L’analyse technique est, à toutes fins utiles, une fumisterie

L’analyse technique des marchés financiers, selon la Wikipédia, « consiste en l’étude des graphiques de cours de la bourse et de différents indicateurs déduits des cours (sous-jacent) dans le but de prévoir l’évolution des marchés ».

Nous sommes conscients que le titre est catégorique, mais c’est la réalité, comme nous le verrons par la suite. Pour certaines raisons, quand nous cherchons sur Google le terme « analyse technique » les résultats qui apparaissent sont assez aseptiques à propos de cette « technique ». Nous espérons que cet article apparaîtra dans les premiers résultats de recherche afin que les futures personnes intéressées par cette information puissent obtenir un autre point de vue.

Analyse fondamentale et analyse technique

Les expressions « analyse fondamentale » et « analyse technique » se sont généralisées et parfois sont assimilées par erreur.
D’une part, l’analyse fondamentale observe les données fondamentales d’une entreprise (ventes, bénéfices, bilans, etc.) pour estimer sa valeur actuelle, et si le prix est différent, identifier les opportunités d’achat ou de vente. Nous ne pensons pas que l’analyse fondamentale serve à prédire le futur (car dans le futur, beaucoup de choses peuvent se produire et faire que la valeur analysée aujourd’hui ne soit pas pertinente), mais néanmoins elle peut nous donner une idée de ce que devrait valoir aujourd’hui un investissement.

Quand un entrepreneur veut vendre son entreprise et parle avec une banque d’investissement pour définir la stratégie de vente, ils réalisent généralement des analyses fondamentales. Par contre, nous n’avons jamais vu une banque d’investissement recommander de vendre ou de ne pas vendre sur base du graphique de l’évolution des prix historiques des parts de l’entreprise. Que le prix d’une action soit en hausse ne signifie pas que l’action continuera de monter…

D’autre part, selon l’analyse technique, si le prix d’un actif est en train de monter, il continuera de monter et s’il est en train de baisser, il continuera de baisser. Comme disent les analystes techniques, « la tendance est votre amie » (« The trend is your friend »). Notre sensation est que l’analyse technique s’est généralisée par l’importance que lui ont donné les maisons de courtage. Celles-ci se bénéficient du nombre d’opérations que réalisent les clients par leur intermédiaire. L’analyse technique a l’avantage d’être facilement compréhensible et peut donner tous les signaux d’achat ou de vente que vous souhaitez. Si vous êtes courtier en bourse, c’est une bonne excuse pour appeler vos clients et leurs recommander d’acheter une action qui est « en tendance haussière selon l’indicateur xyz ». Si nous prenons un peu de recul, pensez-vous vraiment qu’il est possible que quelqu’un qui regarde un graphique, comme s’il s’agissait de lire les lignes de la main, puisse prédire l’évolution des prix ?

J’ai personnellement une anecdote représentative dans ce sens. Un jour, je me suis assis avec des vendeurs de logiciels d’investissement qui généraient des signaux d’achat et de vente. Nous leur avons dit que chez Indexa, nous étions des investisseurs sur le long terme et que nous ne croyons pas que l’analyse technique génère une rentabilité corrigée par le risque supérieure à long terme, ils nous ont dit que l’idée de leurs signaux n’était pas cela : elle était de permettre aux clients qui font du trading de retarder leur « ruine ». Ils nous ont expliqué plus encore, car nous n’arrivions pas à comprendre. Les portails d’achat-vente de CFDs (Contracts For Difference, ou Contrats de Différence) avaient un gros problème puisque leurs clients se ruinaient beaucoup trop vite, et parce-que la plateforme facturait par opération, ruiner les clients n’étaient pas une bonne affaire. Les algorithmes établissaient donc un stop-loss (une perte maximale) et un stop-gain (un gain maximum) pour augmenter le nombre d’opérations par client avant que celui-ci ne perde tout. Cela nous semblait le comble du cynisme, mais enfin, nous avions compris l’application pratique de l’analyse technique.

L’efficience fragile des marchés et les anomalies

Cela fait déjà un temps que plusieurs études académiques ont démontré que l’analyse technique ne valait rien. En 1965, Eugene Fama a été le premier à montrer, avec des techniques statistiques, que les prix des actions du Dow Jones fluctuent aléatoirement et par conséquent qu’il est impossible de prédire l’évolution future en se basant sur n’importe quelle analyse d’une série de prix. L’article s’appelle « The Behavior of stock Market Prices » et même s’il a déjà plus de 50 ans, nous vous en recommandons la lecture.

Cette ligne de recherche a jusqu’à son propre nom : l’efficience des marchés (« Efficient market hypothesis ») et s’étudie dans toutes les licences et les masters de finances. Il y a trois niveaux d’efficience : faible, semi-forte et forte. Plus le niveau d’efficience d’un marché est élevé, plus il est difficile d’obtenir des rentabilités supérieures à celle du marché.

Si un marché boursier est d’efficience faible (la forme la moins restrictive), cela signifie que le prix actuel des actions reflète toute l’information associée à cette action dans le passé. Cette information inclut les prix passés et le volume des échanges. Par conséquent, sur un marché de faible efficience, personne ne peut battre le marché en analysant les prix passés et il en résulte l’impossibilité de générer des rentabilités supérieures à celle du marché en se basant sur l’analyse technique. Le nom d’efficience faible a été donné car les prix sont l’information la plus publique et la plus facilement accessible qui existe sur une action.

Néanmoins, la communauté scientifique a consacré beaucoup de temps, et de ressources, à chercher des erreurs ou des exceptions dans cette théorie avec l’objectif de réaliser des publications influentes. Les rares exceptions qui ont été documentées, n’étaient soit pas rentables après l’intégration des comptes de transactions, soit, elles étaient des effets qui disparaissaient rapidement. Ces exceptions à la théorie s’appellent des « anomalies ».

La discussion a été longue. Comme nous le commentions précédemment, Eugene Fama a confirmé en 1965 le caractère aléatoire des prix en émettant le concept d’efficience des marchés. En 1973, la discussion est sortie de l’université quand Burton Malkiel a publié son best-seller « Une marche au hasard à travers la Bourse », livre que nous recommandons à toutes personnes pensant à investir. Dans les années 80, le règne de la théorie de l’efficience des marchés a été total, jusqu’à ce que dans les années 90 commencent à apparaître des articles questionnant l’efficience des marchés et parlant d’anomalies comme : l’effet de janvier, l’effet du jour de la semaine, l’effet de la fin de semaine, l’effet du changement de mois, l’effet vacances, l’effet de fin de journée, le momentum, ou la surréaction.

Toutes ces anomalies cessent d’être pertinentes après la prise en compte des coûts de transactions ou cessent d’être véridiques après être rendues publiques, et par conséquent, cessent d’être exploitables pour les investisseurs. Comme le conclut Malkiel dans son article de 2003 « The Efficient Market Hypothesis and its Critics », « nos marchés d’actions sont beaucoup plus efficients et beaucoup moins prévisibles que ne veulent nous le faire croire les récents articles académiques ». Nous recommandons la lecture de cet article de Malkiel qui repasse les plus grandes anomalies et leur impact.

Il est certain que tous les marchés ne sont pas également efficients. Certains facteurs affectent l’efficience des marchés, comme par exemple, le temps d’ajustement des prix à l’information et les coûts d’accès à l’information et de transaction. Si accéder à l’information d’un marché vous coute 3% de la valeur des actions, alors il pourra y avoir des opportunités de cet ordre de grandeur. Il en va de même si acheter des actions a un coût entre les prix d’offre et de demande de 1% (bid et ask). Mais, un marché où l’information est facilement accessible et où trader est pratiquement gratuit, sera surement très efficient.

Les prix Nobel, l’efficience du marché et le momentum

En 2013, le fervent défenseur de l’efficience des marché, Eugene Fama et un des plus grands critiques de ce modèle, Robert Shiller, ont reçu le prix Nobel (tout comme Lars Hansen pour d’autres contributions). Il est surprenant que le comité des Prix Nobel ait décidé de récompenser les promoteurs de théories totalement opposées. La raison est la suivante : il ne fait aucun doute que la théorie de l’efficience des marchés est la théorie de base avec laquelle nous devons aborder n’importe quelle analyse financière. Cela étant, par défaut nous ne devons pas espérer l’existence d’options qui permettraient d’obtenir des rentabilités pondérées par le risque supérieures à la moyenne. Cependant, cette approximation est parfois remise en question temporairement par des données sur certains aspects (anomalies), dont la discussion mérite également la reconnaissance. Par exemple, un des articles les plus connus de Robert Shiller : « les prix des actifs changent-ils trop pour être justifiés par les changements de dividendes ultérieures ? » (« Do Stock Prices Move Too Much to Be Justified by Subsequent Changes in Dividends? »), questionnait le fait qu’un investisseur réellement rationnel puisse tant changer d’opinion sur le futur des dividendes (qui est ce qui fixe le prix des actions), quand on découvre plus tard que les dividendes ne varient réellement pas tant. Evidemment, les défenseurs de l’efficience des marchés ont trouvé une réponse raisonnable à cette question : non seulement les prévisions de dividendes futures changent, mais également taux d’actualisation des dividendes attendus. Cet exemple illustre l’enrichissante discussion qu’a récompensé le comité Nobel en 2013 en primant à la fois Fama et Shiller.

Pour en revenir aux anomalies, il y en a une qui a obtenu dernièrement un important soutien, même de l’académie, et que nous voudrions discuter plus en détail. Il s’agit de l’existence du momentum dans l’évolution du prix des actions. Le momentum signifie que les actions qui ont grimpé tendent à continuer de grimper, tandis que celles qui ont chuté tendent à continuer de chuter. De cette manière, une stratégie d’investissement pourrait être construite en achetant les actions qui ont grimpé au cours des 12 derniers mois et en adoptant une position de vente sur celles qui ont baissé au cours des 12 derniers mois, qui obtiendrait des rentabilités corrigées par le risque supérieures et de plus, diversifiés sur le marché. Vous trouverez une discussion très intéressante à ce sujet dans « Fama on Momentum », écrit par Cliff Asness, cofondateur de l’entreprise de gestion AQR.

Dans cet article, s’opposent les visions de Fama, fervent défenseur de la futilité de l’anomalie du momentum, et de Cliff Asness, propriétaire d’une entreprise qui, entre autres, gère des investissements sur la base de l’existence de cette anomalie. Fama indique que sur certains marchés, comme le Japon, il n’existe pas cette anomalie ce qui invaliderait son universalité et la réduirait à une coïncidence des données, tandis que Asness boucle la boucle en indiquant que si le facteur « value » est ajouté (les entreprises value génèrent plus de rentabilité à long terme, mais parce qu’elles sont des entreprises avec plus de risque), alors apparaîtrait également l’anomalie au Japon. Notre conclusion sur ce débat est qu’il est légitime et publié dans des revues dont la valeur est reconnue comme « The Journal of Finance », mais que dans tous les cas l’universalité de l’effet est douteuse.

En définitive, nous espérons que cet article vous aura convaincu de la faible valeur, en général, de l’analyse technique, chose académiquement validée depuis quelques temps déjà face aux diverses anomalies qui sont apparues. En conclusion, s’il existait vraiment un analyste technique qui bat systématiquement le marché, vous pouvez être certains que jamais personne ne vous l’offrirait, pour éviter que se généralise l’anomalie qu’il a trouvé et encore moins ne se dédierait à écrire des articles sur le sujet.

Rapport de rentabilité 2016-2021, qui n’est pas un indicateur fiable de la rentabilité future

La rentabilité en 2021 a été très bonne, tout comme elle l’est sur les six dernières années. Nous reviendrons sur les détails plus tard.

Mais tout d’abord, il est extrêmement important de ne pas oublier, au risque de se répéter, que :

  1. L’avenir pourrait ne pas être aussi bon
  2. À un moment donné, l’avenir sera bien pire avec certitude.
  3. Les rentabilités passées ne doivent pas être extrapolées, car les rentabilités passées ne sont pas un indicateur fiable des rentabilités à venir.
  4. L’important est d’avoir le bon profil de risque pour être en mesure de supporter les pertes lorsqu’elles surviendront.

Rentabilité et retraits

Il y a deux mois, nous publiions : « les apports nets des clients d’Indexa ne suivent plus le marché ». C’est une excellente nouvelle, mais nous avons également constaté que les retraits augmentent avec les baisses de marchés, surtout quand il s’agit de baisses importantes, comme ce fut le cas en février et mars 2020.

Nous devons donc encore travailler pour essayer d’atténuer, dans la mesure du possible, ce comportement, car à long terme il pénalise la rentabilité des portefeuilles. Le mois où les retraits en pourcentage des actifs ont été les plus forts (4,6 %) est mars 2020, en plein milieu de la crise de la COVID-19, tandis que la rentabilité du portefeuille 6/10 sur les 12 mois suivants a été la plus élevée de l’histoire d’Indexa (+24%).

Si vous savez que des pertes sont à venir et que vous avez le bon profil, vous pouvez éviter de vendre à ce moment-là et cela améliorera votre rentabilité à long terme. Nous disposons d’une liste des plus grandes chutes historiques où vous pouvez consulter les crises passées et ainsi avoir une idée des mouvements qui pourraient se produire à l’avenir.

Les perspectives de rentabilité devraient être revues à la baisse

Nous actualisons chaque année la rentabilité et le risque espérés des portefeuilles. Les perspectives que nous avons publiées en janvier 2021 sont bien inférieures à ce que nous avons effectivement observé au cours des six dernières années. Par exemple, la rentabilité attendue que nous avons estimée il y a un an pour le portefeuille 6 est de 2,1%. Ce pourcentage est bien inférieur à ce que nous avions estimé il y a six ans et reflète les bonnes rentabilités passées.

Comme nous l’avons commenté lors de la révision de la rentabilité il y a six mois, cela ne veut pas dire que nous savons ce qui va se passer à l’avenir, surtout à court terme, et nous ne donnons pas un message de réduction ou d’augmentation du risque du portefeuille. Si l’on tient compte du fait que la volatilité attendue pour le portefeuille 6/10 est maintenant de 7,6%, cela signifie que la rentabilité sur un an est susceptible d’être comprise, avec un intervalle de confiance à 95%, entre -12,9% à +17,4%. C’est une autre indication de la pertinence des retours inattendus.

Nous ne voulons pas non plus dire qu’il faut chercher d’autres alternatives d’investissement sous prétexte que nous ne nous attendons pas à ce que les portefeuilles d’Indexa donnent la même rentabilité que par le passé. D’autres alternatives d’investissement se trouvent exactement dans la même situation de marché.

Ce que nous voulons dire, c’est qu’à long terme, le comportement le plus sensé est de revoir à la baisse nos attentes en matière de rentabilité en tant qu’investisseurs, malgré la rentabilité élevée que nous avons connue par le passé. Avec des taux d’intérêt négatifs, nous ne pouvons aspirer à une rentabilité similaire à celle obtenue lorsque les taux d’intérêt étaient nettement positifs.

Sommes-nous dans une bulle financière ?

À ce stade, en tenant compte de tout ce qui a été dit précédemment, nous aimerions faire une réflexion sur les différentes voix qui parlent périodiquement de l’existence de bulles dans les actions, les obligations ou les valorisations d’indices.

« Exubérance irrationnelle » est un terme utilisé par l’ancien président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, dans un discours prononcé à l’American Enterprise Institute for Public Policy Research pendant le boom boursier des années 1990. Cette phrase a été interprétée par les experts comme un avertissement d’une possible surévaluation du marché.

Nous aimerions utiliser l’expression « Exubérance rationnelle » par opposition à l’expression originale, car nous pensons que les prix des marchés liquides sont les meilleurs indicateurs que nous puissions avoir de la valeur des actifs qui y sont cotés. L’équilibre du marché est un équilibre extrêmement informé, car il est construit à partir de très nombreux investisseurs, et il ne peut être pris à la légère. Parfois, certains peuvent être surpris par l’optimisme ou le pessimisme que reflètent les prix, mais il est plus probable qu’il existe des arguments vennant étayer cet optimisme ou ce pessimisme. Et ce qui est certain, c’est qu’à mesure que les inconnues se préciseront, le prix s’adaptera.

Un exemple paradigmatique est celui de la bulle Internet de l’an 2000, mal nommée pour nous. De notre point de vue de défenseurs de l’efficacité du marché, nous justifierions cette hausse des valorisations des entreprises technologiques par de fortes attentes de croissance, qui ne se sont pas concrétisées à court terme. Et puis les prix ont chuté, « éclatant la bulle », ce que nous justifierions simplement comme un réajustement des attentes. Quelque temps plus tard, il a été confirmé que les attentes du marché en matière de croissance des entreprises technologiques étaient correctes : la croissance a simplement pris plus de temps que prévu et ce sont d’autres entreprises qui ont réussi. Comme nous parlons de l’avenir, il est normal que le consensus du marché soit erroné, mais ceux qui remettent en question le consensus du marché seront tout aussi erronés, sinon plus.

Au cours des six dernières années, depuis que nous avons lancé Indexa, les marchés mondiaux des actions et des obligations ont enregistré de bonnes rentabilités, mais cela ne signifie pas que nous sommes maintenant dans une bulle. À titre d’exemple, nous pouvons réviser la rentabilité du portefeuille à risque 6/10, ainsi que le scénario positif et négatif attendu que nous avions estimé à l’époque. Ces scénarios ont été élaborés à partir de l’estimation d’une rentabilité de 4,6 % et d’une volatilité de 8,4 %.

L’évolution réelle du portefeuille 6 depuis 2015 (7,2% par an) a été supérieure à celle espérée (4,6%), mais loin d’un scénario exceptionnellement positif. La probabilité estimée il y a six ans d’une rentabilité supérieure à 7,2 % par an aurait été de 25 % et d’une rentabilité inférieure de 75 %. Sur la base de ces estimations (qui seront toujours une approximation grossière de la réalité), nous pouvons dire qu’au cours des six dernières années, il y a eu de la chance (la rentabilité inattendue a été positive) mais pas énormément de chance non plus.

Nous ne savons pas si nous sommes dans un moment d’exubérance ou non. Mais ce que nous aimons penser, c’est que dans tous les cas, l’équilibre actuel sera rationnel, et qu’il y aura des arguments que les acteurs du marché auront supposés pour le justifier.

Pertes maximales attendues à un niveau de confiance de 97,5%.

Et comme nous avons l’habitude de le faire dans ces bilans semestriels, avant d’entrer dans le détail des rentabilités, rappelons les pertes annuelles maximales que nous estimons pouvoir se produire sur nos portefeuilles, sachant que dans une année sur 40, il y aura probablement une perte encore plus importante, sont :

Portefeuille Perte maximale à 97,5% de confiance (%)
Portefeuille 1 -7,3%
Portefeuille 2 -7,5%
Portefeuille 3 -8,6%
Portefeuille 4 -10,5%
Portefeuille 5 -11,7%
Portefeuille 6 -13,0%
Portefeuille 7 -15,2%
Portefeuille 8 -16,5%
Portefeuille 9 -18,4%
Portefeuille 10 -19,4%

Rentabilité

En 2021, la rentabilité du portefeuille de fonds le plus conservateur a été de +2,9% et le plus agressif de +20,2%, ce qui fait de 2021 la deuxième année la plus rentable depuis que nous avons lancé notre service en 2015. Et une année de plus, nous avons surpassé la rentabilité des fonds d’investissement européens comparables (Morningstar Allocation Modérée Internationale EUR). Plus précisément, 3,7 points de pourcentage (p.p.) de plus dans l’année. Au cours de nos 6 années d’activité, cette différence était de 3,4 p.p. par an. Cela prouve une fois de plus que payer des frais moins élevés et se diversifier à l’échelle mondiale est bénéfique, quelle que soit la situation du marché.

Portefeuilles de fonds d’investissement

En 2021, la rentabilité de nos portefeuilles de 10 à 100 mille euros se situe entre +2,9% et +20,2% :

– +2,9% pour le portefeuille le moins risqué (profil 1/10)

– +20,2% pour le portefeuille le plus risqué (profil 10/10)

Benchmark : les indices de références de nos portefeuilles sont Morningstar Obligations Internationales Couvertes EUR (pour nos portefeuilles 1 et 2), Morningstar Allocation Prudente Internationale EUR (pour nos portefeuilles 3 à 5), Morningstar Allocation Modérée Internationale EUR (pour les portefeuilles 6 à 8) et Morningstar Allocation Agressive Internationale EUR (pour les portefeuilles 9 et 10). Morningstar est le fournisseur d’information sur les fonds d’investissement leader en Europe. Il s’agit des benchmarks qui représentent le mieux la rentabilité moyenne des fonds d’investissement en Europe.

L’année 2021 a été très positive en bourse (actions), mais négative pour les obligations (titres à revenu fixe). La rentabilité des actions varie de +4,5% (actions des économies émergentes) à +37,8% (actions états-uniennes). Du côté des obligations, la rentabilité a varié de -3,5 % (obligations d’États européens) à +6,5 % (obligations européennes indexées sur l’inflation).

Noms Classe d’actif Rentabilité 2021 (%)
Fonds d’actions    
Vanguard Global Stk Idx Eur -Acc Actions globales 31,0%
Vanguard European Stk Idx Eur – Acc Actions Europe 25,5%
Vanguard US 500 Stk Idx Eur – Acc Actions Etats-Unis 37,8%
Vanguard Japan Stk Idx Eur – Acc Actions Japon 9,2%
Vanguard Emrg Mk Stk Idx Eur – Acc Actions économies émergentes 4,5%
Vanguard Pacific Ex-Japan Stk Idx Eur – Acc Actions Pacifique sauf Japon 12,6%
Vanguard Global Small Cap Idx Eur – Acc Actions globales de petite capitalisation 24,4%
Fonds d’obligations  
Vanguard Global Bnd Idx Eur – Acc Obligations globales à long terme -2,8%
Vanguard Euro Inv Gr Bnd Idx Eur – Acc Obligations Entreprises Européennes -1,8%
iShares EM Gov Bnd Idx -I2 Eur Hdg Obligations pays émergents couvertes en Euro -2,9%
Vanguard Eur Gv Bnd Idx – Acc Obligations Etats Européens -3,5%
Vanguard Euroz Inf Lk Bnd Idx Eur – Acc Obligations européennes liées à l’inflation 6,5%
Vanguard U.S. Gv Bnd Idx Eur Hdg – Acc Obligations États-Unis couvertes en euros -3,3%
iShares US Corporate Bnd Idx Eur Hdg – Acc Obligations d’Entreprises États-Unis couvertes en euros -2,0%

Cette année est un autre exemple de la capacité de diversification qu’offrent les obligations. Nous constatons qu’en période de hausse du marché boursier, les obligations chutent, en particulier les obligations présentant un risque de crédit moindre, comme les obligations d’États européens.

Concernant le benchmark* (l’indice de référence) des portefeuilles, la rentabilité est comprise entre -1,6% et +15,8% :

– -1,6% pour le Benchmark des portefeuilles 1 et 2

– +3,7% pour le Benchmark des portefeuilles 3 à 5

– +9,2% pour le Benchmark des portefeuilles 6 à 8

– +15,8% pour le Benchmark des portefeuilles 9 et 10

Le graphique ci-dessus montre que la différence de rentabilité entre nos portefeuilles et leur benchmark en 2021 se situe entre +3,0 points de pourcentage (p.p.) pour le portefeuille 3 et +8,4 p.p. pour le portefeuille 8.

En moyenne, grâce à notre gestion automatisée et indexée et à nos frais radicalement bas, nous avons réussi à ajouter 5,3 p.p. de rentabilité à la moyenne des fonds européens d’obligations internationales mixtes, d’actions internationales mixtes et d’actions internationales en 2021.

Le graphique ci-dessous montre la différence de rentabilité cumulée sur les six dernières années entre les portefeuilles d’Indexa et la moyenne des fonds d’investissement européens comparables selon Morningstar (le fournisseur d’information sur les fonds leader en Europe). En moyenne, Indexa a surperformé les fonds européens comparables de 28,7 points de pourcentage au cours des six dernières années :

Cela signifie qu’après six ans, et après avoir connu un cycle complet de hausse et de baisse des marchés, les portefeuilles d’Indexa ont obtenu une rentabilité de 3,7 points de pourcentage de plus chaque année, ce qui équivaut à une rentabilité cumulée plus de deux fois supérieure (49,8 % contre 21,1 %).

Vous trouverez ci-dessous une comparaison de la rentabilité ajustée au risque des portefeuilles en utilisant le ratio de Sharpe (rentabilité/risque) :

On constate qu’en six ans d’activité, Indexa a obtenu un ratio de Sharpe compris entre 0,95 et 0,82 (bien supérieur au 0,46 attendu à long terme pour des investissements diversifiés en actions et obligations), alors que les benchmarks ont actuellement un ratio de Sharpe très faible (entre +0,39 et +0,63). Cela signifie que les investisseurs, avec Indexa, obtiennent dans leurs portefeuilles la rentabilité du risque offerte par le marché, tandis que les investisseurs dans les fonds communs de placement européens subissent le même risque, mais la rentabilité est perdue en frais. D’autre part, il faut s’attendre à ce que le ratio de Sharpe diminue avec le temps, ce qui implique une réduction de la rentabilité, une augmentation du risque (volatilité) ou les deux.

Portefeuilles de plus de 100 mille euros et de moins de 10 mille euros

Nous gérons de manière très similaire les trois tailles de portefeuilles que nous utilisons chez Indexa : les portefeuilles inférieurs à 10 mille euros, les portefeuilles entre 10 mille et 100 milles euros et les portefeuilles supérieurs à 100 mille euros. La principale différence est, dans les portefeuilles plus importants, l’ajout d’autres classes d’actifs afin d’accroître encore plus la diversification.

Ci-dessous, vous pouvez voir les différentes rentabilités annuelles des différents portefeuilles en fonction du profil au cours des quatre années et demie où ils ont été en activité (du 31/12/2016 au 31/12/2021) :

Les différences entre les portefeuilles de plus de 10 mille euros et les portefeuilles de plus de 100 mille euros ou de moins de 10 mille euros ne sont pas très appréciables : entre -0,3 point de pourcentage (p.p.) et +0,0 p.p. par an pour les portefeuilles de plus de 100 mille euros et entre -0,5 p.p. et +0,9 p.p. pour les portefeuilles de moins de 10 mille euros.

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