Le 1er semestre de 2022 a été négatif, bien qu’une rentabilité positive soit la norme

Dans le dernier rapport de rentabilité de janvier 2022, nous avons fait le point sur les rentabilités très positives de 2021 et des six premières années de l’histoire d’Indexa. Comme nous nous efforçons toujours de le faire lorsque les rentabilités sont positives, nous avons alors averti :

  1. L’avenir pourrait ne pas être aussi bon
  2. À un moment donné dans le futur, la rentabilité des portefeuilles sera bien pire, c’est sûr.
  3. Les rentabilités passées ne doivent pas être extrapolées, car les rentabilités passées ne sont pas une garantie des rentabilités futures.
  4. L’important est d’avoir le profil de risque adéquat pour être en mesure de supporter les pertes lorsqu’elles surviennent.

Ce moment peu réjouissant dans le futur est arrivé rapidement. On ne savait pas quand, mais on savait que ça allait arriver à un moment donné.

Cette première moitié de 2022 a connu des rentabilités négatives, causées par des baisses simultanées des fonds d’actions et d’obligations. Par conséquent, les baisses sont similaires dans tous les portefeuilles, quel que soit leur niveau de risque. Il s’agit d’un cas relativement rare et nous tenons donc à rappeler qu’il est normal (au sens de le plus fréquent) que les rentabilités soient positives.

A continuation, nous nous rappellerons également que le plus important pour la rentabilité à long terme est d’avoir le profil de risque adéquat pour pouvoir résister aux chutes du marché et ne pas retirer notre investissement prématurément.

Mais auparavant, nous voulons replacer les chutes observées actuellement dans leur contexte pour montrer qu’elles se situent pour la plupart dans la normalité, malgré le sentiment d’exception que certains investisseurs peuvent percevoir.

Ces chutes se situent dans la normalité

Cette crise boursière n’est qu’une crise de plus. Comme les précédentes, elle sera derrière nous tôt ou tard, bien que personne ne sache quand.

Chaque année, nous mettons à jour nos pronostics de rentabilité et de risque attendus à long terme pour les portefeuilles. Les pronostics de rentabilité que nous avons publiés en janvier 2022 comprenaient le graphique suivant pour les portefeuilles entre 10 mille et 100 mille euros :

De ce fait, nous considérons que ces rendements, bien que négatifs, se situent dans un scénario normal.

Rentabilité et retraits

En octobre 2021, nous avons publié que les apports nets des clients d’Indexa ne suivent plus le marché. Ce fut une excellente nouvelle, bien que nous ayons noté que les retraits avaient augmenté lors de fortes baisses de marché (notamment lors de la crise de la COVID-19 en mars 2020). Avec les ralentissements de 2022, nous avons observé que les retraits ont à nouveau augmenté, mais dans une moindre mesure qu’en 2020, comme nous le verrons plus loin. Nous avons encore du travail à faire pour tenter d’atténuer ce comportement, car il pénalise la rentabilité des portefeuilles à long terme.

Le mois ayant enregistré les sorties les plus importantes depuis le lancement d’Indexa, en pourcentage des actifs, reste le mois de mars 2020 (4,6 % de retrait sur le volume total), en plein milieu de la crise de la COVID-19, tandis que la rentabilité du portefeuille 6/10 sur les 12 mois suivants a été la plus élevée de l’histoire d’Indexa (+24%).

Depuis le début de l’année 2022, le mois qui a enregistré le plus de retraits sur les actifs est mars 2022 (2,1 % de retraits), bien en dessous des retraits de mars 2020 (4,6 %), mais au-dessus de ce qui est habituellement un mois typique pour les retraits (0,8 % environ). C’est pourquoi nous tenons de nouveau à rappeler aux clients qui sont d’avis que  « les choses vont empirer» et « qu’il est trop risqué de détenir des investissements maintenant », que la réalité est que personne ne sait si le marché va monter ou baisser. Ce que nous savons, c’est qu’essayer de prédire ce qui va se passer et essayer d’agir en conséquence, ce que l’on appelle souvent le market timing, conduit à un biais comportemental, qui prive en moyenne les investisseurs de 1 % à 1,5 % de rentabilité annualisée.

D’après notre expérience, si vous avez le profil de risque adéquat, vous pouvez éviter de vendre aux mauvais moments et cela améliorera votre performance à long terme. En outre, les cotisations régulières vous permettent d’effectuer des investissements programmés à partir de votre banque, réduisant ainsi le stress de décider si c’est le meilleur ou le pire moment pour le faire.

Nous disposons d’une liste des plus fortes chutes de marché historiques où vous pouvez passer en revue les crises passées pour vous faire une idée de l’ampleur des chutes qui pourraient surgir à l’avenir.

Amélioration des pronostics de rentabilité

L’une des conséquences des chutes de marché, notamment dans le cas des chutes du prix des obligations, est l’amélioration de la rentabilité espérée au cours des prochaines années. Ces dernières années, dans notre actualisation annuelle des pronostics de rentabilité par classe d’actif que nous publions en début d’année, nous avons toujours souligné qu’après des hausses, les pronostics baissaient. Avec les baisses de ces derniers mois, c’est le contraire qui se produit : les pronostics de rentabilité sont désormais susceptibles d’être plus élevés. Bien que nous ne sachions pas ce que l’avenir nous réserve, il est fort probable que les pronostics de rentabilité de l’année prochaine soient plus élevés que ceux de l’année précédente.

Rentabilité du semestre

Au premier semestre 2022, la rentabilité du portefeuille le plus conservateur a été de -11,6% et le plus agressif de -12,5%, ce qui en fait le pire semestre en termes de rentabilité depuis que nous avons lancé notre service en 2015. Cela contraste avec 2021, où nous avons connu la deuxième meilleure année en termes de rentabilité de nos portefeuilles.

Jusqu’à présent, cette année, nous avons enregistré une performance légèrement inférieure à celle des fonds de référence européens. Plus précisément, de 1,4 et 1,5 point de pourcentage (p.p.) de plus que leur benchmark (indice de référence) pour les portefeuilles n° 10 et 9 (où nous gérons le plus d’actifs) à 2,3 p.p. de moins que le benchmark pour les portefeuilles n° 4 et 5. Il s’agit du premier semestre depuis 2015 où nos portefeuilles ont en moyenne sous-performé leur benchmark. Nous savions que cela arriverait un jour ou l’autre, même si c’est une situation peu habituelle. Sur de courtes périodes, les économies de frais sont moins pertinentes. Sur le long terme, tous nos portefeuilles restent bien au-dessus de leur indice de référence, comme nous le verrons plus loin.

Cette sous-performance par rapport aux benchmarks, notamment dans les profils conservateurs, est principalement due au fait que les fonds obligataires de nos portefeuilles ont une duration moyenne de 7 ans, alors que les fonds de banques ont tendance à avoir des durations plus courtes. D’autres années, comme en 2018, cette duration plus élevée nous a permis d’obtenir une rentabilité nettement plus élevée que la moyenne des fonds comparables.

Il convient de rappeler que la duration de nos fonds obligataires est de 7 ans car la duration moyenne du marché obligataire mondial est de 7 ans. Notre objectif est de reproduire, dans la mesure du possible, la richesse mondiale en obligations et en actions. Nous pensons également que les obligations à long terme constituent la meilleure alternative pour diversifier le risque d’un investissement en actions.

Afin de bien évaluer les rentabilités, il est toujours conseillé d’analyser la période la plus longue possible. Au cours de nos 6 années et demie d’activité, nous avons observé que la différence de rentabilité de nos portefeuilles avec l’indice de référence reste positive dans tous les cas, malgré les baisses de 2022, obtenant entre 1,9 p.p. et 4,5 p.p. de plus en rentabilité annualisée.

Nous allons maintenant examiner de plus près les rentabilité du premier semestre 2022 et des six dernières années et demie pour nos différents portefeuilles de fonds d’investissement :

Portefeuilles de fonds d’investissement (Belgique)

Au cours du premier semestre 2022, la rentabilité de nos portefeuilles de 10 à 100 mille euros s’est située entre -11,6% et -12,5% :

  • 11,6% pour le portefeuille le moins risqué (profil 1/10)
  • 12,5% pour le portefeuille le plus risqué (profil 10/10)

Benchmark : les indices de références de nos portefeuilles sont Morningstar Obligations Internationales Couvertes EUR (pour nos portefeuilles 1 et 2), Morningstar Allocation Prudente Internationale EUR (pour nos portefeuilles 3 à 5), Morningstar Allocation Modérée Internationale EUR (pour les portefeuilles 6 à 8) et Morningstar Allocation Agressive Internationale EUR (pour les portefeuilles 9 et 10). Morningstar est le fournisseur d’information sur les fonds d’investissement leader en Europe. Il s’agit des benchmarks qui représentent le mieux la rentabilité moyenne des fonds d’investissement en Europe.

L’année 2022 a été négative tant pour les actions que pour les obligations. Les actions ont enregistré des rentabilités allant de -15,8% (actions globales à petite capitalisation) à -3,1% (actions du Pacifique sauf Japon). Du côté des obligations, les rentabilités ont varié de -20,7% (obligations des pays émergents) à -6,9% (obligations européennes liées à l’inflation).

Noms Classe d’actif Rentabilité S1-2022 (%)
Fonds d’actions  
Vanguard Global Stk Idx Eur -Acc Actions globales -13,5%
Vanguard European Stk Idx Eur – Acc Actions Europe -13,7%
Vanguard US 500 Stk Idx Eur – Acc Actions Etats-Unis -13,2%
Vanguard Japan Stk Idx Eur – Acc Actions Japon -13,3%
Vanguard Emrg Mk Stk Idx Eur – Acc Actions économies émergentes -10,4%
Vanguard Pacific Ex-Japan Stk Idx Eur – Acc Actions Pacifique sauf Japon -3,1%
Vanguard Global Small Cap Idx Eur – Acc Actions globales à petite capitalisation -15,8%
Fonds d’obligations  
Vanguard Global Bnd Idx Eur – Acc Obligations globales à long terme -11,1%
Vanguard Euro Inv Gr Bnd Idx Eur – Acc Obligations Entreprises Européennes -12,1%
iShares EM Gov Bnd Idx -I2 Eur Hdg Obligations pays émergents couvertes en Euro -20,7%
Vanguard Eur Gv Bnd Idx – Acc Obligations Etats Européens -12,2%
Vanguard Euroz Inf Lk Bnd Idx Eur – Acc Obligations européennes liées à l’inflation -6,9%
Vanguard U.S. Gv Bnd Idx Eur Hdg – Acc Obligations États-Unis couvertes en euros -9,8%
iShares US Corporate Bnd Idx Eur Hdg – Acc Obligations d’Entreprises États-Unis couvertes en euros -14,2%

Quant au benchmark, il a enregistré, au cours des 6 premiers mois de 2022, une rentabilité comprise entre -9,6% et -13,9% :

  • -10,1% pour le benchmark des portefeuilles 1 à 2
  • -9,6% pour le benchmark des portefeuilles 3 à 5
  • -12,0% pour le benchmark des portefeuilles 6 à 8
  • -13,9% pour le benchmark des portefeuilles 9 à 10

En moyenne, au cours des 6 premiers mois de 2022, la rentabilité de nos portefeuilles a été inférieure de 0,8 p.p. à celle des benchmarks.

Rentabilités cumulées

Comme nous l’avons souligné au début de l’article, bien que les rentabilités du premier semestre 2022 soient négatives, si nous évaluons les rentabilités depuis que nous avons lancé Indexa fin 2015, nous pouvons constater qu’en moyenne, les portefeuilles Indexa ont obtenu une rentabilité annuelle supérieure de 3,2 p.p. aux fonds européens comparables.

Cela signifie qu’après six ans et demi, et à la suite à d’une forte baisse des marchés, les portefeuilles Indexa ont obtenu une rentabilité de 3,2 p.p. de plus chaque année (supérieure aux 2,7 p.p. de rentabilité supplémentaire que nous attendions lors du lancement d’Indexa Belgique), ce qui équivaut à une rentabilité cumulée moyenne de 31,6 % pour les portefeuilles Indexa contre 7,2 % pour les indices de référence. Fait remarquable, après 6 ans et demi d’investissement, les investisseurs des fonds d’investissement européens comparables les plus conservateurs étudiés par Morningstar (le fournisseur d’information sur les fonds leader en Europe) ont affiché des rentabilités négatives. C’est un phénomène très courant chez les clients qui viennent à Indexa en provenance d’autres entités : les années sont passées mais la rentabilité n’a pas accompagné. Une fois encore, l’importance de payer moins de frais et de se diversifier est soulignée.

Vous trouverez ci-dessous une comparaison de la rentabilité corrigée par le risque des portefeuilles à l’aide du ratio de Sharpe (rentabilité / risque) :

On constate qu’en six ans et demi d’activité, Indexa a obtenu un ratio de Sharpe compris entre 0,30 et 0,57 (proche du 0,46 espéré à long terme pour des investissements diversifiés en actions et obligations), alors que les benchmarks ont actuellement un ratio de Sharpe très faible (entre -0,22 et +0,33). Cela signifie que les investisseurs, avec Indexa, obtiennent dans leurs portefeuilles la rentabilité du risque offerte par le marché, tandis que les investisseurs dans les fonds communs de placement européens subissent le même risque, mais la rentabilité se perd en frais.

Portefeuilles de plus de 100 mille euros et de moins de 10 mille euros

Nous gérons de manière très similaire les trois tailles de portefeuilles que nous utilisons chez Indexa : les portefeuilles inférieurs à 10 mille euros, les portefeuilles entre 10 mille et 100 milles euros et les portefeuilles supérieurs à 100 mille euros. La principale différence est, dans les portefeuilles de plus de 10 ou 100 mille euros, l’ajout d’autres classes d’actifs afin d’accroître encore plus la diversification.

Ci-dessous, vous pouvez voir les différentes rentabilités annuelles des différents portefeuilles en fonction du profil au cours des cinq années et demie où ils ont été en activité (du 31/12/2016 au 30/06/2022) :

Les différences entre les portefeuilles de plus de moins de 10 mille euros, de plus de 10 mille euros et de plus de 100 mille euros ne sont pas très appréciables : entre -0,3 point de pourcentage (p.p.) et 0,0 p.p. par an pour les portefeuilles de plus de 100 mille euros et entre -0,5 p.p. et +0,7 p.p. pour les portefeuilles de moins de 10 mille euros, en comparaison avec les portefeuilles de 10 à 100 mille euros.

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ETF’s ou fonds indexés ?

Les fonds d’investissements indexés (également appelés fonds indiciels) sont des fonds dont la politique d’investissement est de suivre un indice boursier ou un indice obligataire en tentant de s’écarter le moins possible de l’indice. Par exemple, les fonds dont la politique d’investissement est de suivre l’indice S&P 500 (bourse des États-Unis), devront acheter toutes les actions qui appartiennent à cet indice et les vendre si elles ne font plus partie de celui-ci.

Au moment d’investir dans des indices, de manière indexée, une première décision très importante à prendre est : voulons-nous que le fonds indexé soit coté ou non ? Si nous cherchons un fonds coté alors nous devrons sélectionner un ETF (Exchange Traded Fund, ou fonds coté) et sinon, nous pourrons choisir un fonds mutuel (non coté).

ETFs Fonds mutuels
Frais de gestion En général légèrement plus bas.
Par exemple 0,07% ETF Vanguard S&P500 ETF
Légèrement plus élevés.
Par exemple 0,10% Fonds Vanguard S&P500 EUR
Délai de liquidation des achats ou vente En général J+1 En général J+2 ou 3
Frais de transactions En général +-0,05% de frais de courtage En général sans frais de transaction
Spread achat – vente (bid – ask) En général 0,10% Aucun
Fiscalité en Belgique TOB de 0,12% à 1,32%
(en fonction du pays de domicile de l’ETF)
Pas de TOB

Les ETF’s, parce qu’ils sont cotés sur les marchés organisés, offrent la possibilité à l’investisseur de pouvoir choisir le prix d’achat et de vente. A noter, que si les ETF’s peuvent être acheté ou vendu à n’importe quel moment de la journée, il y a en général une différence de l’ordre de 0,10% entre le prix d’achat et de vente (spread achat-vente). En général, les frais de gestion des ETFs sont légèrement inférieurs à ceux des fonds mutuels, mais les frais de transaction sont eux supérieurs.

Les fonds mutuels, au contraire, peuvent être achetés ou vendus une fois par jour sans connaître, a priori, la valeur de souscription (le prix d’achat) ou la valeur de remboursement (le prix de vente) qui sera déterminé à la clôture des marchés par la société de gestion du fonds, chaque jour ouvrable. Les fonds non cotés présentent également l’avantage de permettre, parce qu’ils ne sont pas cotés en bourse, de ne pas devoir payer la Taxe sur les Opérations Boursières (TOB), dont le taux varie entre 0,12% et 1,32% selon le type d’ETF et le lieu de son enregistrement.

La rentabilité supplémentaire qui peut être ainsi obtenue est telle qu’à long terme en Belgique la décision optimale, selon nous, est de sélectionner des fonds mutuels indexés.

C’est pourquoi, chez Indexa nous investissons les portefeuilles de nos clients exclusivement dans des fonds mutuels indexés, au lieu de les investir dans des ETFs indexés. Vous pouvez découvrir plus d’information sur nos portefeuilles et les fonds qui les composent.

Nous vous invitons à réaliser gratuitement notre test de profil de risque (2 minutes), et essayer notre service de gestion automatisée, avec des fonds indexés et des frais en moyenne 5 fois moindres que les banques.