorsque les taux d’intérêt étaient nettement positifs.

Sommes-nous dans une bulle financière ?

À ce stade, en tenant compte de tout ce qui a été dit précédemment, nous aimerions faire une réflexion sur les différentes voix qui parlent périodiquement de l’existence de bulles dans les actions, les obligations ou les valorisations d’indices.

« Exubérance irrationnelle » est un terme utilisé par l’ancien président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, dans un discours prononcé à l’American Enterprise Institute for Public Policy Research pendant le boom boursier des années 1990. Cette phrase a été interprétée par les experts comme un avertissement d’une possible surévaluation du marché.

Nous aimerions utiliser l’expression « Exubérance rationnelle » par opposition à l’expression originale, car nous pensons que les prix des marchés liquides sont les meilleurs indicateurs que nous puissions avoir de la valeur des actifs qui y sont cotés. L’équilibre du marché est un équilibre extrêmement informé, car il est construit à partir de très nombreux investisseurs, et il ne peut être pris à la légère. Parfois, certains peuvent être surpris par l’optimisme ou le pessimisme que reflètent les prix, mais il est plus probable qu’il existe des arguments vennant étayer cet optimisme ou ce pessimisme. Et ce qui est certain, c’est qu’à mesure que les inconnues se préciseront, le prix s’adaptera.

Un exemple paradigmatique est celui de la bulle Internet de l’an 2000, mal nommée pour nous. De notre point de vue de défenseurs de l’efficacité du marché, nous justifierions cette hausse des valorisations des entreprises technologiques par de fortes attentes de croissance, qui ne se sont pas concrétisées à court terme. Et puis les prix ont chuté, « éclatant la bulle », ce que nous justifierions simplement comme un réajustement des attentes. Quelque temps plus tard, il a été confirmé que les attentes du marché en matière de croissance des entreprises technologiques étaient correctes : la croissance a simplement pris plus de temps que prévu et ce sont d’autres entreprises qui ont réussi. Comme nous parlons de l’avenir, il est normal que le consensus du marché soit erroné, mais ceux qui remettent en question le consensus du marché seront tout aussi erronés, sinon plus.

Au cours des six dernières années, depuis que nous avons lancé Indexa, les marchés mondiaux des actions et des obligations ont enregistré de bonnes rentabilités, mais cela ne signifie pas que nous sommes maintenant dans une bulle. À titre d’exemple, nous pouvons réviser la rentabilité du portefeuille à risque 6/10, ainsi que le scénario positif et négatif attendu que nous avions estimé à l’époque. Ces scénarios ont été élaborés à partir de l’estimation d’une rentabilité de 4,6 % et d’une volatilité de 8,4 %.

L’évolution réelle du portefeuille 6 depuis 2015 (7,2% par an) a été supérieure à celle espérée (4,6%), mais loin d’un scénario exceptionnellement positif. La probabilité estimée il y a six ans d’une rentabilité supérieure à 7,2 % par an aurait été de 25 % et d’une rentabilité inférieure de 75 %. Sur la base de ces estimations (qui seront toujours une approximation grossière de la réalité), nous pouvons dire qu’au cours des six dernières années, il y a eu de la chance (la rentabilité inattendue a été positive) mais pas énormément de chance non plus.

Nous ne savons pas si nous sommes dans un moment d’exubérance ou non. Mais ce que nous aimons penser, c’est que dans tous les cas, l’équilibre actuel sera rationnel, et qu’il y aura des arguments que les acteurs du marché auront supposés pour le justifier.

Pertes maximales attendues à un niveau de confiance de 97,5%.

Et comme nous avons l’habitude de le faire dans ces bilans semestriels, avant d’entrer dans le détail des rentabilités, rappelons les pertes annuelles maximales que nous estimons pouvoir se produire sur nos portefeuilles, sachant que dans une année sur 40, il y aura probablement une perte encore plus importante, sont :

Portefeuille Perte maximale à 97,5% de confiance (%)
Portefeuille 1 -7,3%
Portefeuille 2 -7,5%
Portefeuille 3 -8,6%
Portefeuille 4 -10,5%
Portefeuille 5 -11,7%
Portefeuille 6 -13,0%
Portefeuille 7 -15,2%
Portefeuille 8 -16,5%
Portefeuille 9 -18,4%
Portefeuille 10 -19,4%

Rentabilité

En 2021, la rentabilité du portefeuille de fonds le plus conservateur a été de +2,9% et le plus agressif de +20,2%, ce qui fait de 2021 la deuxième année la plus rentable depuis que nous avons lancé notre service en 2015. Et une année de plus, nous avons surpassé la rentabilité des fonds d’investissement européens comparables (Morningstar Allocation Modérée Internationale EUR). Plus précisément, 3,7 points de pourcentage (p.p.) de plus dans l’année. Au cours de nos 6 années d’activité, cette différence était de 3,4 p.p. par an. Cela prouve une fois de plus que payer des frais moins élevés et se diversifier à l’échelle mondiale est bénéfique, quelle que soit la situation du marché.

Portefeuilles de fonds d’investissement

En 2021, la rentabilité de nos portefeuilles de 10 à 100 mille euros se situe entre +2,9% et +20,2% :

– +2,9% pour le portefeuille le moins risqué (profil 1/10)

– +20,2% pour le portefeuille le plus risqué (profil 10/10)

Benchmark : les indices de références de nos portefeuilles sont Morningstar Obligations Internationales Couvertes EUR (pour nos portefeuilles 1 et 2), Morningstar Allocation Prudente Internationale EUR (pour nos portefeuilles 3 à 5), Morningstar Allocation Modérée Internationale EUR (pour les portefeuilles 6 à 8) et Morningstar Allocation Agressive Internationale EUR (pour les portefeuilles 9 et 10). Morningstar est le fournisseur d’information sur les fonds d’investissement leader en Europe. Il s’agit des benchmarks qui représentent le mieux la rentabilité moyenne des fonds d’investissement en Europe.

L’année 2021 a été très positive en bourse (actions), mais négative pour les obligations (titres à revenu fixe). La rentabilité des actions varie de +4,5% (actions des économies émergentes) à +37,8% (actions états-uniennes). Du côté des obligations, la rentabilité a varié de -3,5 % (obligations d’États européens) à +6,5 % (obligations européennes indexées sur l’inflation).

Noms Classe d’actif Rentabilité 2021 (%)
Fonds d’actions    
Vanguard Global Stk Idx Eur -Acc Actions globales 31,0%
Vanguard European Stk Idx Eur – Acc Actions Europe 25,5%
Vanguard US 500 Stk Idx Eur – Acc Actions Etats-Unis 37,8%
Vanguard Japan Stk Idx Eur – Acc Actions Japon 9,2%
Vanguard Emrg Mk Stk Idx Eur – Acc Actions économies émergentes 4,5%
Vanguard Pacific Ex-Japan Stk Idx Eur – Acc Actions Pacifique sauf Japon 12,6%
Vanguard Global Small Cap Idx Eur – Acc Actions globales de petite capitalisation 24,4%
Fonds d’obligations  
Vanguard Global Bnd Idx Eur – Acc Obligations globales à long terme -2,8%
Vanguard Euro Inv Gr Bnd Idx Eur – Acc Obligations Entreprises Européennes -1,8%
iShares EM Gov Bnd Idx -I2 Eur Hdg Obligations pays émergents couvertes en Euro -2,9%
Vanguard Eur Gv Bnd Idx – Acc Obligations Etats Européens -3,5%
Vanguard Euroz Inf Lk Bnd Idx Eur – Acc Obligations européennes liées à l’inflation 6,5%
Vanguard U.S. Gv Bnd Idx Eur Hdg – Acc Obligations États-Unis couvertes en euros -3,3%
iShares US Corporate Bnd Idx Eur Hdg – Acc Obligations d’Entreprises États-Unis couvertes en euros -2,0%

Cette année est un autre exemple de la capacité de diversification qu’offrent les obligations. Nous constatons qu’en période de hausse du marché boursier, les obligations chutent, en particulier les obligations présentant un risque de crédit moindre, comme les obligations d’États européens.

Concernant le benchmark* (l’indice de référence) des portefeuilles, la rentabilité est comprise entre -1,6% et +15,8% :

– -1,6% pour le Benchmark des portefeuilles 1 et 2

– +3,7% pour le Benchmark des portefeuilles 3 à 5

– +9,2% pour le Benchmark des portefeuilles 6 à 8

– +15,8% pour le Benchmark des portefeuilles 9 et 10

Le graphique ci-dessus montre que la différence de rentabilité entre nos portefeuilles et leur benchmark en 2021 se situe entre +3,0 points de pourcentage (p.p.) pour le portefeuille 3 et +8,4 p.p. pour le portefeuille 8.

En moyenne, grâce à notre gestion automatisée et indexée et à nos frais radicalement bas, nous avons réussi à ajouter 5,3 p.p. de rentabilité à la moyenne des fonds européens d’obligations internationales mixtes, d’actions internationales mixtes et d’actions internationales en 2021.

Le graphique ci-dessous montre la différence de rentabilité cumulée sur les six dernières années entre les portefeuilles d’Indexa et la moyenne des fonds d’investissement européens comparables selon Morningstar (le fournisseur d’information sur les fonds leader en Europe). En moyenne, Indexa a surperformé les fonds européens comparables de 28,7 points de pourcentage au cours des six dernières années :

Cela signifie qu’après six ans, et après avoir connu un cycle complet de hausse et de baisse des marchés, les portefeuilles d’Indexa ont obtenu une rentabilité de 3,7 points de pourcentage de plus chaque année, ce qui équivaut à une rentabilité cumulée plus de deux fois supérieure (49,8 % contre 21,1 %).

Vous trouverez ci-dessous une comparaison de la rentabilité ajustée au risque des portefeuilles en utilisant le ratio de Sharpe (rentabilité/risque) :

On constate qu’en six ans d’activité, Indexa a obtenu un ratio de Sharpe compris entre 0,95 et 0,82 (bien supérieur au 0,46 attendu à long terme pour des investissements diversifiés en actions et obligations), alors que les benchmarks ont actuellement un ratio de Sharpe très faible (entre +0,39 et +0,63). Cela signifie que les investisseurs, avec Indexa, obtiennent dans leurs portefeuilles la rentabilité du risque offerte par le marché, tandis que les investisseurs dans les fonds communs de placement européens subissent le même risque, mais la rentabilité est perdue en frais. D’autre part, il faut s’attendre à ce que le ratio de Sharpe diminue avec le temps, ce qui implique une réduction de la rentabilité, une augmentation du risque (volatilité) ou les deux.

Portefeuilles de plus de 100 mille euros et de moins de 10 mille euros

Nous gérons de manière très similaire les trois tailles de portefeuilles que nous utilisons chez Indexa : les portefeuilles inférieurs à 10 mille euros, les portefeuilles entre 10 mille et 100 milles euros et les portefeuilles supérieurs à 100 mille euros. La principale différence est, dans les portefeuilles plus importants, l’ajout d’autres classes d’actifs afin d’accroître encore plus la diversification.

Ci-dessous, vous pouvez voir les différentes rentabilités annuelles des différents portefeuilles en fonction du profil au cours des quatre années et demie où ils ont été en activité (du 31/12/2016 au 31/12/2021) :

Les différences entre les portefeuilles de plus de 10 mille euros et les portefeuilles de plus de 100 mille euros ou de moins de 10 mille euros ne sont pas très appréciables : entre -0,3 point de pourcentage (p.p.) et +0,0 p.p. par an pour les portefeuilles de plus de 100 mille euros et entre -0,5 p.p. et +0,9 p.p. pour les portefeuilles de moins de 10 mille euros.

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Sélection des classes d’actif

Comme vous le savez déjà, la politique d’investissement d’Indexa peut être résumé ainsi : « répliquer le monde avec les frais les plus faibles possibles ». Avec les articles à venir de notre formation financière, nous souhaitons vous expliquer de façon plus terre à terre ce principe.

La recherche économique et financière a montré que la meilleure manière de maximiser la rentabilité sur le long terme consistait à combiner des classes d’actif (ex. la bourse européenne) au lieu de sélectionner des valeurs spécifiques (ex. des actions de AB Inbev). A ce sujet, vous pouvez consulter les articles académiques suivants : Markowitz, 1952 ; Sharpe, 1964 ; Brinson, Hood y Beebower, 1986 ; Brinson, Singer y Beebower, 1991 ; Ibbotson y Kaplan, 2000.

C’est pourquoi, au lieu de dédier du temps à construire un portefeuille basé sur des actions et des obligations concrètes, la première étape pour répliquer le monde est de sélectionner une série de classes d’actif diversifiées et relativement peu corrélées. Pour ce faire, il faut considérer le couple rentabilité-risque historique des principales classes d’actif disponibles sur le marché. Nous évaluons également chaque classe d’actif sur sa corrélation avec les autres classes d’actif (diversification), sur sa protection contre l’inflation, sur la minimisation des coûts des fonds indexés et sur la minimisation des coûts de change. Les classes d’actif sont classées en 2 grandes familles : les actions (revenu variable) et les obligations (revenu fixe).

  • Les actions, malgré leur volatilité relativement importante, offrent aux investisseurs une exposition à la croissance économique et de meilleures attentes quant à la rentabilité à long terme.
  • Les obligations offrent des revenus plus sûrs, une rentabilité moindre que les actions mais aussi moins de risque et une corrélation relativement faible avec les actions.

Ci-dessous, une liste des classes d’actif utilisées par Indexa et les bénéfices qu’elles apportent au portefeuille.

Classes d’actif Avantages
Actions globales Croissance à long terme, protection contre l’inflation
Actions Etats-Unis Croissance à long terme, protection contre l’inflation
Actions Europe Croissance à long terme, protection contre l’inflation
Actions économies émergentes Croissance à long terme, protection contre l’inflation
Actions Japon Croissance à long terme, protection contre l’inflation
Actions Pacifique sauf Japon Croissance à long terme, protection contre l’inflation
Actions globales de petite capitalisation Croissance à long terme, protection contre l’inflation
Obligations globales à long terme Rendement du capital, faible volatilité, diversification
Obligations Entreprises Européennes Rendement du capital, faible volatilité, diversification
Obligations Etats Européens Rendement du capital, faible volatilité, diversification
Obligations pays émergents couvertes en Euro Rendement du capital, exposition aux États émergents sans risque de devise, et diversification
Obligations européennes liées à l’inflation Rendement du capital, faible volatilité, diversification, protection contre l’inflation
Obligations États-Unis couvertes en euros Rendement du capital, faible volatilité, diversification
Obligations d’Entreprises États-Unis couvertes en euros Rendement du capital, faible volatilité, diversification

Nous détaillons ensuite la définition de ces classes d’actif et leurs principales caractéristiques.

Fonds indexés d’actions et d’obligations

Nos portefeuilles comprennent des fonds indexés qui sont composés d’une vaste sélection d’actions de divers continents. Votre argent est littéralement investi dans des milliers de sociétés. La proportion exacte d’actions dans chaque zone géographique dépend de votre niveau de risque.

De plus, nos portefeuilles comprennent divers fonds indexés d’obligations (dettes) qui s’équilibrent entre dettes de gouvernements et dettes d’entreprises, entre dettes à long terme et dettes à court terme, entre dettes émetteurs de différentes régions et obligations liées à l’inflation. Votre argent sera investi littéralement dans des centaines d’obligations de centaines d’émetteurs différents suivant des indices qui nous permettent d’offrir une très grande diversification. La proportion exacte de dettes dans chaque catégorie dépend de votre niveau de risque et de la taille du portefeuille.

  1. Actions globales : participation dans le capital de sociétés mondiales. Investissement dans des économies développées (principalement aux États-Unis, en Europe et au Japon).
  2. Actions Europe : participation dans le capital de sociétés basées en Europe. Bien que l’économie européenne risque d’être confrontée à une situation très difficile dans les années à venir, l’Europe représente toujours une part très importante de l’économie mondiale et dispose d’entreprises de premier plan au niveau mondial. D’autre part, il s’agit d’une référence sur le marché actions pour les investisseurs en euros.
  3. Actions États-Unis : participation dans le capital de sociétés basées aux États-Unis. Les États-unis représentent la plus grande économie et la plus grande bourse du monde. Bien que son économie ait été durement touchée par la crise financière de 2008-2009 et que sa future croissance sera probablement inférieure à celle passée, l’économie américaine reste l’une des plus résistantes, novatrices et actives du monde.
  4. Actions Japon : participation dans le capital de sociétés basées au Japon. Le Japon souffre depuis plusieurs décennies d’une croissance et d’une inflation faibles mais la banque centrale japonaise a adopté une politique monétaire très expansive qui devrait stimuler la croissance et l’inflation à moyen terme. Le Japon représente une économie importante au niveau mondial, avec environ 10% de la capitalisation globale, et il possède des sociétés exportatrices de référence.
  5. Actions Pays Émergents : participation dans des sociétés basées dans des pays comme le Brésil, la Chine, l’Inde, l’Afrique du Sud ou Taïwan. Comparés aux économies de pays plus développés, ces pays ont une démographie plus jeune, une classe moyenne croissante et une croissance économique plus rapide. Ils représentent déjà la moitié du PIB mondial, et cette proportion devrait continuer à progresser à mesure que leur croissance se poursuit. Les actions des entreprises de ces pays sont plus volatiles, mais nous prévoyons qu’elles auront une rentabilité moyenne, à long terme, supérieure aux actions d’entreprises américaines ou européennes.
  6. Actions du Pacifique sauf Japon : participation dans des sociétés basées dans le Pacifique à l’exclusion du Japon, en particulier des sociétés de Singapour, de Hong Kong, d’Australie et de Nouvelle-Zélande, qui se distinguent par la vigueur de leur secteur des matières premières, tandis que Hong Kong et Singapour ont connu une forte croissance économique au cours des dernières années.
  7. Actions globales de petite capitalisation : représentent une participation dans la propriété des entreprises de petite et moyenne capitalisation (moins de 55 milliards de dollars) dans des pays développés (principalement États-Unis, Europe et Japon). Les entreprises de petite capitalisation apportent une diversification, à travers leur exposition à des secteurs particuliers, volatiles, et de rentabilité plus élevée, associé à une liquidité moindre et des perspectives de croissance plus importantes à long terme.
  8. Obligations globales à long terme : obligations à long terme émises par des gouvernements et des sociétés de pays développés. Il s’agit principalement d’un investissement dans des obligations dont la notation de crédit est élevée, bien qu’une petite part soit investie dans des obligations avec un haut rendement.
  9. Obligations d’entreprises européennes :  il s’agit de la dette émise par les entreprises européennes ou étrangères (émise en euros), avec des notations de crédit « investment grade » (élevés) pour financer leurs activités. Ces obligations offrent une rentabilité supérieure à celle des obligations d’État en raison d’un risque de crédit plus élevé et d’une liquidité plus faible. Contrairement aux gouvernements de la zone euro, la grande majorité des entreprises européennes a connu un processus de désendettement et a renforcé son bilan ces dernières années.
  10. Obligations Pays Émergents couvertes en euros : Les obligations de pays émergents sont la dette émise par des gouvernements et des organisations quasi gouvernementales des pays émergents, tels le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud et Taïwan en devises étrangères comme l’euro ou le dollar américain. Elles offrent des rendements supérieurs à ceux des obligations de marchés développés. Actuellement, les pays émergents, avec une démographie plus jeune, une croissance économique plus forte, un bilan sain et un ratio dette publique/PIB inférieur, sont moins exposés au risque de défaut de paiement que certains pays de la zone euro.
  11. Obligations d’États européens : dettes émises par les gouvernements de la zone euro (Italie, France, Allemagne, Espagne, Hollande et Belgique principalement) pour financer les budgets des États. Jusqu’à la crise de la zone euro, ce type d’actifs apportait des revenus stables, une faible volatilité historique et une faible corrélation avec les actions. Depuis la crise de la zone euro, les actifs de certains pays comme l’Italie ou l’Espagne sont devenus des actifs comportant un risque de crédit, de sorte que la volatilité et la corrélation ont augmenté, bien que les interventions de la Banque Centrale Européenne aient considérablement réduit ces risques. À l’heure actuelle, ces obligations offrent une rentabilité historiquement faible et il est estimé qu’elles produisent des rendements réels à peine positifs en raison de la politique des faibles taux d’intérêts de la Banque Centrale Européenne.
  12. Obligations européennes indexées sur l’inflation : obligations indexées sur l’inflation européenne (hors tabac) émises par les gouvernements de la zone euro (Allemagne, Italie, France et Espagne). Contrairement aux obligations nominales, le principal et les coupons de ces obligations sont ajustés périodiquement en fonction de l’indice des prix à la consommation (IPC). Bien que les obligations indexées sur l’inflation aient actuellement des rentabilités historiquement faibles, leur spécificité, leur indexation sur l’inflation et leur faible volatilité historique en font une classe d’actif pouvant procurer aux investisseurs des revenus et des garanties en cas d’inflation dont ils pourraient avoir besoin.
  13. Obligations d’États-Unis couvertes en euros : représentent la dette émise par les États-Unis pour financer les budgets de l’État, couverte en euros. Cette classe d’actif d’obligations étatsuniennes diversifie les obligations d’États européens et expose le portefeuille à l’inflation et à la croissance économique étatsunienne.
  14. Obligations d’Entreprises États-Unis couvertes en euros : il s’agit de la dette émise par les entreprises étatsuniennes avec des notations de crédit « investment grade » (élevés) pour financer leurs activités couvertes en euros. Ces obligations offrent une rentabilité plus élevée que celles d’États car elles supportent un risque de crédit plus important et une rentabilité moindre, tout en diversifiant l’exposition aux obligations d’entreprises européennes.

Les classes d’actif qui composent nos portefeuilles peuvent changer au fil du temps, selon l’évolution de l’économie à long terme et l’évolution des fonds indexés disponibles sur le marché. Aujourd’hui, il y a certaines classes d’actif qui ne peuvent pas être investies à travers des fonds indexés mais des fonds indexés apparaîtront sans nul doute pour couvrir ses besoins. Pour plus d’information, vous pouvez consulter l’historique des changements de nos portefeuilles.

Si vous n’êtes pas encore client d’Indexa, découvrez quel portefeuille de fonds indexés mondialement diversifié nous vous recommandons en effectuant notre bref test de profil investisseur (2 min).

Si vous êtes déjà client : vous pouvez accéder à votre composition de portefeuille depuis votre espace personnel sur la page « Résumé » de chacun de vos comptes.

Les benchmarks de nos portefeuilles

Le mois passé nous avons changé de benchmark (ou indices de référence). Nous nous comparons à présent avec les fonds d’investissement européens, au lieu de nous comparer avec les fonds d’investissement espagnols comme nous le faisions. Dans cet article nous allons vous présenter les benchmarks, leur utilité, comment nous les sélectionnons et quels sont ceux que nous allons utiliser à présent.

Selon Investopedia :

« Un benchmark ou indice de référence est un standard contre lequel la rentabilité d’une action, d’un fonds d’investissement ou d’un gestionnaire d’investissements peut se mesurer. En général, des indices représentant des actions et des obligations sont utilisés. »

Ainsi, un benchmark sert de comparaison et de mise en contexte de la rentabilité obtenue par un investissement. De cette manière, il est possible de vérifier si le pourcentage de rentabilité obtenu par un fonds d’investissement, ou par un portefeuille de fonds est bon, s’il est meilleur que son benchmark ou non, s’il est pire que son benchmark.

Par exemple, un gestionnaire actif qui investit dans des actions des États-Unis peut être comparé à la rentabilité de l’indice S&P 500 (les 500 plus grandes entreprises cotées des États-Unis), ou à la moyenne des rentabilités des fonds d’investissement dans des actions états-uniennes.

À l’heure de choisir un benchmark, plusieurs critères doivent être pris en compte :

  1. Le risque du portefeuille et celui du benchmark doivent être similaires.
  2. Les actifs dans lesquels investit le benchmark doivent être représentatifs de la politique d’investissement du portefeuille.
  3. Le benchmark doit être public, réplicable et on doit pouvoir y investir.
  4. Un détail très important : souvent, les benchmarks utilisés par les gestionnaires actifs ne tiennent pas compte de la rentabilité des dividendes et comparent ainsi leur rentabilité avec dividendes à un benchmark qui ne les inclut pas. C’est une erreur. Pour comparer des pommes avec des pommes, nous devons tenir comptes des indices qui incluent les dividendes (ou indices total return).

L’article du CFA Institute “GUIDANCE STATEMENT ON BENCHMARKS” détaille les caractéristiques minimales que doit satisfaire un bon benchmark.

Benchmarks chez Indexa

Chez Indexa, nous utilisions jusqu’à présent des benchmarks reprenant la rentabilité obtenue en moyenne par les fonds d’investissement espagnols (le pays où nous avons démarré notre activité en 2015). Mais, à partir d’aujourd’hui, nous nous comparons aux fonds européens, plus représentatifs pour l’investisseur belge, ou européen en général. Nous obtenons les données de Morningstar, le fournisseur d’information sur les fonds d’investissements leader en Europe, pour différentes catégories de fonds avec lesquelles nous pouvons comparer nos portefeuilles, et nous les incluons sur notre page de statistiques, sur l’espace personnel de chaque client et dans le rapport mensuel que nous envoyons à chaque client.

De cette manière, l’évolution des portefeuilles d’Indexa est comparée à la rentabilité obtenue en moyenne par les fonds européens comparables.

Comparer la rentabilité des portefeuilles d’Indexa à un ensemble d’indices ne serait pas plus informatif car le résultat nous le connaîtrions à l’avance : le portefeuille d’Indexa offrirait la rentabilité des indices moins les coûts. La comparaison à la rentabilité des fonds d’investissement au lieu des indices nous semble plus instructive puisqu’elle nous compare avec la rentabilité moyenne que les investisseurs obtiennent de leur investissement en fonds d’investissement.

Nous réalisons l’assignation d’une catégorie spécifique à un portefeuille en nous basant sur la part d’actions contenue dans le portefeuille en question. En suivant la catégorisation de Morningstar, si le pourcentage d’actions est compris entre 70 et 90%, nous utilisons la catégorie Morningstar Allocation Agressive Internationale EUR, si le pourcentage d’actions est compris entre 50 et 70%, nous utilisons la catégorie Morningstar Allocation Modérée Internationale EUR, si le pourcentage d’actions est compris entre 20 et 50%, nous utilisons la catégorie Morningstar Allocation Prudente Internationale EUR, si le pourcentage d’actions est inférieur à 20%, nous utilisons la catégorie Morningstar Obligations Internationales Couvertes EUR.

Par niveau de risque, nous utilisons actuellement les benchmarks suivants :

Portefeuilles Part d’actions Catégorie Définition de la catégorie
1 et 2 13% à 18% Morningstar Obligations Internationales Couvertes EUR Rentabilité moyenne des fonds d’investissement européens qui investissent en obligations internationales ou cash. Il s’agit du benchmark qui représente le mieux la rentabilité moyenne des fonds d’investissement pour un profil de risque très prudent en Europe avec plus de 80% investis en obligations.
3 à 5 28% à 45% Morningstar Allocation Prudente Internationale EUR Rentabilité moyenne des fonds d’investissement européens avec 20 à 50% de leur investissement en actions internationales et le reste en obligations internationales ou cash. Il s’agit du benchmark qui représente le mieux la rentabilité moyenne des fonds d’investissement pour un profil de risque prudent en Europe.
6 à 8 51% à 66% Morningstar Allocation Modérée Internationale EUR Rentabilité moyenne des fonds d’investissement européens avec 50 à 70% de leur investissement en actions internationales et le reste en obligations internationales ou cash. Il s’agit du benchmark qui représente le mieux la rentabilité moyenne des fonds d’investissement pour un profil de risque modéré en Europe.
9 et 10 74% à 78% Morningstar Allocation Agressive Internationale EUR Rentabilité moyenne des fonds d’investissement européens avec 70 à 90% de leur investissement en actions internationales et le reste en obligations internationales ou cash. Il s’agit du benchmark qui représente le mieux la rentabilité moyenne des fonds d’investissement pour un profil de risque élevé en Europe.

Vous pouvez consulter l’évolution de nos portefeuilles et de leur benchmark sur notre page statistiques ou avec les rapports mensuels de votre portefeuille. Sur le graphique suivant nous montrons la comparaison du portefeuille de fonds nº6 entre 10 et 100 mille euros depuis 2016 et le benchmark de Morningstar Allocation Modérée Internationale EUR :

Comme nous pouvons l’observer dans les colonnes « Total » et « benchmark » du tableau au cours de nos 6 années d’existence, la rentabilité des portefeuilles d’Indexa a été supérieure à la moyenne des fonds d’investissement européens de risque similaire. Sur une courte période, il est toujours possible que la rentabilité de nos portefeuilles se situent en dessous de leur benchmark, mais à long terme nous espérons apporter une rentabilité nettement supérieure, principalement grâce à nos moindres frais et à la réduction des biais émotionnels de l’investisseur.

Impact du changement de benchmarks

Ce changement de benchmark obéit à un objectif de meilleure représentativité des benchmarks pour nos clients belges et européens et n’a pas d’impact significatif favorable ou défavorable pour Indexa. La rentabilité moyenne obtenue par les fonds espagnols comparables (benchmarks antérieurs) et les fonds européens comparables (nouveaux benchmarks) est en effet assez comparable dans l’ensemble, inférieure pour les portefeuilles 1 à 3 et 6 à 9, et supérieure pour les portefeuilles 4, 5 et 10 (voir graphe ci-dessous). En moyenne les fonds européens, avec lesquels nous nous comparons à présent, ont obtenu une meilleure rentabilité que les fonds espagnols et ce changement de benchmarks ne favorise pas Indexa.

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Le risque de liquidité

Nous continuons notre série d’article sur les différents risques. Après un premier article sur le risque de crédit, nous allons maintenant présenter le risque de liquidité des marchés financiers.

Le risque de liquidité est, selon Investopedia : « le risque dérivé d’un investissement ne pouvant pas être acheté ou vendu avec la rapidité suffisante pour éviter ou minimiser une perte ». Autrement dit, il s’agit du risque de ne pas trouver un acheteur au moment où nous souhaitons vendre notre actif pour obtenir de la liquidité, indépendamment du prix. Il s’agit d’un risque très important puisque sans acheteur nous ne pouvons pas liquider nos investissements, ce qui réduit notre pouvoir d’achat.

Chaque actif a un risque de liquidité différent qui dépend de la taille de l’investissement et du nombre d’investisseurs qui y participent. Plus la taille de l’investissement ou le nombre d’investisseurs est grand, plus l’investissement sera liquide. Si je suis le seul à posséder un actif, une maison par exemple, et je souhaite le vendre, il sera nécessairement plus difficile à vendre que des actions pour lesquelles il y a des milliers, voire des millions, de vendeurs et d’acheteurs impliqués.

Nous pouvons ordonner les principales classes d’actif en fonction de leur liquidité (ordre approximatif), du plus liquide au moins liquide :

  1. Actions de grandes entreprises cotées
  2. Obligations d’États
  3. Obligations d’entreprises de bonne qualité crédit (investment grade)
  4. Actions de petites entreprises cotées
  5. Obligations d’entreprises de faible qualité crédit (high yield)
  6. Immobilier
  7. Capital risque
  8. Émetteurs privés de dette

Si nous investissions dans un fonds d’investissement, pour connaître la liquidité de celui-ci, il faudrait analyser dans quoi investit ce fonds. Si le fonds investissait dans des actions de grandes entreprises cotées, il pourrait faire face à des remboursements beaucoup plus importants que s’il investissait dans de petites entreprises cotées. Par exemple, un fonds indexé sur l’indice S&P 500 ou MSCI Europe (tel qu’utilisé chez Indexa) a un risque de liquidité nettement moindre qu’un fonds d’investissements en valeur (value) qui investit dans des petites entreprises cotées.

En général, les fonds maintiennent un petit pourcentage du fonds en espèces pour pouvoir faire face aux remboursements quotidiens habituels. Si des remboursements supérieurs à cette réserve sont reçus, le fonds doit vendre sur le marché une part de ses investissements (actions ou obligations) pour pouvoir obtenir de la liquidité et donner l’argent aux participants qui souhaitent rembourser leurs parts d’un fonds. Si l’actif est peu liquide, il se peut que la valeur liquidative du fonds soit affectée ou qu’il soit impossible de faire face immédiatement aux remboursements demandés par les participants. Dans ce cas, les participants qui souhaitent rembourser leurs parts doivent attendre plusieurs jours pour recevoir l’argent.

Pour éviter cet impact négatif pour les participants qui ne vendent pas, certains fonds d’investissement appliquent un prix oscillant (dont nous parlerons dans un article postérieur), qui bénéficient à tous les participants actuels du fonds. De cette manière, les coûts de transaction pour non-liquidité sont assumés par les nouveaux participants.

Lors de la construction d’un portefeuille d’investissement, il faut faire très attention au risque de liquidité. Chez Indexa, les portefeuilles de fonds de nos clients, qui sont remboursables à n’importe quel moment, sont investis dans des classes d’actif avec une liquidité élevée : des actions d’entreprises cotées, des obligations d’État et des obligations d’entreprises de bonne qualité de crédit. Ainsi, le participant serait à peine affecté s’il décidait de rembourser sa participation. D’autre part, nous sélectionnons des fonds d’investissement de grande taille pour que les choix d’un participant n’affectent pas le fonds. Le fonds le plus petit, avec lequel nous travaillons actuellement, a un patrimoine de plus d’un milliard d’euros (voir le détail de nos portefeuilles).

Le cas spécifique des ETFs

Ces derniers temps, nous entendons parfois parler d’un potentiel problème de non-liquidité des ETF’s (Exchange Traded Fund, ou fonds d’investissement cotisé) qui sont négociés sur le marché et du risque de déviation entre la valeur de l’ETF et celle des actifs sous-jacents dans lesquels investit l’ETF.

Dans le cas d’un ETF avec un grand volume de négociation, ce potentiel problème pourrait difficilement devenir significatif. Par exemple, l’ETF « SPDR S&P 500 ETF » traitent quelques 60.000 millions de dollars quotidiennement. Avec ce volume traité, n’importe quelle opération qui dévierait un peu de la valeur des sous-jacents serait rapidement corrigée.

Dans le cas où un ETF n’aurait pas tant de volume de négociation, mais investirait dans des actifs liquides, cela serait un problème très bref puisque si une différence de valeur entre cet ETF et ses actifs sous-jacents était suffisante pour couvrir les coûts de transaction et générer un bénéfice, les arbitres entreraient pour négocier le sous-jacent contre l’ETF et feraient disparaître cette différence. Nous pouvons par exemple voir ci-dessous le graphique du « flash-crash » d’un ETF qui investit dans des actions du S&P 500 équipondéré, qui a beaucoup moins de liquidité que le S&P 500 pondéré par capitalisation boursière :

Ce « flash-crash » s’est corrigé dans l’heure suivant l’ouverture. Néanmoins, si un ETF investit dans des actifs beaucoup moins liquides alors il peut donner une plus grande différence mais le prix est susceptible de finir par refléter la valeur des sous-jacents.

Chez Indexa, ces courtes variations du prix de certains ETF’s ne nous affectent pas car nous investissons dans des fonds indexés non cotés (pas dans des ETF’s).

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Rapport de rentabilité de 2020 – 5ème année d’Indexa

Avant toute chose, il faut toujours garder à l’esprit que les performances passées ne préjugent pas des rendements à venir.

Par la suite, nous allons analyser en détail l’année 2020 des portefeuilles de fonds proposés par Indexa mais d’abord, nous voudrions profiter de l’historique des cinq année complètes d’Indexa pour regarder en arrière et faire un bilan. Bien qu’il s’agisse d’une période encore relativement courte pour obtenir des résultats concluants d’un point de vue statistique, cet historique nous permet déjà d’observer avec une certaine perspective notre propre valeur.

En mettant de côté cette année 2020, ces cinq dernières années ont été relativement bonnes, tant sur le plan macroéconomique que sur le plan des marchés globaux. 2020, au contraire, a été l’année d’une crise économique généralisée comme nous n’avions pas vu depuis quelques années, et de grande volatilité des marchés. Nous pouvons affirmer par conséquent que les portefeuilles indexés, globaux, et à faibles coûts d’Indexa sont pratiquement déjà passé par un cycle économique complet.

La rentabilité cumulée de nos 10 portefeuilles de 10 à 100 mille euros (ceux avec le plus grand historique, car nous les offrons depuis notre début en 2015) au cours de ces 5 dernières années (du 31/12/2015 au 31/12/2020) et celle des fonds espagnols de risques similaires (Benchmark) a été la suivante :

Rentabilité cumulée Indexa* Rentabilité cumulée Benchmark* Différence avec le Benchmark
Portefeuille 1 18,9% 2,6% 16,3%
Portefeuille 2 20,7% 2,6% 18,1%
Portefeuille 3 25,5% 2,6% 22,9%
Portefeuille 4 29,5% 8,4% 21,1%
Portefeuille 5 32,5% 8,4% 24,1%
Portefeuille 6 34,9% 8,4% 26,5%
Portefeuille 7 39,4% 8,4% 31,0%
Portefeuille 8 42,8% 8,4% 34,4%
Portefeuille 9 44,9% 8,4% 36,5%
Portefeuille 10 46,3% 27,3% 19,0%
Moyenne 33,5% 8,6% 25,0%

* Rentabilité cumulée Indexa : rentabilité nette cumulée du portefeuille modèle de fonds de 10 à 100 mille euros d’Indexa avec Inversis comme banque dépositaire entre le 31/12/2015 et le 31/12/2020. La rentabilité quotidienne du portefeuille modèle est calculée comme la somme des rentabilités quotidiennes de chaque actif pondérées par le poids pris par chaque actif dans le portefeuille à chaque moment et soustraction est faite du cumul quotidien des frais de gestion du portefeuille moyen de tous nos clients actuellement (0,29% annuel, TVA incluse) et le cumul quotidien des droits de garde en vigueur actuellement (0,12% annuel, TVA incluse). Il s’agit de la rentabilité qui se rapproche le plus de celle obtenue en moyenne par nos clients bien que les clients puissent obtenir avec leur portefeuille des rentabilités légèrement inférieures ou supérieures en fonction des frais de gestion ou des moments concrets des réajustements de portefeuille.

* Benchmark : les indices de référence sont les indices d’obligations mixtes internationales (pour les portefeuilles 1 à 3), d’actions mixtes internationales (pour les portefeuilles 4 à 9) et d’actions internationales (pour le portefeuille 10) calculés par Indexa à partir des données Inverco (l’association espagnole des établissements d’investissement collectif et des fonds de pension). Ce sont les indices qui représentent le mieux la rentabilité moyenne des fonds espagnols qui investissent internationalement. Ces données historiques sont nettes de frais de gestion de portefeuille et de droits de garde pour les portefeuilles d’Indexa mais non pour le Benchmark avec lequel la comparaison est faite.

Nous comparons nos portefeuilles avec un benchmark espagnol pour ce rapport parce que nous ne disposons par pour le moment de données représentatives du marché belge.

Les données parlent d’elles même. En moyenne sur cinq ans les portefeuilles d’Indexa ont offert une rentabilité de 33,5% tandis que les fonds d’investissements espagnols repris par Inverco ont donné une rentabilité de 8,6%. Il s’agit d’une rentabilité 3,9 fois moindres, soit annuellement, en moyenne 4,3 points de pourcentage (p.p.) en plus obtenu par les portefeuilles Indexa.

Dans quelques jours, nous publierons les perspectives de rentabilité et de risque à long terme que nous actualisons chaque année. Les perspectives de rentabilité à venir sont beaucoup plus faibles que celles que nous avons réellement vues ces cinq dernières années. Il est normal qu’il en soit ainsi : la rentabilité des marchés d’actions et d’obligations a été élevée ces dernières années et moins de revalorisations sont attendues dans les années à venir. Par conséquent, il est moins probable que le futur des marchés financiers globaux soit aussi bon qu’il ne l’a été ces dernières années.

Cependant, nous sommes convaincus que la différence de rentabilité entre les portefeuilles d’Indexa et les fonds de gestion active continuera d’être importante à l’avenir puisque le diagnostic n’a pas changé : les fonds d’investissements continuent de facturer des commissions élevées, la majorité de ces fonds est gérée par des gestionnaires appartenant à des groupes bancaires qui préfèrent toujours la gestion active. Quand nous avons lancé Indexa, il y a 5 ans, nous espérions obtenir une rentabilité supplémentaire de 3,3 points de pourcentage par rapport à la moyenne. Maintenant, nous observons que cette différence a été de 4,3 points de pourcentage par an. À l’avenir cette différence pourrait être moindre, mais elle continuera, très probablement, d’être positive et significative.

Cela étant dit, même si le passé a été positif, il convient de rappeler que nous aurions pu vivre tout autre chose. Nous aurions pu subir une période de décroissance économique continue, des guerres commerciales agressives, un désastre naturel, une guerre, une nouvelle crise bancaire globale, une nouvelle pandémie, une perte de confiance dans les principales monnaies ou d’autres choses qu’en ce moment même nous ne pouvons pas imaginer. Mais ce que nous savons, c’est que des portefeuilles ont chuté, chute et chuteront, parfois de beaucoup, et il en sera toujours ainsi de temps à autre. Le plus important est d’être conscient que cela peut arriver et d’assumer que nous ne pouvons pas anticiper ou prévenir les chutes. Personne ne le peut. Vous pouvez au plus espérer les surmonter, sachant qu’un investissement diversifié et global peut éventuellement revenir sur le chemin de la croissance. C’est pourquoi, il est important de connaître les pertes maximales annuelles que nous estimons pouvoir se produire sur nos portefeuilles, sachant qu’une fois tous les 40 ans, il y aura probablement une telle perte, peut-être même supérieure :

Perte maximale avec un intervalle de confiance à 97,5% (%)
Portefeuille 1 -7,4%
Portefeuille 2 -7,6%
Portefeuille 3 -8,7%
Portefeuille 4 -10,3%
Portefeuille 5 -11,4%
Portefeuille 6 -12,5%
Portefeuille 7 -14,5%
Portefeuille 8 -15,7%
Portefeuille 9 -17,7%
Portefeuille 10 -18,5%

A propos de l’année 2020. A la fin du premier semestre 2020, nous avons initié une des remontés les plus importantes des dernières décennies après les chutes rapides que nous avons vu en février et mars. Le second semestre 2020 a continué sur cette voie laissant la rentabilité annuelle complète à un niveau ne laissant rien paraître des événements de cette année. En 2020, la rentabilité du portefeuille de fonds le plus conservateur a été de +4,3% et celle du plus agressif de +5,5%. Par conséquent, malgré les forts mouvements à la baisse et à la hausse au cours de l’année, nous pouvons dire que la rentabilité annuelle de 2020 a été positive et se situe clairement dans les prévisions.

La volatilité de 2020 a été une excellente opportunité pour pouvoir comparer dans un scénario turbulent la rentabilité de nos portefeuilles globalement diversifiés et indexés avec la rentabilité des fonds d’investissement en gestion active et de risque similaire. En théorie, l’existence de la volatilité génère plus d’opportunités pour le gérant actif, plus d’opportunité de gagner plus mais aussi plus d’opportunité de perdre plus.

Une fois encore, notre diversification globale et nos faibles commissions ont fourni une meilleure rentabilité et une meilleure rentabilité en prenant en compte le risque. Comme nous pouvons le voir ensuite, nos portefeuilles de fonds ont offert une rentabilité, en 2020, en moyenne 4,3 points de pourcentage (p.p.) de plus que les fonds avec un risque comparable repris par Inverco, chiffre qui par coïncidence est égal aux 4,3 p.p. de plus annuel que nous obtenons para rapport aux fonds espagnols depuis notre lancement à la fin 2015. Ainsi de cette manière, nous pouvons constater que payer moins de frais et diversifier globalement convient à n’importe quelle situation de marché.

Nous allons maintenant reprendre la rentabilité au cours de l’année 2020 et plus généralement celles obtenues au cours de ces 5 années avec nos portefeuilles de fonds d’investissement.

Au cours de l’année 2020, la rentabilité de nos portefeuilles de 10 à 100 mille euros a été comprise entre +4,3% et +5,8% :

  • +4,3% pour le portefeuille de moindre risque (profil 1/10)
  • +5,8% pour le portefeuille pour un profil 8/10

2020 a finalement été une année positive en bourse (marché d’actions), excepté pour l’Europe et le Pacifique sauf Japon qui ont légèrement chuté, et positive également pour le marché d’obligations. Le marché d’actions a obtenu une rentabilité comprise entre +8,3% (actions de pays émergents) et -3,1% (actions européennes). Du côté du marché obligataire, la rentabilité se trouve entre +4,8% (obligations globales) et -2,7% (obligations d’entreprises européennes).

Nom Classe d’actif Rentabilité 2020 (%)
Vanguard Emrg Mk Stk Idx Eur -Ins Plus Actions de marchés émergents 8,3%
Vanguard European Stk Idx Eur -Ins Plus Actions européennes -3,1%
Vanguard Global Stk Idx Eur -Ins Plus Actions globales 6,3%
Vanguard Japan Stk Idx Eur -Ins Plus Actions Japon 4,9%
Vanguard US 500 Stk Idx Eur -Ins Plus Actions États-Unis 8,0%
Vanguard Pacific Ex-Japan Stk Idx Eur -Ins Plus Obligations d’entreprises européennes -2,2%
Vanguard Eur Gv Bnd Idx -Ins Plus Obligations d’États européens 4,7%
Vanguard Euro Inv Gr Bnd Idx Eur -Ins Plus Obligations d’entreprises européennes 2,7%
Vanguard Euroz Inf Lk Bnd Idx Eur -Ins Plus Obligations liées à l’inflation 3,8%
Vanguard Global Bnd Idx Eur -Ins Plus Obligations globales 4,8%
iShares EM Gov Bnd Idx -I2 Eur Hdg Obligations de pays émergents couvertes en Euro 3,2%

La classe des fonds Vanguard que nous avons incluse dans ce tableau est la classe Institutional Plus, que nous proposons dans nos portefeuilles en Espagne depuis le mois de mai. Les fonds dans les portefeuilles de nos clients en Belgique ont obtenu une rentabilité légèrement moindre puisque nous n’avons pas encore accès à cette classe de fonds en Belgique (la classe disponible pour nos clients en Belgique est pour le moment en moyenne 0,07% plus chère).

Bien que le premier semestre 2020 fut négatif, au cours du second semestre une grande partie des pertes a pu être récupérée. Une fois encore, la capacité de diversification offerte par les obligations d’États a été démontrée malgré leur rentabilité espérée pratiquement nulle : le fonds d’ « Obligations d’États européens » a donné une rentabilité de +4,7% et le fonds d’ « Obligations globales » +4,8%. Nous devons plus que jamais penser les fonds obligataires comme des assurances pareilles à celles que nous payons dans d’autres domaines de la vie courante (comme les assurances-habitation).

Quant au benchmark* (indice de référence) des portefeuilles, il a obtenu une rentabilité entre +0,4% et +2,8% :

  • +0,4% pour le Benchmark des portefeuilles 1 à 3
  • +0,8% pour le Benchmark des portefeuilles 4 à 9
  • +2,8% pour le Benchmark du portefeuille 10

Sur le graphique ci-dessus, nous pouvons apprécier la différence de rentabilité entre nos portefeuilles et leur benchmark respectif. Elle est comprise entre +2,7 points de pourcentage (p.p.) pour le portefeuille 10 et +5,0 p.p. pour le portefeuille 8. En moyenne, avec notre gestion indexée, automatisée et avec des frais réellement faibles, nous avons pu ajouter sur l’année 2020, 4,3 p.p. de rentabilité sur la moyenne des fonds espagnols obligations mixtes internationales, actions mixtes internationales et actions internationales.

Sur le graphique ci-dessous, nous pouvons observer la différence de rentabilité cumulée au cours des quatre dernières années entre les portefeuilles d’Indexa et la moyenne des fonds espagnols. En moyenne, Indexa a obtenu une rentabilité avec 25 points de pourcentage de plus que les fonds espagnols comparables au cours des 5 dernières années :

Cela signifie qu’après cinq années, et après avoir vécu un cycle complet de hausse et de baisse des marchés, la moyenne des fonds espagnols peine à augmenter de valeur, tandis que nos portefeuilles chez Indexa ont offert la rentabilité des marchés à nos clients avec de faibles frais.

Nous incluons ensuite, une comparaison de la rentabilité corrigée par le risque des portefeuilles en utilisant le ratio de Sharpe (rentabilité / risque) :

Nous pouvons observer qu’au cours des cinq années où nous venons d’opérer, Indexa a obtenu un ratio de Sharpe entre 0,93 et 0,64 (largement supérieur au 0,46 espéré à long terme pour des investissements diversifiés en actions et obligations), tandis que les benchmarks ont actuellement un ratio de Sharpe pratiquement nul (entre +0,14 et +0,34). Cela signifie que les investisseurs obtiennent, avec Indexa et ses portefeuilles proposés, la rentabilité pondérée par le risque offerte par le marché tandis que les investisseurs dans des fonds d’investissement espagnols repris par Inverco subissent le même risque mais la rentabilité se perd dans les frais.

Portefeuilles de fonds de plus de 100 mille euros et de moins de 10 mille euros

Nous avons une gestion très similaire pour les trois tailles de portefeuilles que nous proposons chez Indexa : portefeuilles de moins de 10 mille euros, portefeuilles entre 10 et 100 mille euros et portefeuilles de plus de 100 mille euros. La principale différence est que dans les portefeuilles plus grands, nous pouvons ajouter plus de classes d’actifs pour augmenter un peu plus la diversification.

Ci-dessous, vous pouvez voir les différentes rentabilités annuelles des différents portefeuilles en fonction du profil au cours des quatre années que nous venons d’opérer (du 31/12/2016 au 31/12/2020) :

Les différences entre les portefeuilles de plus de 10 mille euros et les portefeuilles de plus de 100 mille euros ou de moins de 10 mille euros ne sont pas très notables : entre -0,3 points de pourcentage (p.p.) et +0,0 p.p. annuel pour les portefeuilles de plus de 100 mille euros et entre -0,1 p.p. et +0,0 p.p. pour les portefeuilles de moins de 10 mille euros.

Si vous êtes intéressés, nous vous invitons à effectuer gratuitement notre test de profil investisseur (2 minutes) et découvrir quel portefeuille nous vous recommanderions, avec une diversification maximale et des coûts réellement faibles.