Révision semestrielle de la rentabilité : attention aux extrapolations

Avant tout, un avertissement : il faut toujours garder à l’esprit que les rentabilités passées ne préjugent pas des rentabilités à venir.

Une des plaisanteries statistiques favorites d’Unai Ansejo (co-fondateur d’Indexa) est celle d’un professeur recommandant à une jeune mariée d’aller négocier un prix avec le pâtissier de la pièce montée car dans les prochains mois elle aura quatre douzaines de maris. La raison ? Car en extrapolant d’aucun mari hier à un mari aujourd’hui, l’évolution, pour le mois qui vient, est somme toute évidente !

Bien sûr, il ne s’agit rien de plus qu’une plaisanterie, mais elle nous sert de rappel quand nous tentons d’extrapoler quelques résultats sur la base de peu de données ou de données non représentatives du futur.

Nous avons souhaité commencer cet article semestriel de révision des résultats des portefeuilles d’Indexa par ce petit trait d’humour car après quelques conversations avec certains clients, nous avons perçu un risque d’extrapolation des très bonnes rentabilités passées d’Indexa sur le futur, alors que les perspectives devraient être moins bonnes.

Nous ne connaissons pas l’évolution des portefeuilles dans le futur car, comme nous l’expliquerons dans un autre article, la rentabilité inespérée est bien supérieure à la rentabilité espérée. Mais ce que nous pouvons d’ores et déjà dire, avec un certain niveau de confiance, est : la rentabilité espérée est moindre à présent qu’il y a quelques années quand nous avons lancé Indexa.

Nous publions annuellement la rentabilité et le risque espérés des portefeuilles. Les perspectives publiées en janvier 2021 sont beaucoup plus faibles que celles réellement obtenues sur la période 2016-2021. Il est normal qu’il en soit ainsi : la rentabilité des marchés d’actions et d’obligations ces dernières années a été élevée et moins de revalorisations sont espérées dans le futur. Par conséquent, il est moins probable que le futur des marchés financiers mondiaux soit aussi bon qu’il ne l’a été ces dernières années.

C’est pourquoi ce n’est pas un bonne idée d’extrapoler des résultats passés d’Indexa sur le futur. Par exemple, notre portefeuille 6/10 de 10 à 100 mille euros a donné une rentabilité de 7,0% annuelle entre le 31/12/2015 et le 30/06/2021 avec une volatilité annuelle de 8,4%. Avec cette donnée, certains pourraient arriver à la conclusion qu’avec un échantillon qui semble suffisant de cinq ans et demi, le portefeuille 6/10 d’Indexa “donnera” 7,0% de rentabilité avec ses hauts et ses bas. Toutefois, nous estimons la rentabilité espérée de ce portefeuille 6/10 pour le futur à 2,1%. C’est-à-dire, nous nous attendons à ce que la rentabilité future soit inférieure à celle réellement obtenue dans le passé. Ou autrement dit, nous croyons qu’il est plus probable qu’à l’avenir nous observions une rentabilité inférieure au 7,0% qu’une rentabilité supérieure.

Avec le paragraphe précédent, nous ne voulons pas dire que nous savons prédire l’avenir, en particuliers à court terme et nous ne sommes pas en train de délivrer un message appelant à réduire le risque des portefeuilles. En tenant compte de la volatilité espérée pour le portefeuille 6/10 à 7,6%, cela signifie qu’à un an le mieux que nous puissions dire est que la rentabilité obtenue sera, avec un intervalle de confiance de 95%, comprise entre -12,1% et +16,6%. Cela est une preuve de la pertinence de la rentabilité inespérée.

D’autre part, nous ne voulons pas non plus dire qu’il serait nécessaire de chercher d’autres alternatives d’investissements parce que nous n’espérons pas la même rentabilité passée des portefeuilles d’Indexa. Les autres alternatives d’investissements se trouvent exactement dans la même situation de marché.

Ce que nous voulons en revanche dire est qu’à long terme le plus raisonnable que nous puissions faire est réviser à la baisse nos perspectives de rentabilité en tant qu’investisseurs malgré la rentabilité élevée obtenue par le passé. Avec des taux d’intérêts dans les négatifs, nous ne pouvons pas aspirer aux mêmes rentabilités qu’avec des taux significativement positifs.

Dans tous les cas, nous devons être préparés à des mouvements de marché aussi brusques que ceux que nous avons connus l’année dernière au premier semestre à cause de la crise mondiale de la COVID-19. Le plus important est d’être conscient, d’autres périodes très négatives pour la bourse arriveront et assumer que nous ne pourrons pas les anticiper, ni les empêcher. Personne ne le peut. Le maximum auquel nous pouvons aspirer est les surmonter en sachant qu’un investissement diversifié et globalisé retourne éventuellement sur le chemin de la croissance. Pour cela, il est important de connaître les pertes maximales annuelles que nous estimons pouvoir rencontrer sur nos portefeuilles, en sachant qu’au moins une fois en 40 ans, il y aura probablement une telle perte, peut-être même supérieure :

Perte maximale à 1 an
avec un intervalle de confiance à 97,5%
Portefeuille 1 -7,0%
Portefeuille 2 -7,3%
Portefeuille 3 -8,3%
Portefeuille 4 -10,1%
Portefeuille 5 -11,0%
Portefeuille 6 -12,1%
Portefeuille 7 -13,8%
Portefeuille 8 -15,0%
Portefeuille 9 -16,7%
Portefeuille 10 -17,5%

Au cours du premier semestre 2021, la rentabilité du portefeuille de fonds le plus conservateur a été de +1,0% et celle du plus agressif de +12,0%, ce qui fait de 2021 pour le moment une très bonne année quant à la rentabilité des marchés mondiaux.

Ensuite, nous allons reprendre la rentabilité du premier semestre 2021 et depuis cinq ans et demi.

Au cours du premier semestre 2021, la rentabilité de nos portefeuilles de 10 à 100 mille euros s’est située entre +1,0% et +12,0% :

  • +1,0% pour les portefeuilles de moindre risque (profil 1/10)
  • +12,0% pour les portefeuilles les plus risqués (profil 10/10)

Le premier semestre 2021 a été très positif en bourse (actions), mais négatif pour les obligations. Les actions ont eu une rentabilité comprise ente +4,4% (actions du Japon) et +18,7% (actions des États-Unis). Du côté des obligations, la rentabilité se situe entre -2,9% (obligations d’États Européens) et +1,6% (obligations européennes liées à l’inflation).

Nom Classe d’actif Rentabilité 2021-S1 (%)
Fonds d’actions
Vanguard Global Stk Idx Eur Acc Actions globales 16,6%
Vanguard European Stk Idx Eur Acc Actions Europe 15,6%
Vanguard US 500 Stk Idx Eur Acc Actions États-Unis 18,6%
Vanguard Japan Stk Idx Eur Acc Actions Japon 4,4%
Vanguard Emrg Mk Stk Idx Eur Acc Actions Pays Émergents 10,7%
Vanguard Pacific Ex-Japan Stk Idx Eur Acc Actions Pacifique sauf Japon 13,0%
Fonds d’obligations
Vanguard Global Bnd Idx Eur Acc Obligations globales -2,3%
Vanguard Euro Inv Gr Bnd Idx Eur Acc Obligations d’entreprises européennes -1,1%
iShares EM Gov Bnd Idx -I2 Eur Hdg Obligations Pays Émergents couvertes en euros -1,2%
Vanguard Eur Gv Bnd Idx Acc Obligations d’États européens -2,9%
Vanguard Euroz Inf Lk Bnd Idx Eur Acc Obligations européennes indexées sur l’inflation 1,5%

Ce semestre montre une fois encore la capacité de diversification offerte par les obligations. Nous voyons comment en période de hausse de la bourse, les obligations chutent, particulièrement les obligations avec moins de risque de crédit comme les obligations d’États européens.

Quant au benchmark* (indice de référence) des portefeuilles, celui-ci a obtenu une rentabilité entre +1,9% et +15,6% :

  • +1,9% pour le Benchmark des portefeuilles de 1 à 3
  • +4,8% pour le Benchmark des portefeuilles de 4 à 5
  • +15,6% pour le Benchmark du portefeuille 10

Sur le graphique ci-dessus, nous pouvons remarquer que la différence de rentabilité entre nos portefeuilles et leur benchmark au cours du premier semestre 2021 se trouve comprise entre -3,6 points de pourcentage (p.p.) pour le portefeuille 10 et +6,8 p.p. pour le portefeuille 9.

En moyenne, avec notre gestion indexée, automatisée et avec des frais réellement faibles, nous avons réussi à ajouter au premier semestre 2021, 1,8 p.p. de rentabilité sur la moyenne des fonds espagnols d’obligations mixtes internationales, actions mixtes internationales, actions internationales.

Sur le graphique ci-dessous, nous pouvons observer la différence de rentabilité accumulée ces cinq dernières années et demie entre les portefeuilles d’Indexa et la moyenne des fonds espagnols. En moyenne, Indexa a obtenu une rentabilité 28,9 points de pourcentage supérieure à celle des fonds espagnols comparables au cours de ces cinq dernières années et demie :

Cela signifie qu’après cinq années et demie et en ayant connu un cycle complet de hausse et de baisse des marchés, les portefeuilles d’Indexa ont obtenu 4,3 points de pourcentage de plus de rentabilité chaque année, ce qui équivaut au triple de rentabilité cumulée (43,1% contre 14,2%).

Nous incluons ci-dessous, une comparaison de la rentabilité corrigée par le risque des portefeuilles en utilisant le ratio de Sharpe (rentabilité / risque) :

Nous pouvons observer qu’au cours de ces cinq dernières années et demie depuis lesquelles nous opérons, Indexa a obtenu un ratio de Sharpe entre 0,92 et 0,78 (bien supérieur au 0,46 espéré à long terme par des investissements diversifiés en actions et obligations), bien que les benchmarks aient actuellement un ratio de Sharpe très faible (entre +0,23 et +0,52). Cela signifie que les investisseurs avec Indexa obtiennent dans leur portefeuille la rentabilité pondérée par le risque offerte par le marché tandis que les investisseurs en fonds d’investissement espagnols repris par Inverco souffrent du même risque, mais la rentabilité se perd dans les frais.

Portefeuilles de plus de 100 mille euros et de moins de 10 mille euros

Nous effectuons une gestion très similaire pour les 3 tailles de portefeuilles que nous utilisons chez Indexa : portefeuilles de moins de 10 mille euros, portefeuilles entre 10 et 100 mille euros et portefeuilles de plus de 100 mille euros. La principale différence est le nombre de classes d’actif. Plus le portefeuille est grand, plus nous pouvons ajouter des classes d’actif pour incrémenter un peu plus la diversification.

Ci-dessous, nous pouvons voir les différentes rentabilités annuelles des différents portefeuilles en fonction du profil au cours des quatre années et demie durant lesquelles ils ont été opérationnels (du 31/12/2016 au 30/06/2021) :

Les différences entre les portefeuilles de plus de 10 mille euros et les portefeuilles de plus de 100 mille euros ou de moins de 10 mille euros ne sont pas très notables : entre -0,3 points de pourcentage (p.p.) et +0,0 p.p. par an pour les portefeuilles de plus de 100 mille euros et entre -0,4 p.p. et +0,1 p.p. pour les portefeuilles de moins de 10 mille euros.

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Rapport de rentabilité de 2020 – 5ème année d’Indexa

Avant toute chose, il faut toujours garder à l’esprit que les performances passées ne préjugent pas des rendements à venir.

Par la suite, nous allons analyser en détail l’année 2020 des portefeuilles de fonds proposés par Indexa mais d’abord, nous voudrions profiter de l’historique des cinq année complètes d’Indexa pour regarder en arrière et faire un bilan. Bien qu’il s’agisse d’une période encore relativement courte pour obtenir des résultats concluants d’un point de vue statistique, cet historique nous permet déjà d’observer avec une certaine perspective notre propre valeur.

En mettant de côté cette année 2020, ces cinq dernières années ont été relativement bonnes, tant sur le plan macroéconomique que sur le plan des marchés globaux. 2020, au contraire, a été l’année d’une crise économique généralisée comme nous n’avions pas vu depuis quelques années, et de grande volatilité des marchés. Nous pouvons affirmer par conséquent que les portefeuilles indexés, globaux, et à faibles coûts d’Indexa sont pratiquement déjà passé par un cycle économique complet.

La rentabilité cumulée de nos 10 portefeuilles de 10 à 100 mille euros (ceux avec le plus grand historique, car nous les offrons depuis notre début en 2015) au cours de ces 5 dernières années (du 31/12/2015 au 31/12/2020) et celle des fonds espagnols de risques similaires (Benchmark) a été la suivante :

Rentabilité cumulée Indexa* Rentabilité cumulée Benchmark* Différence avec le Benchmark
Portefeuille 1 18,9% 2,6% 16,3%
Portefeuille 2 20,7% 2,6% 18,1%
Portefeuille 3 25,5% 2,6% 22,9%
Portefeuille 4 29,5% 8,4% 21,1%
Portefeuille 5 32,5% 8,4% 24,1%
Portefeuille 6 34,9% 8,4% 26,5%
Portefeuille 7 39,4% 8,4% 31,0%
Portefeuille 8 42,8% 8,4% 34,4%
Portefeuille 9 44,9% 8,4% 36,5%
Portefeuille 10 46,3% 27,3% 19,0%
Moyenne 33,5% 8,6% 25,0%

* Rentabilité cumulée Indexa : rentabilité nette cumulée du portefeuille modèle de fonds de 10 à 100 mille euros d’Indexa avec Inversis comme banque dépositaire entre le 31/12/2015 et le 31/12/2020. La rentabilité quotidienne du portefeuille modèle est calculée comme la somme des rentabilités quotidiennes de chaque actif pondérées par le poids pris par chaque actif dans le portefeuille à chaque moment et soustraction est faite du cumul quotidien des frais de gestion du portefeuille moyen de tous nos clients actuellement (0,29% annuel, TVA incluse) et le cumul quotidien des droits de garde en vigueur actuellement (0,12% annuel, TVA incluse). Il s’agit de la rentabilité qui se rapproche le plus de celle obtenue en moyenne par nos clients bien que les clients puissent obtenir avec leur portefeuille des rentabilités légèrement inférieures ou supérieures en fonction des frais de gestion ou des moments concrets des réajustements de portefeuille.

* Benchmark : les indices de référence sont les indices d’obligations mixtes internationales (pour les portefeuilles 1 à 3), d’actions mixtes internationales (pour les portefeuilles 4 à 9) et d’actions internationales (pour le portefeuille 10) calculés par Indexa à partir des données Inverco (l’association espagnole des établissements d’investissement collectif et des fonds de pension). Ce sont les indices qui représentent le mieux la rentabilité moyenne des fonds espagnols qui investissent internationalement. Ces données historiques sont nettes de frais de gestion de portefeuille et de droits de garde pour les portefeuilles d’Indexa mais non pour le Benchmark avec lequel la comparaison est faite.

Nous comparons nos portefeuilles avec un benchmark espagnol pour ce rapport parce que nous ne disposons par pour le moment de données représentatives du marché belge.

Les données parlent d’elles même. En moyenne sur cinq ans les portefeuilles d’Indexa ont offert une rentabilité de 33,5% tandis que les fonds d’investissements espagnols repris par Inverco ont donné une rentabilité de 8,6%. Il s’agit d’une rentabilité 3,9 fois moindres, soit annuellement, en moyenne 4,3 points de pourcentage (p.p.) en plus obtenu par les portefeuilles Indexa.

Dans quelques jours, nous publierons les perspectives de rentabilité et de risque à long terme que nous actualisons chaque année. Les perspectives de rentabilité à venir sont beaucoup plus faibles que celles que nous avons réellement vues ces cinq dernières années. Il est normal qu’il en soit ainsi : la rentabilité des marchés d’actions et d’obligations a été élevée ces dernières années et moins de revalorisations sont attendues dans les années à venir. Par conséquent, il est moins probable que le futur des marchés financiers globaux soit aussi bon qu’il ne l’a été ces dernières années.

Cependant, nous sommes convaincus que la différence de rentabilité entre les portefeuilles d’Indexa et les fonds de gestion active continuera d’être importante à l’avenir puisque le diagnostic n’a pas changé : les fonds d’investissements continuent de facturer des commissions élevées, la majorité de ces fonds est gérée par des gestionnaires appartenant à des groupes bancaires qui préfèrent toujours la gestion active. Quand nous avons lancé Indexa, il y a 5 ans, nous espérions obtenir une rentabilité supplémentaire de 3,3 points de pourcentage par rapport à la moyenne. Maintenant, nous observons que cette différence a été de 4,3 points de pourcentage par an. À l’avenir cette différence pourrait être moindre, mais elle continuera, très probablement, d’être positive et significative.

Cela étant dit, même si le passé a été positif, il convient de rappeler que nous aurions pu vivre tout autre chose. Nous aurions pu subir une période de décroissance économique continue, des guerres commerciales agressives, un désastre naturel, une guerre, une nouvelle crise bancaire globale, une nouvelle pandémie, une perte de confiance dans les principales monnaies ou d’autres choses qu’en ce moment même nous ne pouvons pas imaginer. Mais ce que nous savons, c’est que des portefeuilles ont chuté, chute et chuteront, parfois de beaucoup, et il en sera toujours ainsi de temps à autre. Le plus important est d’être conscient que cela peut arriver et d’assumer que nous ne pouvons pas anticiper ou prévenir les chutes. Personne ne le peut. Vous pouvez au plus espérer les surmonter, sachant qu’un investissement diversifié et global peut éventuellement revenir sur le chemin de la croissance. C’est pourquoi, il est important de connaître les pertes maximales annuelles que nous estimons pouvoir se produire sur nos portefeuilles, sachant qu’une fois tous les 40 ans, il y aura probablement une telle perte, peut-être même supérieure :

Perte maximale avec un intervalle de confiance à 97,5% (%)
Portefeuille 1 -7,4%
Portefeuille 2 -7,6%
Portefeuille 3 -8,7%
Portefeuille 4 -10,3%
Portefeuille 5 -11,4%
Portefeuille 6 -12,5%
Portefeuille 7 -14,5%
Portefeuille 8 -15,7%
Portefeuille 9 -17,7%
Portefeuille 10 -18,5%

A propos de l’année 2020. A la fin du premier semestre 2020, nous avons initié une des remontés les plus importantes des dernières décennies après les chutes rapides que nous avons vu en février et mars. Le second semestre 2020 a continué sur cette voie laissant la rentabilité annuelle complète à un niveau ne laissant rien paraître des événements de cette année. En 2020, la rentabilité du portefeuille de fonds le plus conservateur a été de +4,3% et celle du plus agressif de +5,5%. Par conséquent, malgré les forts mouvements à la baisse et à la hausse au cours de l’année, nous pouvons dire que la rentabilité annuelle de 2020 a été positive et se situe clairement dans les prévisions.

La volatilité de 2020 a été une excellente opportunité pour pouvoir comparer dans un scénario turbulent la rentabilité de nos portefeuilles globalement diversifiés et indexés avec la rentabilité des fonds d’investissement en gestion active et de risque similaire. En théorie, l’existence de la volatilité génère plus d’opportunités pour le gérant actif, plus d’opportunité de gagner plus mais aussi plus d’opportunité de perdre plus.

Une fois encore, notre diversification globale et nos faibles commissions ont fourni une meilleure rentabilité et une meilleure rentabilité en prenant en compte le risque. Comme nous pouvons le voir ensuite, nos portefeuilles de fonds ont offert une rentabilité, en 2020, en moyenne 4,3 points de pourcentage (p.p.) de plus que les fonds avec un risque comparable repris par Inverco, chiffre qui par coïncidence est égal aux 4,3 p.p. de plus annuel que nous obtenons para rapport aux fonds espagnols depuis notre lancement à la fin 2015. Ainsi de cette manière, nous pouvons constater que payer moins de frais et diversifier globalement convient à n’importe quelle situation de marché.

Nous allons maintenant reprendre la rentabilité au cours de l’année 2020 et plus généralement celles obtenues au cours de ces 5 années avec nos portefeuilles de fonds d’investissement.

Au cours de l’année 2020, la rentabilité de nos portefeuilles de 10 à 100 mille euros a été comprise entre +4,3% et +5,8% :

  • +4,3% pour le portefeuille de moindre risque (profil 1/10)
  • +5,8% pour le portefeuille pour un profil 8/10

2020 a finalement été une année positive en bourse (marché d’actions), excepté pour l’Europe et le Pacifique sauf Japon qui ont légèrement chuté, et positive également pour le marché d’obligations. Le marché d’actions a obtenu une rentabilité comprise entre +8,3% (actions de pays émergents) et -3,1% (actions européennes). Du côté du marché obligataire, la rentabilité se trouve entre +4,8% (obligations globales) et -2,7% (obligations d’entreprises européennes).

Nom Classe d’actif Rentabilité 2020 (%)
Vanguard Emrg Mk Stk Idx Eur -Ins Plus Actions de marchés émergents 8,3%
Vanguard European Stk Idx Eur -Ins Plus Actions européennes -3,1%
Vanguard Global Stk Idx Eur -Ins Plus Actions globales 6,3%
Vanguard Japan Stk Idx Eur -Ins Plus Actions Japon 4,9%
Vanguard US 500 Stk Idx Eur -Ins Plus Actions États-Unis 8,0%
Vanguard Pacific Ex-Japan Stk Idx Eur -Ins Plus Obligations d’entreprises européennes -2,2%
Vanguard Eur Gv Bnd Idx -Ins Plus Obligations d’États européens 4,7%
Vanguard Euro Inv Gr Bnd Idx Eur -Ins Plus Obligations d’entreprises européennes 2,7%
Vanguard Euroz Inf Lk Bnd Idx Eur -Ins Plus Obligations liées à l’inflation 3,8%
Vanguard Global Bnd Idx Eur -Ins Plus Obligations globales 4,8%
iShares EM Gov Bnd Idx -I2 Eur Hdg Obligations de pays émergents couvertes en Euro 3,2%

La classe des fonds Vanguard que nous avons incluse dans ce tableau est la classe Institutional Plus, que nous proposons dans nos portefeuilles en Espagne depuis le mois de mai. Les fonds dans les portefeuilles de nos clients en Belgique ont obtenu une rentabilité légèrement moindre puisque nous n’avons pas encore accès à cette classe de fonds en Belgique (la classe disponible pour nos clients en Belgique est pour le moment en moyenne 0,07% plus chère).

Bien que le premier semestre 2020 fut négatif, au cours du second semestre une grande partie des pertes a pu être récupérée. Une fois encore, la capacité de diversification offerte par les obligations d’États a été démontrée malgré leur rentabilité espérée pratiquement nulle : le fonds d’ « Obligations d’États européens » a donné une rentabilité de +4,7% et le fonds d’ « Obligations globales » +4,8%. Nous devons plus que jamais penser les fonds obligataires comme des assurances pareilles à celles que nous payons dans d’autres domaines de la vie courante (comme les assurances-habitation).

Quant au benchmark* (indice de référence) des portefeuilles, il a obtenu une rentabilité entre +0,4% et +2,8% :

  • +0,4% pour le Benchmark des portefeuilles 1 à 3
  • +0,8% pour le Benchmark des portefeuilles 4 à 9
  • +2,8% pour le Benchmark du portefeuille 10

Sur le graphique ci-dessus, nous pouvons apprécier la différence de rentabilité entre nos portefeuilles et leur benchmark respectif. Elle est comprise entre +2,7 points de pourcentage (p.p.) pour le portefeuille 10 et +5,0 p.p. pour le portefeuille 8. En moyenne, avec notre gestion indexée, automatisée et avec des frais réellement faibles, nous avons pu ajouter sur l’année 2020, 4,3 p.p. de rentabilité sur la moyenne des fonds espagnols obligations mixtes internationales, actions mixtes internationales et actions internationales.

Sur le graphique ci-dessous, nous pouvons observer la différence de rentabilité cumulée au cours des quatre dernières années entre les portefeuilles d’Indexa et la moyenne des fonds espagnols. En moyenne, Indexa a obtenu une rentabilité avec 25 points de pourcentage de plus que les fonds espagnols comparables au cours des 5 dernières années :

Cela signifie qu’après cinq années, et après avoir vécu un cycle complet de hausse et de baisse des marchés, la moyenne des fonds espagnols peine à augmenter de valeur, tandis que nos portefeuilles chez Indexa ont offert la rentabilité des marchés à nos clients avec de faibles frais.

Nous incluons ensuite, une comparaison de la rentabilité corrigée par le risque des portefeuilles en utilisant le ratio de Sharpe (rentabilité / risque) :

Nous pouvons observer qu’au cours des cinq années où nous venons d’opérer, Indexa a obtenu un ratio de Sharpe entre 0,93 et 0,64 (largement supérieur au 0,46 espéré à long terme pour des investissements diversifiés en actions et obligations), tandis que les benchmarks ont actuellement un ratio de Sharpe pratiquement nul (entre +0,14 et +0,34). Cela signifie que les investisseurs obtiennent, avec Indexa et ses portefeuilles proposés, la rentabilité pondérée par le risque offerte par le marché tandis que les investisseurs dans des fonds d’investissement espagnols repris par Inverco subissent le même risque mais la rentabilité se perd dans les frais.

Portefeuilles de fonds de plus de 100 mille euros et de moins de 10 mille euros

Nous avons une gestion très similaire pour les trois tailles de portefeuilles que nous proposons chez Indexa : portefeuilles de moins de 10 mille euros, portefeuilles entre 10 et 100 mille euros et portefeuilles de plus de 100 mille euros. La principale différence est que dans les portefeuilles plus grands, nous pouvons ajouter plus de classes d’actifs pour augmenter un peu plus la diversification.

Ci-dessous, vous pouvez voir les différentes rentabilités annuelles des différents portefeuilles en fonction du profil au cours des quatre années que nous venons d’opérer (du 31/12/2016 au 31/12/2020) :

Les différences entre les portefeuilles de plus de 10 mille euros et les portefeuilles de plus de 100 mille euros ou de moins de 10 mille euros ne sont pas très notables : entre -0,3 points de pourcentage (p.p.) et +0,0 p.p. annuel pour les portefeuilles de plus de 100 mille euros et entre -0,1 p.p. et +0,0 p.p. pour les portefeuilles de moins de 10 mille euros.

Si vous êtes intéressés, nous vous invitons à effectuer gratuitement notre test de profil investisseur (2 minutes) et découvrir quel portefeuille nous vous recommanderions, avec une diversification maximale et des coûts réellement faibles.